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Les Vertus de l'Imam Ali (as) selon les Califes

Les Vertus de l’Imam Ali (as) selon les Califes

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La connaissance des vertus de l’Imam Ali (as) constitue l’un des sujets les plus importants dans la guidance de chaque musulman. Les vertus de l’Imam Ali (as) ne transparaissent pas seulement dans les sources chiites : de nombreux ouvrages historiques et recueils de hadiths sunnites rapportent eux aussi des paroles, des récits et des traditions qui attestent de sa grandeur sur les plans scientifique, spirituel, moral et social. C’est pourquoi l’études des vertus de l’Imam Ali (as) telles qu’elles apparaissent dans les propos de ceux qui ont eux-mêmes vécu les événements survenus après le décès du Prophète Mohammad (pslf) peut ouvrir de nouveaux horizons pour mieux saisir la véritable stature de l’Imam Ali (as).

L’importance de la connaissance des vertus de l’Imam Ali (as)

La connaissance des vertus de l’Imam Ali (as) à travers les paroles des califes revêt une importance à plusieurs égards. Premièrement, la dignité de l’Émir des croyants (as) s’y trouve redécouverte par la voix même de personnes qui comptaient parmi les compagnons du Prophète (pslf) et qui avaient une connaissance directe du contexte de la révélation ainsi que de la conduite du Prophète à son égard. Deuxièmement, ces récits peuvent contribuer au rapprochement des compréhensions musulmanes concernant les vertus et la stature des Ahl al-Bayt (as), et favoriser un dialogue scientifique propice à l’unité islamique. Troisièmement, la réflexion sur les vertus de l’Imam Ali nous familiarise avec la profondeur de l’influence qu’exerce la personnalité de l’Imam Ali (as) sur la conscience religieuse de la société islamique, et avec son rôle dans la guidance des musulmans vers le droit chemin.

L’intérêt majeur de connaitre les vertus de l’Imam Ali (as) est qu’elle élève la connaissance de l’Imam Ali (as) au-delà du simple attachement affectif, pour l’inscrire dans le champ d’une compréhension historique et religieuse documentée. Dans cette perspective, l’Imam Ali (as) apparaît comme un modèle global de foi, de justice, de savoir et de sens des responsabilités sociales. Ainsi, étudier les vertus de l’Imam Ali (as) nous permet de revenir à l’héritage légué par l’Imam Ali (as) et méditer sur les vertus de l’Imam Ali (as) ne relève pas seulement d’une nécessité historique, mais répond aussi à un besoin épistémologique et éducatif pour le monde islamique contemporain.

Les Vertus de l’Imam Ali (as) selon Abou Bakr

Certaines sources historiques et traditionnelles rapportent des propos d’Abou Bakr, premier calife selon les sunnites, qui soulignent la position éminente de l’Imam Ali (as). Plusieurs de ces récits sur les vertus de l’Imam Ali (as) mettent en avant sa justice et sa conformité aux critères les plus élevés fixés par le Prophète. Ainsi, dans une tradition où le Prophète Muhammad (pslf), la nuit de l’Hégire, présente la justice d’Ali (as) comme un modèle éminent, Abou Bakr déclare : « Dieu et Son Prophète ont dit vrai. L’Envoyé de Dieu (que le salut et la bénédiction de Dieu soient sur lui et sur sa famille) m’a dit, la nuit de l’Hégire, alors que nous sortions de la grotte en direction de Médine : « Ma main et celle d’Ali sont égales en matière de justice. » »[1]

Une autre série de rapports présente le fait même de regarder le visage de l’Imam Ali (as) comme un acte d’adoration. Une narration célèbre, rapportée d’Aïcha, relate : « J’ai vu Abou Bakr as-Siddiq regarder intensément et de manière répétée le visage de Ali ibn Abi Talib. Je lui dis : « Ô mon père, je te vois porter fréquemment ton regard sur Ali ibn Abi Talib ? » Il me répondit : « Ô ma fille, j’ai entendu l’Envoyé de Dieu (que le salut et la bénédiction de Dieu soient sur lui et sur sa famille) déclarer : ‘Poser son regard sur le visage d’Ali est un acte d’adoration’. » »[2] Cette expression ne relève pas d’une simple affection sentimentale : elle établit un lien entre le visage d’Ali (as) et la vérité de la foi, de l’obéissance et du souvenir de Dieu.

