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Les bienfaits de l'assistance aux malades en islam

Les bienfaits de l’assistance aux malades en islam

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L’islam est une religion qui vise au perfectionnement de l’être humain. Rendre service à ses semblables y est en effet considéré comme l’un des actes d’adoration les plus nobles et l’une des plus hautes valeurs humaines. L’assistance aux malades peut constituer une voie privilégiée pour se rapprocher de Dieu et atteindre la plénitude humaine. Une telle vision de cette profession insuffle aux infirmiers et infirmières un dynamisme et un dévouement singuliers, les amenant à percevoir leur travail comme un devoir à la fois divin et humain.

Valeur spirituelle et eschatologique de l’assistance aux malades

Dans les paroles des Infaillibles (as), l’assistance aux malades et le service rendu à ses semblables est élevé au rang des meilleures adorations et des plus grandes vertus humaines. Ainsi, un récit rapporté de l’Imam al-Sâdiq (as) enseigne : « Chaque fois qu’un musulman répond au besoin d’un autre musulman, Dieu — Béni et Exalté soit-Il — lui lance cet appel : « Il M’incombe de te récompenser, et Je ne saurais agréer pour toi un don inférieur au Paradis. » »[1]

Seules les personnes dotées d’une motivation profonde, d’une grande force d’endurance, de compassion et de patience peuvent embrasser la profession d’infirmier et se consacrer à l’assistance aux malades. Ces personnes occupent une place de choix dans le cœur des gens et jouissent d’une immense estime sociale. En effet, chacun sait que les gratifications matérielles ne sauraient compenser le travail éprouvant de ceux qui assistent les malades ; c’est auprès de Dieu qu’ils doivent recevoir leur véritable rétribution. Le public, guidé par la maxime « Qui ne remercie pas la créature ne remercie pas le Créateur », honore leurs efforts constants et désintéressés. Cet hommage rendu à l’assistance aux malades témoigne de la valeur sociale et du statut élevé de cette profession.

Le noble Prophète de l’Islam (pslf) a mis en exergue la valeur des soins infirmiers à travers ce hadith : « Quiconque veille sur un malade un jour et une nuit, Dieu le ressuscitera en compagnie d’Abraham l’Ami intime (p), et il traversera le Pont (al-Sirât) avec la rapidité de l’éclair »[2] ; « et quiconque s’efforce de répondre au besoin d’un malade et le satisfait, sortira de ses péchés purs comme le jour où sa mère l’a mis au monde ».[3]

L’assistance aux malades dans la Sîrah des guides infaillibles (as)

L’intérêt que les prophètes et les imams infaillibles (as) ont porté à l’assistance aux malades atteste de l’importance et de la noblesse de ce métier. Auprès de Dieu, l’assistance aux malades est précieuse, et ceux qui les dispensent sont aimés et respectés. L’installation d’une tente dédiée aux soins au sein même de la mosquée du Prophète illustre l’attention et l’engagement particuliers du Messager à l’égard de cette sainte mission. Il est rapporté à ce sujet qu’au lendemain de la bataille d’Uhud, les gens soignaient et veillaient sur les blessés dans l’enceinte de la mosquée. On lit également dans la Sîrah d’Ibn Hichâm : « Sur ordre du Prophète, Sa’d ibn Mu’âdh — l’un de ses compagnons proches, gravement blessé lors de la bataille du Fossé (Khandaq) — fut installé dans la mosquée, sous la tente d’une femme de la tribu d’Aslam prénommée Rufaydah. Dans cette tente, Rufaydah soignait les blessés de guerre et leur prodiguait des soins attentifs. »

