Mode de vie familial en Islam (Partie II)
La Capacité Financière
Un homme musulman doit assurer les moyens de subsistance de sa femme et de ses enfants. Aussi est-il essentiel qu’il ait d’avance suffisamment d’argent pour s’acquitter de cette responsabilité.
L’Imam al-Çâdiq (P) a dit:
وقد ورد عن الإمام الصادق عليه السلام أنّه قال: « الكفو أن يكون عفيفاً وعنده يسار«
«Un mari convenable est celui qui est chaste et qui a une capacité financière». .[1]
La Compatibilité
La compatibilité et l’affinité dans les idées et les besoins du mari et de la femme sont l’un des facteurs qui contribuent le plus au succès d’un mariage. S’il y a compatibilité entre eux, il y a peu de risques d’apparition de sérieux différends entre eux. S’il arrive qu’une divergence de vues surgisse, ils peuvent la résoudre facilement. Ainsi, on peut espérer que leur vie conjugale sera heureuse et satisfaisante. Par contre, un mariage émaillé de conflits entre le mari et la femme peut, non seulement ruiner leur vie, mais aussi détruire celle de leurs enfants et de leurs proches parents.
Les maris et les femmes qui mènent une vie conjugale satisfaisante et heureuse sont seulement ceux qui:
– réalisent le concept du mariage humain;
– sont non seulement des partenaires de la vie, mais aussi des amis bienveillants et des associés fidèles;
– estiment qu’il est nécessaire de coopérer l’un avec l’autre à tous les égards;
– s’abstiennent de toute forme d’arrogance et d’orgueil dans leurs relations réciproques;
– respectent leurs droits réciproques et essaient de plaire l’un à l’autre.
Le choix d’une conjointe ou d’un conjoint
عن ابن يعفور ، عن الصادق (ع) قال : قلت (للامام الصادق) إنّي اردت أن اتزوَّج من إمرأة وإن ابَوَيَّ ارادا غيرها ، قال : تزوَّج الذي هويت ودع التي هوى ابواك .
Ibn Ya‘fûr témoigne : «Quand j’ai dit à l’Imam al-Sâdiq (p) que je voulais me marier avec une fille, mais que mes parents voulaient que je me marie avec une autre, il m’a répondu : ״ Marie-toi avec celle que tu veux et laisse tomber celle que tes parents veulent pour toi.״ »[2]
قال رسول الله (ص) : من شرب الخمر بعد ان حرّمها الله فليس باهل ان يُزَوَّجُ اِذا خطب .
Le Messager d’Allah (P) dit : «Quiconque aura bu de l’alcool après qu’Allah l’a interdit ne mérite pas que l’on accède à sa requête, lorsqu’il demande la main d’une fille en mariage. »[3]
قال رسول الله (ص) : « من زوَّجَ كريمته من فاسق فقد قطع رحمه .»
Le Messager d’Allah (P) dit : «Quiconque marie sa fille à un débauché aura rompu ses liens de parenté. »[4]
عن الحلبي قال : قال الصادق (ع) : «لا تتزوجوا المرأة المستعلنة بالزنا ولا تزوجّوا الرجل المستعلن بالزنا اِلاّ ان تعرفوا منهما توبة.»
L’Imam al-Sâdiq (p), cité par al-Halabî, dit :
« N’épousez pas une femme qui pratique l’adultère publiquement, ni ne mariez pas vos filles à un homme qui s’adonne publiquement à l’adultère, à moins que vous n’appreniez qu’ils se sont repentis. »[5]
عن الحسين ابن بشار قال : كتبت ال ابي جعفر(ع) في رجل خطب اليَّ ؟ فكتب (ع) :
« من خطب اليكم فرضيتم دينه وامانته كائناَ من كان فزوِّجوه » اِلاّ تفعلوه تكن فتنة في الارض وفساد كبير »»
Al-Hussain Ibn Bachâr témoigne : «J’ai écrit à l’Imam Abû Ja’far (p) pour lui demander si je devais accéder à la requête d’un homme qui demande la main d’une fille chez nous? » Il (p) m’a répondu :
«Quiconque demande la main d’une fille de votre famille, accédez à sa demande si vous êtes satisfaits de sa religiosité et de sa sincérité, peu importe qui il est, car ״autrement, si vous n’agissez pas ainsi, il y aura discorde sur terre et grand désordre. ״»[68]
من كتاب تهذيب الاحكام جاء رجل الى الحسن (ع) يستشيره في تزويج ابنته ؟ فقال زوِّجها من رجل تقي ، فاِنه ان احَّبها اكرمها وان ابغضها لم يظلمها .