Le respect de l’Imam Ali équivaut au respect du Prophète

Il est également rapporté qu’Abou Bakr exhortait les musulmans à respecter le droit du Prophète (pslf) envers les Ahl-ul-Bayt (as) et les mettait en garde contre toute atteinte à leur égard. Ibn Omar rapporte ainsi ces paroles d’Abou Bakr as-Siddiq : « Ménagez Mohammad à travers les membres de sa famille, les Ahl al-Bayt ; c’est-à-dire préservez son honneur à travers eux et ne leur causez aucun tort. »[3] Cette parole revêt une grande importance dans l’ensemble des enseignements islamiques, car elle montre que, aux yeux mêmes d’Abou Bakr, la préservation des droits des Ahl al-Bayt (as) faisait partie intégrante de la fidélité due au Messager de Dieu (pslf).

Dans plusieurs autres traditions, Abou Bakr attribue à l’Imam Ali (as) des qualités éminentes : la personne la plus proche du Messager de Dieu, la plus grande en dignité et en noblesse, et la plus digne par son lien de parenté avec le Prophète.[4] Une autre narration rapporte que, l’Imam Hussein ayant demandé à Abou Bakr qui était le meilleur des hommes après le Messager de Dieu, celui-ci répondit : « Ton père », c’est-à-dire Ali ibn Abi Talib (as).[5]

Il est également rapporté qu’Abou Bakr considérait Ali (as) comme faisant pleinement partie de la famille du Messager de Dieu (pslf)[6]et que, lors d’une visite à la tombe du Prophète (pslf), il refusa de passer devant l’Imam Ali (as), justifiant ce refus par une parole du Prophète (pslf) sur la position particulière de ce dernier : « Il ne m’appartient pas de précéder un homme au sujet duquel j’ai entendu l’Envoyé de Dieu (que le salut et la bénédiction de Dieu soient sur lui et sur sa famille) dire : « Ali est à mon égard ce que je suis à l’égard de mon Seigneur ». »[7]

Parmi les paroles les plus célèbres attribuées à Abou Bakr figure celle-ci : « Laissez-moi, laissez-moi, car je ne suis pas le meilleur d’entre vous tant qu’Ali est parmi vous. »[8] Indépendamment des débats sur l’authenticité et la portée historique de cette parole, sa diffusion et sa transmission à travers diverses sources montrent que la supériorité scientifique et spirituelle de l’Imam Ali (as) occupe une place incontestée dans la mémoire historique des musulmans.

Les vertus de l’Imam Ali (as) selon Omar ibn al-Khattab

Une partie importante des récits historiques sur les vertus de l’Imam Ali (as) apparaît dans les propos d’Omar ibn al-Khattab. Ces narrations éclairent de multiples dimensions de sa personnalité : la primauté dans la foi, une position comparable à celle de Haroun par rapport à Moïse, le savoir, le jugement, l’autorité (wilaya) et le rôle de guide au sein de la société islamique.

Dans certaines traditions, Omar rapporte du Prophète (pslf) qu’Ali (as) fut le premier des croyants par la foi et par l’islam, et que sa relation avec le Prophète (pslf) était semblable à celle de Haroun avec Moïse, à cette différence près qu’il n’y aurait pas de prophète après le Prophète de l’islam (pslf). Omar ibn al-Khattab rapporte à ce sujet : « Nous étions réunis — Abou Bakr, Abou Ubaydah, un groupe de compagnons et moi-même — lorsque le Prophète (que le salut et la bénédiction de Dieu soient sur lui et sur sa famille) frappa l’épaule d’Ali et dit : « Ô Ali, tu es le premier des croyants par la foi, le premier d’entre eux par l’islam, et tu es pour moi ce que Aaron était pour Moïse. » »[9] Ce thème compte parmi les vertus de l’Imam Ali les plus connues dans l’héritage des hadiths islamiques et révèle la position exceptionnelle qu’il occupait parmi les compagnons du Prophète.

Dans plusieurs rapports, Omar explique son attitude particulière envers Ali (as) par le fait qu’il le considérait comme son « mawla » — son maître, son protecteur. Ammar al-Duhni rapporte ainsi, d’après Salim ibn Abi al-Ja’d, qu’on demanda un jour à Omar : « Tu témoignes à Ali des égards et une déférence que tu n’accordes à aucun autre compagnon du Prophète (que le salut et la bénédiction de Dieu soient sur lui et sur sa famille) ; pourquoi cela ? » Omar répondit : « C’est parce qu’il est mon maître (mawla). »[10] Cette expression prend un sens particulier dans le contexte du hadith de Ghadir : il est ainsi rapporté qu’après la proclamation de la wilaya de l’Émir des croyants (as) à Ghadir Khumm, Omar lui dit : « Félicitations, ô fils d’Abou Talib ! Tu es devenu le mawla de tout homme et de toute femme croyants. »[11]

