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Le mode de nutrition et la santé en islam

Le mode de nutrition et la santé en islam

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Une alimentation saine et correcte se définit comme une nutrition exempte, en apparence, de tout agent contaminant ou pathogène, et riche, sur le plan qualitatif, en minéraux et en éléments énergétiques. Elle doit ainsi être capable de couvrir les besoins nutritionnels de l’organisme dans les différentes phases de la croissance, de la santé et de la maladie. Les sources scripturaires de l’islam montrent que l’accès à une alimentation saine suppose plusieurs conditions préalables : la consommation d’aliments licites (halal) et purs (tayyib), le rejet des substances illicites (haram), la diversité alimentaire, ainsi que la modération, comprise comme le refus de tout excès comme de tout laxisme. Car du point de vue du Coran et des récits prophétiques, un mode de nutrition sain et équilibré permet à l’individu de jouir d’une bonne santé physique et mentale.

L’importance d’une nutrition correcte et saine du point de vue de la science

« Que ton aliment soit ton médicament, et que ton médicament soit ton aliment. » Même si cette célèbre citation (souvent attribuée à Hippocrate) ne vous est pas familière, vous vous souvenez sans doute d’un parent vous encourageant à finir vos légumes ou d’un grand-parent insistant sur le fait que rien ne vaut les plats faits maison.

Des décennies de recherche confirment que nos habitudes alimentaires jouent un rôle majeur dans le développement des maladies cardiovasculaires, du diabète et du cancer, ainsi que dans la manière dont on les prévient, les traite et, le cas échéant, les guérit. Avec l’accumulation des travaux en nutrition, un consensus se dégage : la nutrition devrait occuper une place plus centrale dans l’approche globale de la santé au sein de la société. Cette idée — « l’alimentation est un médicament » — s’inscrit dans un intérêt croissant pour la médecine du mode de vie et pour une approche holistique de la santé. L’objectif n’est pas seulement de traiter la maladie, mais de s’attaquer aux causes profondes des affections chroniques et, idéalement, de les prévenir avant même leur apparition.

Selon les données du Département de l’Agriculture des États-Unis (USDA), une nutrition correcte peut réduire de 25 % la mortalité due aux maladies cardiovasculaires, de 20 % celle liée aux maladies respiratoires et infectieuses, de 20 % les décès par cancer, et de 50 % ceux causés par le diabète. Alors que les sommes consacrées chaque année à la prévention et au traitement de ces pathologies se chiffrent en millions de dollars, une bonne nutrition s’avère une voie bien plus efficace — et bien plus économique — pour prévenir ces affections. Au terme de longues années d’études, des chercheurs ont montré qu’une alimentation saine et adaptée est un facteur déterminant pour le maintien de la santé.[1]

Les fondements coraniques de l’hygiène alimentaire

Dieu, en tant que Créateur de l’homme, connaît mieux que quiconque toutes les dimensions de son être et ses besoins réels. C’est pourquoi, afin de guider l’homme vers la finalité de sa création et vers l’accomplissement des perfections divines et humaines, Il a transmis, par l’intermédiaire des prophètes et des Livres révélés, les facteurs qui favorisent ou entravent la santé humaine dans tous ses aspects — du corps à la raison, en passant par le cœur et l’âme. Ainsi, avec l’avènement de l’islam et la révélation du Coran, les musulmans, en appliquant ces préceptes salutaires, ont réalisé des progrès considérables dans tous les domaines, notamment en médecine et en hygiène — au point « qu’un roi d’Europe, originaire de la région de Castille, tombé malade, se rendit à Cordoue, chez ses adversaires musulmans, pour s’y faire soigner ».[2]

Il apparaît ainsi que l’hygiène alimentaire, selon le Coran, consiste à consommer des aliments répondant aux critères suivants :

