Fondateur des connaissances l’Imam Al-Sãdiq (P)
L’école scientifique de l’Imam as-Sadiq (P)
Introduction:
L’Imam Ja’far Sâdiq (p) est né le dix-septième jour du mois de Rabî’ul Awwal en l’an 83 de l’hégire à Médine. Son père était l’Imam Muhammad Bâqir (p) et sa mère était Fatima Ummi Farwah,.
Il a vécu 65 années et a été mort en martyre le vingt-cinquième jour du mois de Chawwâl de l’an 148 de l’hégire à Médine.
Durant son Imamat fut coïncidé avec les califats de cinq derniers califes Omeyyades et de deux premiers califes Abbassides. A cause de la faiblesse du gouvernement abbasside, l’Imam as-Sâdiq (a) avait plus d’activité scientifique que les autres Imams des chiites.
Les élèves et narrateurs de hadiths de l’Imam as-Sâdiq (a) furent 4 000 personnes environs.
La plupart des hadiths chiites furent rapportés par l’Imam as-Sâdiq (a) et pour cette raison, l’école chiite aussi connu sous le nom de chiite Ja’farî ou de l’école Ja’farî. L’école Ja’farite est l’une des cinq écoles de l’Islam, également appelée l’école des Ahlul Bayt (P) et c’est la première des écoles de l’Islam car étant antérieure à toutes les autres.
Biographie:
Ja’far b. Muhammad b. Ali b. al-Husayn b. Ali b. Abî Talib (a) est le sixième Imam des chiites duodécimains[1] et le cinquième Imam des ismaélisme[2].
Son père fut l’Imam al-Bâqir (a) et sa mère fut Umm Farwa, la fille de Qâsim b. Muhammad b. Abu Bakr[3].
Le surnom le plus connu de l’Imam as-Sâdiq (a) est Abû ‘Abd Allah (se réfère à son deuxième fils, ‘Abd Allah al-Aftah). Abû Ismâ’îl (se réfère à son fils aîné, Ismâ’îl) et Abû Mûsâ (se réfère a son fils Mûsâ al-Kâzim (a)) sont deux autres surnoms mentionnés pour l’Imam as-Sâdiq (a)[4].
Son titre le plus célèbre est as-Sâdiq («véridique»)[5]. Selon les hadiths, le Prophète (s) donna ce titre pour le distinguer de Ja’far al-Kadhdhâb[6].
Malik b. Anas, Ahmad b. Hanbal et al-Jâbhiz mentionnèrent aussi ce titre pour l’Imam (a)[7].
L’Imam as-Sâdiq (a) naquit le 17 Rabî’ al-Awwal, l’an 83 H, à Médine et en l’an 148 H à l’âge 65 ans, y mourut en martyre[8].
Certains disent qu’il naquit en l’an 80 H[9]. Ibn Qutayba ad-Dînawarî mentionna la date de son martyre en l’an 146 H[10], mais le considèrent comme une erreur dans l’écriture[11].
Il y a des différents opinions sur le jour et le mois de du martyre de l’Imam as-Sâdiq (a).
La plupart des ulémas chiites (tant les anciens que ceux de l’époque récente) remarquent qu’il tomba en martyre au mois de Shawwâl, mais ne mentionnèrent le jour de son martyre., les sources récents considèrent le 25 Shawwâl comme le jour de son martyre[12].
Il a vécu 65 années et a été mort en martyre le vingt-cinquième jour du mois de Chawwâl de l’an 148 de l’hégire à Médine et enterré au cimetière de Baqî’.
Il a vécu douze ans avec son grand-père, l’Imam Sajjâd (p), et dix-neuf ans avec son père, l’Imam Muhammad Bâqir (p). Son Imamat a duré 34 ans.[12]
Activités scientifiques
L’une des principales fonctions des Imams infaillibles (p) a été la propagation de sciences et connaissances, de vertus morales et la jurisprudence islamiques originales qu’ils avaient acquises du Messager de Dieu (P).