La position scientifique et juridique liée aux vertus de l’Imam Ali (as)

Parmi les autres aveux célèbres d’Omar figure l’éloge de la position scientifique et juridique de l’Imam Ali (as). Il est rapporté qu’Omar se référait fréquemment à l’Imam pour les questions juridiques et judiciaires les plus complexes, allant jusqu’à dire : « Si Ali n’existait pas, Omar serait perdu »[12], et : « Je cherche refuge auprès de Dieu contre un problème qu’Abou al-Hassan ne saurait résoudre. »[13] Il est rapporté également de lui : « Que personne ne donne de fatwa dans la mosquée en présence d’Ali »[14], ainsi que : « Ali est le plus savant des hommes quant à ce que Dieu a révélé à Mohammad (pslf). »[15] Ces paroles témoignent avec clarté de l’autorité scientifique et de la supériorité intellectuelle que reconnaissait Omar à l’Imam Ali (as).

Dans le domaine du jugement, la célèbre formule « Ali est le plus compétent d’entre nous en matière de jugement » est également attribuée à Omar.[16] Un tel témoignage revêt une importance particulière, car le jugement, dans la tradition islamique, compte parmi les domaines les plus exigeants du savoir, de la justice et de la faculté à distinguer le vrai du faux.

À d’autres occasions, Omar énuméra les vertus exclusives de l’Imam Ali (as) et les présenta comme autant de ses propres aspirations : le mariage avec Dame Fatima (s.a.), la résidence dans la mosquée du Prophète (pslf) assortie de privilèges particuliers, et la remise de l’étendard le jour de Khaybar.[17] Il déclara également que les femmes étaient incapables d’enfanter un fils comparable à Ali.[18]

L’amour pour Ali (as), critère de guidance

Dans certaines traditions, Omar présente les vertus de l’Imam Ali (as), notamment l’amour pour Ali (as) comme un critère de guidance, et rapporte du Prophète (pslf) que l’amitié pour Ali équivaut à l’amitié pour le Prophète, et par conséquent à l’amitié pour Dieu.[19] Une autre narration indique que si tous les hommes s’étaient unis dans l’amour d’Ali ibn Abi Talib (as), le Feu n’aurait pas été créé.[20] Bien que ces récits appellent un examen rigoureux de leur chaîne de transmission, ils traduisent, par leur portée symbolique, la place qu’occupent les vertus de l’Imam Ali (as) dans la religiosité islamique.

On rapporte également d’Omar une parole d’une importance historique particulière : « Ali était, parmi vous, plus digne de cette affaire — le califat — que moi et Abou Bakr. »[21] Examinée attentivement d’un point de vue historique et théologique, cette confidence peut s’avérer très éclairante dans l’analyse des transformations politiques survenues aux premiers temps de l’islam.

Dans l’ensemble, les propos d’Omar ibn al-Khattab dressent un portrait clair des vertus de l’Imam Ali (as) : une référence en matière de savoir, un pilier du jugement, un résolveur de problèmes, un guide de la guidance, et une figure liée par une proximité privilégiée au Messager de Dieu (pslf).

Les vertus de l’Imam Ali (as) selon Othman ibn Affan

Les traditions relatives à Othman ibn Affan, bien que moins nombreuses que celles rapportées d’Omar, contiennent néanmoins des éléments importants sur les vertus de l’Imam Ali (as). Dans l’un de ces récits, Othman, répondant à une question de l’Imam Ali (as) sur la raison pour laquelle il fixait son regard sur lui, déclare : « J’ai entendu le Messager de Dieu (pslf) dire que « regarder Ali est un acte d’adoration ». »[22] Cette narration, comme d’autres du même ordre, témoigne du lien entre la personnalité de l’Imam et le souvenir de Dieu ainsi que l’obéissance qui Lui est due. Autrement dit, quiconque suit la direction vers laquelle se tourne Ali sera guidé vers le droit chemin.

Un autre rapport mentionne qu’Othman invita à plusieurs reprises l’Imam Ali (as) à une coopération politique, invitations que celui-ci déclina ; il se déclara en revanche disponible pour collaborer à l’importante entreprise de collecte et de compilation du Coran.[23] Ce fait révèle, d’une part, l’indépendance de jugement et la clairvoyance politique de l’Imam Ali (as), et d’autre part, son engagement constant à préserver l’héritage révélé de l’islam.