Il est mentionné dans «Tah-thîb al-Ahkâm» que lorsqu’un homme vint voir l’Imam Abu-l-Hassan (p) pour lui demander conseil concernant le mariage de sa fille, l’Imam (p) lui dit : «Marie-la à un homme pieux, car s’il va l’aimer, il l’honorera, et s’il va la détester, il ne sera pas injuste envers elle. »[7]
عن رسول الله (ص) قال :
»من تَزَوَّجَ إمْرَأةً لِمالِِها ، وَكَّلَهُ اللهُ إلَيْهِ وَمَنْ تَزَوَّجَها لِجَمالِها ، رَأى ما يَكرَهُ وَمَنْ تَزَوَّجَها لِدينِها ، جَمَعَ اللهُ لَهُ ذلِكِ .«
Le Messager d’Allah (P) dit :
« Celui qui se marie avec une femme pour sa fortune, Allah le laissera dans sa propre condition; celui qui l’épouse pour sa beauté, il verra en elle ce qu’il détestera, et celui qui l’épouse pour sa religiosité, Allah lui accordera tout cela (la fortune, la beauté et la religion). »[8]
كتب علي بن اسباط الى ابي جعفر (ع) في امر بناته ، انه لا يجد احدا مثله ؟ فكتب اليه ابو جعفر (ع) : فهمت ما ذكرت من امر بناتك وانك لا تجد احداً مثلك ، فلا تنظر في ذلك يرحمك الله ، فان رسول الله (ص) قال : اذا جاءكم مَن ترضون خُلقه فزوِّجوه » اِلاّ تفعلوه تكن فتنة في الارض وفساد كبير
Lorsque Ali Ibn Asbât écrit à l’Imam Abû Ja’far pour lui faire part de la difficulté de trouver des hommes qui ont le même statut social que lui pour les marier à ses filles, l’Imam (p) lui répondit : «J’ai compris le problème de tes filles et le fait que tu ne trouves pas des hommes de ton niveau pour elles. Mais, qu’Allah te couvre de Sa Miséricorde, ne t’attache pas à ce critère, car le Messager d’Allah (p) dit : Si quelqu’un vient vous demander de le marier et que vous êtes satisfait de sa moralité, mariez-le, car ״autrement, si vous n’agissez pas ainsi, il y aura discorde sur terre et grand désordre. ״ »[9]
قال رسول الله (ص) : « تزوّجوا الزرق ، فان فيهنَّ اليُمْن.»
Le Messager d’Allah (P) dit : «Epousez les femmes aux yeux bleus, car elles apportent la félicité, le bonheur et la bénédiction ».[10]
عن الامام الصادق (ع) :
»اذا تزوَّجَ الرجل المرأة لجمالها او مالها وُكِّلَ الى ذلك، واذا تزوّجَها لِدينها رزقه الله الجمال والمال.«
Selon l’Imam al-Sâdiq (p) :
« Si un homme épouse une femme pour sa beauté et son argent, il ne se réjouira ni de l’un ni de l’autre, mais s’il se marie avec elle pour sa piété, Allah le fera jouir et de la beauté et de l’argent.»[11]
عن الحسين بن بشّار الواسطي ، قال : كتبت إلى ابي الحسن الرضا (ع) انَّ لي قرابة قد خطب اِليَّ و في خُلْقِهِ سُوء ، قال : » لا تُزَوِّجهُ إن كان سَيِّءَ الخُلقِ « .
