Ahl-ul-Bayt dans le Saint Coran (Du point de vue Sunnite) I
Le Saint Coran est la Source de la Pensée et l’Origine de la Législation et des Valeurs islamiques. Ce qui y est dit est Révélation et Parole Divine Sacrée, qui formule le mode de la vie et précise ses lois.
Tout Musulman le sait : ce que le Saint Coran a apporté constitue sa Législation et son Message dans la vie, et il est tenu de l’appliquer et de marcher à sa Lumière. Le Saint Coran a évoqué les Ahl-ul-Bayt (S)[1] de la façon suivante.
1) L’évocation de leur nom courant. En effet, le Saint Coran les appelle tantôt « Ahl-ul-Bayt », comme dans le Verset de Tat-hîr[2], tantôt « al-Qorbâ » (les proches parents), comme dans le Verset d’al-Mawaddah[3]. De nombreux autres Versets ont été révélés à leur propos, Versets que la Tradition du Prophète (Ç) [4] avait expliqués à l’intention de la Ummah, et que de nombreux exégètes et rapporteurs de hadith ont mentionnés dans leurs livres et encyclopédies.
2) La mention d’événements et de faits relatifs aux Ahl-ul-Bayt, et la Révélation de nombreux Versets faisant état de leurs vertus et de leur rang, les louant et appelant la Ummah à eux dans leur ensemble.
Qui sont les Ahl ul bayt?
«O vous les Ahl-ul-Bayt [les Gens de la Maison du Prophète] ! Allah veut seulement éloigner de vous la souillure, et vous purifier totalement.» Le Coran, Sourate al-Ahzâb, 33 : 33
Le Saint Prophète a dit :
«Je suis sur le point d’être rappelé [par Allah] et de répondre [à ce Rappel]. Je vous laisse les Deux Poids [al-Thaqalayn] : le Livre d’Allah, et ma Famille, les Gens de ma Maison. Celui Qui est Doux [Allah] m’a informé qu’ils ne se sépareront pas jusqu’à ce qu’ils reviennent vers moi près du Bassin [le Jour du Jugement]. Regardez donc bien comment vous les traiterez après moi.» Cité par Ahmad ibn Hanbal
Qui sont donc ces Ahl-ul-Bayt, que le Saint Prophète lie indissociablement au Noble Coran, et laisse comme legs aux Musulmans jusqu’au Jour du Jugement ? Pourquoi Allah les a-t-IL purifiés, à l’exclusion de tout autre ? Les Musulmans ont-ils bien saisi le sens du Message ou du Testament de leur Prophète, et de la Volonté d’Allah concernant les Ahl-ul-Bayt ? Ont-ils réservé dans leur pratique de l’Islam la place que leur avaient réservée le Noble Coran et le Saint Prophète ?
Ahl al-Bayt (Paix sur eux) est un titre spécial pour certains membres immaculés de la famille du noble Prophète (Paix et salut sur lui et sa sainte famille) qui sont désignés dans :
-Le Verset de Tat-hîr (la Purification)
-Le Verset de Mawaddah
-Le Verset de Mubâhalah
-Le Verset de Çalât
– Le Verset d’al-It‘âm
et comprennent l’Imam Ali (P), La Dame Fatima (P), l’Imam al-Hasan (P) et de l’Imam al-Husayn (P) et les neuf Imams Infaillibles (P) de la descendance de l’Imam al-Husayn (P).
Nous allons maintenant aborder avec plus de détails quelques-uns de ces Versets du point de vue Sunnite – très nombreux – qui évoquent les Ahl-ul-Bayt, pour mettre en évidence leurs vertus.
- Le Verset de Tat-hîr (la Purification)
«O vous, les Gens de la Maison! Allah veut seulement éloigner de vous la souillure, et vous purifier totalement.» (Sourate al-Ahzâb, 33 : 33)
On trouve plusieurs récits qui prouvent que le verset de la purification fut révélé uniquement sur le saint Prophète (pbsl), Ali, Fatima, Hassan et Hussein (paix et bénédiction sur eux). Aucune personne ne s’était associée à eux lors de la révélation de ce dernier, même Oummu Salma qui était présente à ce moment, n’était pas concernée à ce sujet.