  1. L’aliment sain et pur (tayyib) : Il s’agit des substances comestibles propres et pures, dont l’homme tire un plaisir légitime en les consommant (Ragheb Isfahani, vol. 2, 2010 : 506). Dieu déclare dans le Coran : « Ô vous qui croyez ! Mangez des [nourritures] pures (tayyibât) que Nous vous avons attribuées »[3]
  2. L’interdiction des aliments impurs et vils (khabâ’ith) : Les khabâ’ith désignent les choses méprisables, corrompues ou putrides, que la raison humaine rejette et dont toute nature saine a horreur. Le Coran énonce : « Il leur déclare licite pour eux ce qui est pur et salutaire, et [déclare] illicite ce qui est [impure et] pernicieux »[4]

Les préceptes de l’hygiène alimentaire dans le Coran procèdent précisément de la nature innée de l’homme. Ainsi, toute nature saine agrée une nourriture propre et éprouve de l’aversion pour les aliments vils et corrompus.[5]

On peut ainsi soutenir que le mode de nutrition constitue l’un des piliers les plus fondamentaux de l’éducation coranique. Il existe, en effet, un lien étroit entre la santé et le bonheur de la société humaine d’une part, et la manière dont les hommes usent des bienfaits divins — la qualité et la quantité de leur alimentation — d’autre part. Le Coran rappelle à maintes reprises la question de l’hygiène nutritionnelle : l’usage d’aliments licites (halal), purs (tayyib) et sains, le rejet des substances illicites (haram) et impures, le refus de tout excès comme de toute privation, le respect d’une consommation juste et mesurée, la condamnation du gaspillage et des mauvaises habitudes alimentaires — dont les conséquences néfastes sont exposées —, ainsi que l’importance de la bienséance et de la gratitude.[6]

L’hygiène alimentaire : définition et classification des versets coraniques

La science de l’hygiène comprend de nombreuses branches — hygiène personnelle, publique, mentale, etc. —, parmi lesquelles figure l’hygiène nutritionnelle.

L’hygiène nutritionnelle consiste à établir et à appliquer l’ensemble des principes et des règles permettant d’assurer la propreté, la conservation et la salubrité des denrées alimentaires à toutes les étapes — de la production au transport, du stockage jusqu’à la consommation finale. Cette science contribue à élever le niveau de santé de la population. Autrement dit, les aliments préparés doivent être exempts, en apparence, de tout germe de contamination ou d’agent pathogène, et riches, sur le plan qualitatif, en nutriments et en énergie, de manière à répondre aux besoins de l’organisme dans les diverses situations de croissance, de bonne santé ou de maladie.[7]

D’une manière générale, l’analyse d’ensemble des versets coraniques relatifs à l’alimentation permet de les répartir en plusieurs catégories, chacune illustrant un aspect du mode nutritionnel sain agréé par la société islamique, et systématiquement étayée par des traditions du prophète Mohammad et des imams infaillibles.

 1. Les versets relatifs aux aliments licites (halal) et purs (tayyib)

Le caractère pur et licite de la nourriture exerce des effets remarquables sur le corps et l’esprit de l’homme. La consommation de ces aliments opère chez l’individu une transformation profonde, l’amenant à une prise de conscience de lui-même et de son Créateur, et faisant de lui un être utile à lui-même comme à autrui, capable d’infléchir positivement les destinées et de guider les hommes vers Dieu.[8] À cet égard Dieu dans le Coran : « Ô gens ! Mangez de ce qui est sur la terre de licite (halal) et de pur (tayyib), et ne suivez pas les pas du Diable, car il est pour vous un ennemi déclaré. »[9] et dans un autre verset Il dit : « Mangez de ce que Dieu vous a attribué de licite (halal) et de pur (tayyib) »[10]

Dans les récits, le Messager de Dieu (paix et bénédictions sur lui) déclare : « Quiconque mange une nourriture licite, un ange se tient au-dessus de sa tête et prie pour son pardon jusqu’à ce qu’il ait fini de manger ».[11]

