À l’ère contemporaine, les écosystèmes naturels terrestres ont subi des transformations profondes et souvent irréversibles en raison de l’activité humaine intensive. La déforestation massive, la pollution généralisée, l’urbanisation galopante et l’exploitation industrielle des ressources naturelles ont considérablement perturbé l’équilibre délicat de la biosphère. Nombreuses sont les espèces animales aujourd’hui menacées d’extinction, victimes de la destruction de leurs habitats, du braconnage, du changement climatique et de l’indifférence humaine, qui bafoue les droits des animaux. Dans ce contexte d’urgence écologique, il est fascinant de constater que l’islam, depuis plus de quatorze siècles, préconise activement la préservation des droits des animaux et de leur bien-être à travers une multitude de principes éthiques et juridiques clairement énoncés.
Cet article se propose d’explorer en profondeur les droits des animaux et les principes régissant leur bien-être à travers le prisme éclairant des enseignements de l’Imam Ali ibn Abi Talib (que la paix soit sur lui) dans le Nahj al-Balagha, cette compilation magistrale de sermons, lettres et paroles qui constitue un sommet de la littérature spirituelle et éthique islamique.
Les droits des animaux : une vision globale et transcendante
La vision globale et profondément transcendante de l’Islam concernant les droits de tous les êtres vivants dépasse largement les simples besoins anthropocentriques ou utilitaristes pour englober avec compassion et justice l’ensemble du règne animal. L’islam ne considère pas les animaux comme de simples ressources exploitables au service exclusif de l’humanité, mais comme des créatures dignes de respect, dotées de sensibilité et méritant une protection juridique et morale.
À cet égard, la tradition prophétique et les paroles inspirées de l’Imam Ali (as) consignées dans le Nahj al-Balagha, et plus particulièrement dans la célèbre Lettre 25 adressée à Malik al-Ashtar lors de sa nomination comme gouverneur d’Égypte, constituent un trésor inestimable de principes éthiques, juridiques et spirituels régissant de manière détaillée l’interaction harmonieuse entre l’homme et les animaux. On peut, à juste titre et sans exagération, qualifier ce texte remarquable de véritable « Charte universelle des droits des animaux », anticipant de plusieurs siècles les préoccupations contemporaines en matière de bien-être animal.
Les fondements théologiques et philosophiques des droits des animaux
La dignité intrinsèque de l’être animé
L’Islam opère une distinction fondamentale et significative entre les êtres animés (doués de vie et de sensibilité) et les choses inanimées (objets inertes). Cette distinction n’est pas arbitraire, mais repose sur des fondements théologiques et éthiques profonds. Pour comprendre pleinement la sagesse et les implications de cette distinction cruciale, plusieurs questions essentielles s’imposent à notre réflexion : Pourquoi l’Islam accorde-t-il une dignité spécifique et des droits variés aux animaux ? Quelle est la source ontologique et théologique de ces droits ? Pourquoi le Coran déclare-t-il solennellement : « Et quand les bêtes sauvages seront rassemblées »[1], suggérant ainsi une forme de responsabilité ou de rétribution concernant le traitement des animaux ?