Dans les derniers jours de la vie d’Othman, des paroles lui sont également attribuées qui témoignent de sa reconnaissance de la position unique qu’occupait l’Imam Ali (as) dans la société islamique. Certains rapports montrent Othman s’adressant à lui en des termes qui laissent entendre qu’il le considérait comme le refuge, l’abri et le soutien ultime de la communauté.[24] Ces propos, bien qu’exprimés dans un contexte de crise, illustrent la place de référence et d’exception qu’occupait l’Imam Ali (as) dans l’esprit et le langage du troisième calife.

Portée épistémologique et civilisationnelle des vertus de l’Imam Ali  (as)

L’ensemble de ces paroles, révèle une réalité de fond : la grandeur de l’Imam Ali (as) était si manifeste qu’elle s’est reflétée jusque dans les propos de certaines des principales figures des débuts de l’islam. Ce reflet ne se limite pas à une louange personnelle ; il touche des dimensions aussi essentielles que le savoir, la justice, le jugement, le courage, la proximité avec le Prophète (pslf), la wilaya, ainsi que son autorité religieuse et sociale.

D’un point de vue logique, la relecture de ces rapports invite les musulmans en quête de vérité à approfondir leur compréhension de la culture des Ahl al-Bayt (as). Lorsque les musulmans réalisent que les vertus de l’Imam Ali (as) ne sont pas rapportées par une seule école de pensée, mais qu’elles apparaissent également dans des sources historiques et traditionnelles plus larges, ils sont disposés à un dialogue plus équitable et à un véritable rapprochement des points de vue.

Ces traditions montrent également que l’Imam Ali (as) n’était pas seulement une personnalité aimée et courageuse, mais une référence scientifique et spirituelle vers laquelle on se tournait pour résoudre les difficultés de la communauté. Une société qui, face aux questions les plus ardues, cherchait refuge dans son savoir reconnaissait en réalité une forme d’autorité, à la fois scientifique et spirituelle. C’est pourquoi la reconnaissance de cette position peut être une source d’inspiration pour l’éducation religieuse d’aujourd’hui : la société islamique a plus que jamais besoin de puiser dans la science, la justice, la piété et le sens aigu du droit qui caractérisent l’école alide.

Conclusion

L’étude des vertus de l’Imam Ali (as) dans les paroles d’Abou Bakr, Omar et Othman montre que la personnalité de l’Émir des croyants (as)occupait, dans la mémoire historique des musulmans, une place éminente, incomparable et influente. Chacun des vertus de l’Imam Ali (as) mentionnées dans cet article éclaire, sous un angle particulier, une dimension de la grandeur de l’Emir des croyants : tantôt sa justice et sa proximité avec le Prophète (pslf), tantôt son savoir et son jugement inégalés, tantôt sa wilaya, son rôle de guide et sa popularité spirituelle.

Notes :

[1] Ibn Maghazili, Manaqib al-Imam Ali ibn Abi Talib, p. 129 ; Ibn Asakir, Tarikh Dimashq, vol. 2, p. 438.

[2] Ibn Kathir, Al-Bidayah wa al-Nihayah, vol. 7, p. 358 ; Suyuti, Tarikh al-Khulafa, p. 172 ; Ibn Maghazili, Manaqib al-Imam Ali ibn Abi Talib, p. 210.

[3] Qunduzi Hanafi, Yanabi’ al-Mawaddah, p. 194 ; Muttaqi Hindi, Kanz al-Ummal, vol. 13, p. 638.

[4] Ibn Asakir, Tarikh Dimashq, vol. 3, p. 70 ; Khwarizmi, Manaqib, p. 98.

[5] Muttaqi Hindi, Kanz al-Ummal, vol. 12, p. 489.

[6] Ibid., vol. 13, p. 115.

[7] Husseini Tehrani, Athar al-Sadiqin, vol. 14, p. 277, citant Fada’il al-Khamsah, vol. 1, p. 297.

[8] Razi, Muhammad, Chira Shi’a Shudam, p. 332, citant Fakhr Razi, Tabari, Baladhuri et d’autres.

[9] Qunduzi Hanafi, Yanabi’ al-Mawaddah, p. 239 ; Muttaqi Hindi, Kanz al-Ummal, vol. 13, p. 122-123.

[10] Ibn Asakir, Tarikh Dimashq, vol. 2, p. 82, hadiths 584-585.

[11] Ibn Asakir, Tarikh Dimashq, vol. 2, p. 48-51 ; Ibn Kathir, Al-Bidayah wa al-Nihayah, vol. 7, p. 350.

[12] Qunduzi Hanafi, Yanabi’ al-Mawaddah, p. 80 et 249; Ganji Shafi’i, Kifayat al-Talib, p. 227.

