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La pureté et l’hygiène corporelle en Islam

La pureté et l’hygiène corporelle en Islam

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La question de la pureté et l’hygiène occupe, en Islam, une place si centrale qu’elle ne peut être réduite à une simple exigence d’hygiène corporelle. Elle relève d’une vision globale de l’être humain, de son rapport à Dieu, à son propre corps, à ses semblables et à l’espace qu’il habite. Dans la tradition islamique, la pureté désigne à la fois l’état rituel requis pour l’accomplissement de certains actes cultuels, la propreté matérielle du corps et des vêtements, ainsi que l’élévation intérieure du cœur et de l’âme. Cette triple dimension apparaît dès les premiers enseignements coraniques et prophétiques, et elle structure toute l’économie de la pratique religieuse.

Approche doctrinaire et spirituelle de La pureté et l’hygiène en islam

Le croyant authentique ne peut se contenter d’une foi abstraite. Sa foi doit se traduire dans sa manière de vivre, de se présenter, de parler, de marcher, de se tenir devant Dieu et d’interagir avec les autres. C’est pourquoi l’Islam a fait de la purification une condition indispensable de l’adoration. Il a établi des règles précises de la pureté et l’hygiène en Islam, les ablutions, le bain rituel, l’ablution sèche, l’entretien du corps, la propreté des vêtements, la pureté de la bouche et la sanctification des lieux de prière.

Le Coran évoque la pureté et l’hygiène dans de nombreux contextes afin de rappeler au croyant que la purification est un principe fondamental de la vie spirituelle. Dieu parle de ce qui est pur dans les demeures éternelles, de l’eau pure « Nous fîmes descendre du ciel une eau pure et purifiante »[1], de la boisson pure « Et leur Seigneur les abreuvera d’une boisson très pure »[2], des cœurs purifiés « C’est plus pur pour vos cœurs et leurs cœurs »[3], des épouses purifiées « ils auront là des épouses pures, et là ils demeureront éternellement, »[4]  des personnes que Dieu lui-même aime parce qu’elles se purifient « Allah aime ceux qui se repentent, et Il aime ceux qui se purifient »[5]. Cette répétition n’est pas fortuite. Elle montre que la pureté est une voie d’élévation, une manière de se rapprocher de Dieu et de préparer son âme à Sa rencontre.

Dans les versets relatifs à Maryam la mère de Jésus, le Coran affirme : « Ô Marie, certes Allah t’a élue et purifiée ; et Il t’a élue au-dessus des femmes des mondes ».[6] À propos des Gens de la Maison, Dieu déclare : « Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure, ô gens de la maison [du prophète], et veut vous purifier pleinement. »[7] Ces versets montrent que la pureté et l’hygiène, dans sa forme la plus haute, sont liées à l’élection divine, à la sanctification et à la proximité de Dieu. Dans cette perspective, être pur ne signifie pas seulement être propre ; cela signifie aussi être disponible pour la présence divine, dégagé des impuretés du corps et des passions du cœur.

La pureté et l’hygiène comme fondement de la prière

Sur le plan juridique, la pureté et l’hygiène constituent l’un des premiers chapitres des grands traités de fiqh. Les manuels classiques ouvrent presque toujours leur exposition par le Livre de la pureté, ce qui traduit une hiérarchie doctrinale précise : avant même de parler de la prière, du jeûne ou du pèlerinage, le juriste traite de l’état dans lequel le croyant doit se trouver pour accomplir valablement ses obligations religieuses. Les ouvrages de pratique religieuse rédigés par les autorités juridiques consacrent également leurs premières pages à la pureté, aux impuretés rituelles, aux agents purificateurs et aux conditions de validité des actes d’adoration.