La conscience et la sensibilité animales
L’analyse approfondie des exégèses coraniques classiques et des récits traditionnels authentiques révèle un consensus remarquable : l’animal, en tant qu’être vivant doué d’une âme et d’une sensibilité, éprouve effectivement le plaisir et la douleur, la peur et la sécurité, la tristesse et la joie. Cette reconnaissance de la vie intérieure de l’animal constitue le fondement premier de ses droits. Dès lors que l’on reconnaît la capacité de souffrir chez un être, des droits appropriés doivent impérativement lui être reconnus pour le protéger de cette souffrance.[2]
De nombreux hadiths authentiques soulignent avec clarté cette conscience animale et ses dimensions multiples. L’Imam Jafar al-Sadiq (que la paix soit sur lui) rapporte par exemple un enseignement d’une profondeur remarquable : « Bien que Dieu n’ait pas doté les animaux d’une conscience rationnelle (aql) identique à celle de l’homme, Il leur a néanmoins accordé quatre facultés fondamentales qui témoignent de leur dignité : la connaissance intuitive de leur Créateur, la capacité instinctive de chercher leur subsistance, la distinction naturelle des sexes pour la reproduction, et la peur innée de la mort qui les pousse à préserver leur existence ».[3]
Les principes partagés entre l’homme et l’animal
L’homme et l’animal partagent deux principes sacrés et inviolables qui fondent leur statut éthique commun : Le principe de la vie, selon lequel l’âme ou souffle vital qui anime tout être vivant est un don divin sacré qui mérite respect et protection. La vie, quelle que soit sa forme, est un dépôt confié par le Créateur ; le principe de non-nuisance, qui est un principe fondamental du droit islamique qui interdit à la fois de subir et d’infliger tout tort s’applique ainsi à toutes les créatures sensibles, humaines comme animales.[4]
Il ressort clairement de la Lettre 25 que la perception animale des détails de son environnement — telle que la loyauté instinctive d’une monture envers son maître, la reconnaissance de celui qui la nourrit, ou la peur face au danger — constitue une évidence indiscutable pour l’Imam Ali. Cette conscience, aussi partielle ou différente soit-elle de la conscience humaine, suffit à fonder des droits juridiques contraignants. L’Imam Ali (que la paix soit sur lui) résume cette reconnaissance de la sensibilité animale par une injonction simple mais profonde : « Ne l’effraie pas et ne le fais pas fuir ».[5] La simple capacité de l’animal à éprouver de la peur constitue la preuve irréfutable de sa sensibilité et, par conséquent, établit son droit à être protégé de toute terreur injustifiée.
Typologie détaillée des droits des animaux selon la Lettre 25
- Le droit à la nourriture et à l’abreuvement
Le premier et le plus fondamental des droits animaux concerne la subsistance. Il incombe à l’être humain, en tant que créature douée de raison et de libre arbitre, de répondre consciencieusement aux besoins primaires vitaux de l’animal dont il a la charge, notamment l’accès à l’eau pure et à une nourriture suffisante et appropriée. Cette responsabilité s’impose avec d’autant plus de force que l’animal, dépourvu de langage articulé, n’a aucun moyen d’exprimer verbalement ses besoins ou de plaider sa cause.
Priver délibérément un animal de ces bienfaits divins essentiels, que ce soit par négligence, par avarice ou par l’enfermement prolongé sans provisions adéquates, constitue un acte illicite (haram) aux yeux de la loi islamique.[6] Cette interdiction ne souffre aucune exception et s’applique indépendamment de l’utilité économique de l’animal pour son propriétaire. L’Imam Ali (que la paix soit sur lui) souligne ce droit imprescriptible à deux reprises distinctes dans la Lettre 25, témoignant ainsi de son importance capitale : « Lorsqu’ils arrivent près de l’eau et de l’herbe fraîche, laisse-leur le temps suffisant de boire à satiété et de paître tranquillement […] », « Ne les détourne pas des pâturages verdoyants et des points d’eau vers des routes arides et désolées ».
Ces instructions précises ne sont pas de simples recommandations pastorales, mais constituent des ordres juridiquement contraignants. En jurisprudence islamique (Fiqh), le propriétaire ou le gardien d’un animal a l’obligation légale stricte de nourrir convenablement l’animal sous sa responsabilité, qu’il soit licite à la consommation (halal) ou non, domestique ou sauvage capturé, car tout être vivant possède un droit inhérent et inaliénable à la préservation de son existence.[7]
- Le droit au repos et à un habitat approprié
Au-delà de la simple subsistance, l’Islam reconnaît que les animaux ont besoin de repos régulier et d’un environnement stable pour leur bien-être physique et psychologique. L’être humain doit impérativement tenir compte des cycles naturels de repos de l’animal et lui ménager un temps suffisant et un lieu approprié pour se reposer, en évitant soigneusement toute activité nocturne excessive ou perturbation qui troublerait sa quiétude nécessaire.[8] L’Imam Ali (as) ordonne explicitement dans la Lettre 25 : « Donne aux chameaux un temps de repos adéquat entre les étapes du voyage. » Cette prescription, qui est conforme aux droits des animaux, reconnaît que l’animal, comme l’homme, souffre de la fatigue et a besoin de récupération pour maintenir sa santé.