L’histoire islamique conserve plusieurs témoignages des soins que le noble Prophète de l’Islam prodiguait lui-même aux malades. L’un de ces épisodes est rapporté par le Grand Savant Majlisî, d’après l’Imam Ali (as) : « Une nuit, une forte fièvre s’empara de moi et me priva de sommeil. Le Messager de Dieu resta alors éveillé à mes côtés jusqu’au matin, partageant sa nuit entre mon chevet et sa prière. Après chaque prière, il s’approchait de moi pour s’enquérir de mon état et m’ausculter du regard. Le Prophète agit ainsi jusqu’à l’aube. Puis, après avoir dirigé la prière avec ses compagnons, il pria en ma faveur : « Ô Dieu, guéris Ali et accorde-lui la santé, car sa maladie m’a privé de sommeil cette nuit ! » »

Cette bienveillante attitude du Prophète se manifestait tout autant envers ses autres compagnons. Il est rapporté que lorsque Sa’d ibn Mu’âdh, figure éminente parmi les compagnons du Messager de Dieu ayant grandement œuvré pour la défense de l’Islam, fut grièvement blessé lors de la bataille du Fossé, le Prophète ordonna de dresser une tente dans la mosquée et prit personnellement en charge son traitement et ses soins. Ces modèles de conduite illustrent la valeur suprême de l’assistance aux malades. À cet égard, l’Imam Khomeini (que la miséricorde de Dieu soit sur lui) affirmait : « Le métier d’infirmier est l’une des professions les plus nobles. Si l’être humain s’en acquitte en conformité avec ses devoirs humains et religieux, il s’agit d’une adoration qui se classe parmi les actes de piété de premier ordre. Prendre soin d’un malade est une tâche fort difficile, mais ô combien précieuse. Si l’on veille sur un malade avec affection, comme on le ferait pour un frère ou une sœur, et que cela est accompli pour s’acquitter d’un devoir humain et divin, cela compte parmi les adorations les plus méritoires. »

Les bienfaits et les vertus de l’assistance aux malades

En prenant soin des malades, les infirmiers leur procurent un soulagement profond et, en veillant à leur bien-être, ils s’attirent la bienveillance divine. Par ailleurs, la joie d’aider autrui est ancrée dans la nature originelle et pure de l’être humain. Lorsque l’infirmier transforme la souffrance et la tristesse du patient en joie et en vitalité, et qu’il voit un sourire de bonheur se dessiner sur ses lèvres, il en éprouve lui-même une immense joie, oubliant instantanément toutes les peines et les difficultés endurées. Il s’établit ainsi une relation chaleureuse et réciproque, empreinte d’affection, entre le soignant et le soigné. Le secret de cette sympathie réside dans cette précieuse parole du Prophète de l’Islam : « Les cœurs ont été naturellement enclins à aimer ceux qui leur font du bien, et à éprouver de l’aversion pour ceux qui leur font du tort. »[4]

Cette bienfaisance, outre l’estime sociale qu’elle suscite, attire l’agrément divin, car le Coran déclare explicitement : « Et faites le bien, car Dieu aime les bienfaiteurs. »[5]

L’assistance aux malades exerce également des effets remarquables sur le développement de la personnalité du soignant. En acceptant les tâches tant aisées que pénibles liées au patient, l’infirmier éradique en réalité l’égoïsme en lui pour enraciner l’altruisme et l’amour du prochain. Prendre soin des malades développe en lui l’humilité et la douceur, tout en l’éloignant de la vanité. Fort de son engagement et de sa responsabilité envers le patient, il fait preuve de patience face à un être en proie à la douleur, et tolère les réactions vives ou les emportements du malade, conscient que ceux-ci sont dictés par la souffrance. Tout cela constitue un cheminement vers l’accomplissement de soi, l’acquisition des vertus humaines et l’accession aux sommets de la longanimité — cette vertu que le Commandeur des croyants, l’Imam Ali (p), jugeait primordiale lorsqu’il disait : « Il n’est de noblesse égale à la longanimité (al-Hilm). »

En assistant les malades, l’infirmier s’attire leurs bénédictions et fait sienne cette lumineuse parole de l’Imam al-Sâdiq (p) : « Visitez vos malades et sollicitez leurs prières, car leur prière équivaut à celle des anges. » Le noble Prophète (p) a promis une prière exaucée à quiconque rend visite à un musulman souffrant :  Ta prière auprès du malade est exaucée. »

