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Sept clés pour encourager le hijab des adolescentes

Sept clés pour encourager le hijab des adolescentes

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Le port du hijab est une obligation religieuse prescrite par Allah, mais beaucoup de parents commettent une grave erreur en forçant leurs filles à le porter par la violence et les cris. Au sein de la société, les adolescentes traversent une phase particulièrement sensible ; si l’inclination vers le hijab se développe à cet âge, son ancrage n’en sera que plus profond et l’attachement à cette pratique plus durable. C’est pourquoi nous vous présentons sept étapes pour encourager le hijab à votre fille, sans frapper, ni recourir à la violence ou aux cris.

Le hijab dans le Saint Coran

Le besoin d’éducation, de spiritualité, de moralité et de culture fait du hijab l’une des nécessités réelles de l’être humain. À l’époque contemporaine, cependant, la multiplication des campagnes hostiles au hijab, dans les espaces réels comme virtuels, suscite une vive inquiétude chez les familles religieuses quant à la pratique de leurs adolescentes. Il devient donc essentiel de consolider les convictions religieuses des jeunes filles, et plus particulièrement d’encourager le hijab, symbole de l’islam. C’est dans cette optique que le présent article s’efforce d’apporter une contribution utile, en présentant les stratégies théoriques (scientifiques) et pratiques que l’islam propose pour inciter les adolescentes au port du hijab. En effet, le port du hijab est une obligation religieuse prescrite par Allah. Plusieurs versets coraniques soulignent avec insistance cette obligation. En voici quelques-uns.

Le verset 31 de la sourate An-Nour :

« Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît, et de rabattre leurs hijabs sur leurs poitrines… »[1]

En vertu de ce verset, il incombe aux femmes de couvrir leur tête et leur cou devant les hommes qui leur sont étrangers. Il n’est donc pas permis aux femmes d’exhiber des vêtements ornés portés sous l’habit ordinaire. Si l’on considère les circonstances de la révélation de ce verset, les femmes de l’époque préislamique laissaient retomber les pans de leur hijab sur les épaules ou derrière la tête, laissant ainsi paraître leur cou et le haut de leur poitrine. Le Coran ordonna alors de rabattre le hijab sur l’échancrure afin de couvrir le cou et la partie visible de la poitrine.[2] La directive de ce verset — rabattre le pan du hijab sur le buste — implique ainsi la couverture intégrale de la tête, du cou et de la poitrine, sans pour autant mentionner l’obligation de couvrir le visage.[3]

Le verset 59 de la sourate Al-Ahzab :

« Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de ramener sur elles leurs grands hijabs (jalabib) ; elles en seront plus aisément reconnues et éviteront d’être importunées. »[4]

À cette époque, les servantes sortaient de chez elles sans se couvrir ni la tête ni le cou. En raison de comportements parfois légers, certains jeunes gens dévoyés les importunaient. L’ordre fut alors donné aux femmes musulmanes libres d’observer scrupuleusement le hijab islamique, afin de se distinguer des servantes et de ne laisser aucun prétexte aux hommes malintentionnés pour les harceler. Cela ne signifiait naturellement pas que ces derniers avaient le droit d’importuner les servantes, mais qu’il fallait leur ôter tout prétexte. L’objectif était également d’éviter que les femmes musulmanes elles-mêmes ne fassent preuve de négligence ou de désinvolture dans le port du hijab — à l’image de certaines femmes qui, tout en le portant, se montrent si peu soucieuses qu’une partie de leur corps demeure visible, attirant ainsi les regards indiscrets.[5]

1. Encourager le hijab comme norme sociale

Du point de vue sociologique, une société saine est une société régie par des normes conformes à la nature innée de l’être humain et à ses besoins physiques et psychiques. Autrement dit, une société religieuse saine doit être une société normative, garantissant un seuil minimal de cohésion sociale par le respect de normes justes.

Une société religieuse avancée va cependant plus loin que le simple respect des normes : elle parvient à ancrer des valeurs spirituelles supérieures, au point que celles-ci deviennent d’elles-mêmes des normes de vie. Une telle société de valeurs travaille en permanence, à travers ses processus culturels, à préserver, développer et approfondir ces valeurs. Il revient donc aux penseurs, chercheurs et théologiens d’encourager le hijab des adolescentes dans l’espace social — ce qui suppose, au préalable, que l’individu adhère intellectuellement au principe même de cette norme.

