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L'Islam refuse toute forme d'agression

L’Islam refuse toute forme d’agression

2025-04-07

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L’Islam refuse toute forme d’agression

Introduction:

L’islam est une religion qui encourage la paix et la coexistence pacifique entre les individus. Les enseignements de l’islam mettent l’accent sur la bienveillance, la tolérance, le respect et la justice. Il rejette le recours à la violence, et refuse toute forme d’agression. Il exclut toutes les formes de guerres basées sur l’égoïsme et l’intérêt personnel, et promet à toute l’humanité pour en faire d’elle une entité solidaire où tous les humains vivent comme une seule famille.

L’Islam appelle à échange le mal avec du bon, suivre les bons conseils et d’écouter la voix de la sagesse. Et ceci est prouvé par le saint coran la sounna (tradition du prophète Mohammad paix et salut sur lui et sa sainte famille)

Cette authenticité de l’Islam se caractérise par l’instauration et la préservation de la paix et de la sécurité pour toute l’humanité.

Détaille:

Le concept de la paix en Islam est un concept authentique intimement lié à l’idiologie absolutiste de l’islam, de l’univers et de la vie humaine, où convergent toutes les législations de l’Islam pour que la paix devienne le leader et que la guerre en soit l’exception qui sort de ce cadre divin et qui est considérée comme injustice et oppression.

Ceci prouve que l’Islam rejette dès le premier pas la plus part des causes qui attisent les conflits.

L’Islam atteste que tous les hommes sur terre ont une origine unique et sont tous créés d’un seul être (qui est Adam) et on a fait d’eux des peuples et des ethnies pour qu’ils se connaissent ; Allah très haut dit :

« يٰا أَيُّهَا اَلنّٰاسُ إِنّٰا خَلَقْنٰاكُمْ مِنْ ذَكَرٍ وَ أُنْثىٰ وَ جَعَلْنٰاكُمْ شُعُوباً وَ قَبٰائِلَ لِتَعٰارَفُوا إِنَّ أَكْرَمَكُمْ عِنْدَ اَللّٰهِ أَتْقٰاكُمْ إِنَّ اَللّٰهَ عَلِيمٌ خَبِيرٌ « 

« Hommes !, Nous vous avons créés [à partir] d’un mâle et d’une femelle et Nous vous avons constitués en confédérations et en tribus, pour que vous vous connaissiez. Le plus noble d’entre vous, aux yeux d’Allah, est [néanmoins] le plus pieux. Allah est omniscient et bien informé. »    Sourate 49 Al-Hujurât Verset 13

C’est pourquoi l’Islam écarte la ségrégation et le clivage dès les premières révélations et ouvre la voie à l’égalité pour toute l’humanité.

L’âme humaine, en islam, est protégée et préservée. En effet, tuer une seule âme en l’islam revient à tuer l’ensemble de l’humanité et préserver une seule âme revient à préserver l’ensemble de l’humanité. Ce qui fut aussi le cas pour toutes les religions divines. Allah le Très Haut a dit :

« مِنْ أَجْلِ ذٰلِكَ كَتَبْنٰا عَلىٰ بَنِي إِسْرٰائِيلَ أَنَّهُ مَنْ قَتَلَ نَفْساً بِغَيْرِ نَفْسٍ أَوْ فَسٰادٍ فِي اَلْأَرْضِ فَكَأَنَّمٰا قَتَلَ اَلنّٰاسَ جَمِيعاً وَ مَنْ أَحْيٰاهٰا فَكَأَنَّمٰا أَحْيَا اَلنّٰاسَ جَمِيعاً وَ لَقَدْ جٰاءَتْهُمْ رُسُلُنٰا بِالْبَيِّنٰاتِ ثُمَّ إِنَّ كَثِيراً مِنْهُمْ بَعْدَ ذٰلِكَ فِي اَلْأَرْضِ لَمُسْرِفُونَ »

 « C’est à cause de ce crime que Nous décrétâmes, pour les Fils d’Israël, que quiconque tuerait une personne (nafs) sans que celle-ci ait tué ou [semé] scandale sur la terre, [serait jugé] comme s’il avait tué les Hommes en totalité. [En revanche, Nous décrétâmes que] quiconque ferait revivre [une personne serait jugé] comme s’il avait fait revivre les Hommes en totalité. Nos Apôtres sont ensuite venus à eux avec les Preuves mais, en vérité, beaucoup parmi eux après [cette venue] furent certes des Impies (musrif) sur la terre. » Sourate 5 Al-Mâ’ida Verset 32

Le verset 32 de la sainte sourate « Le Plateau servi » conclut que l’homicide est un très grand péché, et que celui qui tue un être humain a commis un crime impardonnable vis-à-vis de l’humanité tout entière, car dans la vision coranique, tuer un homme est comme tuer tous les hommes.
Ce verset nous donne une grande leçon sociale : celui qui tue un innocent, a commis un grand crime contre tous les hommes, et il risque de pouvoir répéter son crime contre les autres innocents.
Il est à faire remarquer pourtant que parallèlement à l’importance accordée dans le noble Coran à la protection de la vie humaine.

