Le jeûne compte parmi les actes d’adoration les plus sublimes que l’Islam ait prescrits à ses fidèles. Il constitue l’une des branches essentielles de la religion (furūʿ al-dīn) et s’inscrit au cœur de la vie spirituelle du croyant. Dans sa définition la plus complète, il désigne l’abstention volontaire de manger, de boire et de tout acte susceptible de le rompre, depuis l’aube — marquée par l’appel à la prière du matin (adhān al-fajr) — jusqu’au coucher du soleil — signalé par l’appel à la prière du soir (adhān al-maghrib) — et ce, avec l’intention sincère et exclusive de se rapprocher de Dieu. Cette pratique n’est pas propre à l’Islam ; elle existait déjà, sous diverses formes, dans les religions et les civilisations qui l’ont précédé, témoignant ainsi d’une vérité universelle que Dieu a voulu graver dans la conscience humaine depuis les premiers âges. Mais c’est en Islam qu’elle a atteint sa forme la plus accomplie et sa dimension la plus profonde, en tant que l’un des cinq piliers de la foi.
La Signification du Jeûne
Le terme arabe ṣawm signifie, dans son acception littérale, l’abstention, la retenue et le renoncement. Ce sens large transparaît dans le Saint Coran lorsque la Vierge Marie (que la paix soit sur elle) déclare : « J’ai voué un jeûne au Tout Miséricordieux ; je ne parlerai donc aujourd’hui à aucun être humain. »[1]
Ce verset illustre que le jeûne peut désigner le silence et l’abstention de toute parole, confirmant ainsi l’étendue de ce concept dans la langue du Coran.[2]
Dans la terminologie de la Loi islamique, le jeûne désigne plus précisément l’abstention d’actes définis — appelés les facteurs d’invalidation — durant la période allant de l’aube au coucher du soleil, accomplie par un individu remplissant les conditions requises, et animée par l’intention de se rapprocher de Dieu le Très-Haut.[3]
L’éminent exégète chiite Sayyid Mohammad Hussein Tabāṭabāʾī rappelle avec justesse que l’Islam ne réduit pas le jeûne à la simple privation de nourriture et de boisson. Il appelle le croyant à s’éloigner de tout ce qui souille l’âme, l’expose au péché ou l’entraîne vers les bas-fonds des désirs charnels. Le jeûne véritable est ainsi un acte global qui engage le corps, l’esprit et le cœur tout entier.[4]
Statut et importance du jeûne
En Islam, le jeûne est considéré comme l’un des actes d’adoration majeurs et l’un des piliers pratiques de la foi. Il a été prescrit aux musulmans au cours de la deuxième année de l’Hégire, durant le mois de Chaabane, treize jours après le changement de direction de la Qibla.[5] Avant l’Hégire du Noble Prophète (pslf) à Médine, la période mecquoise était principalement axée sur l’établissement des croyances, l’ancrage des principes du monothéisme et les fondements des valeurs spirituelles et morales, afin de purifier les cœurs et les esprits des vestiges de la Jāhiliyya (l’ère de l’ignorance).
Ce n’est qu’après l’Hégire, avec l’émergence d’une communauté et d’une entité musulmane distinctes, que les obligations et les décrets divins, dont le jeûne, ont été légiférés et explicités.[6]
L’Imam al-Sadiq (que la paix soit sur lui) a déclaré : « Lorsque Dieu a prescrit le jeûne pour la première fois, Il ne l’a imposé au mois de Ramadan qu’aux prophètes, et non à leurs communautés. Mais lorsque Dieu a envoyé Son Prophète (que Dieu le bénisse, lui et sa famille), Il l’a honoré, lui et sa communauté, par la grâce du mois de Ramadan. » [7]
Le jeûne jouit d’un statut extrêmement élevé en Islam. Parmi les actes d’adoration, il est considéré comme l’un des plus vertueux et figure parmi les cinq piliers de l’Islam [8]. L’importance de cette obligation est telle que, dans un hadith qudsi (parole divine rapportée par le Prophète), Dieu déclare : « Le jeûne est pour Moi, et c’est Moi qui en accorde la récompense. »[8]
Cette attribution exclusive du jeûne à Dieu s’explique par la nature même de cet acte, qui est structurellement moins exposé à l’ostentation et au paraître, contrairement à d’autres actes d’adoration visibles pour lesquels il est parfois plus difficile d’atteindre une sincérité totale.