Tous les Imams infaillibles (p) étaient pleinement préparés à assumer cette grande responsabilité. Malheureusement, ils sont souvent confrontés à des limitations de la part des dirigeants oppresseurs. Ceux-ci, en plus de l’usurpation du califat, ne permettaient même pas la distribution des sciences et connaissances religieuses que les gens avaient vraiment besoin. Les adeptes de Imams infaillibles (p) n’osaient pas se référer à eux pour acquérir des connaissances et ils étaient obligés de dissimuler leurs convictions et pensées religieuses, surtout sous les califes omeyyades, où un milieu de terreur et de strangulation était imposé à la communauté musulmane, et où la propagande contre ‘Ali ibn Abî Tâlib (p) et sa progéniture était vive. Cependant, à l’époque des Imams Bâqir (p) et Sâdiq (p), quelques changements ont eu lieu dans l’atmosphère de la société. L’atmosphère d’étouffement et de terreur a été éliminée dans une certaine mesure. Les gens ont découvert les oppressions qui ont eu lieu contre les Gens de la Demeure prophétique (p) et éprouvé la nécessité de sciences religieuses originales qui ont été déposées auprès des Imams infaillibles (p).
Afin d’affaiblir les Omeyyades à l’époque de l’Imam as-Sâdiq (a), il se trouva une situation pour manifester les opinion et les croyants et de nombreuses discussions scientifiques ont eu lieu sur divers sujets[13].
Cette liberté religieuse et scientifique que s’est rarement produite au temps des autres Imams (a), provoque que les compagnons de l’Imam (a) participaient librement à des discussions scientifiques[14]. Cette occasion entraînait que rapporté plusieurs hadiths de l’Imam (a) dans les différents demains[15].
D’après Ibn Hajar al-Haytamî, les gens apprenaient et transmettaient beaucoup de connaissances de sa part, et sa célébrité s’étendait partout[16].
Abû Bahr al-Jâhiz a également écrit que ses connaissances et sa jurisprudence (le fiqh) ont rempli le monde[17].
Hasan b. Ali al-Washshâ’ rapporta qu’il vit neuf cents personnes dans la mosquée de Koufa qui transmettaient des hadiths de l’Imam as-Sâdiq (a)[18].
Imam Sãdiq(p) : Fondateur des connaissances dans les sciences divines et humaines
Jãbir Ibn Hayyãn (appelé Geber en Occident) le fondateur de la chimie moderne et de toute la science expérimentale était l’un de ses plus célèbres disciples. Il rédigea plus de cinq cents opuscules tous dictés par son maître l’Imam Ja’far (p).Tous ses écrits commençaient par « mon maître l’Imam Ja’far m’avait dit :… ».
L’école Ja’farite est l’une des cinq écoles de l’Islam, également appelée l’école des Ahlul Bayt (P) et c’est la première des écoles de l’Islam car étant antérieure à toutes les autres. Cette école, bien que portant le nom de l’Imam Al-Sãdiq (P) qui était l’un des successeurs du Prophète (P) désignés par Allãh, est la seule école qui existait du vivant même du Prophète (P).
La raison de cette appellation est que l’Imam Al-Sãdiq (P) plus que tout autre Imam (p) a eu l’opportunité d’enseigner aux musulmans en grand nombre la bonne interprétation du coran et la vraie Sunna de son grand père (P), car son Imamat a coïncidé avec la lutte pour le pouvoir entre Omeyyades et Abbassides.
Il est rapporté de l’Imam as-Sâdiq (a) plusieurs hadiths sur Usûl ad-Dîn (princes de la religion) et Furû’ ad-Dîn ( princes secondaires de la religion) que d’autres Imams et il avait aussi beaucoup des narrateurs de hadith que d’autres Imams[19].
Selon al-Irbilî, le nombre de personnes qui lui ont transmis des hadiths atteint au 4 000[20].
Abân b. Taghlib dit :
« Chaqu fois que les chiites avaient divergence sur la parole du Prophète (s), ils se référent au parole de l’Imam Ali (a) et chaqu fois qu’ils avaient divergence au parole de ce dernier, ils se référent au parole de l’Imam as-Sâdiq (a)[21].