Al-Hussain Ibn Bach-châr al-Wâsitî témoigne : Lorsque j’ai écrit à l’Imam al-Redhâ (p) «J’ai un proche parent qui demande la main de ma fille, et il est de mauvais caractère », il m’ a répondu : «Ne le marie pas, s’il est de mauvais caractère. »[12]
عن محمد بن علي بن الحسين الباقر (ع) ، قال :
« إذا اراد أحدكم أن يتزوّج فليسأل عن شعرها كما يسأل عن وجهها ، فإنَّ الشعر أحد الجمالين . »
L’Imam Mohammad Ibn Ali Ibn al-Hussain al-Bâqir (p) dit : «Lorsque l’un de vous voudrait se marier, qu’il s’enquière des cheveux de la femme tout comme il s’enquiert de son visage, car les cheveux constituent l’une des deux beautés.. »[13]
وروي انه سأل عليه السلام أبا بصير : اذا تزوَّجَ احدكم كيف يصنع ؟ فقال ما ادري ، قال (ع) : اذا همَّ بذلك فليصلِّ ركعتين ولِيحمد الله عزَّ وجل وليقل : « اللهم اني اريد ان اتزوَّج ، اللهم فقَدِّر لي من النِّساء احسنهُنَّ خَلقاً وخُلقاً واعفّهنَّ فرجاً واحفظهنَّ لي في نفسها ومالي واوْسَعَهُنَّ رِزْقاً واعْظَمهُنَّ بركةً ، واقض لي منها ولداً طيِّباً تجعله لي خلفاً صالحاً فس حياتي وبعد موتي » .
On rapporte que l’Imam (p) demanda un jour à son compagnon Abû Baçîr :
– « Lorsque l’un de vous veut se marier, que fait-il? »
– Abû Baçîr répondit : « Je ne sais pas. »
– Et l’Imam (p) d’expliquer : « Lorsqu’on décide de se marier, on accomplit deux rak‘ah de prière, puis on fait les louanges d’Allah –Il est Puissant et Sublime- et on dit :
«Allâhumma innî urîdu an atazawwâju, Allâhumma faqaddir lî min an-nissâ’i ahsanahunna khalaqan wa khulqan wa a‘affahunna farjan, wa ahfadhuhunna lî fî nafsî wa mâlî wa awsa‘ahunna rizqan, wa a‘dhamahunna barakatan, wa-q-dhi lî minhâ waladan tayyiban taj‘alahu lî khalafan çâlihan fî hayâtî wa ba‘da mawtî »
(O mon Dieu! Je voudrais me marier! O mon Dieu! Fais que je trouve parmi les femmes celle qui soit la meilleure d’entre elles physiquement et moralement, la plus chaste d’entre elles, la plus fidèle d’entre elles pour mon honneur et mes biens, celle qui fasse venir le plus de subsistance et de bénédictions! Et fais que j’aie d’elle un enfant bon qui sera pour moi un successeur digne de mon vivant et après ma mort.)»[14]
عن الامام الصادق (ع) قال :» اذا اُدْخِلَت عليك أهلك فخذ بناصيتها واستقبل بها القبلة وقل: » اللهم بامانتك اخذتها وبكلماتك استحللت فرجها، فان قضيت لي منها ولداً فاجعله مباركاً سوياً ولا نصيباً » .«
Selon l’Imam al-Sâdiq (p) : «Lorsqu’on t’amène ton épousée, prends-la par le toupet, mets-toi avec en face de la qiblah (la direction de la Mecque) et dis «O mon Dieu! C’est sous Ta protection que je l’ai prise et c’est par Tes Mots que je l’ai rendue licite pour moi! Aussi, si Tu décrètes que j’aurais un enfant d’elle, fais qu’il soit béni et normal, et ne laisse pas Satan y avoir une part. »[15]
من كتاب النجات المروي عن الائمَّةِ عليهم السلام :» اذا قرب الزفاف يستحب ان تامرها ان تصلي ركعتين (استحباباً) وتكون على وضوء اذا اُدْخِلَتْ عليك وتصلي انت ايضاً مثل ذلك وتحمد الله وتصلِّي على النبي وآله وتقول : « اللهم ارزقني اِلفها وودّها ورضاها بي وارضني بها واجمع بيننا باحسن اجتماع وايسر ائتلاف فاِنّك تحب الحلال وتكره الحرام » .