Dans un autre récit, l’Imam al-Sadiq (que la paix soit sur lui) affirme que l’Islam repose sur cinq piliers : la prière (salat), l’aumône (zakat), le jeûne, le pèlerinage (hajj) et la wilayat (l’autorité spirituelle) de l’Émir des croyants et de ses descendants immaculés (que les bénédictions de Dieu soient sur eux).[9] Ces insistances textuelles témoignent de l’importance capitale du jeûne dans la structure doctrinale et pratique des musulmans. Son abandon délibéré, sans excuse légale valable, constitue un péché majeur et est assimilé, dans certaines traditions, à une sortie du cercle de la foi.[10]
Philosophie et sagesse du jeûne
À l’instar de tous les décrets divins en Islam, le jeûne recèle de profondes sagesses et des finalités bénéfiques évoquées dans les hadiths et les versets coraniques. Dans le verset 183 de la sourate Al-Baqarah, le Coran présente le but de cette obligation par la formule suivante : « Lequel temps vous est prescrit… afin que vous pratiquiez la piété ».[11]
Ce verset énonce explicitement que la philosophie première du jeûne est l’élévation spirituelle et l’acquisition de la piété. Le savant Allameh Tabataba’i estime que les répercussions de l’obéissance ou de la désobéissance reviennent ultimement à l’être humain lui-même ; ainsi, les bienfaits du jeûne sous-entendus par l’expression « afin que vous pratiquiez la piété » profitent directement au jeûneur. L’ayatollah Naser Makarem Shirazi soutient également que le jeûne est un outil d’éducation fondamental pour cultiver la piété et la maîtrise de soi.[12]
L’une des grandes sagesses du jeûne est de susciter un élan d’empathie et d’égalité entre les différentes strates de la société. Interrogé sur la raison de l’obligation du jeûne, l’Imam al-Sadiq (que la paix soit sur lui) répondit : « Dieu (Puissant et Majestueux) a prescrit le jeûne afin de mettre sur le même pied d’estale le riche et le pauvre. »[13]
Il explique que les riches ne connaissent généralement pas la faim et ne peuvent donc pas concevoir la souffrance des démunis. Dieu a ainsi voulu leur faire éprouver la douleur de la faim et de la soif pour attendrir leur cœur envers les faibles et les nécessiteux, et les inciter à la compassion.
De même, l’Imam al-Riza (as), dans une lettre adressée à Mohammad ibn Sinan, mentionne que la cause du jeûne réside dans « la reconnaissance de l’épreuve de la faim et de la soif, afin que l’homme soit humble, soumis, rétribué [auprès de Dieu], digne de récompense et endurant, et que cela lui serve de rappel face aux rigueurs de l’au-delà. »[14]
Une autre philosophie du jeûne mise en exergue par la sunna est le rappel de la vie future et la préparation à celle-ci. L’Imam al-Riza (as) a déclaré : « Afin qu’ils ressentent la douleur de la faim et de la soif, et qu’ils en déduisent l’indigence de l’au-delà. »[15]
Le Noble Prophète (pslf) a également proclamé lors de son célèbre sermon du mois de Chaabane : « Rappelez-vous, à travers votre faim et votre soif [durant ce mois], la faim et la soif du Jour de la Résurrection. » Ce rappel préserve l’homme de l’orgueil et de l’arrogance, tout en le disposant à accomplir ses devoirs et à s’acquitter de ses obligations financières telles que le khums et la zakat.
De son côté, Fatima al-Zahra (que la paix soit sur elle) a affirmé : « Dieu a prescrit le jeûne pour enraciner la sincérité (ikhlas). »[16] En réfrénant ses désirs charnels, le croyant exécute le commandement divin et tisse un lien spirituel avec le royaume céleste. En se détachant des besoins purement matériels, l’intérieur de l’homme s’illumine ; parallèlement à l’abstinence des plaisirs physiques, il apprend à se préserver des plaisirs spirituels illicites.