Les chiites imamites connus sous le nom de chiite Ja’farîde car, il est rapporté plusieurs hadiths théologiques et jurisprudentielles de l’Imam Ja’far as-Sâdiq (a)[22].
Aujourd’hui, l’Imam as-Sâdiq (a) connu comme le chef de l’école Ja’farîde.
En 1378 H, Cheikh Mahmûd Shaltût, le chef de l’université d’al-Azhar, présenta l’école Ja’farîde comme un école islamique légitime[23].
La méthode de l’apprentissage d’al-Sadiq et les discussions de celui-ci qui poussent souvent vers l’évidence n’étaient pas semblables à ce que nous trouvons aujourd’hui dans les centres islamiques de théologie. Ses étudiants, à l’exception de certains d’entre eux, croyaient en son Imamat. Les Imamis, faudrait-il le rappeler, croient que la connaissance de l’Imam ne dépend pas de l’idée et de l’ijtihad (la capacité d’émettre un verdict conformément à la loi islamique).
Ainsi, l’Imam était interrogé sur la référence. Or, sa connaissance en quelque sorte héréditaire et divine, il était parfois et cependant question sur la raison des règles qu’il proposait ; ses questions visaient plutôt l’apprentissage et l’avantage, et non pas vraiment la discussion.
Les non-Imamis étaient eux aussi parmi ceux qui se formaient auprès d’al-Sadiq, parce qu’ils croyaient à sa grandeur, à son excellence, et à son imamat. Ils considéraient cet apprentissage comme une sorte de la vertu. C’est en effet à lui qu’Ibin Abu al-Hadid a attribué la connaissance des quatre doctrines morales.
Le questionneur venait voir al-Sadiq pour l’interroger sur des problèmes difficiles qu’il rencontrait. La plupart des étudiants d’Al-Sadiq apportaient toujours des lots de papiers et de l’encre afin d’écrire ce qu’al-Sadiq leur dictait, et transmettre donc avec soin tout ce qu’ils enregistraient.
Si l’on veut connaître le degré de connaissance d’al-Sadiq, il faudrait en fait penser au grand nombre de ceux qui ont été formé par lui. On compte plus de quatre mille élèves. Pourquoi ont-ils tous cité al-Sadiq et non pas quelqu’un d’autre que lui, alors qu’il y avait de nombreux autres chercheurs à l’époque ?
L’Imam al-Sadiq, de l’école de qui ce grand nombre d’élèves ont été diplômé, n’enseignait point les sciences pour la réputation ni pour la vantardise et l’honneur. Ses élèves apprenaient les sciences pour servir finalement la religion et la loi islamique. Celui qui gâchait ces objectifs, al-Sadiq ne tardait pas à le renvoyer de son école.
Al-Sadiq proposait de divers enseignements, leçons et conseils. Ce qui suit, ce sont des enseignements, des leçons et des conseils qui étaient destinés aux élèves.
Amrou bin al-Muqdam a dit: « Quand je me suis rendu chez lui pour la première fois, Abou Abd Allah, que la paix soit sur lui, m’a dit: « Connais la véracité avant le discours ». Et du coup je me suis bien dit combien ce conseil est précieux !
Il (al-Sadiq) conseillait à ses disciples d’adopter la véracité et de mettre en place la vérité par suite. Ce sont des choses qui ne sont pas négligeables et peuvent aider une personne à vivre heureux dans ce monde, à être riche et célèbre. Et les gens vont lui faire confiance et le consulter dans les jugements parmi eux-mêmes.
En ce qui concerne la recherche de connaissances, al-Sadiq a de nombreuses directions. Il dit parfois: «Je voudrais voir les jeunes gens dans ces deux états: enseignant ou enseigné. Si jamais un jeune ne se trouve pas dans l’un de ces états, il perdra (son temps), et s’il (le) perd, il commet un péché ».
Et il disait aussi: «Cherchez la connaissance et emparez-vous d’elle avec clémence et respect. »
Al-Sadiq non seulement exhortait ses étudiants à rechercher la connaissance, mais aussi les encourageait à adopter la clémence et la gravité. En ce qui concerne la modestie, il dit: «Soyez humbles devant celui à qui vous fournissez le savoir; soyez de même humbles devant celui qui fournit le savoir que vous cherchez, ne soyez pas des hautains savants, oui, votre fausseté supprimerait votre droit.»