Le Prophète a énoncé un principe fondamental : « Point de prière sans purification. »[8] Le sens de ce hadith est décisif : la prière ne peut être dissociée de la purification préalable. Lorsqu’un croyant découvre, au cours de la prière, qu’il n’était pas en état d’ablution, il doit interrompre sa prière, car celle-ci ne saurait être valide en l’absence de Tahārah. Le fiqh mentionne d’ailleurs, en se basant sur la parole du Noble Prophète (pslf) : « La prière ne doit être refaite que pour cinq raisons »[9],  les cas où la prière doit être recommencée, parmi lesquels figurent l’absence de purification, le temps de prière, l’orientation vers la qibla, l’inclinaison et la prosternation. La pureté n’est donc pas un accessoire de la prière ; elle en est l’une des conditions constitutives.

Ainsi, avant de se lever pour la prière, le croyant se lave, se purifie, se prépare, se recueille. Il ne se présente pas devant son Seigneur dans la négligence, l’impureté ou l’indifférence. Il sait que la prière n’est pas un simple acte mécanique ; elle est une rencontre sacrée avec son Seigneur.

L’Islam attache à la question de la pureté et l’hygiène une telle importance qu’il fait de la purification un objet d’amour divin. Le Coran déclare : « Dieu aime ceux qui se repentent, et Il aime ceux qui se purifient. »[10]  Le verset associe le repentir moral à la purification rituelle, ce qui révèle la profonde unité entre le corps et l’âme dans l’éthique islamique. La pureté n’est pas seulement un ensemble de gestes ; elle est une disposition intérieure qui dispose le croyant à la rencontre de Dieu.

La pureté et l’hygiène extérieure

L’Islam nous enseigne que le corps est un dépôt confié par Dieu. Il doit être respecté, entretenu et purifié. Le bain rituel n’est pas un simple geste de pureté et l’hygiène: il est un acte d’adoration, une préparation spirituelle, une discipline de l’âme à travers le soin du corps. Lorsque l’Islam ordonne à la pureté et l’hygiène, il ne nous impose pas une contrainte vide de sens. Il nous invite à retrouver la fraîcheur de la pureté, à revenir à un état de disponibilité intérieure. Le croyant comprend alors que la pureté et l’hygiène ne sont pas un luxe, mais une exigence de la foi.

C’est pourquoi l’Islam recommande de prendre soin de son corps, de ses cheveux, de ses ongles, de ses dents, de sa bouche et de son apparence générale. Le Prophète a insisté sur l’importance de la pureté et l’hygiène. Il a encouragé l’usage du miswak et a enseigné que la bouche doit être propre avant la prière. De même, il a déconseillé à celui qui a consommé de l’ail ou de l’oignon de se rendre à la mosquée si son haleine risque d’incommoder les autres fidèles. Voilà une religion qui respecte la dignité d’autrui jusque dans les détails les plus subtils.

La pureté et l’hygiène des vêtements

Le Coran ordonne explicitement : « Et tes vêtements, purifie-les. »[11] Ce verset est d’une profondeur remarquable. Il nous enseigne que la foi ne supporte ni saleté ni négligence. Celui qui se présente devant Dieu doit soigner ses vêtements comme il soigne sa prière.

Le croyant doit donc veiller à porter des habits propres, décents et convenables. L’Islam aime la beauté, mais une beauté équilibrée, sans orgueil ni extravagance. Le Noble Prophète a dit : « Dieu aime la beauté et la belle apparence, et Il a en aversion la misère et l’affectation de misère. Lorsque Dieu accorde une grâce à l’un de Ses serviteurs, Il aime en voir les marques sur lui. On demanda : « Comment cela ? » Il répondit : « Qu’il porte des vêtements propres, qu’il se parfume, qu’il entretienne sa maison, qu’il balaie le seuil de sa cour — car même allumer une lampe avant le coucher du soleil éloigne la pauvreté et accroît la subsistance. » »[12] Il n’encourage ni la misère apparente ni l’ostentation. Il invite à une élégance modeste, à une simplicité digne, à un vêtement qui honore la personne sans la tromper.