Certains récits attribuent également au jeûne des vertus de santé corporelle, s’appuyant sur le hadith attribué au Prophète : « Jeûnez, vous acquerrez la santé. »[17]
Les recherches médicales contemporaines ont d’ailleurs démontré l’utilité du jeûne pour la santé physique et mentale. Son impact positif sur le système immunitaire, la réduction de l’anxiété et de la dépression, l’amélioration de l’estime de soi et la prévention des maladies cardiovasculaires sont autant d’effets scientifiquement validés. Enfin, le grand exégète Abdallah Javadi-Amoli souligne dans son commentaire Tafsir Tasnim que le jeûne développe chez l’individu et au sein de la société un esprit de discipline, de sobriété et de patience face aux péchés et aux aléas de l’existence.[18]
Les bienséances du jeûne
Le jeûne, en particulier durant le mois béni de Ramadan, est décrit comme le « Banquet de Dieu ».[19] Le Prophète (que Dieu le bénisse, lui et sa famille) a dit : « C’est un mois durant lequel vous êtes conviés au banquet de Dieu. » Pour que cette réception soit la plus grandiose possible, Dieu offre des présents exceptionnels à Ses invités : Il leur accorde une dignité particulière ; leur respiration est comptée comme une glorification ; leur sommeil est considéré comme un acte d’adoration ; leurs œuvres sont acceptées et leurs prières sont exaucées. Les portes du Paradis leur sont grandes ouvertes tandis que celles de l’Enfer sont closes ; les démons sont enchaînés et chaque verset du Coran récité équivaut à la récitation du Livre saint tout entier en d’autres temps.[20]
Pour honorer au mieux l’Hôte divin, le jeûneur se doit de respecter certaines règles de bienséance :
- L’éloignement des péchés : Si tout péché suscite le courroux divin, transgresser durant le mois de Ramadan revêt une gravité encore plus absolue.[21] Interrogé sur la meilleure action à accomplir durant ce mois, le Prophète répondit : « S’abstenir de ce que Dieu a interdit. » Dame Fatima (as) ajouta : « Que fait le jeûneur de son jeûne s’il ne préserve ni sa langue, ni son ouïe, ni sa vue, ni ses membres ? » [22] Pour beaucoup, si le jeûne ne s’accompagne pas d’un détachement du péché, il ne procure rien d’autre que la faim et la soif.
- L’accomplissement des obligations : L’invité de Dieu ne saurait négliger les autres injonctions divines, ce qui constituerait un manque de respect flagrant envers la Présence divine.[23] Jeûner sans accomplir la prière, jeûner sans s’acquitter du khums, ou associer le jeûne à la maltraitance d’autrui sont des attitudes fondamentalement contradictoires.
- L’adoration et l’invocation : L’abondance des prières et des supplications surérogatoires au cours du mois de Ramadan témoigne de la haute importance de la dévotion volontaire. Le jeûneur se présente devant Dieu avec une offrande précieuse ; et le plus beau des présents reste de prosterner son front contre le sol et d’élever ses mains vers le Ciel en signe d’indigence.
- La récitation du Coran : Le mois de Ramadan est le printemps du Coran, avec lequel il entretient un lien historique intemporel. La Nuit du Destin a eu le privilège de voir la descente du texte sacré. Il convient donc que le jeûneur maintienne ce lien et embaume l’atmosphère céleste de ce mois divin par la récitation psalmodiée de ses versets vivifiants. Le Prophète a affirmé : « Quiconque récite un verset du Coran durant ce mois obtiendra une récompense équivalente à la récitation complète du Coran pendant les autres mois. »[24]
Effets individuels et sociaux du jeûne
Le jeûne véhicule d’innombrables bienfaits et bénédictions individuels et sociaux qui dépassent la simple obéissance formelle à l’ordre divin, plongeant le croyant dans la grâce divine. Dans le hadith qudsi, le Très-Haut déclare : « Le jeûne est pour Moi, et c’est Moi qui en suis la récompense. »[25] Cette rétribution infinie constitue la plus précieuse des récompenses pour le jeûneur.
Effets individuels :
- L’acquisition de la piété : Le Saint Coran identifie la philosophie centrale du jeûne dans l’expression « afin que vous pratiquiez la piété ».[26] En maîtrisant l’ego et en s’éloignant des péchés, le jeûne fortifie la piété individuelle.
