Comportements et traits de caractères
Comportements et traits de caractères de l’Imam Moussa Kazim (P)
Introduction:
L’Imam Moussa Al-Kâzim (Paix et salut sur lui) est le 7ᵉ Imam d’Ahl-ul-Bayt (Paix et salut sur eux). Il incarne l’adoration d’Allah Tout-Puissant, la tolérance et il est connu comme étant la « Porte de la satisfaction.
Le père de l’Imam Moussa Al-Kâzim (p) est l’Imam as-Sâdiq (p), le 6ᵉ Imam d’Ahl-ul-Bayt (p), Ce dernier est reconnu comme un miracle de l’Islam et une fierté pour l’humanité.
Après le martyre de son père, l’Imam as-Sâdiq (p), il devint l’Imam des chiites.
Durant son Imamat (35 ans), coïncidé avec le califat d’Abu Jaffar al-Mansur, al-Hadi, al-Mahdi et Harun al-Rachid. Il fut emprisonné plusieurs fois par al-Mahdi et Harun, et finalement tomba en martyre, en l’an 183 H, dans la prison de Sindî b. Shâhik.
L’Imam Kâzim (p), comme ses père et grands-pères, était un homme parfait concernant toutes les bonnes caractéristiques humaines, et la meilleure personne de son temps.
Biographie
L’Imam Mûsa al-Kâzim naquit dans la région d’al-Abwâ’, entre La Mecque et Médine[1], au mois de Dhu al-Hijja 127 H[2] ou 7 Safar en l’an 128 H[3], lorsque l’Imam as-Sâdiq (P) et son épouse, Hamîda revinrent de Hadj. Certains disent que le lieu de sa naissance fut Médine en l’an 129 H[4].
L’Imam as-Sâdiq (P) l’aimait fortement[5]. Selon un hadith transmis par Ahmad al-Barqî, l’Imam as-Sâdiq (P) donna de la nourriture aux gens pendant trois jours, après la naissance de son fils, Mûsâ (P)[6].
L’Imam Mûsa b. Ja’far (P) naquit dans la période du transfert du pouvoir des Omeyyades aux Abbassides. Quand il eut 4 ans, le premier calife abbasside atteignit au pouvoir.
Il n’y a pas beaucoup d’information sur la vie de l’Imam al-Kâzim (P) avant son Imamat, à l’exception de quelques dialogues scientifiques durant son enfance, comme son dialogue avec Abû Hanîfa[7] et avec les savants d’autres religions à Médine[8].
Selon un hadith rapporté dans le livre al-Manâqib, l’Imam (P) entra anonymement dans un village à Damas et parla à un Moine là-bas. Ce dialogue aboutit à la conversion du moine et de ses compagnons à l’islam[9].
Il est rapporté également que l’Imam (P) alla à La Mecque pour faire le hadj ou la umra[10]. L’Imam (P) fut convoqué quelques fois par les califes abbassides à Bagdad. En dehors de ces occasions, il passa la majeure partie de sa vie à Médine.
Les textes qui prouvent son imamat
Les raisons de l’Imamat sont de deux types : les raisons générales, utilisées pour prouver l’Imamat de l’un des douze Imams infaillibles, et les raisons spéciales, à savoir celles émises d’un Imam à propos de son suivant. Nous ne citons dans cet article que les raisons émises par l’Imam Sâdiq (p) sur l’Imamat de son fils, l’Imam Kâzim (p).
Preuves de son Imamat
D’après les chiites, l’Imam sera nommé seulement par l’Imam précédent. En d’autres termes, c’est uniquement l’Imam qui doit présenter l’Imam précédent[11].
L’Imam as-Sâdiq (P) nomma, plusieurs fois, son fils, l’Imam Mâsâ al-Kâzim (P) comme son successeur, à ses proches compagnons. Dans les livres al-Kâfî[12], al-Irshâd[13], I’lâm al-Warâ[14] et Bihâr al-Anwâr[15], Il y a des chapitres sur la nomination de l’Imamat de Mûsa b. Ja’far (P) qui rapportèrent respectivement 16, 46, 12 , et 14 hadiths à ce sujet[16]. Voici quelques-uns de ces hadiths :
Dans un hadith, Fayd b. Mukhtâr dit :
Je demandai de l’Imam as-Sâdiq (P), qui est l’Imam après vous ? à ce moment, son fils Mûsâ est entré et l’Imam as-Sâdiq (P) le nomma comme son successeur.