L’agression des générations passées dans le Coran

Historiquement, la violence est un vieux problème, à travers de l’histoire des fils d’Adam, c’est-à-dire Abel et Caïn, le noble Coran nous dit que la guerre entre le bien et le mal est aussi ancienne que l’histoire de l’humanité, et que le premier homme tué dans l’histoire humaine, était en fait un martyr tué sur la voie du bien.

Premier meurtre sur terre

Le meurtre de Hâbîl est considéré comme le premier meurtre sur terre.[1]

Les versets 27 à 31 de la sourate al-Mâ’ida traitent de l’histoire du meurtre de Hâbîl.

« وَاتْلُ عَلَيْهِمْ نَبَأَ ابْنَيْ آدَمَ بِالْحَقِّ إِذْ قَرَّبَا قُرْبَانًا فَتُقُبِّلَ مِنْ أَحَدِهِمَا وَلَمْ يُتَقَبَّلْ مِنَ الْآخَرِ قَالَ لَأَقْتُلَنَّكَ  قَالَ إِنَّمَا يَتَقَبَّلُ اللَّـهُ مِنَ الْمُتَّقِينَ »

« Raconte-leur l’histoire véritable de ceux des fils d’Adam qui présentèrent leurs offrandes. L’offrande de l’un fut acceptée, celle de l’autre fut rejetée. Ce dernier dit à son frère : Je vais te tuer. Dieu, répondit l’autre que Dieu ne reçoit des offrandes que des hommes qui sont pieux. » (5:27)

 « لَئِن بَسَطتَ إِلَيَّ يَدَكَ لِتَقْتُلَنِي مَا أَنَا بِبَاسِطٍ يَدِيَ إِلَيْكَ لِأَقْتُلَكَ  إِنِّي أَخَافُ اللَّـهَ رَبَّ الْعَالَمِينَ »
« Quand même tu étendrais ta main sur moi pour me tuer, je n’étendrais pas la mienne pour t’ôter la vie, car je crains Dieu, Souverain de l’univers ». (5:28)

« إِنِّي أُرِيدُ أَن تَبُوءَ بِإِثْمِي وَإِثْمِكَ فَتَكُونَ مِنْ أَصْحَابِ النَّارِ  وَذَٰلِكَ جَزَاءُ الظَّالِمِينَ« 
« J’aime mieux que toi seul en sortes, chargé de mes péchés et des tiens, et que tu sois voué au feu, récompense des pervers. » (5:29)
« فَطَوَّعَتْ لَهُ نَفْسُهُ قَتْلَ أَخِيهِ فَقَتَلَهُ فَأَصْبَحَ مِنَ الْخَاسِرِينَ« 
« La passion subjugua l’injuste ; il tua son frère, et fut au nombre des malheureux. » (5:30)
« فَبَعَثَ اللَّـهُ غُرَابًا يَبْحَثُ فِي الْأَرْضِ لِيُرِيَهُ كَيْفَ يُوَارِي سَوْءَةَ أَخِيهِ  قَالَ يَا وَيْلَتَىٰ أَعَجَزْتُ أَنْ أَكُونَ مِثْلَ هَـٰذَا الْغُرَابِ فَأُوَارِيَ سَوْءَةَ أَخِي  فَأَصْبَحَ مِنَ النَّادِمِينَ »
« Dieu envoya un corbeau qui grattait la terre pour lui montrer comment il devait cacher le cadavre de son frère. Malheureux que je suis ! s’écria le meurtrier, ne pouvais-je, comme ce corbeau, creuser la terre pour cacher les restes de mon frère ! Et il s’abandonna au repentir. » (5:31)

Dans ces versets, Dieu décrit comment les deux fils d’Adam (a) ont fait un acte pour se rapprocher de Dieu, mais l’un a été accepté et l’autre a été rejeté. Le frère dont l’acte n’a pas été accepté a menacé l’autre de mort et a juré de le tuer. Finalement, il l’a tué.