Contexte de la Révélation
Ainsi, il est rapporté, dans « al-Dur al-Manthûr », d’al-Çiyûtî :
«Selon al-Tabarânî, citant Umm Salma, le Messager d’Allah a dit à Fâtimah : « Amène-moi ton mari et tes deux fils. » Lorsqu’elle l’eut fait, le Prophète les recouvrit d’un voile de Fadak puis, posant la main sur eux, il dit : « O Allah ! Ils sont la Famille de Muhammad ! Prie donc sur la Famille de Muhammad et bénis-la comme Tu l’as fait pour la Famille d’Ibrâhîm. Tu es en effet Digne de Louanges et de Gloire. »»
Umm Salma ajoute : «J’ai alors levé le voile pour entrer avec eux, mais le Prophète l’a retiré de ma main en me disant : ‘ »Tu es bien, là où tu es. »» [5]
Selon Umm Salma, l’épouse du Prophète, un jour, alors que le Saint prophète se trouvait chez elle, sur un lit lui appartenant, recouvert d’un voile khaybarite[6], Fâtimah apporta un récipient contenant un mets. Le Prophète lui dit: «Appelle ton mari et tes deux enfants al-Hassan et al-Hussayn.» Elle s’exécuta. Pendant qu’ils mangeaient, il fut révélé au Prophète :
«O vous les Ahl-ul-Bayt ! Allah veut seulement éloigner de vous la souillure et vous purifier totalement.»
Le Prophète les couvrit alors de son voile, dont il sortit la main pour la lever vers le ciel en disant : «O Allah ! Ce sont les Gens de ma maison et les miens ! Eloigne donc d’eux la souillure et purifie-les totalement.» Il répéta ces paroles trois fois.
Et Umm Salma d’ajouter : «J’ai alors fait entrer ma tête sous le voile en disant : O Messager d’Allah ! Suis-je aussi avec vous? – Tu vas bien deux fois, me répondit-il.» [7]
Le Messager d’Allah continua d’expliquer à la Ummah le sens de ce noble Verset et à le lui faire assimiler afin qu’elle marche à sa Lumière. Il dit notamment : «Ce Verset a été révélé à propos de cinq personnes : moi-même, ‘Alî, Fâtimah, al-Hassan et al-Hussayn. O vous les Ahl-ul-Bayt ! Allah veut seulement éloigner de vous la souillure et vous purifier totalement.» [8]
De même, l’interprétation de ce Verset et la confirmation des noms qu’il désigne sont attribués à ‘Ayechah : «Un jour, le Prophète est sorti, revêtu d’un drap à poils noirs. Lorsqu’al-Hassan est venu, il l’a placé sous le drap ; puis al-Hussayn est venu, et il l’a placé sous le drap ; ensuite Fâtimah est venue, et il l’a placée sous le drap ; enfin ‘Alî est venu, et il l’a placé sous le drap. Puis il a dit : « O Ahl-ul-Bayt ! Allah veut éloigner de vous la souillure et vous purifier totalement. »» [9]
Selon un autre récit, le Messager d’Allah avait l’habitude de passer à la porte de la maison de Fâtimah chaque fois qu’il sortait pour la Prière de l’aube, et de dire: «A la Prière ! O Ahl-ul-Bayt ! A la Prière!.. Allah veut seulement éloigner de vous la souillure et vous purifier totalement.» [10]
Ceci montre clairement l’attention soutenue du Prophète pour cette Maison bénie et sa volonté d’amener les Musulmans à bien comprendre que les occupants de cette Maison sont les siens, de qui Allah a éloigné la souillure et qu’Il a purifiés totalement, après qu’Il lui a intimé cet Ordre :
«Ordonne la Prière à ta Famille, et persévère toi-même dans la Prière.» (Sourate Tâhâ, 20 : 132)
Il ressort clairement de ce Verset : «O Ahl-ul-Bayt ! Allah veut éloigner de vous la souillure et vous purifier totalement.», qui s’adresse aux Ahl-ul-Bayt à la deuxième personne du pluriel, au masculin et non pas au féminin (‘ankum = de vous) et Yotahirrukum = vous purifier), que les personnes visées par ce Verset sont les cinq dont les noms ont été cités plus haut, et non pas les épouses du Prophète -comme l’ont cru certains exégètes. Car s’il s’agissait effectivement des épouses du Prophète, la Parole d’Allah se serait adressée à elles en employant le féminin: ‘ankun-na = de vous [épouses du Prophète], et Yotahirkun-na = vous purifier [vous, les épouses du Prophète].