2. Les versets relatifs aux aliments illicites (haram) et impurs (khabâ’ith)

Ces versets précisent la nature de l’interdiction des aliments prohibés, afin de préserver et de garantir la santé physique et psychologique de l’homme par une véritable « prévention primaire ».[12]Le Coran dit à cet égard : « « Il leur déclare licite pour eux ce qui est pur et salutaire, et [déclare] illicite ce qui est [impure et] pernicieux[13] Il dit encore : « Vous sont interdits la bête morte, le sang, la viande de porc, ce sur quoi on a invoqué un autre nom que celui de Dieu, la bête étouffée, la bête assommée… »[14]

Le Messager de l’islam a déclaré : « Quiconque avale une seule bouchée illicite, sa prière ne sera pas acceptée pendant quarante nuits et ses invocations ne seront pas exaucées pendant quarante jours ; toute chair ayant crû de l’illicite est vouée en priorité au Feu »[15].

La sagesse des interdits alimentaires selon l’islam

Il est rapporté, dans le Tafsir al-Ayyachi, d’après Mohammad ibn Abdallah tenant ses sources de certains de ses compagnons, qu’il fut demandé à l’imam al-Sâdiq (sur lui la paix) : « Pourquoi Dieu a-t-Il interdit la bête morte, le sang et la viande de porc ? » L’imam répondit : « Si Dieu a interdit ces choses à Ses serviteurs et en a rendu d’autres licites, ce n’est ni par aversion pour les unes ni par préférence personnelle pour les autres. En réalité, Dieu, ayant créé les êtres, sait parfaitement ce qui est bénéfique à la constitution et à la subsistance de leur corps ; Il le leur a donc rendu licite, par un effet de Sa grâce et de Sa générosité, pour assurer leur bien-être. De même, Il sait ce qui leur est nuisible ; Il leur en a donc interdit l’usage, sauf en cas de contrainte absolue (idtirâr) — c’est-à-dire lorsque s’abstenir de l’interdit présenterait un danger plus grand que sa consommation. Dans ce cas, Il le rend licite à celui qui y est contraint, à condition de n’en user qu’à la stricte mesure du besoin, sans excès. » L’imam al-Sâdiq (sur lui la paix) ajouta :

« Quant à la bête morte (mayta), elle a été interdite afin que nul ne la consomme ni ne s’en approche ; car quiconque en mange voit son corps s’affaiblir, sa constitution s’amaigrir, la moelle de ses os se ramollir et sa descendance s’interrompre — celui qui consomme de la chair morte s’expose à une mort subite.

Quant à la consommation du sang, elle engendre chez l’homme une férocité comparable à celle du chien : elle le rend cruel et impitoyable, au point qu’il devient capable de s’en prendre à ses propres enfants ou à ses parents, et nul de son entourage n’est alors à l’abri de sa violence.

Quant à la viande de porc, son interdiction tient au fait que Dieu, en des temps révolus, a métamorphosé (maskh) certains peuples en animaux tels que le porc, le singe ou l’ours, en punition de leurs péchés ; Il en a ensuite interdit la chair, afin que les hommes ne l’intègrent pas à leurs habitudes alimentaires et ne banalisent pas ainsi le châtiment attaché à cette métamorphose.
Quant au vin, enfin, son interdiction découle de ses effets néfastes et de la corruption qu’il entraîne pour la raison et pour le corps. L’homme adonné au vin est comparable à un adorateur d’idoles : le vin le fait trembler, éteint en lui la lumière de la foi, ruine sa dignité et le pousse à commettre toutes sortes de péchés, jusqu’au meurtre et à l’adultère. Dans l’ivresse, il n’est même plus à l’abri de commettre l’inceste avec ses proches, sans en avoir conscience. Le vin conduit inéluctablement celui qui le boit vers le mal et vers le péché. »[16]