Selon les exégètes du Coran, le nom du frère qui a commis le meurtre était Qâbîl et celui qui a été tué était Hâbîl.[2]

Motif et cause du meurtre

Dans les hadiths, la raison du meurtre de Hâbil est la jalousie de son frère envers lui pour la désignation de Hâbîl en tant que successeur du prophète Adam (a).[3]

Selon certains chercheurs, lorsque Dieu a révélé à Adam (s) qu’il devait enseigner le grand nom de Dieu à Abel en tant que son successeur, Qâbîl a protesté, car il était l’aîné et croyait que la succession et la tutelle devaient être pour lui. D’autre part, il considérait la préférence personnelle et l’affection d’Adam (a) pour Hâbîl comme la raison de sa sélection, pas un ordre de Dieu. Pour mettre fin à ce conflit, Dieu a révélé que chacun devait offrir un sacrifice à Dieu.[4]

Détails de l’histoire du sacrifice d’Abel et de Caïn

Selon les hadiths, Qâbîl était un agriculteur et a offert l’un de ses pires produits en sacrifice à Dieu, tandis qu’Hâbîl, qui était un éleveur, a offert l’un de ses meilleurs moutons en sacrifice. Brûler le sacrifice était un signe de l’acceptation de sacrifice par Dieu, et ainsi, le sacrifice d’Abel fut accepté, mais celui de Caïn ne fut pas accepté.[5]

Jalousie, cause du meurtre d’Abel

D’après les hadiths islamiques, après que le sacrifice d’Hâbîl a été accepté, Qâbil a été jaloux de lui et a juré de le tuer.[6] Selon les versets du Coran, Hâbîl, tout en faisant référence à la piété divine et au fait que Dieu acceptera le sacrifice des pieux, a averti Qâbîl que s’il avait l’intention de le tuer, il ne le tuerait jamais et ne commettrait pas ce péché. Il a également averti Qâbîl que s’il commettait un meurtre, il serait considéré comme un oppresseur et mériterait l’Enfer. Le Coran, la sourate al-Mâ’ida, le verset 29

Selon at-Tabarî (écrit en l’an 303 H), l’historien, lorsqu’Abel se rendit sur une montagne pour faire paître ses moutons, alors qu’il se reposait, il fut attaqué par Caïn et fut tué en lui frappant la tête avec une pierre.[7]

Certains ont déclaré que la raison de la jalousie et du sacrifice envers Dieu était le choix d’une épouse pour deux frères. Il est dit qu’Abel avait été chargé d’épouser la sœur jumelle de Caïn selon l’ordre donné par Dieu à Adam (a). Caïn est obligé d’épouser la sœur jumelle d’Abel. Qâbîl a protesté contre l’ordre de Dieu, car sa sœur était plus belle que la sœur d’Hâbîl. En conséquence, Dieu a ordonné aux deux frères de faire des sacrifices pour que celui dont le sacrifice serait accepté puisse épouser la sœur de Qâbîl. Comme le sacrifice d’Hâbîl a été accepté, Qâbîl a été jaloux de lui et l’a tué avec une pierre sur la tête.[8]

L’histoire de faire une offre du sacrifice d’Abel et de Caïn à Dieu et du meurtre d’Abel est également mentionnée dans la Torah.[9]

Les versets   85 et 86 de la sainte sourate « La vache » se réfèrent à l’histoire de juifs qui croient en Dieu, mais qui se soumettent ensuite à leurs caprices ou à leurs intérêts matériels.

« ثُمَّ أَنتُمْ هَـٰؤُلَاءِ تَقْتُلُونَ أَنفُسَكُمْ وَتُخْرِجُونَ فَرِيقًا مِّنكُم مِّن دِيَارِهِمْ تَظَاهَرُونَ عَلَيْهِم بِالْإِثْمِ وَالْعُدْوَانِ… »

« Maintenant, c’est vous-mêmes qui tuez les vôtres, et expulsez de vos maisons une partie d’entre vous contre qui vous prêtez main forte à tort et à crime… »