Ce Verset trace une voie au contenu et à la signification larges, et attire notre attention sur des vérités essentielles dans la vie islamique, afin de nous éviter de tomber dans un problème de compréhension et de manquer les desseins véritables du Livre d’Allah, Qui a voulu fonder la Ummah sur la Pureté et l’éloignement de la souillure et du vice, et Qui a fait des Ahl-ul-Bayt l’axe et le phare de cette fondation. Car aucun autre Musulman n’a eu droit à une telle description dans le Saint Coran, et Prophète ne s’est adressé à aucun autre Musulman avec ce qualificatif, le qualificatif de la Pureté absolue et de l’éloignement des péchés et des fautes.
- Le Verset de Mawaddah
«Dis : « Je ne vous demande aucun salaire pour cela, si ce n’est votre amour envers les Proches.« » (Sourate al-Chûrâ, 42 : 23) « Verset de Mavaddat » est une partie du verset 23 de la sourate Ash-Shûrâ (consultation) sur les particularités des Ahl-ul-Bayt et l’amour envers les Membres de la famille prophétique présenté comme salaire du Prophète.
Le terme mavaddat signifie amitié et amour[11]. Le terme al-qurba signifie les proches de la famille (Famille du Prophète ou Ahl al-Bayt (a))[12].
Contexte de la Révélation
Tous les commentateurs chiites et de nombreux commentateurs sunnites ont rapporté d’Ibn Abbâs qu’après l’émigration du Prophète (s) à Médine, les habitants de Médine qui avaient accueilli le Prophète (s), se mirent à discuter sur le projet de gouvernement islamique. Ils décidèrent de proposer au Prophète Muhammad (s) de mettre tout ce qu’ils avaient à sa disposition pour le développement de l’islam et la gestion de la nouvelle société musulmane et de ses besoins financiers, ajoutant que toute décision et action de sa part, seraient les bienvenues.
C’est alors que ce verset fut révélé au Prophète Muhammad (s)[13] présentant l’amour de ses proches et non un quelconque bien matériel, comme salaire de la prophétie.
Selon les exégètes, les rapporteurs de hadith et les biographes, les »proches » visés dans ce Verset sont ‘Alî, Fâtimah, al-Hassan et al-Hussayn.
Ahmad b. Hanbal a rapporté : « Quand le verset a été révélé, les compagnons ont demandé au Prophète Muhammad (s) de qui s’agissait-il ; et le Prophète Muhammad (s) a répondu trois fois : « Ali, Fatima, et leurs deux fils»[14].
Ainsi, selon al-Zamakh-charî, dans son « Tafsîr al-Kach-châf »:
«… On raconte qu’une fois, les polythéistes s’étaient réunis et s’étaient dit les uns aux autres : « croyez-vous que Muhammad soit interrogé sur le salaire qu’il touche…? » Et alors fut révélé le Verset:
«Dis : « Je ne vous demande aucun salaire pour cela, si ce n’est votre amour envers les proches. »» [15].
Selon al-Tabarî, citant Ibn ‘Abbâs :
«Lorsque le Verset : « Dis : « Je ne vous demande pour cela aucun salaire, si ce n’est votre amour pour les proches » a été révélé, on a demandé au Prophète: « O Messager d’Allah ! Qui sont tes proches qu’il nous est obligatoire d’aimer ? », et le Prophète a répondu: « ‘Alî, Fâtimah, et leurs deux fils. »» (Rapporté par Ahmad dans « Al-Manâqib »[16].