L’essentiel est que nul ne se sente contraint, par la seule force de la loi, à porter le hijab sans en avoir compris et intériorisé le principe, et sans en avoir perçu la pleine cohérence avec le Coran et la tradition (Sunna) des Ahl al-Bayt. Malheureusement, face aux offensives contre-culturelles, aux suggestions malveillantes et aux passions qui assaillent constamment l’être humain, la société de valeurs se trouve aujourd’hui confrontée, sur un large spectre, à des dérives par rapport à ses propres normes. Cette rupture normative est devenue un véritable mal social. Dans une société ainsi fragilisée, la promotion des valeurs est indispensable — et l’explication comme la consolidation de la norme du hijab y occupent une place d’autant plus urgente. L’oubli des valeurs religieuses, au rang desquelles figure le hijab, constitue en effet un péril majeur : sans un discours soutenu sur ces valeurs, la société islamique ne saurait connaître un développement culturel et spirituel harmonieux.[6]

Il est donc impératif, au sein de la société islamique, de commencer par établir ces normes et par familiariser les individus avec les préceptes islamiques, afin qu’ils agissent par conviction et par attachement sincère. Le domaine du hijab exige, à cet égard, un effort accru de normalisation sociale, tout particulièrement auprès des adolescentes.

2. Le renforcement de la culture de la pudeur et du zèle

Il est indéniable que les jeunes filles sont sensibles à l’opinion et aux attentes de leur père. La rectitude morale et la saine fierté protectrice des hommes jouent donc un rôle déterminant dans le choix vestimentaire des adolescentes. Promouvoir, chez les pères, une culture de la responsabilité et de la protection morale favorise ainsi grandement l’adoption d’une tenue pudique chez leurs filles.[7] Le Très-Haut déclare dans le Coran : « Ô vous qui avez cru ! Préservez vos personnes et vos familles d’un Feu dont le combustible sera les hommes et les pierres… »[8]

Le Prophète déclare à ce propos : « Dieu humilie le croyant dépourvu de toute fierté protectrice ». Il affirme également, dans un autre énoncé, que cette saine protection morale découle directement de la foi.[9] La revitalisation du zèle chez les hommes s’impose ainsi comme un puissant levier de soutien au hijab des femmes au sein de la communauté islamique.

3. La valorisation de la dignité personnelle des adolescentes

La fierté et la dignité personnelle confèrent à la femme une grande noblesse d’âme (ghina al-nafs). Forte de cette noblesse, elle se refuse à s’abaisser sous le regard d’autrui et ne recourt pas à l’exhibition de son corps pour obtenir une quelconque validation. L’Émir des croyants, l’imam Ali (sur lui la paix), affirme à ce sujet : « La fierté est un défaut chez l’homme, mais une qualité chez la femme, car elle est le moteur de sa chasteté face aux hommes qui lui sont étrangers ».[10]

Ainsi, « celle qui porte en elle une noble pensée ne cherche pas à briller par sa chevelure ».[11] C’est en consolidant ce sentiment de dignité et d’estime de soi chez les adolescentes qu’on les incite, tout naturellement, au port du hijab.

4. La primauté de l’intériorité sur l’apparence

Mettre en avant les valeurs authentiques de la religion, et créer les conditions propices au renforcement pratique de la foi et de l’engagement spirituel, joue un rôle capital auprès des jeunes filles. En islam, la valeur suprême réside dans la personnalité morale et la grandeur spirituelle de l’être humain ; l’enveloppe physique, elle, ne détermine en rien sa dignité véritable.[12] Jésus fils de Marie (sur lui la paix) disait à ses disciples : « En vérité je vous le dis : à quoi sert un corps sain d’aspect si l’intérieur en est corrompu ? Que vous importent des corps qui séduisent, si vos cœurs sont dévastés ? Et quel profit tirez-vous à purifier votre peau, si vos âmes demeurent souillées ? »[13]

Certaines femmes, aujourd’hui encore, perçoivent malheureusement le vêtement comme un instrument d’ostentation. La parole de l’imam Ali (sur lui la paix) s’avère, à ce titre, particulièrement édifiante : « À la fin des temps, à l’approche de l’Heure — la pire des époques —, apparaîtront des femmes dévoilées, dénudées, portées à l’ostentation, mêlées aux séditions, enclines aux désirs, empressées vers les plaisirs, rendant licite ce que Dieu a interdit ; celles-là demeureront éternellement en Enfer. »[14]

En fortifiant les assises spirituelles et les convictions religieuses de l’adolescente, celle-ci en vient à percevoir le hijab non comme une contrainte, mais comme un facteur d’élévation personnelle et un moyen de rechercher l’agrément divin — ce qui suscite en elle une motivation intrinsèque à adopter une tenue décente et à s’y tenir avec constance.[15]