Les vêtements propres ne sont pas une question secondaire. Ils expriment l’ordre intérieur du croyant. Les traditions recommandent de porter des vêtements propres et, autant que possible, de couleur claire. Imam Ali (as) a dit : « « Un vêtement propre chasse le souci et la tristesse, et contribue à la bonne tenue de la prière. »[13] Le vêtement blanc est particulièrement valorisé parce qu’il permet de voir immédiatement la moindre souillure et de prendre les mesures nécessaires. Ce choix possède une portée pratique et symbolique : il éduque le regard à la vigilance et rappelle que la pureté se maintient par une attention constante. Loin d’être un détail esthétique, l’habillement participe de la discipline morale du croyant. Le Prophète dit à cet égard : « Soyez propres par tous les moyens dont vous disposez, car le Dieu Très-Haut a fondé l’islam sur la propreté, et seul celui qui est propre et pur entrera au paradis. »[14]

La pureté et l’hygiène corporelle

L’islam développe une véritable culture de la pureté et l’hygiène corporelle. Le bain rituel (ghusl) fait partie des prescriptions majeures, notamment en état d’impureté majeure. Le Coran dit : « Si vous êtes en état d’impureté majeure, alors purifiez-vous ».[15] Cette prescription indique que le corps du croyant doit être préparé avec soin avant certains actes cultuels. La pureté et l’hygiène rituelle ne sont pas une abstraction, mais une pratique concrète qui engage l’ensemble du corps.

La tradition recommande également divers bains rituels surérogatoires, notamment le vendredi, lors des fêtes de l’Islam, à l’occasion de certaines nuits bénies et dans d’autres situations de mérite spirituel. L’objectif est double : maintenir la pureté et l’hygiène du corps et associer la purification à des temps de grâce. La régularité de ces pratiques témoigne de la pédagogie islamique, qui relie l’attention à la pureté et l’hygiène du corps à la conscience du sacré. Le Prophète dit à cet égard : « Purifiez vos corps, et que Dieu vous purifie ! En effet, aucun serviteur ne passe la nuit en état de pureté sans qu’un ange ne veille à ses côtés. Et chaque fois que, dans son sommeil, il se retourne, l’ange implore Dieu de lui accorder un bien, qu’il soit de ce monde ou de l’au-delà, et Dieu exauce sa prière. »[16]

L’Islam recommande aussi de se parfumer avant la prière et de prendre soin de sa présentation corporelle. La pureté et l’hygiène ne doivent pas être comprises comme une austérité négligée, mais comme une forme de beauté ordonnée. Une personne propre, soignée et discrètement parfumée honore la prière et respecte les autres fidèles. Là encore, nous voyons que l’Islam n’est pas une religion égoïste. Il ne nous demande pas seulement d’être propres pour nous-mêmes, mais de l’être aussi pour la communauté. Ainsi, la propreté n’est pas seulement pour des raisons de confort personnel : c’est pour ne pas gêner les autres, pour préserver l’harmonie de l’assemblée, pour honorer les lieux de prière.

La pureté et l’hygiène de la langue et de la bouche

La pureté et l’hygiène en Islam ne s’arrêtent pas à la peau ou au tissu. Elle concerne aussi la bouche, la parole et l’odeur. Le croyant doit purifier sa bouche comme il purifie son cœur. La parole qui sort de la bouche doit être aussi pure que l’organe d’où elle sort. La pureté et l’hygiène de la bouche occupent une place singulière dans la tradition prophétique. Le Prophète a dit : « Utilisez le fil dentaire, car il nettoie la bouche et préserve la santé des gencives. »[17] C’est pourquoi l’Islam accorde tant d’importance à l’hygiène buccale. Le miswak, le brossage des dents, le soin apporté à l’haleine, tout cela fait partie de la culture islamique de la pureté. Se nettoyer les dents avant l’adoration n’est pas seulement un geste hygiénique ; c’est une manière d’entrer dans la prière avec dignité et respect.  Il est rapporté dans un récit que le Prophète de Dieu a dit : « Pourquoi vous vois-je entrer chez moi avec des dents couvertes de tartre et jaunies, et les cheveux en désordre ? Pourquoi ne vous brossez-vous pas les dents ? »[18]

La pureté de la bouche comporte aussi une dimension sociale. Il est déconseillé à celui qui a consommé de l’ail, de l’oignon ou toute substance à forte odeur de se rendre directement à la mosquée si son haleine risque d’incommoder les autres. Ce principe est fondé sur le respect d’autrui et sur la préservation de la sérénité collective. La règle est d’autant plus significative qu’elle montre que l’Islam ne sépare jamais l’adoration de l’éthique relationnelle.