Ibn al-Monthir, Ibn Abî Hâtam, Ibn Marduwayh et al-Tabarânî ont rapporté, dans « Al-Mu’jam al-Kabîr », en citant Ibn ‘Abbâs, exactement la même affirmation concernant les personnes visées par le Verset. [17].
- Le Verset de Mubâhalah
«Si quelqu’un te contredit après ce que tu as reçu en fait de Science, dis : « Venez ! Appelons nos fils et vos fils, nos femmes et vos femmes, nous-mêmes et vous-mêmes: nous ferons alors une exécration réciproque en appelant la Malédiction d’Allah sur les menteurs. »» (Sourate Âle ‘Imrân, 3 : 61)
Qu’est-ce que la Mubâhala?
Il s’agit d’un événement historique immortel, que les historiens et les exégètes ont relaté, et qui a mis en évidence l’immunité de la Famille du Prophète (‘Alî, Fâtimah, al-Hassan et al-Hussayn) aux yeux d’Allah, et sa place sublime dans la Ummah.
Selon les exégètes chiites du Coran et certains savants sunnites, il est la preuve de grandes qualités des membres de la famille du Prophète (s), spécialement de l’Imam Ali (a).
D’après ce verset, l’Imam Ali (a) est présenté comme l’âme du Prophète (s)
Circonstance de la révélation
Selon les exégètes du noble Coran, ce verset avait été révélé au messager de Dieu à l’époque où un groupe des chrétiens de Najran, au Yémen, se rendirent à Médine pour rencontrer le prophète de l’Islam. la délégation des chrétiens de Najran lança un débat théologique aux musulmans et elle insistait surtout sur la différence de point de vue qui existait entre musulmans et chrétiens en ce qui concernait le récit de la vie et de la mission prophétique du vénéré Jésus Chrit (béni soit-il).
Ces derniers prétendaient que Jésus (a) faisait partie de la Trinité et refusaient les déclarations du Coran qui présentaient Jésus (a) simplement comme un fidèle serviteur de Dieu et un prophète, obligeant ainsi le Prophète à proposer l’imploration de la malédiction sur les menteurs (l’ordalie).[18]
Les commentateurs sunnites comme az-Zamakhsharî,[19] al-Fakhr ar-Râzî[20] et al-Baydâwî,[21] déclarèrent que « nos fils » (Abnâ’anâ) dans ce verset, représentent al-Hasan et al-Husayn, « nos femmes » (Nisâ’anâ), la sainte Fatima (a), et « nos propres personnes » (Anfusanâ), Ali (a). C’est-à-dire, les quatre personnes qui avec le Prophète (s), constituent les « cinq du manteau ».
Hormis ce verset qui montre leur haute dignité, selon az-Zamakhsharî et al-Fakhr ar-Râzî, le verset de la « Purification » (verset 33 de la sourate de « al-Ahzâb » ) :
« Allah veut seulement écarter de vous la souillure ! Ô membres de la Maison [du Prophète],[22] et [Il veut] vous purifier totalement »[23]
Sourat al-Ahzâb, v 33 fut révélé en hommage à la grandeur et à la pureté de ces cinq personnes.
Les chrétiens de Nadjran, voyant la détermination et le dévouement du Prophète (s) et de sa délégation, eurent peur et refusèrent d’accomplir l’ordalie (al-Mubâhala). Ils firent la paix avec le Prophète (s), demandèrent d’être autorisés à suivre leur religion en payant l’impôt réservé aux Gens du Livre (l’impôt foncier).[24]
Signification terme » Nisâ’anâ (nos femmes)
Même si premièrement les discussions se déroulèrent entre le Prophète (s) et les chrétiens mais, lors de la malédiction, le Prophète (s) amena sa fille, Fatima (a) et ses enfants, l’Imam al-Hasan (a) et l’Imam al-Husayn (a), qui étaient ceux que le Prophète (s) aimait le plus et pour lesquels, il fut prêt à faire tous les sacrifices, pour prouver sa sincérité et la vérité de sa parole.
D’après les exégètes chiites et sunnites, le terme » Nisâ’anâ (nos femmes), ne s’applique qu’à Fatima (s). Donc, le fait d’employer un terme pluriel (nos femmes) pour une seule personne est possible.