L’impact salutaire des soins infirmiers est également décrit dans un propos limpide et saisissant du Messager de Dieu (pslf) : « Quiconque assiste une personne affaiblie dans son corps pour l’aider dans ses affaires, Dieu l’assistera dans les siennes et dépêchera, au Jour de la Résurrection, des anges pour l’aider à traverser ces scènes terrifiantes et à franchir les fossés de feu, de sorte qu’il ne soit atteint ni par leurs vapeurs toxiques ni par leurs vents brûlants, et qu’il traverse le Pont (al-Sirât) vers le Paradis en toute sécurité et paix. »[6]

Les devoirs de l’assistant aux malades à la lumière des récits

Veiller sur le malade et prendre soin de lui est une recommandation partagée par tous nos guides religieux. Par conséquent, assurer un suivi rigoureux du patient jusqu’à sa guérison complète est un devoir impératif. Accompagner le malade dans les épreuves de son traitement, au-delà de la réponse à ses besoins physiques, contribue à préserver sa vitalité et son moral. Délaisser un malade ou faire preuve d’indifférence à son égard peut compromettre sa santé, voire mettre sa vie en danger. C’est dans cette optique que l’Imam al-Sâdiq (p) déclara au compagnon de route d’un malade : « Rester assis auprès de lui (pour veiller sur lui) est préférable pour toi que de prier dans la mosquée. »[7]

S’efforcer de soulager les besoins des malades procure une rétribution infinie auprès de Dieu. L’Imam al-Sâdiq (p) a dit dans une autre parole : « Quiconque s’efforce de répondre aux besoins d’un malade, que sa demande soit satisfaite ou non, sortira de ses péchés comme le jour où sa mère l’a mis au monde. »[8]

Certes, satisfaire les souhaits des malades requiert une parfaite compréhension de leur situation. L’assistant aux malades doit donc s’employer à combler les besoins physiques, psychologiques, spirituels et sociaux du patient. Il doit savoir se mettre à sa place et lui accorder, dans la mesure du possible, le confort et la tranquillité qu’il désirerait pour lui-même. Le Commandeur des croyants (as) recommandait ainsi à son noble fils : « Ô mon fils ! Fais de toi-même la balance entre toi et autrui : aime pour autrui ce que tu aimes pour toi-même, et déteste pour lui ce que tu détestes pour toi-même.»[9]

L’Imam Khomeini (que la miséricorde de Dieu soit sur lui) a également mis en lumière cette règle d’or essentielle dans une très belle formule : « Je répète encore qu’il vous faut être extrêmement affectueux envers le malade. Depuis l’agent d’accueil à la porte jusqu’au médecin et à l’infirmier, le comportement doit être bon et bienveillant. Imaginez que vous êtes vous-même malade, admis dans un hôpital ; qu’attendez-vous du personnel, des médecins et des infirmiers ? Ce que vous attendez d’eux, les autres malades l’attendent de vous. »

Le sommeil et le repos étant indispensables au rétablissement du malade, le fait de lui offrir un environnement calme, paisible et préservé du bruit exerce une influence bénéfique sur sa santé.

 Bienveillance et patience de l’assistant aux malades

Comprendre la situation du patient, ses souffrances morales et physiques, ainsi que ses besoins affectifs, constitue le premier pas vers l’établissement d’une relation de confiance entre le malade et l’assistance aux malades. L’esprit d’éthique, de compassion et de soutien doit guider toutes les interactions de l’assistant aux malades. Parfois, par une simple marque de sympathie ou un sourire rassurant, l’assistant aux malades offre au patient le plus beau témoignage de solidarité humaine. L’expérience montre que lorsque les malades ont confiance en ceux qui les entourent, ils recourent moins aux analgésiques et aux interventions thérapeutiques lourdes pour apaiser leur douleur. On ne saurait dissocier la relation thérapeutique de la dimension éthique et affective, ni se borner à une approche froide et mécanique. L’infirmier doit se parer de patience en comprenant la vulnérabilité et la grande sensibilité du patient liées à son état.