5. Le renforcement du sens des responsabilités chez les parents et les éducateurs

Les pères, les mères, les éducateurs et les enseignants exercent l’influence la plus déterminante sur l’intériorisation des croyances, des valeurs et des normes sociales chez les adolescents. Lorsque la famille et le système éducatif accomplissent convenablement leur mission, on peut légitimement espérer que les générations futures demeurent fidèles à ces principes — et cette règle générale s’applique pleinement à la culture de la pudeur et du hijab. Dès lors que les familles et le corps enseignant assument leur part de responsabilité, cette culture se transmet naturellement.[16]

Les sources islamiques fixent aux parents des droits et des devoirs envers leurs enfants en général, et envers leurs filles en particulier, compte tenu de leur sensibilité propre. Le Messager de Dieu (paix et bénédictions sur lui) a déclaré : « Le droit de l’enfant, s’il s’agit d’une fille, est que sa mère l’honore, que son père lui choisisse un prénom digne, qu’il lui enseigne la sourate An-Nour — qui traite précisément de la pudeur et du hijab — et qu’il prépare son avenir… »[17]

Au vu de ces enseignements, il appartient d’abord aux éducateurs d’approfondir leur propre maîtrise des préceptes religieux, afin de mieux assumer leurs responsabilités et de guider efficacement les adolescentes vers l’observance des prescriptions islamiques, au premier rang desquelles le hijab.

6. L’émulation par des modèles de référence

Le besoin de s’identifier à des modèles concrets et incarnés est universel chez l’être humain. Proposer et valoriser des figures d’excellence en matière de pudeur et de rectitude permet d’éviter que les adolescentes ne se tournent vers des modèles étrangers à leurs valeurs. Leur présenter des figures inspirantes, proches d’elles, tout en expliquant les raisons de leur rayonnement spirituel et social, s’avère particulièrement efficace pour susciter une motivation d’ordre moral.[18] À cet égard, Fatima al-Zahra (sur elle la paix) incarne le modèle par excellence pour l’humanité — les imams eux-mêmes se revendiquant de son héritage spirituel. Par ses paroles comme par ses actes, elle a magistralement illustré l’importance de la pudeur, comme l’illustre cet exemple tiré de sa vie :

L’imam al-Sâdiq (sur lui la paix) rapporte qu’un jour, le Messager de Dieu demanda à entrer dans la demeure de sa fille Fatima, accompagné d’un homme aveugle. Fatima se leva aussitôt pour se retirer dans une autre pièce, afin de ne pas se trouver en présence de cet homme. Le Messager de Dieu lui demanda alors : « Pourquoi te dissimules-tu, puisqu’il est aveugle et ne peut te voir ? » Fatima répondit : « S’il ne me voit pas, moi je le vois, et de surcroît, il peut percevoir mon parfum. » Le Messager de Dieu, profondément réjoui par cette réponse, déclara : « Je témoigne que tu es une partie de moi-même. »[19]

Mettre en lumière la personnalité des grandes dames de l’islam, et ériger leur vie en modèle, s’impose ainsi comme l’une des stratégies majeures pour susciter, chez les jeunes filles, une adhésion spirituelle et non simplement matérielle.

7. L’usage des présents

Le mot « cadeau » porte en lui une charge affective tout à fait singulière : les hommes s’offrent des présents pour exprimer mutuellement leur affection. Le cadeau est le symbole de l’amitié ; plus il se généralise, plus l’amour fraternel grandit dans les cœurs, dissipant rancœurs et inimitiés.[20] Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) disait à ce sujet : « Le cadeau engendre l’affection, raffermit les liens de fraternité et dissipe les rancœurs. Offrez-vous des présents, vous vous aimerez davantage. »[21]

Dans l’action d’offrir, il convient d’être attentif à la qualité du présent ainsi qu’à sa portée éducative et spirituelle. C’est pourquoi, pour encourager les jeunes filles au port du hijab, il est particulièrement judicieux de leur offrir des accessoires liés au hijab, ou de conforter leur choix par un présent significatif lorsqu’elles adoptent une tenue hautement pudique comme le hijab.

Conclusion

Encourager le hijab des adolescentes  compte parmi les obligations de la religion islamique et constitue l’un des étendards de la femme musulmane. Compte tenu de l’importance de la tenue pudique en islam, il est nécessaire de mettre en œuvre, auprès des jeunes filles, des mesures adaptées dès l’âge de la prescription légale (taklif) — voire en amont —, afin de les amener à observer d’elles-mêmes les prescriptions islamiques.

Notes:

[1] Sourate An-Nour, 24 : 31.