Pour mieux comprendre ces deux versets, nous devons d’abord en relater l’anecdote. Parmi les juifs de la péninsule arabique, il y avait deux grandes tribus : les Bani Ghoraïzeh et les Bani Nafir. De nombreux liens familiaux les rapprochaient les uns des autres, mais ces deux tribus se querellaient souvent pour diverses raisons. Les juifs de Bani Nafir établirent une alliance avec la tribu Khazradj de Médine, avant que les membres de cette tribu se convertissent à l’Islam. A cette époque-là la tribu Khazradj était en guerre contre la tribu Ows de Médine. Les juifs de Bani Ghoraïzeh, quant à eux, établirent une alliance avec la tribu Ows de Médine. Par conséquent, les juifs des deux tribus entrèrent pratiquement en guerre, et ils s’entretuaient. Cependant, pendant les trêves, les membres des deux tribus juives payaient les uns aux autres le prix du sang de leurs prisonniers pour les faire libérer. Et pour persuader leurs adversaires à libérer les prisonniers, ils se référaient à la Thora.

Cependant, les juifs de Bani Ghoraïzeh et de Bani Nafir transgressaient les uns comme les autres les ordres de leur Livre saint qui les interdisaient de s’entretuer ou d’établir des pactes avec les mécréants.

Le Coran dénonce  les criminels qui méprisent les enseignements des prophètes et tuent les messagers de Dieu

« فَفَرِيقًا كَذَّبْتُمْ وَفَرِيقًا تَقْتُلُونَ »

« Car les uns vous traitez de menteurs et les autres vous tuiez. » (2:87)

Dans ces versets, Dieu Clément et Miséricordieux évoque la révélation des Prophètes pour guider les hommes vers le droit chemin. Après le vénéré Moïse (béni soit-il), Dieu envoya d’autres Prophètes pour guider les Israélites. Et Il envoya le vénéré Jésus fils de Mari (béni soit-il). Mais ce peuple s’égara dans les péchés et traita les messagers de Dieu de menteurs et certains de ces messagers de Dieu furent tués par ces mécréants.

Les oppressions du Pharaon contre les Israélites

Dans le verset 49 de la sainte sourate La vache, Dieu évoque les oppressions du Pharaon contre les Israélites et les tortures que Pharaon infligeaient aux enfants d’Israël en Egypte.

 « يُذَبِّحُونَ أَبْنَاءَكُمْ وَيَسْتَحْيُونَ نِسَاءَكُمْ« 

« Ils égorgeaient vos fils et laissaient vivre vos femmes ». (2:49)

 Le refus du crime dans le coran

Meurtre, un grand péché dans le Coran

Conformément aux versets du Coran, le respect de la vie humaine est obligatoire et le meurtre est interdit.[10] Le meurtre et le fait de tuer une personne innocente sont considérés comme l’un des plus grands péchés majeurs dans le Coran.[11] La punition dans l’au-delà mentionnée dans le Coran pour le meurtre est le châtiment le plus sévère.[12] Nous lisons dans le Coran:

« وَ مَنْ يَقْتُلْ مُؤْمِناً مُتَعَمِّداً فَجَزٰاؤُهُ جَهَنَّمُ خٰالِداً فِيهٰا وَ غَضِبَ اَللّٰهُ عَلَيْهِ وَ لَعَنَهُ وَ أَعَدَّ لَهُ عَذٰاباً عَظِيماً »

« Quiconque tue intentionnellement un croyant, sa rétribution sera l’Enfer où il demeurera à perpétuité. «  (Coran 4 : 93)

Le Coran mentionne quatre punitions très sévères pour les meurtriers :

L’éternité et la perpétuité en Enfer.

Être l’objet de la colère de Dieu.

Être sujet à la malédiction de Dieu.

Un châtiment terrible.[13]

Tuer une personne équivaut à tuer toute l’humanité

Le Coran considère le meurtre injuste comme un acte d’une gravité immense, au point de l’assimiler au meurtre de toute l’humanité.[14] Dans le verset 32 de la sourate al-Mâ’ida, Allah le Très-Haut dit :

« مِنْ أَجْلِ ذٰلِكَ كَتَبْنٰا عَلىٰ بَنِي إِسْرٰائِيلَ أَنَّهُ مَنْ قَتَلَ نَفْساً بِغَيْرِ نَفْسٍ أَوْ فَسٰادٍ فِي اَلْأَرْضِ فَكَأَنَّمٰا قَتَلَ اَلنّٰاسَ جَمِيعاً وَ مَنْ أَحْيٰاهٰا فَكَأَنَّمٰا أَحْيَا اَلنّٰاسَ جَمِيعاً وَ لَقَدْ جٰاءَتْهُمْ رُسُلُنٰا بِالْبَيِّنٰاتِ ثُمَّ إِنَّ كَثِيراً مِنْهُمْ بَعْدَ ذٰلِكَ فِي اَلْأَرْضِ لَمُسْرِفُونَ « 