Je (l’auteur) me dis : Comme ce conseil est exacte! Et combien il convient à un enseignement de haut niveau! C’est parce que la connaissance ne peut servir à celui qui la maintien ou aux autres sauf si elle est accompagnée de la modestie, sans tenir compte que la personne qui maintient la connaissance est un enseignant ou un apprenant. Et comme les hommes abandonnent la personne hautaine, l’orgueil enlève le droit de celle-ci.
En s’adressant à ceux qui cherchent la connaissance, al-Sadiq, que la paix soit sur lui, dit: «Et ne cherchez surtout pas la connaissance pour ces trois (motifs): pour la dissimuler, pour s’en vanter et pour la contester».
Je (l’auteur) dis: En effet, al-Sadiq, que la paix soit sur lui, voulait chercher la connaissance pour la connaissance et pour le bien du pays. Si la personne cherche la connaissance pour l’hypocrisie ou pour se vanter, il ne sera utile ni pour lui-même ni pour les autres. Plutôt, il nuira à lui-même et aux autres. Et si la personne néglige la connaissance par l’ignorance et par l’abstention, il montre ainsi sa sottise. Les gens ne servent pas de leur connaissance, sauf s’ils la distribuent.
Parce que la connaissance est très précieuse, al-Sadiq invite les gens à la chercher à tout prix. À cet égard, il a dit: «Cherchez la connaissance, même si vous êtes obligés de sacrifier vos cœurs ».
Comme la connaissance peut être maintenue entre les mains des personnes différentes, al-Sadiq empêche donc ses élèves de la cherchez auprès des personnes inappropriées. Il, que la paix soit sur lui, dit: «Cherchez la connaissance de sa source et méfiez-vous de ceux qui empiètent sur la connaissance, car ils vous éloignent d’Allah.»
Je (l’auteur) dis : Nous voyons de nos propres yeux que l’apprenant adopte les pensées de son maître. Donc, si l’enseignant est dévié de ce qui est juste, il va certainement mettre son élève aussi dans l’erreur. Et si l’enseignant est juste, il dirigera son élève à la justice. C’est parce que l’élève imite son enseignant par la nature.
Nous lisons dans le livre intitulé ‘Manâqib’: «Les questions scientifiques citées de l’Imam Sâdiq (p) ne sont rapportées de personne d’autre. Certains narrateurs de hadiths ont enregistré les noms des narrateurs de hadiths de l’Imam Sâdiq (p) qui sont presque au nombre de quatre mille. »[24]
Abû Na’îm écrit dans son livre ‘Hillyatul Awlîyâ’ : « De grands érudits et savants religieux, comme Mâlik ibn Anas, Chu’bat ibn al-Hajjâj, Sufyân Thûrî, Ibn Jurayh, ‘Abdullâh ibn ‘Amru, Rûh ibn Qâsim, Sufyân ‘Uyaynah, Suleymân ibn Balâl, Ismâ’îl ibn Ja’far, Hâtam ibn Isma’îl, ‘Abdul ‘Azîz ibn Mukhtâr, Wahâb ibn Khâlid, et Ibrâim ibn Tahhân ont raconté des hadiths de Ja’far ibn Muhammad (p). »
Muslim a raconté les hadiths de l’Imam Sâdiq (p) dans son livre de ‘Sahîh’, et a déduit des arguments basés sur ces derniers.[25]
D’autres auteurs ont dit que Mâlik, Châfi’î, Hassan Sâlih, Abû Ayyûb Sajistânî, ‘Amr ibn Dînâr, et Ahmad ibn Hanbal ont également raconté les hadiths de Ja’far ibn Muhammad.