En jurisprudence islamique, la fourniture d’un habitat décent est considérée comme une dépense obligatoire au même titre que la nourriture. L’abri protège l’animal des intempéries, des prédateurs et lui offre un lieu de sécurité. Le Prophète Mohammad (pslf) a promis une récompense divine abondante à celui qui nettoie régulièrement le lieu de repos de sa monture[9], soulignant ainsi l’importance de l’hygiène de l’environnement animal et protégeant les droits des animaux.
- Le droit aux soins médicaux et à l’hygiène
La santé animale n’est pas un luxe optionnel, mais un droit fondamental. L’Imam Ali (as) insiste avec force : « Ménage la bête fatiguée, affaiblie ou blessée ». Cette injonction implique clairement un droit à la santé et aux soins médicaux, analogue dans son principe au droit à la santé reconnu aux êtres humains.
Le propriétaire responsable doit donc assumer les frais vétérinaires nécessaires et fournir les médicaments ou traitements requis pour guérir un animal malade ou blessé.[10] L’abandon d’un animal malade ou la négligence face à ses souffrances physiques constituent des manquements graves à cette responsabilité.
Par ailleurs, la propreté des enclos, des étables et de tous les lieux de vie des animaux constitue une prescription prophétique explicite.[11] Un environnement insalubre favorise les maladies et constitue une forme de maltraitance par négligence.
- Le droit au respect et à la dignité
L’Islam confère une sacralité à l’animal en raison de son souffle de vie.[12] L’Imam recommande de confier les bêtes à un gardien « bienveillant, honnête et protecteur », qui ne soit ni brutal ni injuste. Le Coran qualifie de « diabolique » la mutilation des animaux.[13] Les traditions interdisent formellement de frapper l’animal, surtout au visage, car les animaux glorifient Dieu.[14] L’Imam Sajjad (as) considérait que maltraiter un animal pouvait relever de la loi du talion (Qisâs).[15] Sont également proscrits le marquage au fer rouge le visage de l’animal,[16] la mutilation corporelle à des fins non thérapeutiques,[17] ainsi que les insultes verbales ou malédictions adressées aux bêtes,[18] car même les paroles blessantes sont considérées comme une forme de violence.
- L’exigence de justice et d’équité
La justice (al-‘adl) est un principe universel et fondamental du système éthique islamique qui renforce le respect des droits des animaux. Ce principe s’applique également dans le traitement des animaux. L’Imam Ali ordonne explicitement de « pratiquer l’équité entre les différentes montures » ce qui signifie :
- Ne pas surcharger certains animaux tandis que d’autres sont sous-utilisés
- Distribuer équitablement la charge de travail
- Veiller à ce que tous les animaux sous responsabilité reçoivent des soins comparables
- Ne pas favoriser certains animaux au détriment d’autres sans raison valable
De plus, l’abattage rituel ou la chasse durant la nuit sont considérés comme réprouvés (makruh) par la tradition islamique,[19] afin de respecter le cycle naturel de repos nocturne de l’animal et de lui épargner la terreur d’une mort survenant dans l’obscurité, moment où les animaux sont naturellement plus vulnérables et effrayés.
- L’éthique du Comportement et de l’Approche
Le comportement humain envers les animaux doit être guidé par la douceur, la patience et le respect. L’Imam Ali (as) conseille explicitement à ses agents gouvernementaux : « Quand tu approches le troupeau pour en prendre charge, n’entre pas comme un tyran arrogant ou un violent brutal. Ne fais pas fuir l’animal par des mouvements brusques et ne l’effraie pas par des cris ou des gestes menaçants »
Cette instruction reconnaît que la manière dont on initie le contact avec un animal conditionne profondément la relation future. Un animal effrayé ou traumatisé dès le premier contact développera une méfiance qui rendra toute interaction ultérieure difficile et stressante. La douceur initiale, au contraire, établit une relation de confiance qui facilite la coopération et réduit le stress de l’animal.
- Le Choix d’un gardien compatissant et compétent
Parce que l’animal est, selon l’expression de l’Imam Ali, « sans langue pour s’exprimer », il dépend entièrement de la bienveillance et de la compétence de l’être humain qui en a la charge. Cette vulnérabilité fondamentale impose une responsabilité d’autant plus grande.