Selon un hadith transmis par ‘Ali b. Ja’far, l’Imam as-Sâdiq (P) dit à propos de Mûsa b. Ja’far (P) :
فَإِنَّهُ أَفْضَلُ وُلْدِی وَ مَنْ أُخَلِّفُ مِنْ بَعْدِی وَ هُوَ الْقَائِمُ مَقَامِی وَ الْحُجَّةُ لِلَّهِ تَعَالَی عَلَی كَافَّةِ خَلْقِهِ مِنْ بَعْدِی
Il est mon meilleur enfant et celui qui me succédera. Il est mon successeur et l’Argument du Dieu, le Très-Haut, pour toutes les créatures après moi. [17]
Selon le livre ‘Uyûn Akhbâr ar-Ridâ (P), Harun al-Rachid en adressant à son fils, dit que Mûsâ b. Ja’far était le vrai Imam et la personne la plus compétente pour la succession du Prophète (s), déclarant son califat avec le force.
Traitement de l’Imam as-Sâdiq (P)
Dans les sources mentionnent que l’Imam as-Sâdiq (P), en raison de la rigueur des Abbassides et pour protéger la vie de l’Imam al-Kâzim (P), nomma cinq personnes y compris le calife abbasside comme ses successeurs[18]. Bien que l’Imam as-Sâdiq (P) présenta l’Imam al-Kâzim (P), plusieurs foi comme le prochain Imam, à ses compagnons spécieux, néanmoins, les chiites étaient dans l’ambiguïté.
Certains compagnons éminents de l’Imam (P) comme Mu’min at-Tâq et Hishâm b. Sâlim furent aussi dans l’ambiguïté.
D’abord, ils allèrent chez ‘Abd Allah al-Aftah, qui prétendait l’Imamat, lui demandèrent à propos de Zakât, mais, ses réponses ne les convainquirent pas. Ensuite, Ils rencontrèrent l’Imam Mûsâ b. Ja’far (P) et convainquirent avec ses réponses et accéptèrent l’Imamat de l’Imam Mûsa al-Kâzim (P)[19].
Durant son Imamat
Après le martyre de son père en l’an 148 H, l’Imam al-Kâzim (P) devint l’Imam des chiites, à l’âge de 20 ans[20].
La période de son Imamat durait 35 ans dont, environ 10 ans de son Imamat était dans la période du califat d’al-Mansur (règne : 136-158 H) ; 11 ans dans la période du califat d’al-Mahdi al-‘Abbâsî (règne : 158-169 H) ; un an dans la période du califat d’al-Hadi al-‘Abbâsî (règne : 169-170 H) et 13 ans dans la période du califat d’Harun al-Rachid (règne : 170-193 H)[21].
Il tomba en martyre en l’an 183 H et son fils, l’Imam ar-Ridâ (P), lui succéda[22].