La primauté des fruits sur le repas principal et sur la viande

Dans le Coran, chaque fois que Dieu mentionne les fruits et la viande comme nourritures destinées à l’homme, Il cite systématiquement les fruits en premier. Les traditions islamiques recommandent d’ailleurs de consommer les fruits avant le repas principal — une observation que la médecine moderne confirme et préconise aujourd’hui. C’est pour cette même raison que le Prophète (pslf) recommandait de rompre le jeûne avec des dattes, geste porteur de bénédictions pour le corps et doté d’une grande valeur spirituelle. Le Coran l’illustre dans les versets suivants : « Et des fruits de leur choix, et de la viande d’oiseau selon leurs désirs. »[17] Il dit encore : « Nous les pourvoirons de fruits et de viande, tels qu’ils en désireront. »[18]

Consommer des fruits avant un repas comporte de multiples bienfaits pour la santé. Les fruits contiennent des sucres simples, faciles à digérer, que l’organisme assimile rapidement : les intestins absorbent ces glucides simples en quelques minutes à peine, ce qui apaise la sensation de faim et comble promptement le besoin de sucre du corps. À l’inverse, lorsqu’une personne remplit d’abord son estomac de nourritures lourdes, il faut au moins trois heures pour que les sucres du repas soient assimilés, ce qui prolonge d’autant la sensation de faim et la fatigue. Outre leur grande digestibilité, ces sucres simples constituent une source d’énergie idéale pour l’ensemble des cellules, en particulier pour celles de la paroi intestinale et des villosités : une fois nourries de ces sucres, ces dernières sont pleinement en mesure d’assurer, dans les meilleures conditions, l’absorption des autres nutriments.[19]

La modération dans le manger et le boire

La modération est louable en toute chose, mais elle l’est plus encore dans le manger et le boire. Au verset trente et un de la sourate A‘râf, Dieu invite d’abord l’homme à se nourrir, avant de le mettre en garde contre la gloutonnerie et l’excès et dit: « Et mangez et buvez ; et ne commettez pas d’excès ». La modération caractérisait pleinement la vie du Messager de Dieu et de ses compagnons : leur comportement alimentaire ne se limitait pas à éviter les excès, il mettait également en garde contre la privation excessive, au point d’interdire aux fidèles de pratiquer des jeûnes ininterrompus sans rupture. La tempérance dans le boire et le manger fait l’objet d’un consensus universel parmi les prophètes, les sages et les médecins de toutes les époques. Luqman le Sage, par exemple, conseillait ainsi son fils : « Si tu t’installes pour manger, préserve ton estomac »[20]

La subtilité de la modération est admirablement illustrée par ce hadith du Messager de Dieu, relatif à la nutrition : « L’homme n’a jamais rempli de récipient pire que son propre estomac. Pourtant, quelques bouchées suffisent au fils d’Adam pour se tenir droit. Mais s’il lui faut absolument manger davantage, qu’il réserve un tiers de son estomac à sa nourriture, un tiers à sa boisson, et qu’il en laisse le dernier tiers vide, pour le passage de l’air. »[21]

 Conclusion

Du point de vue du Coran et des récits, un mode de nutrition sain permet à l’individu de jouir de la santé physique et psychologique dont il a besoin. Cette exigence fait partie intégrante des priorités éducatives du Coran et de la tradition, car la clé de la santé réside précisément dans la consommation d’aliments sains et purs, conformément aux préceptes de l’islam. L’alimentation saine s’affirme ainsi comme l’un des facteurs les plus déterminants de la santé humaine — une préoccupation dont l’origine remonte aux débuts mêmes de la création. À travers Ses versets, Dieu a posé les contours généraux et particuliers d’une nutrition saine, tandis que le Prophète et les imams en ont offert, par leur mode de vie quotidien, un modèle accompli d’équilibre et de diététique.

Notes:

[1] Helmseresht et Delpisheh, Uṣūl-i ğazā va bihdāšt-i mavādd-i ğazā’ī p. 6.