La Lettre 25 exige de choisir un gardien qui incarne à la fois la compassion, capable d’empathie envers les besoins et les souffrances de l’animal, la dignité de confiance, intègre et consciencieux dans l’accomplissement de ses devoirs, une protection vigilante, attentive aux dangers et aux menaces, ainsi qu’une attitude non abusive, évitant d’épuiser la bête par une exploitation excessive ou des mauvais traitements.[20]
Cette exigence de compétence et de moralité dans le choix du gardien souligne que la responsabilité envers les droits des animaux ne peut être déléguée à n’importe qui, mais requiert des qualités humaines spécifiques.
- Le droit à une exploitation raisonnée et non-abusive
Bien que l’Islam permette l’utilisation des animaux pour des besoins légitimes (transport, agriculture, alimentation), cette permission est strictement encadrée par des limites éthiques claires conforment aux droits des animaux et leur bien-être. L’Islam proscrit catégoriquement toute utilisation abusive, dégradante ou disproportionnée par rapport aux capacités naturelles de l’animal.
Sont ainsi interdits :
- Rester assis trop longtemps sur le dos d’une monture sans nécessité
- Utiliser un animal comme un simple siège ou support de conversation
- Employer des animaux comme cibles vivantes pour des exercices de tir ou pour le simple plaisir[21]
- Surcharger un animal au-delà de sa capacité de porter
- Faire travailler un animal malade ou affaibli
L’essentiel est de toujours respecter la capacité physique réelle de l’animal et de ne jamais la dépasser.[22] L’exploitation doit rester dans les limites du raisonnable et du nécessaire, sans jamais basculer dans l’abus ou la cruauté gratuite.
- Le droit à la reproduction
L’une des dimensions les plus touchantes et les plus profondes de l’éthique animale islamique concerne la protection du lien maternel. Tout comme l’Islam interdit strictement de séparer une mère humaine de son enfant (sauf circonstances exceptionnelles), il protège avec la même fermeté le lien maternel naturel chez les animaux.
La Lettre 25 ordonne sans ambiguïté : « Ne sépare pas la chamelle de son petit. » Cette prescription reconnaît que les animaux éprouvent un attachement maternel réel et que la séparation cause une souffrance psychologique profonde tant à la mère qu’au petit et bafoue les droits des animaux. De même, il est formellement interdit de traire tout le lait d’une femelle allaitante au détriment de sa progéniture. Le lait maternel appartient d’abord au petit, et l’utilisation humaine ne peut se faire qu’après avoir assuré que le jeune animal reçoit sa part suffisante.
Enfin, la stérilisation forcée des animaux, lorsqu’elle n’est pas motivée par des raisons médicales légitimes ou de gestion responsable des populations, est considérée comme une atteinte aux droits des animaux et à leur nature et à leur droit à la reproduction.[23]
- Le droit l’affection (Le lien affectif)
Le dixième droit identifié par les commentateurs de la Lettre 25 révèle une dimension souvent négligée : le droit de l’animal à recevoir de l’affection et à développer un lien émotionnel positif avec son propriétaire. L’Imam Ali (as) exprime cette préoccupation pour les droits des animaux et leur bien-être émotionnel en souhaitant qu’ils arrivent à destination « gras et vigoureux, non épuisés ni émaciés ».
Cette préoccupation pour l’état physique et émotionnel de l’animal témoigne d’une vision holistique du bien-être qui ne se limite pas à la simple survie, mais inclut la qualité de vie. La tradition islamique authentique désapprouve d’ailleurs fortement l’abattage d’un animal que l’on a soi-même élevé avec affection et qui a développé un attachement à son propriétaire.[24] Cette désapprobation reconnaît implicitement que l’animal peut développer des liens émotionnels et qu’il serait cruel de trahir cette confiance.
L’Imam Zayn al-Abidin (as) alla même jusqu’à recommander d’enterrer dignement sa monture après sa mort naturelle pour protéger son corps des prédateurs et des charognards,[25] témoignant ainsi d’un respect qui s’étend au-delà de la vie de l’animal et honore le service qu’il a rendu.