La connaissance et les vertus morales
L’Imam Kâzim (p), comme ses père et grands-pères, était un homme parfait concernant toutes les bonnes caractéristiques humaines, et la meilleure personne de son temps. Un grand nombre de savants ont admiré son caractère éminent. Voici quelques exemples :
Beaucoup de hadiths révèle l’étendue de la connaissance de l’imam Moussa Kazim (as) sur plusieurs sciences, ses qualités et ses vertus morales et spirituelles. Il ne peut qu’être ainsi parce qu’il a grandi dans la maison de la prophétie, le fief du message et le carrefour des anges. Nous citons juste quelques exemples de hadiths :
1- Abou Hanifa dit : « j’avais effectué un voyage de pèlerinage rituel et je m’étais rendu chez l’imam à Médine dans l’intention de le rencontrer. J’attendais devant la porte pour avoir l’autorisation d’entrer. C’est alors qu’un garçon apparut (et je lui demandasse : « Où sont les toilettes ? Attendez, dit-il, il s’adossa au mur, s’assit puis dit : « Evitez de faire vos besoins ou uriner près d’un cours d’eau, sous les arbres fruitiers, dans la cour des mosquées ou les voies de communication. Allez derrière le mur et de là soulagez-vous en évitant de vous asseoir face à la Qibla ». Je fus étonné d’entendre de telles paroles de la bouche d’un enfant. Je lui demandasse alors comment il s’appelait ? Moussa ibn Ja’far répondit-il. C’est alors que je lui demandasse encore : « jeune homme c’est quoi le péché et le élit ? Il répondit ainsi « Il y a trois situation pour décrire le péché et le délit :
1- soit le péché vient de Dieu et non de l’homme : dans ce cas Dieu ne le punira pas pour quelque chose qu’il n’a pas commis.
2- soit le Dieu et l’homme sont tous deux associés dans le péché et le délit ; il n’est pas juste dans ce cas que le complice le plus fort domine injustement le complice le plus faible.
3- soit le péché vient de l’homme, d’ailleurs c’est le cas avéré ici, Dieu fait preuve de clémence, cela traduit sa miséricorde et sa munificence. Et s’il le punit ce serait à cause du péché et de la désobéissance de l’homme ». Abou Hanifa confesse : «j’obtins la réponse que je voulais à partir des propos de ce jeune garçon. Et là je n’avais plus besoin de rencontrer l’imam Sadiq (as).
Ibn Shahr Ashoub cite ainsi la fin du hadith dans le livre Manakib : « lorsque j’ai compris ces propos de lui (Moussa ibn Ja’far) il m’a paru grand et m’a fasciné. Je récitasse alors ce verset : « Une descendance qui se suit »[23] Les savants ont reçu de l’imam Moussa Kazim diverses sciences qui remplissent textes religieux.[24]
2- Abou Fajr Esfahani affirme : « Yahya ibn Hassan m’a rapporté que l’imam Moussa Kazim (as) était le genre personne qui quand il apprenait que quelqu’un qui ne l’aimait pas parle mal dans son dos, il lui envoyait une bourse pleine de dinars. Et sa bourse contenait entre 200et 300 dinars. Les gens avaient sorti un proverbe inspiré de cette attitude de l’imam Moussa Kazim (as).
Hamou dit : «L’un des petits fils du 2ème calife avait l’habitude de salir le nom de l’imam Ali (as) dès qu’il le rencontrait l’imam Moussa Kazim (as) et adoptait de mauvaises attitudes vis-à-vis de lui. Certains chiites demandèrent à l’imam de leur donner l’autorisation pour le tuer. L’imam s’y opposait. Un jour l’imam assis sur une monture entra dans la plantation de ce monsieur. Le type cria : vous avez détruit mon champ et mes récoltes. L’imam ne fit attention à ses crises et continuait à avancer jusqu’’à se rapprocher de lui. L’imam descendit de sa monture, s’assit près de l’homme et commença à parler et à plaisanter avec lui. Il demanda à l’homme : « à combien s’élève l’indemnisation pour tes récoltes ? Cent dirhams, répondit l’homme. Et quel est le profit qui devait en sortir, reprit l’imam ? Je n’en sais rien, réagit-il. A combien peux-tu faire une estimation insista l’imam ? je dirai cent dirhams encore, dit-il l’imam donna 300 dirhams. L’homme se leva et vint embrasser la tête de l’imam. Désormais quand l’imam entrait dans la mosquée, l’homme se levait, le saluait respectueusement et dit : « Dieu sait à qui il confie sa révélation l’imam dit alors aux chiites qui voulaient tuer cet homme : «Laquelle de ces deux initiatives est la meilleure ? Ce que vous vouliez faire ou ce que j’ai fait ? »[25]
3- L’imam Moussa Kazim (as) s’investirait à fond dans l’accomplissement des prières surérogatoires et veillait toute la nuit jusqu’à la prière du matin. Après la prière du matin, il restait encore sur la natte jusqu’au lever du soleil à faire des invocations. Il se livrait aux prosternations et implorations jusqu’au lever du soleil. il avait l’habitude de beaucoup répéter cette invocation : « seigneur je t’implore pour que tu rendes ma mort paisible, que tu sois indulgent au moment de la rétribution ». il aimait dire : « les péchés de ton serviteur sont énormes, mais ta bonté et ton indulgence sont inestimable. Il pleurait par crainte de Dieu que sa barbe devenait toute mouillée.