C’est à cause de ce crime que Nous décrétâmes, pour les Fils d’Israël, que quiconque tuerait une personne (nafs) sans que celle-ci ait tué ou [semé] scandale sur la terre, [serait jugé] comme s’il avait tué les Hommes en totalité. [En revanche, Nous décrétâmes que] quiconque ferait revivre [une personne serait jugé] comme s’il avait fait revivre les Hommes en totalité. Nos Apôtres sont ensuite venus à eux avec les Preuves mais, en vérité, beaucoup parmi eux après [cette venue] furent certes des Impies (musrif) sur la terre.

Quiconque tue un être humain sans qu’il ait commis de meurtre ou causé de la corruption sur terre, c’est comme s’il avait tué l’humanité entière. »[15]

À propos de ce verset, ‘Allâma Tabâtabâ’î, exégète chiite du Coran du 15e siècle h, explique que tuer un innocent revient à anéantir la création de Dieu et à annuler le but divin qui est la préservation de l’humanité, génération après génération.[16]

Hadiths sur l’homicide volontaire

De nombreux hadiths soulignent la gravité du péché de meurtre prémédité.[17] Dans un hadith, le Prophète Muhammad (s) dit que la première chose sur laquelle Allah prononcera son jugement au Jour de la Résurrection est le sang versé.[18] Dans un autre hadith du Messager de Dieu (s), il est rapporté que, même si le monde entier était détruit, cela serait plus facile aux yeux de Dieu que le fait de verser le sang injustement.[19] Dans une lettre de l’Imam Ali (a) à Mâlik al-Ashtar, il est également recommandé de se garder de verser le sang injustement, car rien n’est plus funeste, rien n’a de conséquences plus graves, et rien n’est plus destructeur pour les bienfaits que cet acte.[20]

Le Coran incite-t-il à la violence ?

Nous analyserons quelques versets mis en cause. Nous montrerons que leur contenu est légitimé par les conditions et les circonstances de leur époque et que les Etats de notre siècle, eux-mêmes, prendraient pour eux-mêmes.

Premier verset :

« Combattez dans la Voie de Dieu ceux qui vous combattent, sans jamais outrepasser les limites permises, car Dieu n’aime pas ceux qui les transgressent. » (S.2, 190)

C’est le premier verset ordonnant de repousser toute agression contre les musulmans. Nous relevons plusieurs remarques dont la plus importante montre qu’en islam la guerre est défensive. En effet, ce n’est pas une guerre déclarée à tous les peuples et à toutes les nations, mais elle vise uniquement ceux qui vous combattent. C’est un droit de se défendre contre un ennemi, en l’occurrence les polythéistes mecquois. Il impose cependant des limites comme le fait d’interdire les guerres préventives. Cet impératif est inclus dans cette expression : Dieu n’aime pas les transgresseurs. N’est-ce pas que cet engagement dans la guerre contre l’agresseur est un droit reconnu aujourd’hui par toutes les puissances de la terre ?

Deuxième verset :

 « Tuez (les polythéistes) où vous les trouvez et chassez-les d’où ils vous ont chassés, car la subversion (al-fitnatu) est pire que le meurtre. Ne les combattez pas cependant auprès de la Mosquée sacrée, à moins qu’ils ne vous y attaquent les premiers. Dans ce cas, n’hésitez pas à les tuer. Ce sera la juste récompense des infidèles. » (S.2, 191)

Il ne fait aucun doute que l’Islam soumit à son influence de nombreuses contrées. La raison fondamentale de cette expansion territoriale ne visait pas tant la domination politique mais elle consistait à combattre le mal et l’iniquité, à établir la paix et la justice, en d’autres termes à rendre à Dieu ce qui lui est dû sur terre.

Mohammad Chiadmi, auteur d’une traduction du Coran, celle d’où nous empruntons les citations, apporte cette explication du verset : « Dieu autorise les musulmans à se défendre contre les agressions des Qorayshites qui les avaient persécutés et chassés de leurs demeures. Placé dans ce contexte, ce verset appelle les musulmans à riposter contre toutes ces agressions et à lutter pour reconquérir leurs terres. »

Il faut rappeler que les musulmans étaient, à la Mecque, persécutés par les polythéistes. Certains d’entre eux ont été tués. Ces conditions négatives les ont contraints à s’exiler à Médine en abandonnant leurs demeures et leurs biens, lesquels ont été accaparés par leurs ennemis de Qoraysh. Le Coran ne fait qu’appeler les croyants à prendre les armes dans le but de récupérer leurs biens et de pouvoir pratiquer librement leur religion. N’est-ce pas un droit légitime, reconnu aujourd’hui par le droit international, de récupérer ce qui nous a été pris par l’ennemi et de défendre notre droit de pratiquer la religion (ou les idées) de notre choix ? C’est justement la raison d’être, entre autres, des deux guerres mondiales.