Conclusion
La Lettre 25 du Nahj al-Balagha, rédigée au VIIe siècle, anticipe remarquablement les préoccupations contemporaines en matière de droits des animaux et de leur bien-être. Elle reflète la profondeur et l’universalité de la compassion islamique authentique. Elle démontre de manière irréfutable que l’éthique musulmane transcende les frontières étroitement anthropocentriques pour reconnaître l’animal comme un sujet de droit à part entière, et non comme un simple objet d’exploitation. Le respect scrupuleux de cette véritable « Charte des droits des animaux » n’est pas présenté comme une option charitable facultative, mais comme une composante indissociable et essentielle de la piété (taqwa), de la justice (adl) et de l’intégrité morale d’une société véritablement humaine et civilisée.
Puisse cette éthique profonde et universelle guider nos actions individuelles et collectives vers un monde où la justice, la compassion et le respect embrassent toutes les créatures de Dieu.
Notes:
[1] Sourate At-Takwir, 81: 5.
[2] JAVADI AMOLI, Mafatih al-Hayat, p. 667.
[3] Kolayni, al-kafi, vol. 6, p. 539.
[4] Majlisi, Bihâr al-anwâr, vol. 58, p. 42.
[5] Fadhel al-hindi, kashf al-litham, p. 612.
[6] JAVADI AMOLI, Mafatih al-Hayat, p. 669.
[7] AL-NAJAFI, Jawahir al-Kalam, vol. 6, p. 47.
[8] JAVADI AMOLI, Mafatih al-Hayat, p. 678.
[9] AL-MAJLISI, Bihar al-Anwar, vol. 64, p. 165.
[10] AL-NAJAFI, Jawahir al-Kalam, vol. 36, pp. 436-437; JABAL ‘AMILI, Masalik al-Afham, vol. 1, p. 305.
[11] AL-KOLAYNI, Al-Kafi, vol. 6, p. 544.
[12] AL-MAJLISI, Bihar al-Anwar, vol. 64, p. 217.
[13] Sourate An-Nisa, 4 : 119.
[14] AL-KOLAYNI, Al-Kafi, vol. 6, p. 538.
[15] HURR AL-‘AMILI, Wasa’il al-Shi’a, vol. 11, p. 48.
[16] AL-MAJLISI, Bihar al-Anwar, vol. 64, p. 210; AL-RAWANDI, Al-Nawadir, p. 15.
[17] MUTTAQI AL-HINDI, Kanz al-‘Ummal, vol. 9, p. 66.
[18] AL-SADUQ, Man La Yahduruhu al-Faqih, vol. 2, p. 188; AL-TUSI, Tahdhib al-Ahkam, vol. 6, p. 164.
[19] AL-TUSI, Al-Nihaya, p. 585.
[20] JAVADI AMOLI, Mafatih al-Hayat, p. 662.
[21] AL-RAWANDI, Al-Nawadir, p. 33.
[22] AL-NAJAFI, Jawahir al-Kalam, vol. 31, p. 397.
[23] AL-MAJLISI, Bihar al-Anwar, vol. 62, p. 10.
[24] AL-TUSI, Tahdhib al-Ahkam, vol. 24, p. 83.
[25] AL-SADUQ, Thawab al-A’mal, p. 50.
Références :
Le Saint Coran
JAVADI AMOLI, Abdallah, Mafatih al-Hayat, Qom : Isra, 2012.
AL-RAWANDI, Fadhloullah, Al-Nawadir, éd. Sadegh Ardestani, Téhéran : Fondation de la Culture Islamique, 1997.
AL-SADUQ, Mohammad ibn Ali ibn Babawayh, Al-Amali, Téhéran : Bibliothèque Islamique, 1983.
AL-SADUQ, Mohammad ibn Ali ibn Babawayh, Thawab al-A’mal fi ‘Iqab al-A’mal, Qom : Sharif Radi, 1985.
AL-SADUQ, Mohammad ibn Ali ibn Babawayh, Man La Yahduruhu al-Faqih, Qom : Fondation des Publications Islamiques, 1992.
AL-TUSI, Mohammad ibn Hassan, Al-Nihaya fi Mujarrad al-Fiqh wa al-Fatawa, Beyrouth: Dar al-Kutub al-Arabi, 1979.
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FADHEL AL-HINDI, Baha al-Din, Kashf al-Litham ‘an Qawa’id al-Ahkam, Qom: Bibliothèque Mar’ashi, 1995.
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MUTTAQI AL-HINDI, Ali ibn Hussam, Kanz al-‘Ummal fi Sunan al-Aqwal, Beyrouth: Mu’assasat al-Risala, 1988.
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