وتقول اذا اردت المباشرة : « اللهم ارزقني ولدا واجعله تقيَّاً ذكيِّاً ليس في خَلقه زيادة ولا نقصان واجعل عاقبته الى خير » . وتسمّي الله عز وجل عند الجماع .«
Il est rapporté dans «Al-Najât» que les Imams d’Ahl-ul-Bayt (p) ont dit : «Lorsque le moment de la reconduite de ta mariée s’approche, il est recommandé de lui demander d’accomplir deux rak‘ah de prière à titre recommandé et d’être en état de wudhû’ (en état d’ablution rituelle). Et Lorsqu’on la fait entrer chez toi, tu devrais toi aussi accomplir deux rak‘ah au même titre, et puis louer Allah (dire : Alhamdu lillâhi Rabb-il-‘âlamîn = Louanges à Allah, le Seigneur des mondes), prier sur le Prophète et sur sa Famille (dire : Allâhumma çalli ‘alâ Muhammadin wa Âle Muhammad = O mon Dieu ! Prie sur Muhammad et sur les membres de sa Famille) et dire : «O mon Dieu! Favorise-moi de son amitié, de son amour et de son contentement de moi, de même que de mon contentement d’elle. Unis-nous de la meilleure façon qu’une union puisse être, et dans la meilleure entente, car Tu aimes le licite et Tu détestes l’illicite! »
» Lorsque tu t’apprêtes à t’accoupler, dis : «O mon Dieu! Accorde-moi un enfant et fais qu’Il soit pieux, intelligent, et dépouillé de tout défaut physique, et qu’il ait une bonne fin. »
» Et lorsque tu commences l’accouplement, tu dis : «Bism-illâh-ir-Rahmân-ir-Rahîm = Au Nom d’Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux) »[16]
Respect des droits et respect mutuel entre les membres de la famille
Dans le mode de vie coranique, les membres de la famille se doivent respect et entraide, ils doivent considérer et respecter les droits des uns envers les autres. Nombre sont les versets coraniques qui soulignent clairement ou implicitement ce point de vue. Certains versets enjoignent à l’homme le respect, la reconnaissance et la bienfaisance envers ses parents (Luqman/14). D’autres versets enjoignent à l’homme de se comporter avec ses parents d’une façon convenable (Luqman/15). D’autres versets interdisent à l’homme de dire
« Fi » à ses parents et de les brusquer, mais lui enjoignent de leur adresser les paroles respectueuses (Isra’/23). Enfin, d’autres versets enjoignent à l’homme d’être humble devant ses parents (Isra’/23). Les hadiths soulignent également d’une manière claire ou implicite ce point de vue. Un groupe de hadiths considère que l’un des péchés majeurs est le fait d’être réprouvé par ses parents [17] . Certains hadiths déclarent que Dieu a placé la bonté envers les parents dans l’armée de la sagesse, et la méchanceté envers eux dans l’armée de l’ignorance [18] . Certains hadiths considèrent que les droits les plus obligatoires des liens de parenté sont le droit de la mère, puis le droit du père, puis le droit de l’enfant [19] .
Par conséquent, dans le mode de vie coranique, une femme doit obéir son mari. Nombre sont les versets coraniques qui soulignent clairement ou implicitement ce point de vue.
Certains versets conseillent aux hommes qui craignent la désobéissance de leurs femmes ; de les conseiller par des paroles convaincantes, puis de s’éloigner de leur couche et de les punir (An-Nisâ/34). Certains versets interdisent aux hommes dont leurs femmes les obéissent conformément aux prescriptions divines de leur chercher querelle (An-Nisâ/34).