Bien que le verset prévoit de combattre l’ennemi, il émet cependant une réserve : « Ne les combattez pas auprès de la Mosquée sacrée ». Il n’en reste pas moins que « s’ils vous y attaquent les premiers, dans ce cas n’hésitez pas à les tuer. » C’est encore une autre preuve que la guerre en islam revêt un caractère défensif. Pourtant, ce qui dérange les Eric Zemmour, Alain Finkielkraut, Michel Onfray et compagnie, c’est certainement ce genre de passage : « N’hésitez pas à les tuer ». C’est comme si au cours des guerres, les hommes ne s’entretuaient pas mais combattaient en se donnant l’accolade ou en se jetant des fleurs. Mais voilà, ce qui est valable pour les uns n’est en aucune façon admis pour les autres.

Il y a un fait marquant que les non-musulmans doivent avoir à l’esprit, c’est la clémence que l’Islâm préconise en maintes occasions. En effet, le Prophète (Paix et salut sur lui et sa sainte famille) a accordé le pardon à tous ses ennemis après son triomphe et son entrée victorieuse à la Mecque. Cette décision du Messager de Dieu (Paix et salut sur lui et sa sainte famille) représente une source de droit. Est-ce que les Occidentaux ont pardonné à leurs ennemis au lendemain des deux guerres ? Les juifs continuent, jusqu’à ce jour, à pourchasser les nazis de la seconde guerre.

Troisième verset :

« Combattez-les sans répit jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de subversion et que le culte soit rendu uniquement à Dieu. S’ils cessent le combat, ne poursuivez les hostilités que contre les injustes récalcitrants. » (S.2, 193)

Les populations conquises étaient libres de ne pas embrasser l’Islam puisque trois possibilités leur étaient offertes avant le déclenchement des hostilités : la conversion, le paiement d’un tribut qui assurerait leur protection, et en troisième lieu la guerre. De plus, après la victoire, il n’y avait point recours à la violence pour imposer la nouvelle foi. La soumission à l’Islam était un acte volontaire. Les populations avaient accueilli l’Islam comme une religion libératrice, véhiculant les idées propres à relever la dignité humaine bafouée par le despotisme féodal et la tyrannie politique sous lesquelles elles étaient écrasées.

Pourquoi généraliser ce verset et l’appliquer à notre époque ? Il est bien temporal puisqu’il est question spécifiquement des polythéistes mecquois de l’époque du Prophète (Paix et salut sur lui et sa sainte famille). Ce sont eux les agresseurs, et les musulmans sont appelés à se défendre et à rétablir leur religion dont ces associationnistes avaient supprimé définitivement l‘exercice. Est-ce que la France, aujourd’hui, ne se défendrait pas militairement s’il le fallait, si un pays tentait, par exemple, de saborder la religion catholique ? Elle l’a bien fait pour des raisons politiques et économiques pendant les deux grandes mondiales.

Quant à ces « djihadistes » qui sèment la haine meurtrière, ils n’ont pas compris ou n’ont pas voulu comprendre le sens temporal du verset. Il est clair qu’il énonce une déclaration de guerre à des polythéistes précis et non pas à tous les non-musulmans pour les soumettre à la religion de Dieu. Agir de la sorte, c’est contredire ce verset fondamental qui stipule clairement : « Nulle contrainte en religion ».

Nous voyons que le Coran ne prêche pas la guerre à tout moment et à tout instant, puisqu’il préconise l’arrêt des hostilités si l’ennemi venait à cesser le combat. Il n’est poursuivi que contre les injustes ; c’est ce que font présentement tous les Etats du monde. Pourquoi donc les analystes islamophobes ne prennent-ils pas en considération cet important et vital aspect de la question ?