- La sincérité et le perfectionnement de soi : Comme l’a souligné Fatima al-Zahra (as), le jeûne a été prescrit pour enraciner la sincérité dans les cœurs de coyants.[27] En renonçant à ses désirs, l’homme s’élève vers le monde spirituel et purifie son for intérieur.
- L’équilibre corporel et la santé : Le Prophète a dit : « Jeûnez, vous acquerrez la santé. »[28] Le jeûne offre un temps de repos et de régénération aux différents organes, améliorant le bien-être physique et mental (renforcement immunitaire, baisse de l’anxiété, prévention cardiovasculaire).
- Le renforcement de la volonté et de la patience : Cette pratique d’un mois est un excellent exercice de résistance face aux pulsions. Elle prouve à l’âme qu’elle est capable de dire non aux actes répréhensibles,[29] tout en instillant la discipline et la sobriété.
- Le rappel de l’au-delà : Selon l’Imam al-Riza (as), la faim et la soif ressenties ici-bas permettent d’anticiper et de comprendre la détresse de l’âme dans le monde futur.[30]
- L’expiation des péchés et le bouclier contre l’Enfer : De nombreuses traditions décrivent le jeûne comme un effaceur de fautes et un rempart protecteur contre le feu de la Géhenne.[31]
- L’exaucement des prières : L’Imam al-Kazim (que la paix soit sur lui) a mentionné que les invocations de tout jeûneur sont exaucées au moment de la rupture du jeûne.
- Une récompense divine exclusive et l’aspiration au Paradis : Le jeûne donne droit à une rétribution sans limites, et le Paradis attend avec ferveur ceux qui s’y adonnent.[32]
Effets sociaux :
- La réduction du fossé entre les riches et les pauvres : L’Imam al-Sadiq (que la paix soit sur lui) enseigne que le jeûne égalise les conditions. En éprouvant la faim, les riches développent un sentiment de compassion qui favorise l’aide sociale et réduit les fractures de classe.[33]
- Le renforcement de l’unité et de la solidarité : En partageant une même expérience spirituelle et physique à l’échelle globale, les musulmans consolident leur sens de la fraternité, de l’entraide et du sacrifice, dynamisant ainsi les actions de bienfaisance envers les plus démunis.[34]
Conclusion
Ainsi, le jeûne apparaît comme bien plus qu’une simple abstinence physique, il constitue un véritable itinéraire spirituel conduisant le croyant vers la piété, la sincérité et la proximité divine. À travers l’épreuve de la faim et de la soif, il rappelle à l’homme sa condition d’humilité et le prépare à la vie future, tout en purifiant son cœur des attaches matérielles. Sur le plan social, il tisse des liens de solidarité entre riches et pauvres et renforce l’unité de la communauté musulmane autour d’une expérience partagée. En définitive, le jeûne se révèle être un acte d’adoration total, où le corps, l’esprit et le cœur s’unissent pour honorer l’invitation divine et cultiver une foi authentique et durable.
Notes:
[1] Sourate Maryam, 19 :26
[2] Al-Raghib al-Isfahani, Hussein ibn Mohammad, Al-Mufradat fi Gharib al-Qur’an, p. 500, entrée « Sawm ».
[3] Najafi Jawaheri, Muhammad Hasan, Jawahir al-Kalam, vol. 16, p. 184.
[4] Tabataba’i, Seyyed Muhammad Husayn, Tealim-e Islam (Les Enseignements de l’Islam), p. 160.
[5] Ya’qubi, Ahmad ibn Ishaq, Tarikh al-Ya’qubi, vol. 2, p. 40.
[6] Farhang-e Fiqh mutabiq-e Maktab-e Ahl-e Bayt (Encyclopédie de jurisprudence selon l’école des Ahl al-Bayt), vol. 4, p. 164.
[7] Kulayni, Muhammad ibn Ya’qub, Al-Kafi, vol. 4, p. 64.
[8] Majlisi, Muhammad Baqir, Bihar al-Anwar, vol. 96, p. 255.