Le malade, éloigné de son cadre familial et confronté à un environnement étranger ainsi qu’à des visages inconnus, est souvent rendu anxieux et difficile par la peur de la maladie ou d’une opération chirurgicale. Plus que jamais, il a besoin de compréhension et d’empathie. Dans de telles situations, le patient recherche la patience et la douceur de l’assistant aux malades pour retrouver son équilibre intérieur. L’infirmier transmet sa propre sérénité au malade et, grâce à cet apaisement psychologique, favorise sa guérison. Il faut savoir que toute anxiété, tension ou agressivité contribue à aggraver la maladie ; par son tact et sa noble attitude, l’infirmier préserve le patient de ces états négatifs. Il est fort utile de méditer cette parole de l’Imam Ali (as) : « La douceur et la bienveillance (al-Rifq) sont la clé du succès et de la réussite. »[10]

La douceur tempère les réactions difficiles du malade et transforme un patient irritable et impatient en une personne calme et sereine, capable de contribuer efficacement à sa propre guérison. De surcroît, l’être humain a un besoin fondamental d’affection et d’amitié, un besoin encore plus exacerbé chez les malades. Dès lors, l’un des devoirs moraux de l’infirmier est d’établir une relation empreinte de tendresse avec ces personnes souffrantes. L’Imam al-Sâdiq (as) donne ce conseil aux soignants : « Les hommes se divisent en deux catégories : l’affligé et le bien-portant. Faites donc preuve de compassion envers l’affligé, et louez Dieu pour la santé qui vous est accordée. »[11]

L’assistance aux malades et le devoir d’insuffler l’espoir au malade

Fondamentalement, la complicité et l’empathie sont des besoins primaires de l’homme, inscrits dans sa nature profonde. Dans une vie normale, ce besoin est naturellement comblé par les amis et les proches. Cependant, durant les jours de maladie, ce sont l’assistance aux malades qui comblent ces manques affectifs par leur présence chaleureuse, apaisant le malade grâce à leur soutien moral. En exprimant sa sympathie, l’infirmier se place aux côtés du patient. Lorsque ce dernier constate que les autres, et en particulier les soignants, partagent sa peine et considèrent sa douleur comme la leur, il ressent un espoir et une paix salvateurs. Hormis pour les patients atteints de maladies hautement contagieuses, il ne faut pas fuir la compagnie ni la conversation des malades. Un récit rapporte : « Un homme atteint de la variole se présenta devant le noble Prophète et ses compagnons alors qu’ils prenaient leur repas. Partout où cet homme tentait de s’asseoir, les présents s’écartaient de lui ; le Prophète l’installa alors à ses côtés. » Cette attitude réconfortante du Prophète est un modèle de comportement à suivre en de telles circonstances.

 Un autre facteur essentiel pour fortifier le moral du patient et dissiper son anxiété consiste à lui redonner espoir en la vie. Le désespoir conduit à l’effondrement psychologique de l’individu. Il incombe donc à l’entourage du malade, et singulièrement aux infirmiers, de raviver en lui l’espoir de vivre et de recouvrer la santé, conformément à cette recommandation du Prophète de la Miséricorde : « Lorsque vous entrez chez un malade, rassurez-le quant à la durée de sa vie (insufflez-lui l’espoir d’une longue vie). Certes, cela ne change rien au décret divin, mais cela apaise et réjouit l’âme du malade. »[12]

Cette démarche est d’une grande efficacité psychologique, car le malade est souvent assailli par l’idée angoissante que sa pathologie pourrait lui être fatale. Lorsque cette pensée se répète, le sentiment de la mort imminente se renforce, l’amenant à perdre espoir en l’avenir, ce qui engendre tristesse, impatience et irritabilité, au détriment de lui-même et de ses proches.