D’autres versets disent que l’une des meilleures caractéristiques d’une femme est son obéissance à son mari (At-Tahrîm/5). Il existe de nombreux hadiths qui ont également abordé cette question. Dans certains hadiths, la femme est sommée d’obéir à son mari [20] . D’autres hadiths considèrent que l’un des devoirs de la femme envers son mari est de lui obéir [21] . Certains hadiths interdisent à une femme de quitter le toit conjugal sans la permission de son [22] .
Certains hadiths considèrent que les devoirs d’une femme envers son mari consistent à ne pas quitter le toit conjugal sans sa permission, à ne pas observer le jeûne surérogatoire sans sa permission et à ne pas donner en aumône les biens de la maison sans sa permission [23] . Certains hadiths considèrent qu’une femme qui quitte le toit conjugal sans la permission de son mari est maudite par les anges du ciel et ceux de la terre, par les anges de la colère et de la miséricorde, ou elle est maudite par tous les anges du ciel et tous ceux qu’elle croisera sur son chemin qu’ils soient les djinns ou les humains, jusqu’à ce qu’elle rentre à la maison [24] . D’autres hadiths indiquent qu’une femme qui quitte le toit conjugal sans la permission de son mari est maudite par Dieu, Gabriel et Michael [25] . Certains hadiths indiquent également que la prière d’une femme qui quitte le toit conjugal sans la permission de son mari ou celle qui est indisciplinée dont le mari est en colère contre elle, ne sera pas exaucée [26] .
Certains hadiths considèrent que le plus grand bienfait après l’islam qu’Allah ait accordé à un musulman est d’avoir une femme croyante et obéissante [27] .
Par conséquent, le mode de vie suggéré par le Saint Coran et les hadiths en matière familiale est en conflit avec le mode de vie donné par les penseurs et les philosophes occidentaux qui interdisent aux femmes à obéir à leurs maris [28] .
Notes:
1-Wasa’il ul-Shi’a, Vol. 20, p.85
2-Makârim al-Akhlâq, op. cit., 8e Partie, Chap. 10, p. 237.
3-Idem
4-Idem.
5-Idem.
6-Makârim al-Akhlâq, 8e Partie, Chap. 3, p. 204.
7-Makârim al-Akhlâq, op. cit., 8e Partie, Chap. 3, p. 204.
8-Wasâ’il al-Chî‘ah, cité dans Youth and Spouse selection, p. 145.
9-Makârim al-Akhlâq, op. cit., 8e Partie, Chap. 3, pp. 204-205.
10-Wasâ’il al-Chî‘ah, 20/81, h. 1 ; Al-Faqîh, 3/259, h. 1228 ; Al-Kâfî, 5/563, h. 30.
11-Al-Kâfi, t. 5, p. 333.
12-Wasâ’il al-Chî‘ah, 20/58, h. 3 ; Al-Kâfî, 5/355.
13-Wasâ’il al-Chî‘ah, 20/59, h. 3 ; Al-Faqîh, 3/245, h. 1164.
14-Makârim al-Akhlâq, op. cit., 8e Partie, Chap. 3, p. 205.
15-Makârim al-Akhlâq, op. cit., 8e Partie, Chap. 4, p. 208.
17-Ayyashi, 2001, Vol.1, p.237
18-Barqi, 1991, vol.1, p.196-197
19-Al-Harrani, 1983, p.256
20-Kufi, S.D., p.111
21-Kolayni, 1984, Vol.5, p.506-507
22-al-Uraydhi, 1988, p.179
23-Sadouq, 1983, vol.3, p.438
24-Kolayni, 1984, Vol.5, p.506-507
25-Kolayni, 1984, Vol.5,p.439
26-Sadouq, 1983, vol.4, p.358
27-Kolayni, 1984, Vol.5, p.327
28-Kolayni, 1984, Vol.5, p.327
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