[2] Rezaei Esfahani Mohammad Ali, Pežuheši dar e’djâz-e ‘elmi-ye Qor’ân, p.297

[3] Sourate Al-Baqara, 2: 172

[4] Sourate Al-A’râf , 7: 157

[5] Kamrani Monireh al-Sâdât Âsâr-e tarbiyati-ye ğazâ dar Qor’ân va Sonnat, p.40.

[6] Abbasnejad et al., 2006 : 178

[7] Ilderâbâdi, Ishâgh, Darsnâme-ye parastâri-ye behdâsht-e jâme’e, p.475

[8] Khodâdâdi, Jamshid, Pânzdah ruz tâ salâmati (bâz-ḵâni-ye âyât-e marbut be ğazâ-ye ensân dar Qor’ân-e Karim), p.141

[9] Sourate Al-Baqara, 2 : 168-169.

[10] Sourate Al-Mâ’ida, 5 : 88

[11] Qotb al-Din al-Râvandi, Al-Da’awât, p .25

[12] Abbasnejad et al., Qor’ân va Teb, p. 53

[13] Sourate Al-A’râf , 7 : 157

[14] Sourate Al-Mâ’ida,5 : 3

[15] Majlisi, Bihâr Anwar, vol. 66, p.314

[16] Tabataba’i, Al-Mizân fî tafsîr al-Qor’ân, vol. 5, p. 308

[17] Sourate Al-Wâqi’a , 56 :20-21

[18] Sourate At-Tûr, 52 : 22

[19] Seyfollâhi, Vajhollâhi, Shegefti-hâ-ye Qor’ân, p. 47-48

[20] Diâb, ‘Abdol-Hamid, Teb dar Qor’ân, p. 194

[21] Ibn Maja, Sonan Ibn Mâdjah, hadith 334, p. 268.

Sources :

  1. Abbasnejad, Mohsen et collaborateurs, Qor’ân va Teb, Machhad : Bonyâd-e Pažuheš-hâ-ye Qor’âni-ye Ḥawzeh va Dânešgâh, 2006.
  2. Diâb, ‘Abdol-Hamid – Qorqouz, Ahmad, Teb dar Qor’ân, Sanandadj : Entešârât-e Ârâs, 2010.
  3. Helmseresht et Delpisheh, Ossoul-e ghazâ va behdâcht-e mavâdd-e ghazâ’î, Téhéran : Nashr-e Tchihr, 2010
  4. Ibn Mâdjah, Sonan Ibn Mâdjah, Beyrouth : Dâr al-Fikr, s.d.
  5. Ilderâbâdi, Ishâgh, Darsnâme-ye parastâri-ye behdâsht-e jâme’e, Téhéran : Jâme’e-Negar, 2005.
  6. Kamrani Monireh al-Sâdât Âsâr-e tarbiyati-ye ğazâ dar Qor’ân va Sonnat, Bâbol : Mab’ath – Gol-hâ-ye Behesht,
  7. Khodâdâdi, Jamshid, Pânzdah ruz tâ salâmati (bâz-ḵâni-ye âyât-e marbut be ğazâ-ye ensân dar Qor’ân-e Karim), Téhéran : Daftar-e Pažuheš va Nachr-e Sohravardi, 2006.
  8. Majlesi, Mohammad-Bâqer, Bihâr al-anwâr, Beyrouth : Mo’assaseh al-Wafâ’, 1982.
  9. Qotb al-Din al-Râvandi, Sa’id b. ‘Abdollâh, Al-Da’awât, Qom : Mo’assaseh-ye Imâm Mahdi, 1986.
  10. Rezaei Esfahani Mohammad Ali, Pežuheši dar e’djâz-e ‘elmi-ye Qor’ân, Rasht : Ketâb-e Mobin, 2002.
  11. Seyfollâhi, Vajhollâh, Shegefti-hâ-ye Qor’ân, Rasht : Jahâd-e Dânešgâhi, 2000.
  12. Tabâtabâ’i, Seyyed Mohammad-Hosayn, Al-Mizân fî tafsîr al-Qor’ân, Qom : Daftar-e Entešârât-e Eslâmi,

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