C’est pourquoi l’Islam recommande à quiconque accompagne un malade — qu’il soit infirmier ou visiteur — de lui suggérer des pensées de longévité et de guérison, afin que ces paroles positives effacent ses angoisses et fassent renaître l’espoir. Bien que le fait de rassurer le malade et de lui prédire une longue vie n’influe en rien sur le destin arrêté ni sur le terme fixé par Dieu (*Ajal*), cela exerce un effet excellent sur la psychologie du patient, apportant paix à son cœur et sérénité à son âme, ce qui est déjà considérable.

Conclusion

Il convient de garder à l’esprit que la bienveillance envers les malades, le fait de leur donner de l’espoir et de leur promettre la guérison — par la permission de Dieu — contribuent grandement à leur rétablissement. L’assistance aux malades ne doit jamais dire à un patient : « Tu ne guériras pas », car cela précipite sa fin, prolonge sa maladie et le fait quitter ce monde le cœur brisé. En revanche, si vous lui donnez de l’espoir, lui témoignez de l’affection, l’entourez de soins sincères et le servez avec un visage avenant — sachant que ces malades sont pour la plupart affligés —, alors, même s’il venait à quitter ce monde, il s’éteindrait l’esprit serein et l’âme apaisée. Et cela est pour vous d’une valeur inestimable.

Notes:

[1] Kolayni, Al-Kâfî, Vol.2, p.194, hadith 7.

[2] Horr Amoli, Tafṣîl Wasâ’il al-Chî’ah ilâ Taîl Masâ’il al-Charî’ah, Vol. 2, p. 407.

[3] Cheikh Sadouq, Man Lâ Yaḥḍuruhu al-Faqîh*, Vol. 4, p. 16.

[4] Ibn Choba, Hassan ibn Ali, Tuaf al-‘Uqûl : 37.

[5] Sourate Al-Baqarah, 2 : 195.

[6]Imam Hassan al-‘Askari, Al-Tafsîr al-Mansûb ilâ al-Imâm al-‘Askarî (p), Vol. 1, p. 635 ; Mustadrak al-Wasâ’il, Vol. 12, p. 415.

[7] Kolayni, Al-Kâfî, Vol. 4, p. 545.

[8] Cheikh Sadouq, Kitâb Man Lâ Yaḥḍuruhu al-Faqîh, Vol. 4, p. 16.

[9] Nahj al-Balâghah, Lettre 31.

[10] Ghurar al-Hikam: 294.

[11] Mohammad Bâqir Majlisî, Biâr al-Anwâr, Vol. 78, p. 284, récit 1, chapitre 24.

[12] Biâr al-Anwâr, Vol. 81, p. 225.

Sources:

  1. Cheikh Sadouq, Man Lā Yaḥḍuruhu al-Faqīh, Qom: Daftar-i Intishārāt-i Islāmī, 1992.
  2. Horr Amoli, Wasā’il al-Shī’ah ilā Taḥṣīl Masā’il al-Sharī’ah, Qom: Mu’assasat Āl al-Bayt ‘Alayhim al-Salām li-Iḥyā’ al-Turāth, 1995
  3. Kolayni, Al-Kâfî, Téhéran: Dār al-Kutub al-Islāmīyah, 1986.
  4. Ibn Choba, Hassan ibn Ali, Tuḥaf al-‘Uqûl, Qom: Mu’assasah al-Nashr al-Islāmī, 1984.
  5. Imam Hassan al-‘Askari, Al-Tafsîr al-Mansûb ilâ al-Imâm al-‘Askarî, Qom: Madrasat al-Imām al-Mahdī, 1988.
  6. Mohammad Bâqir Majlisî, Bihâr al-Anwâr, s.l., Éditions al-Wafâ,  1982.
  7. Ghurar al-Ḥikam, Āmidī, ‘Abd al-Wāḥid ibn Mohammad, Qom: Dār al-Kitāb al-Islāmī, 1989.
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