[2] Makarem, Tafsir-e Nemuneh, vol. 14, p. 439

[3] Ibid., p.450

[4] Sourate al-Ahzab,33 : 59

[5] Makarem, Tafsir-e Nemuneh, vol. 17, p. 631

[6] Nîlchî Zâdeh, Forough – Rûykardî-yé qor’ânî bé gûnehâ va model-hâ-yé bartar va nâzel-e hejâb, p. 5

[7] Ishaqi, Sayyid Hassan, Marvārīd-i ‘Ifāf, nāshir: Markaz-i Pazhūhish-hā-yi Ṣadā wa Sīmā,p. 56

[8] Sourate At-Tahrim, 66: 6.

[9] Amili, Mohammad bin Hassan, Wasā’il al-Shī‘ah, vol. 4, p. 109.

[10] Nahj al-Balagha, Maximes, 234

[11] Haydarī, Azīzullah, Silsilah-i Mabāḥith-i Rāhkārhā-yi Durī az Gunāh,, p. 19.

[12] Ishaqi, Sayyid Hassan, Marvārīd-i ‘Ifāf, nāshir: Markaz-i Pazhūhish-hā-yi Ṣadā wa Sīmā, p. 58.

[13] Harrani, Tuḥaf al-‘Uqūl, p. 548

[14] Cheikh Sadûq, Man lā yaḥḍuruhu al-faqīh, vol. 3, p. 390.

[15] Davoodi, Khāneh-yi beheshtī, p. 133.

[16] Shafi’i, Āyīn-i barnāmah-sāzī darbāreh-yi farhang-i ‘ifāf wa hijāb, p. 22.

[17] Amili, Mohammad bin Hassan, Wasā’il al-Shī‘ah, vol. 7, p. 99.

[18] Nahvi, Naqsh-e khānevāde dar pīshgīrī az enḥerāfāt, p. 159.

[19] Nouri Tabarsi, Mustadrak al-Wasāʾil, vol. 14, p. 189.

[20] Sadeghian, Tafsīr mawḍūʿī-ye Qurʾān vīzhe-ye javānān, vol. 3, p. 233

[21] Kolayni, Uṣoul al-Kāfī, vol. 5, p. 143.

Sources :

  1. Makârem Shirâzi, Nâser, Tafsir-e Nemuneh, Téhéran : Dâr al-Kutob al-Eslâmiyeh, 1974.
  2. Ishaqi, Sayyid Hassan, Marvārīd-i ‘Ifāf, nāshir: Markaz-i Pazhūhish-hā-yi Ṣadā wa Sīmā, Qom : Markaz-i Pazhūhish-hā-yi Ṣadā wa Sīmā, 2007.
  3. Nîlchî Zâdeh, Forough – Rûykardî-yé qor’ânî bé gûnehâ va model-hâ-yé bartar va nâzel-e hejâb, Bānū-yi Shī‘ah, 2006, n° 10.
  4. Amili, Mohammad bin Hassan, Wasā’il al-Shī‘ah, Qom: Turāth, 2007.
  5. Haydarī, Azīzullah, Silsilah-i Mabāḥith-i Rāhkārhā-yi Durī az Gunāh, Qom: Jamkarān, 2011.
  6. Harrānī, Ibn Shu‘bah, Mohammad Ṣādiq Hassan Zādeh, Tuḥaf al-‘Uqūl, Qom: Dār al-Kutub al-Islāmiyyah, 1997.
  7. Cheikh Ṣadūq, Man lā yaḥḍuruhu al-faqīh, Téhéran: Dār al-Kutub al-Islāmiyyah, 2011.
  8. Davoodi, Mohammad, Khāneh-yi beheshtī, Téhéran : Sitād-i Iqāmeh-yi Namāz, 2018.
  9. Shafī‘ī Sarvistānī, Ibrāhīm, Āyīn-i barnāmah-sāzī darbāreh-yi farhang-i ‘ifāf wa hijāb, s.l.: Markaz-i Pazhūhish-hā-yi Ṣadā wa Sīmā-yi Jumhūrī-yi Islāmī, 2012.
  10. Nahvī, Sayyid Sayf Allāh, Naqsh-e khānevāde dar pīshgīrī az enḥerāfāt, Qom: Nūr al-Sajjād, 2009.
  11. Nūrī Ṭabarsī, Mīrzā Ḥusayn, Mustadrak al-Wasāʾil, Qom: Muʾassasat Āl al-Bayt, 1989.
  12. Ṣādeqiyān, Aḥmad, Tafsīr mawḍūʿī-ye Qurʾān vīzhe-ye javānān, j., s., Qom: Pizhūheshhā-ye tafsīr va ʿulūm-e Qurʾān, 2007.
  13. Kolaynī, Uṣoul al-Kāfī, Téhéran: Sāzmān-e Awqāf va Omūr-e Khayriyyeh, 2000.
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