La pureté et l’hygiène du lieu d’habitation

L’islam aborde également ce que l’on appellerait aujourd’hui les questions de la pureté et l’hygiène urbaine et d’administration municipale. Ils abordent les déchets, les abattoirs, les nuisances, les fumées, la salubrité des rues, l’entretien des jardins et la propreté des espaces publics. Cette dimension montre que l’Islam ne réduit pas la religion au culte individuel ; il lui assigne aussi une fonction civique. La qualité d’une ville se mesure à sa propreté, et la propreté elle-même relève d’un devoir collectif.  Le Noble Prophète dit à cet égard : « Balayer les pièces de la maison éloigne la pauvreté. »[19]

Dans cette perspective, les agents de propreté et d’assainissement (comme des éboueurs) doivent être considérés avec respect. Leur rôle est essentiel à la santé publique et à la dignité collective. L’Islam, en exaltant la purification, accorde par là même une valeur morale à ceux qui contribuent à la salubrité des espaces de vie. Le croyant ne peut mépriser celui qui nettoie, car ce dernier accomplit une fonction indispensable au bien commun.

L’idée qu’un espace public soit souillé par négligence ou mépris contredit directement l’esprit de la tahārah. L’espace partagé doit être gardé pur et propre, et toute impureté doit être écartée.

La pureté et l’hygiène de la mosquée

La mosquée est un lieu de lumière, de paix et de purification. Elle doit rester propre, respectée et honorée. C’est pourquoi les enseignements islamiques recommandent de préserver sa propreté, de faire les ablutions avant d’y entrer lorsque cela est possible, et d’éviter tout ce qui pourrait porter atteinte à sa dignité. La mosquée représente le lieu par excellence de la rencontre avec Dieu. Il est également conseillé d’éviter d’y introduire toute souillure susceptible de nuire à la sanctification de l’espace.

Abraham, qualifié dans le Coran de modèle de pureté et de soumission, reçoit l’ordre de purifier la Maison sacrée pour les pèlerins « Et Nous confiâmes à Abraham et à Ismaël ceci : « Purifiez Ma Maison pour ceux qui tournent autour, y font retraite pieuse, s’y inclinent et s’y prosternent ».[20] Ce verset coranique fait de la purification de la mosquée une responsabilité d’ordre religieux, confiée à un grand prophète, ce qui confère à la propreté des espaces de culte une dignité remarquable. Le nettoyage n’est pas une tâche servile ; il est un service sacré rendu à la communauté et à Dieu.

Ainsi, la mosquée n’est pas un simple bâtiment ; elle est un espace sanctifié qui doit refléter l’ordre, la propreté et le recueillement. Préserver sa pureté revient à préserver la dignité de la communauté croyante.

La pureté et l’hygiène spirituelle

Au-delà de la pureté et l’hygiène corporelle, l’Islam accorde une importance supérieure à la purification de l’âme. La pureté intérieure et la purification de l’âme consistent à se débarrasser de la rancune, de l’orgueil, de l’hypocrisie, de la jalousie, de la colère injuste et de toutes les maladies spirituelles qui obscurcissent l’âme. Le croyant doit apprendre à purifier son regard, ses pensées, ses intentions et ses émotions. Il doit veiller à ce que son cœur reste vivant, humble et tourné vers Dieu.