Quatrième verset :

«Il vous est prescrit de combattre et cette prescription vous l’avez en horreur.  il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose qui constitue pourtant un bien pour vous ; et il se peut que vous chérissiez une autre, alors qu’elle constitue un mal pour vous. Dieu le sait ; mais vous ne le savez pas.» (S.2, 216)

Le verset 216 prescrit la guerre aux fidèles. Mais ce point mérite d’être élucidé davantage. Parmi les droits de la belligérance, il y a celui de tuer l’ennemi. Mais la « lutte » a un sens beaucoup plus large en Islam. Par exemple le verset 72 de la sourate 8 parle de « lutter corps et biens ». Dans certains hadiths, on souligne que les fidèles lutter par la langue et par tout autre effort, y compris l’effort contre soi-même.

La « guerre sainte » dont il est si souvent question dans les écrits européens sur l’Islam, n’est qu’une traduction fautive du mot « Djihad ». Or ce mot ne signifie que « effort collectif » où il n’est question ni de guerre ni de tuerie, moins encore de sainteté. La guerre, certes, est chose sainte, en Islam, et pour cause : parce que « la guerre dans le sentier de Dieu » exige le sacrifice et la renonciation à tout but profane : gloire, patriotisme, pillage, excès, conquête, etc.

Quoiqu’il en soit, le verset énonce un principe général admis par tout le monde, y compris à notre époque : l’obligation de s’engager collectivement dans une guerre défensive en cas d’agression, et la riposte à toute attaque diffamatoire à titre individuel, en temps de paix, s’impose à tous les peuples agressés et à toutes les personnes diffamées. Il s’agit, pour les uns, de repousser l’agression d’un ennemi et, pour les autres, de défendre leur honneur et leur dignité.

Cinquième verset :

 « Combien de prophètes, suivis d’un grand nombre de disciples, ont combattu pour défendre la Cause de Dieu, sans jamais se laisser abattre par les épreuves, ni faiblir ni abandonner la lutte ! Dieu aime les gens persévérants… » (S.3, 146- 1148)

Dieu reproche aux musulmans qui s’enfuirent l’ennemi, pendant la guerre d’Ohud, en leur rappelant l’histoire des autres prophètes et de leurs compagnons et adeptes. Le Coran nous dit qu’il y eut avant le prophète de l’Islam, d’autres prophètes révélés par Dieu, et que parmi leurs adeptes, il y eut des fidèles qui n’abandonnèrent jamais leurs croyances religieuses, à cause de la mort ou de la disparition de leur prophète.

Ces versets nous apprennent que les musulmans doivent étudier l’histoire des autres peuples et des autres communautés pour en tirer des leçons qui leur servira à renforcer leurs croyances religieuses.

Sixième verset :

Ils aimeraient que vous fussiez mécréants tout comme ils sont mécréants : alors vous seriez tous égaux ! Ne prenez donc pas d’amis chez eux, jusqu’à ce qu’ils émigrent dans le sentier de Dieu. Mais s’ils tournent le dos, saisissez-les alors, et tuez-les où que vous les trouviez ; et ne prenez chez eux ni ami ni secoureur. (4:89)
Du vivant du noble messager de Dieu, le vénéré Mohammad (que le salut de Dieu soit sur lui et sur ses descendants), certains parmi les croyants s’étaient laissé naïvement tromper par les hypocrites et qu’ils les soutenaient dans diverses situations, malgré la mise en garde que leur avait lancée le prophète de l’Islam, contre la ruse et la malveillance des hypocrites. Dans ce verset, le Coran s’adresse à ceux parmi les fidèles qui font confiance en les hypocrites.
Les hypocrites cherchent à égarer les croyants et à les éloigner du sentier de Dieu. Le livre saint se montre très sévère contre les hypocrites et dans ce verset il appelle les serviteurs de Dieu de lutter contre les hypocrites, et de ne pas hésiter de les tuer, si les hypocrites voulaient mettre en péril le calme et la sécurité de la communauté des croyants.
Le noble Coran ne ferme pas pourtant la porte de repentir sur les hypocrites, à condition qu’ils renoncent sincèrement à leur soumission au diable et qu’ils rejoignent vraiment les rangs des vrais serviteurs du Seigneur.
Dans la vision coranique, les musulmans doivent toujours respecter les adeptes d’autres religions divines, les chrétiens et les juifs qui vivement avec eux au sein de la communauté musulmane, mais lorsqu’il s’agit des hypocrites, le Livre saint conseille aux fidèles de les isoler de leur communauté. EN Islam, les hypocrites sont plus dangereux qui les païens, ces derniers étant au moins sincères dans leurs comportements, tandis que les hypocrites ne disent jamais ce qu’ils pensent et ne font jamais ce qu’ils disent.
Conclusion:

L’islam est une religion qui encourage la paix, la tolérance, le respect et la justice, rejette le recours à la violence, et refuse toute forme d’agression. Il exclut toutes les formes de guerres basées sur l’égoïsme et l’intérêt personnel, et promet à toute l’humanité pour en faire d’elle une entité solidaire où tous les humains vivent comme une seule famille.