Il y a d’autres versets qui concernent une personne dans la circonstance de la révélation, mais qui utilisent le pluriel comme le verset de la Répudiation dans la sourate « al-Mujâdala » :
« Ceux d’entre vous qui répudient leurs femme par la formule : « Sois pour moi comme le dos de ma mère ! » [Savent que leurs épouses] ne sont pas leurs mères. Leurs mères sont seulement celles qui les ont enfantés. En vérité, [en proférant cette formule], ils disent certes une parole blâmable et erronée »
Position et importance
D’après az-Zamakhsharî[25], Aïcha dit que ce jour-là, le Prophète (s) sorti, couvert d’une cape noire. Quand il vit al-Hasan, il le prit sous cette « ‘Abâ », il fit la même chose pour al-Husayn, Fatima, Ali et dit :
« Allah veut seulement écarter de vous la souillure ! Ô membres de la Maison [du Prophète], et [Il veut] vous purifier totalement » Sourat al-Ahzâb, v 33
Il poursuit dans son commentaire en disant que le fait d’amener ses enfants et une femme à cette réunion, était le signe de la confiance du Prophète (s) à sa droiture qui exposait ainsi ces êtres, les plus chers à l’ordalie.
Le Prophète (s) fut si sûr concernant sa droiture, qu’il emmena les plus chères de sa famille. Les combattants n’amènent ni leurs femmes, ni leurs enfants sur le champ de bataille, que s’ils y sont obligés. C’est pourquoi le verset présente les femmes et les enfants avant « leur propre personne » pour montrer leur priorité et comme le dit az-Zamakhsharî, cela est la meilleure preuve de la grandeur des membres de la Famille du Prophète (s).[26]
Al-Fakhr al-Râzî a noté, dans son « Tafsîr al-Kabîr » le même récit qu’avait relaté al-Zamakh-charî. La concordance totale de leurs exégèses en ce qui concerne ce point est à cet égard significative. Après avoir rapporté ce que al-Zamakh-charî avait relaté, al-Râzî commente :
«Sachez que l’authenticité de ce récit fait l’unanimité des exégètes [mufassir] et des rapporteurs de hadith.» [27]
Notes:
- Abréviation de la formule de révérence : «Que la Paix (Salâm) soit sur lui (ou sur eux).»
- Sourate al-Ahzâb, 33, Verset 33.
- Sourate al-Chûrâ, 42, Verset 23.
- Abréviation de la formule de révérence : «Que les Prières (Çalât) d’Allah soient sur lui et sur ses Descendants.»
- Cité par al-‘Allâmah al-Tabâtabâ’î dans son « Tafsîr al-Mizân », tome XVI, p.316. Le hadith est rapporté par at-Tirmithî dans « Manâqib Ahl-ul-Bayt », tome III, p. 308, citant ‘Umar ibn Abî Salma, qui dit : «Ce Verset a été révélé au Prophète dans la maison d’Umm Salma.. Le Prophète a appelé alors Fâtimah, al-Hassan, al-Hussayn et ‘Alî. Il les a placés derrière son dos, et les a couverts d’un voile, en disant : « O Allah ! ce sont les Gens de ma Maison ! Dépouille-les donc de la souillure, et purifie-les. » Sur ce, Umm Salma a demandé: Suis-je avec eux, ô Prophète d’Allah ? – Non, tu es bien là où tu es, lui a-t-il répondu.»
- de Khaybar, oasis du Hijâz (en Arabie).
- Ce hadith a été rapporté dans « Ghâyat al-Marâm », selon trois chaînes remontant à ‘Abdullâh ibn Ahmad ibn Hanbal, citant Umm Salma, ainsi que dans « Tafsîr al-Tha’labî ». De même, Ibn Marduwayh et al-Khatîb, citant Abî Sa’îd al-Khidrî, ont donné le même contenu, à quelques nuances près dans le vocabulaire, à ce hadith. Selon al-‘Allâmah al-Tabâtabâ’î, (dans « Al-Mizân fî Tafsîr al-Qur’ân », Ayat al-Tat-hîr), il a été rapporté aussi dans « Ghâyat al-Marâm », citant ‘Abdullâh ibn Hanbal, citant son père, citant Umm Salma. Pour plus de détails sur l’interprétation du Verset d’al-Tat-hîr et sur l’identification des Membres d’Ahl-ul-Bayt, voir Annexe n° 1, à la fin de ce livre.