Mâlik ibn Anas a dit: «Personne n’est jamais entendu être supérieur à Ja’far Sâdiq (p) en ce qui concerne la science, le savoir, le culte de Dieu et la piété. »[26]
L’Imam Sâdiq (p) a dit :« Je sais tout ce qui est dans les cieux et la terre, dans le Paradis et l’Enfer, et dans le passé et l’avenir, en me servant du Coran. » Puis il a ouvert sa main au ciel et dit: «Ainsi a dit le Seigneur dans le Coran:
تِبْياناً لِكُلِّ شَىءٍ
« (… et nous avons fait descendre sur Toi le Livre) comme un exposé explicite de toute chose. »[27]
Sâlih ibn Aswad a dit : «J’ai entendu Ja’far ibn Muhammad (p) qui a dit : ‘Demandez-moi ce que vous voulez avant que je m’absente, parce qu’après moi, personne ne pourra vous raconter de hadiths comme moi. »[28]
Ismâ’îl ibn Jâbir cite l’Imam Sâdiq (p) qui a dit : « Dieu Très-Haut a envoyé Muhammad (P) comme Son Messager et celui-ci sera le Sceau des Prophètes. Il lui a révélé un Livre et il n’y aura aucun Livre (sacré) après celui-ci. Dans ce Livre (le Coran), Dieu a présenté certains actes comme licites (halâl) et certains d’autres comme illicites (harâm). Les actes licites et illicites les resteront jusqu’à la Résurrection. Le passé, le présent, et l’avenir, tout est rapporté dans ce Livre céleste. » Puis l’Imam Sâdiq (p) a indiqué sa poitrine et dit: « Et nous, nous le savons tous. »[29]
L’Imam Sâdiq (p) a dit: « Nos sciences sont de quatre types : celles acquises auparavant, celles écrites, celles inspirées à nos cœurs , et celles chuchotées à nos oreilles. Les livres de Jafr Ahmar, Jafr Abyad, Mus’haf (livre) de Fatima, et Jâmi’ah sont avec nous. Tout ce dont on a besoin y est enregistré. »[30]
Ibn Abil Hadîd écrit: «Les compagnons d’Abû Hunayfah, comme Abû Yûsuf, Muhammad, etc…. ont appris la jurisprudence d’Abû Hunayfah. Châfi’î a été le disciple de Muhammad ibn Hassan, qui, lui aussi, avait appris la jurisprudence d’Abû Hunayfah. Ahmad ibn Hanbal a appris la jurisprudence de Châfi’î, et sa jurisprudence est donc celle qui est enseignée par Abû Hunayfah. Celui-ci a appris la jurisprudence de Ja’far ibn Muhammad (p). »[31]
Mas’ûdî a écrit : « Abû ‘Abdullâh Ja’far ibn Muhammad (p) tenait des séances pour la masse de la population et les élites. Les gens d’autres régions participaient à ses séances et lui posaient des questions sur le licite, l’illicite, l’exégèse et l’interprétation du Coran, ainsi que les décisions d’ordre juridique. Personne ne quittait les séance de Ja’far ibn Muhammad (p), sauf qu’il était content de la réponse qu’il avait reçue. »[32]
Notes:
1-Ja’farîyân, Rasûl, Hayât Fikrî Imâmân Shi’a, p 391, ‘Ilm, Téhéran, 1393 HS
2-Sâbirî, Husayn, Târîkh Firaq Islâmî, v 2, p 110-119, Samt, Téhéran, 1388 HS