La pureté et l’hygiène intérieure exigent aussi une discipline de la langue, du jugement et du regard. L’Islam ne limite pas la pureté à un moment précis. Elle accompagne l’être humain de la naissance à la mort. Le nouveau-né reçoit l’appel à la prière à l’oreille, comme pour inaugurer sa vie dans le souvenir de Dieu. Et lorsque le croyant meurt, on lave son corps, on l’enveloppe dans un linceul pur, puis on l’enterre avec dignité.

Quelle religion sublime que celle qui entoure la vie entière de pureté ! Le berceau et la tombe sont, dans la perspective islamique, deux seuils marqués par le rappel de Dieu et par la purification. L’existence du croyant doit donc être comprise comme un itinéraire spirituel, rythmé par la propreté, la prière et le repentir.

Conclusion

La pureté et l’hygiène en Islam ne sont pas un détail ; elle est une école de vie. Elle éduque le corps, discipline les comportements, polit les relations humaines et élève l’âme vers Dieu. Celui qui comprend la pureté et propreté comprend que la foi ne se limite pas aux mots, mais qu’elle se manifeste dans la manière de vivre, de se présenter et d’honorer les commandements divins.  Que Dieu purifie nos cœurs, nos regards, nos paroles, nos intentions, nos foyers, nos mosquées et nos sociétés. Qu’Il fasse de nous des serviteurs qui aiment la pureté, qui la pratiquent et qui la transmettent autour d’eux, afin que notre vie entière devienne un chemin vers Sa proximité et Sa satisfaction.

Notes:

[1] Sourate al-Furqân, 25 : 48.

[2] Sourate al-Insân, 76 : 21.

[3] Sourate al-Ahzab, 33 : 53.

[4] Sourate al-Baqara, 2 : 25.

[5] Sourate al-Baqara, 2 : 222.

[6] Sourate Aal Imran, 3 : 42

[7] Sourate al-Ahzab, 33 : 33.

[8] Man lā yaḥḍuruhu al-faqīh, Vol.1, p.33.

[9] Man lā yaḥḍuruhu al-faqīh, Vol.1, p.279.

[10] Sourate al-Baqara, 2 : 222.

[11] Sourate Al-Muddaththir, 74 : 4.

[12] Amālī (al-Ṭūsī), p. 275, n° 526

[13] Kāfī (éd. islamique), vol. 6, p. 444, n° 14.

[14] Nahj al-faṣāḥa, p. 391, n° 1182

[15] Sourate al-Maida, 5 : 6.

[16] Mustadrak al-wasāʾil, vol. 1, p. 297, n° 662

[17] Al-Kāfī (éd. Islamique), vol. 6, p. 376, hadith n° 5

[18] Al-Maḥāsin, p. 561, n° 943

[19] Wasāʾil al-šīʿa, vol. 5, p. 317, n° 6658

[20] Sourate al-Baqara, 2 : 125.

Sources :

  1. Coran
  2. Koleyni, Al-Kāfī, Dār al-Kutub al-Islāmiyya, Téhéran, 1986.
  3. Barqi, Ahmad ibn Mohammad ibn Khālid, Al-Maḥāsin, Édité par Jalāl al-Dīn Muhaddith, Qom : Dār al-Kutub al-Islāmiyya, 1951.
  4. Al-Horr Al-ʿĀMILĪ, Wasā’il al-Shīʿa, Qom : Moʾassasat Āl al-Bayt li-Iḥyāʾ al-Turāth, s.d.
  5. Cheikh Sadouq, Mohammad Ibn Babawayh, Man lā yaḥḍuruhu al-faqīh, Qom : Daftar-i Intishārāt-i Islāmī, 1992.
  6. Cheikh Toussi, Mohammad ibn al-Hassan, Amālī, Qom : Dār al-Thaqāfa, 1993.
  7. Pāyandeh, Abū al-Qāsim, Nahj al-faṣāḥa, Téhéran : Dunyā-yi Dānish, 2003
  8. Nouri Hussein ibn Mohammad Taqi, Mustadrak al-wasāʾil, Qom : Muʾassasat Āl al-Bayt ʿalayhim al-salām li-Iḥyāʾ al-Turāth, s.d.
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