L’imam (as) rendait fréquemment visite pour consolider les liens de famille. Il envoyait aux pauvres de Médine de l’argent, du pain et des dattes. Et personne ne savait de qui cela venait.[26]
Ibn Sabbâgh Mâlikî a écrit : « Mûsâ Kâzim était un Imam très noble. Il était un grand savant. Il passait la nuit dans la Prière et le culte, et il jeûnait pendant la journée. A force d’avoir pardonné les pécheurs, on lui a donné le titre «Kâzim ». Les habitants de l’Irak le connaissaient par le nom Bâbul Hawâidj[27]. »[28]
Ahmad ibn Hajar Heythamî a écrit : « Mûsâ Kâzim était titulaire de l’héritage de son père à l’égard de la connaissance, l’enseignement, et les vertus morales. Il était si tolérant et patient envers les autres qu’il a été appelé Kâzim. Les Irakiens le connaissent par le nom Bâbul Hawâidj. Il était le plus pieux, et la personne la plus généreuse de son temps. »[29]
Ibn Sabbâgh Mâlikî a écrit : « Mûsâ Kâzim était la personne la plus pieuse, la plus savante, la plus généreuse et la plus noble de son temps. Il identifiait les pauvres de Médine, leur envoyant régulièrement des dirhams et des dinars, alors qu’ils ne connaissaient pas le donateur. Après son décès, les pauvres ont connu enfin la personne qui les aidait. »[30]
Ibn Hajar Asghalânî a écrit à propos de l’Imam Kâzim (p) : «Ses vertus morales et ses titres illustres sont nombreux. »[31]
Khatîb Baghdâdî a rapporté d’Abdur-Rahmân ibn Sâlih Azdî qui a dit : «L’année où Hârûnur-Rachîd est parti pour le pèlerinage, il est allé au saint sanctuaire de l’Envoyé de Dieu (P) avec un groupe de nobles de Quraych et d’autres tribus arabes. Mûsâ ibn Ja’far (p) l’accompagnait aussi. Lorsque Harûn a atteint le saint sanctuaire, il a dit : ‘Mes salutations l’Envoyé de Dieu (P)! Ô mon cousin !’ Il voulait se vanter de sa relation avec le Prophète (P). Puis Mûsâ ibn Ja’far s’est approché de la tombe et a dit: ‘Mes Salutations, ô mon père !’ En entendant cela, le visage de Harûn a changé de couleur et il a dit: ‘Ô Abul Hassan ! Le véritable honneur est ce que tu viens de dire. »[32]
Ibn Chahr Achûb a écrit : « Mûsâ ibn Ja’far (p) était supérieur aux gens de son temps en termes de jurisprudence et de la mémorisation du Coran. Il récitait le Coran avec une belle voix. Il pleurait en le récitant et les auditeurs pleuraient aussi. Sa position était au-dessus d’autres personnes. Sa générosité était plus que d’autres gens. Son discours était plus éloquent que celui des autres. Et son cœur était plus courageux. Il a été honoré d’être le tuteur du peuple. Il a reçu l’héritage de la Prophétie. Et il a été nommé à la position califale. »[33]
Shaykh Mufîd a écrit: « Abul Hassan Mûsâ (p) était le plus pieux, le meilleur juriste, le plus généreux et le plus noble des gens de son temps. »[34]
Martyre
L’Imam al-Kâzim (P) passa les derniers jours de sa vie à la prison de as-Sindî b. Shâhik.