3-Cheikh al-Mufîd, al-Irshâd, v 2, p 180, al-Mu’tamar al-‘Âlamy li Alfîya al-Cheikh al-Mufîd, Qom, 1372 HS
4-Pâkatchî, Ahmad, Ja’far Sâdiq (a) Imam, p 181, Markaz Dâ’irat al-Ma’ârif Islâmî, Téhéran, 1398 HS
5-Pâkatchî, Ahmad, Ja’far Sâdiq (a) Imam, p 181, Markaz Dâ’irat al-Ma’ârif Islâmî, Téhéran, 1398 HS
6-Cheikh as-Sadûq, Kamâl ad-Dîn Wa Tamâm an-Ni’ma, chercheur : Ali Akbar Ghaffârî, p 319, Dâr al-Kutub al-Islâmîyya, Téhéran
7-Pâkatchî, Ahmad, Ja’far Sâdiq (a) Imam, p 181, Markaz Dâ’irat al-Ma’ârif Islâmî, Téhéran, 1398 HS
8-Cheikh al-Mufîd, al-Irshâd, v 2, p 180, al-Mu’tamar al-‘Âlamy li Alfîya al-Cheikh al-Mufîd, Qom, 1372 HS
9-Irbilî, Ali b. ‘Isâ, Kashf al-Ghumma fî Ma »rifat al-A’imma, v 2, p 691, ash-Sharîf Radî, Qom, 1379 HS
10-Ibn Qutayba d-Daynawarî, al-Ma’ârif, chercheur, al-‘Akâsha, p 215, al-Hay’at al-Misrîyyat al-‘Âmma lil Kibtâb, Le Caire, 1992 C
11-Pâkatchî, Ahmad, Ja’far Sâdiq (a) Imam, p 187, Markaz Dâ’irat al-Ma’ârif Islâmî, Téhéran, 1398 HS
12-Pâkatchî, Ahmad, Ja’far Sâdiq (a) Imam, p 187, Markaz Dâ’irat al-Ma’ârif Islâmî, Téhéran, 1398 HS
13- Bihârul Anwâr, Vol 47, pp. 1-11.
14-Shahîdî, Sayyid Ja’far, Zindigânî Imam Sâdiq Ja »far b. Muhammad (a), p 47-60, Daftar Nashr Farhang Islâmî, Téhéran1384 HS
15-Ja’farîyân, Rasûl, Hayât Fikrî Sîyâsî Imâmân Shi’a, p 435-436, ‘Ilm, Téhéran, 1393 HS
16-Shahîdî, Sayyid Ja’far, Zindigânî Imam Sâdiq Ja »far b. Muhammad (a), p 61, Daftar Nashr Farhang Islâmî, Téhéran1384 HS
17 -Ibn Hajar al-Hiytamî, Ahmad b. Muhammad, As-Sawâ’iq al-Muhriqa ‘Alâ Ahl ar-Rafd wa Zalâl wa az-Zandiqa, cheurcheur Abd ar-RAhmân b. Abd Allah at-Turkî, p 551, Mu’asassat ar-Risâla, Beyrouth, 1417 H
18-Jâhiz, Umar b. Bahr, Rasâ’il al-Jâhiz, p 106, Dâr wa Maktabat al-Hilâl, Beyrouth, 2002 C
An-Najâshî, Ahmad b. Ali, Rijâl an-Najâshî, p 39, Jâmi’i Mudarrisîn, Qom, 1416 H
19-Pâkatchî, Ahmad, Ja’far Sâdiq (a) Imam, p 205, Markaz Dâ’irat al-Ma’ârif Islâmî, Téhéran, 1398 HS
20 -Irbilî, Ali b. ‘Isâ, Kashf al-Ghumma fî Ma »rifat al-A’imma, v 2, p 701, ash-Sharîf Radî, Qom, 1379 HS
21-An-Najâshî, Ahmad b. Ali, Rijâl an-Najâshî, p 12, Jâmi’i Mudarrisîn, Qom, 1416 H
22-Shahîdî, Sayyid Ja’far, Zindigânî Imam Sâdiq Ja »far b. Muhammad (a), p 61, Daftar Nashr Farhang Islâmî, Téhéran1384 HS
23-Bî Âzâr Shirâzî, Abd al-Karîm, Hambastiqî Madhâhiib Islâmî, p 344, Sâzimân Farhang va Irtibâtât Islâmî, Téhéran, 1377 HS
24-Manâqib ‘Âli Abî Tâlib, Vol 4, p. 268.
25-Ibid.
26-Ibid.
27-Ibid, p. 270 ; Sourate 16, An-Nahl (Les abeilles), verset 89.
28-Bihârul Anwâr, Vol 47, p. 33.
29-Ibid, p. 35.
30-Bihârul Anwâr, Vol 47, p. 26.
31-Charhi Nahjul Balâghah, Vol 1, p. 18.
32-Ithbâtul Wasîyyah, p. 156.