- Ce récit a été rapporté par Ibn Jarîr, Ibn Abî Hâtam, al-Tabarânî, citant Abî Sa’îd al-Khidrî. Il a été également rapporté dans « Ghâyat al-Marâm » citant al-Tha’labî dans son « Tafsîr ». Il a été également rapporté par al-Tirmithî, Ibn Jarîr, Ibn al-Munthir, al-Hâkim, Ibn Marduwayh, al-Buhayqî, citant Umm
- Sourate al-Ahzâb, 33, Verset 33.
- Taqî al-Dîn Ahmad ibn ‘Alî al-Maqrizî, décédé en l’an 845 de l’Hégire, « La Vertu d’Ahl-ul-Bayt », p. 21. Pour plus de détails, voir les références figurant dans l’Annexe n° 1.
- Ibn Mânzûr, auteur du fameux dictionnaire Lisân al-‘Arab dans l’article sur le mot « ود »
- Ibn Mânzûr dans l’article sur le mot « قرب »
- Ibn Hajar, ‘Asghalâni, vol. 4, p. 434
- Muhammad b. Ahmad b. Abî Bakr Al-Ansârî Al-Qurtubî, vol. 3, p. 2
- Al-Fakhr al-Râzî, « Al-Tafsîr al-Kabîr » : tafsîr Sourate al-Chûrâ, Verset 23.
- Muhib al-Dîn al-Tabarî, « Thakhâ’ir al-‘Utbâ fî Manâqib Thawi-l- Qurbâ », p. 25.
- « Ihyâ’ al-Mayyit Bifadhâ’il Ahl-ul-Bayt », d’al-Çiyûtî, publ.Mu’assasat al-Wafâ’, Beyrut, 1404 h. p. 8. Relaté par al-Çiyûtî également dans « Al-Dur al-Manthûr », tome VI, p. 7, par la chaîne de Sa’îd ibn Jubayr, citant Ibn ‘Abbâs. Rapporté également par al-Tabarânî dans « Al-Ma’jâm al-Kabîr, Musnad al-Imam al-Hassan », tome I, p. 125 (copie manuscrite, Bibliothèque al-Dhahiriyyah, Damas) avec une légère nuance dans les termes du texte: « ‘Alî, Fâtimah et leurs deux fils (Ibnâhumâ). » L’a transmis dans cette version également al-Haythamî, citant al-Tabarânî qui a mentionné ce hadith dans ses « Thakhâ’ir », p. 25, en notant qu’Ahmad l’avait mentionné dans « Al-Manâqib ». L’a mentionné également Ibn al-Çabbâgh al-Mâlikî, citant al-Nabawî, citant Ibn ‘Abbâs, p. 29. L’a mentionné aussi al-Qurtubî dans son tafsîr « Al-Jâmi’ li-Ahkâm al-Qur’ân », d’après le récit de Sa’îd ibn Jubayr, citant Ibn ‘Abbâs, tome XVI, pp. 21-22.
- Khurramshâhî, Tarjumi Qur’ân Karîm, p 57
- Az-Zamakhsharî, Al-Kashshâf, vol 1, p 368
- Al-Fakhr ar-Râzî, At-Tafsîr al-Kabîr, vol 8, p 467
- Al-Baydâwî, Anwâr at-Tanzîl wa Asrâr at-Ta’wîl, vol 2, p 20
- C’est-à-dire : Ahl al-Bayt (a), voir Verset de Tat’hîr
- Traduction de Régis Blachère
- Khurramshâhî, Tarjumi Qur’ân Karîm, p 57
- Az-Zamakhsharî, Tafsîr al-Kashshâf, vol 1, p 369
- Az-Zamakhsharî, Al-Kashshâf, vol 1, p 369 – 370
- Al-Fakhr al-Râzî, « Al-Tafsîr al-Kabîr », le Verset de Mubâhalah.