[9] Hurr al-Amili, Muhammad ibn Hasan, Wasa’il al-Shia, vol. 10, p. 395, Livre du Jeûne, chap. 1, hadith 1.
[10] Saduq, Mohammad ibn Ali, Man La Yahduruhu al-Faqih, vol. 2, p. 118.
[11] Sourate Al-Baqarah (2), verset 183.
[12] Makarem Shirazi, Naser, Tafsir-e Nemouneh, vol. 1, p. 632.
[13] Saduq, Muhammad ibn Ali, Uyun Akhbar al-Rida (a), vol. 2, p. 115.
[14] Saduq, Muhammad ibn Ali, Uyun Akhbar al-Rida (a), vol. 2, p. 115.
[15] Majlisi, Muhammad Baqir, Bihar al-Anwar, vol. 96, p. 396.
[16] Majlisi, Muhammad Baqir, Bihar al-Anwar, vol. 96, p. 368.
[17] Majlisi, Muhammad Baqir, Bihar al-Anwar, vol. 96, p. 255.
[18] Javadi Amoli, Abdollah, Tafsir Tasnim, vol. 9, p. 267.
[19] Majlisi, Muhammad Baqir, Bihar al-Anwar, vol. 96, p. 356.
[20] Majlisi, Mohammad Baqir, Bihar al-Anwar, vol. 96, p. 356 et 358.
[21] Majlisi, Mohammad Baqir, Bihar al-Anwar, vol. 96, p. 358.
[22] Majlisi, Mohammad Baqir, Bihar al-Anwar, vol. 96, p. 359.
[23] Farhang-e Fiqh mutabiq-e Maktab-e Ahl-e Bayt, vol. 4, p. 164.
[24] Majlisi, Mohammad Baqir, Bihar al-Anwar, vol. 96, p. 255.
[25] Majlisi, Mohammad Baqir, Bihar al-Anwar, vol. 96, p. 255.
[26] Sourate Al-Baqarah (2), verset 183.
[27] Majlisi, Mohammad Baqir, Bihar al-Anwar, vol. 96, p. 368.
[28] Majlisi, Mohammad Baqir, Bihar al-Anwar, vol. 96, p. 255.
[29] Farhang-e Fiqh mutabiq-e Maktab-e Ahl-e Bayt, vol. 4, p. 164.
[30] Majlisi, Mohammad Baqir, Bihar al-Anwar, vol. 96, p. 396.
[31] Payandeh, Abul Qasem, Nahj al-Fasahah, p. 538.
[32] Kulayni, Mohammad ibn Ya’qub, Al-Kafi, vol. 4, p. 65.
[33] Saduq, Mohammad ibn Ali, Uyun Akhbar al-Rida (a), vol. 2, p. 115.
[34] Farhang-e Fiqh mutabiq-e Maktab-e Ahl-e Bayt, vol. 4, p. 164.
Références
- Farhang-e Fiqh mutabiq-e Maktab-e Ahl-e Bayt, Institut de l’Encyclopédie de la Jurisprudence Islamique, s.l., 2008
- Hurr al-Amili, Mohammad ibn Hassan, Wasa’il al-Shia,
- Javadi Amoli, Abdollah, Tafsir Tasnim, Centre international de publication Esrā, Qom, 2025
- Kulayni, Mohammad ibn Ya’qub, Al-Kafi, Dār al-Kutub al-Islāmiyya, Téhéran, 1986.
- Majlisi, Mohammad Baqir, Bihar al-Anwar, Fondation al-Wafāʾ, s.l., 1982.
- Makarem Shirazi, Naser, Tafsir-e Nemouneh, Dār al-Kutub al-Islāmiyya, Téhéran, 1995.
- Payandeh, Abul Qasem, Nahj al-Fasahah, s.d., s.l.
- Saduq, Mohammad ibn Ali, Man La Yahduruhu al-Faqih, Bureau des publications islamiques, Qom, 1992.
- Saduq, Mohammad ibn Ali, Uyun Akhbar al-Riza (a), Manshūrāt Jahān, s.l., s.d.
- Tabataba’i, Seyyed Mohammad Hussein, Al-Mizan fi Tafsir al-Qur’an, Bureau des publications islamiques, Qom, 1995.