Durant quatorze siècles, Dans l’histoire de l’Islam, tel que raconté par Arnaud, dans son livre l’appel à l’Islam, il n’est jamais arrivé qu’un musulman contraint un non musulman à embrasser l’Islam.

À l’ère islamique, les non musulmans avaient vécu loin de toute ingérence musulmane dans leurs croyances et leur culte ; Allah dit : « nul contrainte en religion! car le bon chemin s’est distingué de l’égarement ». Sourate le vache v 256

C’est qu’en Islam, la foi en Dieu et les croyances religieuses ne sont pas des obligations imposées de l’extérieur, mais doivent être fruits d’une quête intérieure, sincère et profonde qui s’appuie sur la raison et la morale.

Notes:

1-Makârim Shîrâzî, Tafsîri Nimûni, vol 4, p 345, 1371 SH

2- Cheikh at-Tûsî, at-Tibyân, vol 3, p 492 ; al-‘Allâma Tabâtabâ’î, al-Mîzân, vol 5, p 315, 1390 H ; Makârim Shîrâzî, Tafsîri Nimûni, vol 4, p 345, 1371 SH

3-Al-‘Ayyâshî, Tafsîr al-‘Ayyâshî, vol 1, p 312, 1380 H

4-Sâdiqî Fadakî, Irtidâd ; Bâzgasht az Târîkî, p 270, 1388 SH

5-Cheikh al-Kulaynî, al-Kâfî, vol 8, p 113, 1407 H

6-Al-‘Ayyâshî, Tafsîr al-‘Ayyâshî, vol 1, p 312, 1380 H

7-At-Tabarî, Târîkh al-Umam wa al-Mulûk, vol 1, p 138, 1387 H

8-At-Tûsî, at-Tibyân, vol 3, p 493 ; at-Tabarî, Târîkh al-Umam wa al-Mulûk, vol 1, p 138, 1387 H

9-Torah, Livre de la Genèse, chapitre 4, versets 3 à 8

10-Ayatollah Makârim Shîrâzî, Tafsîr Nimûni, vol 12, p 105

11-Ayatollah Makârim Shîrâzî, Â’îni mâ (Asl ash-Shî‘a), p 289 ; Qarâ’atî, Tafsîr Nûr, vol 5, p 55 ; Mu‘înî, Dânishnâmiyi Qur’ân wa Qur’ân Pahûhî, « Qatl », p 1625

12-Ayatollah Makârim Shîrâzî, Tafsîr Nimûni, vol 4, p 68

13-Ayatollah Makârim Shîrâzî, Wâlâtarîn Bandigân, p 181

14-Shahâbî, Adwâr Fiqh, vol 1, p 133 ; Ayatollah Makârim Shîrâzî, Tafsîr Nimûni, vol 4, p 67

15-Qarâ’atî, Tafsîr Nûr, vol 5, p 55 ; Ayatollah Makârim Shîrâzî, Tafsîr Nimûni, vol 4, p 355

16-Allâma Tabâtabâ’î, Al-Mîzân, vol 5, p 315

17-Qarâ’atî, Tafsîr Nûr, vol 2, p 143 ; Cheikh as-Sadûq, Thawâb al-A‘mâl, p 278 ; Cheikh al

Kulaynî, Al-Kâfî, vol 7, p 274 ; Ibn Abî Jumhûr al-Ahsâ’î, ‘Awâlî al-La’âlî al-‘Azîzîyya fî al-Ahâdith ad-Dînîyya, vol 1, p 236

18-Cheikh as-Sadûq, Man lâ Yahduruh al-Faqîh, vol 1, p 236 ; Cheikh al-Hurr al-‘Âmilî, Wasâ’il ash-Shî‘a, vol 19, p 4

19-Al-Mundhirî, At-Targhîb wa at-Tarhîb, vol 3, p 201

20-Ayatollah Makârim Shîrâzî, Payâm Imâm Amîr al-Mu’minîn (a), vol 11, p 121 ; Subhî as-Sâlih, Nahj al-Balâgha, p 443, lettre 53

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