D’après Cheikh al-Mufîd, as-Sindî sous l’ordre de Harun al-Rachid, empoisonna l’Imam (P), et trois jours plus tard, l’Imam (P) mourut en martyre[35]. Son martyre se produit au 25 Rajab, 183 H à Bagdad[36].
Il y a d’autres points de vue sur la date et la place du martyre de l’Imam al-Kâzim (P)[37].
Quand Mûsâ b. Ja’far (P) tomba en martyre, sous l’ordre d’as-Sindî b. Shâhik, son corps fut mis sur le pont de Bagdad et il annonça que Mûsâ b. Ja’far décéda à la mort naturelle[38].
Il y a de différents rapports de la manière de son martyre. Plusieurs des historiens croient qu’il fut intoxiqué par Yahyâ b. Khâlid et as-Sindî b. Shâhik[39].
Selon un autre récit, Ils l’étranglèrent dans un tapis[40].
Deux raisons furent mentionnées pour expliquer pourquoi le corps de l’Imam (P) fut mis dans un lieu public :
l’un devait montrer que l’Imam (P) décéda de la mort naturelle
et l’autre pour nier la croyance de ceux qui croyaient le Mahdawîyyat de l’Imam al-Kâzim (P)[41].
Le cadavre de Mûsâ b. de Ja’far (P) fut enterré dans la région nommée ash-Shunîzîyya dans le cimetière familial d’al-Mansur, connu sous le nom de Maqâbir Qurayche (tombes des Quraysh)[42]. Son lieu de sépulture est connu comme le sanctuaire de Kazimayn.
Il est dit que les Abbassides enterrèrent le cadavre de l’Imam (P) là-bas, afin que les chiites ne puissent pas se rassembler dans le lieu de sa sépulture[43].
Notes:
1-Mas’ûdî, Ali b. Husayn, Ithbât al-wasîyyat, 356-357, Traduction de Najafî, Muhammad Jawâd, Téhéran, Islâmîyya, Hs
2-Tabarî, Muhammad b. Jarîr b. Rustam, Dalâ’il al-Imâmat, p 303, Qom, Bi’that, 1403 H
3-Tabrisî, Fadl b. Hasan, I’lâm al-Warâ bi A’lâm al-Hudâ, vol 2, p 6, Mecched, Nashr Murtadâ, 1403 H
4-Baghdâdî, Khatîb, Târîkh Baghdad, vol 13, p 29, Beyrouth, Dâr al-Kutub al-‘Ilmîyya, 1417 H
5-Shabrâwî, Jamâl ad-Dîn, al-Ithâf bi Hubb al-Ashrâf, Qom, Dâr al-Kutub, p 295, 1423 H
6-Amîn, Sayyid Muhsin, Sîra Imâmân Ma’sûm, vol 6, p 113, traduction de Hujjatî Kirmânî, Ali, Téhéran, Surûsh, 1376 HS
7-Kulaynî, Muhammad b. Ya’qûb, al-Kâfî, vol 3, p 297, Téhéran, Dâr al-Kutub al-Islâmîyya, 1407 H
8-Kulaynî, Muhammad b. Ya’qûb, al-Kâfî, vol 1, p 227, Téhéran, Dâr al-Kutub al-Islâmîyya, 1407 H
9-Ibn Sahr Ashûb al-Mâzandarânî, Muhammad b. Ali, al-Manâqib Âl Abî Tâlib, vol 4, p 311-312, Qom ‘Allâma, 1379 H
10- Ibn Sahr Ashûb al-Mâzandarânî, Muhammad b. Ali, al-Manâqib Âl Abî Tâlib, vol 4, p 312-313, Qom ‘Allâma, 1379 H