[13] Baladhuri, Ansab al-Ashraf, vol. 2, p. 99; Suyuti, Tarikh al-Khulafa, p. 171.

[14] Husseini Tehrani, Athar al-Sadiqin, vol. 14, p. 492.

[15] Haskani, Shawahid al-Tanzil, vol. 1, p. 30, hadith 29.

[16] Abu Nu’aym Isfahani, Hilyat al-Awliya, vol. 1, p. 65 ; Suyuti, Tarikh al-Khulafa, p. 170.

[17] Hakim Nishaburi, Al-Mustadrak ala al-Sahihayn, vol. 3, p. 125; Haythami, Majma’ al-Zawa’id, vol. 9, p. 120.

[18] Qunduzi Hanafi, Yanabi’ al-Mawaddah, p. 448.

[19] Ibn Asakir, Tarikh Dimashq, vol. 2, p. 388.

[20] Qunduzi Hanafi, Yanabi’ al-Mawaddah, p. 299.

[21] Raghib Isfahani, Muhadarat al-Udaba, vol. 7, p. 213.

[22] Ibn Kathir, Al-Bidayah wa al-Nihayah, vol. 7, p. 358 ; Ibn Asakir, Tarikh Dimashq, vol. 2, p. 393.

[23] Fu’ad Faruqi, Bist wa Panj Sal Sokut-e Ali (a.s.), citant Rudolf Zeiger, Khoda-ye Elm va Shamshir.

[24] Abd al-Fattah Abd al-Maqsud, Imam Ali ibn Abi Talib (as) : Ruzgar-e Uthman, p. 202.

Sources:

  1. Ibn Kathir, Isma’il ibn Umar, Al-Bidayah wa al-Nihayah, Damas: Dar al-Fikr, 1986.
  2. Ibn Asakir, Ali ibn Hasan, Tarikh Dimashq, Beyrouth: Dar al-Fikr, 1999.
  3. Ibn Maghazili, Ali ibn Muhammad, Manaqib al-Imam Ali ibn Abi Talib, Beyrouth: Dār al-Aḍwā, 2003.
  4. Abu Naïm Isfahani, Ahmad ibn Abdallah, Hilyat al-Awliya, Saada, Beyrouth, 1974.
  5. Baladhuri, Ahmad ibn Yahya, Ansab al-Ashraf, Beyrouth: Dar al-Fikr, 1996
  6. Haskani, Ubaydallah ibn Abdallah, Shawahid al-Tanzil, Téhéran : Ministère de la Culture et de l’Orientation islamique, 1990
  7. Hakim Nishaburi, Muhammad ibn Abdallah, Al-Mustadrak ala al-Sahihayn, Beyrouth : Dār al-Kutub al-‘Ilmiyya, 1990.
  8. Khwarizmi, Mu’affaq ibn Ahmad, Manaqib, Qom : Mu’assasat al-Nashr al-Islāmī, 1990.
  9. Ṭughyānī, Mohammad Hussein, Chera Shi’a Shodam, Qom : ʿAṭr-i ʿItrat, 2015
  10. Raghib Isfahani, Hussein ibn Muhammad, Muḥāḍarāt al-Udabāʾ wa-Muḥāwarāt al-Shuʿarāʾ wa-al-Bulaghā, Beyrouth : Dār wa-Maktabat al-Hilāl
  11. Suyuti, Jalal al-Din, Tarikh al-Khulafa, Beyrouth : Dār Ṣādir, 1997.
  12. Abd al-Maqsud, Abd al-Fattah, Imam Ali ibn Abi Talib (as) : Ruzgar-e Uthman, Téhéran: Shirkat-i Sihāmī-i Intišārāt, 1982.
  13. Faruqi, Fu’ad, Bist wa Panj Sal Sokut-e Ali (a.s.), Téhéran: ‘Aṭā’ī, 1983.
  14. Qunduzi Hanafi, Sulayman, Yanabi’ al-Mawaddah, Qom: Dār al-Uswa, 2001.
  15. Ganji Shafi’i, Muhammad ibn Yusuf, Kifayat al-Talib, Qom: Dār Iḥyā’ Turāth Ahl al-Bayt, 1970.
  16. Muttaqi Hindi, Ala’ al-Din, Kanz al-Ummal, Beyrouth: Mu’assasat al-Risālah, 1989.
  17. Haythami, Nur al-Din, Majma’ al-Zawa’id, Beyrouth: Dār al-Kutub al-‘Ilmiyya, 2001.
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