11- Fâdil Miqdâd, Fâdil b. ‘Abd Allah, Irshâd at-Tâlibîn Ilâ Nahj al-Mustarshidîn, p 337, Qom, Bibliothèque d’Ayatollah Mar’ashî Najafî, 1405 H
12- Kulaynî, Muhammad b. Ya’qûb, al-Kâfî, vol 1, p 307-311, Téhéran, Dâr al-Kutub al-Islâmîyya, 1407 H
13- Mufîd, Muhammad b. Nu’mân, al-Irshâd Fî Ma’rifat al-Hujaj ‘ala al-Ibâd, vol 2, p 216-222, Qom, Kongiri Cheikh Mufîd, 1413 H
14- Tabrisî, Fadl b. Hasan, I’lâm al-Warâ bi A’lâm al-Hudâ, vol 2, p 7-16, Mecched, Nashr Murtadâ, 1403 H
15- Majlisî, Muhammad Bâqir, Bihâr al-Anwâr, vol 48, p 12-29, Beyrouth, Dâr al-Ihyâ at-Turâth al-‘Arabî, 1403 H
16- Ja,’î Az-Nivîsandigân, Anjuman Târîkh Pazjûhân Hawza ‘Ilmîyya Qom, Majmû’a Maqâlât Imam Mûsâ al-Kâzim (P), vol 2, p 79-81, 1392 HS
17-Cheikh al-Mufîd, al-Irshâd, vol 2, p 220
18-Pîshvâ’î, Mahdi, Sîra Pîshvâyân, p 414, Qom, Mu’assassa Imâm as-Sâiq, 1372 HS
19- Kashshî, Muhammad b. ‘Umar, Rijâl al-Kashshî, p 282-283, Mechhed, Nashr Danishgâhi Mashhad, 1409 H
20-Ja’farîyân, Rasûl, Hayât Fikrî va Sîyâsî Imâmân Shî’a, p 385, Qom, Ansârîyân, 1381 HS
21-Pîshvâ’î, Mahdi, Sîra Pîshvâyân, p 413, Qom, Mu’assassa Imâm as-Sâiq, 1372 HS
22-Ja’farîyân, Rasûl, Hayât Fikrî va Sîyâsî Imâmân Shî’a, p 379-384, Qom, Ansârîyân, 1381 HS
23-Touhafu Ukoul, page 303, Manakib ibn shahr Achoub, vol 4, page 314
24- Maqatil talibine, page 499-500 ; Tarikh bagdad, page 28
25- Irchad sheikh Moufid, page 296
26- Irchad Sheikh Moufid, page 298, Kafi ; vol 1, page 13-20 Touhafu Ukoûl, page 283
27-“La porte des demandes”, à savoir, une personne qui peut, grâce à Dieu, satisfaire aux besoins des gens dans le besoin. [Traducteur]
28-Al-Fusûlul Muhimmah, p. 213.
29-Al-Sawâ’iqul Muharriqah, p. 203.
30-Al-Fusûlul Muhimmah, p. 219.
31-Tahzîbut Tahzîb, Vol 10, p. 340.
32-Târîkh-i Baghdâd, Vol 13, p. 31.
33-Manâqib ‘Âli Abî Tâlib (p), Vol 4, p. 348.
34-Al-Irchâd, Vol 2, p. 231.
35-Mufîd, Muhammad b. Nu’mân, al-Irshâd Fî Ma’rifat al-Hujaj ‘ala al-Ibâd, vol 2, p 242, Qom, Kongiri Cheikh Mufîd, 1413 H
36 -Mufîd, Muhammad b. Nu’mân, al-Irshâd Fî Ma’rifat al-Hujaj ‘ala al-Ibâd, vol 2, p 215, Qom, Kongiri Cheikh Mufîd, 1413 H
37-Qarashî, Bâqîr Sharîf, Hayât al-Imam Mûsâ b. Ja’far ‘Alayhimâ as-Salâm, vol 2, p 516-517, Mihr Dildâr, 1429 H ; Ja’farîyân, Rasûl, Hayât Fikrî va Sîyâsî Imâmân Shî’a, p 404, Qom, Ansârîyân, 1381 HS
38-Mufîd, Muhammad b. Nu’mân, al-Irshâd Fî Ma’rifat al-Hujaj ‘ala al-Ibâd, vol 2, p 242-243, Qom, Kongiri Cheikh Mufîd, 1413 H
39-Mufîd, Muhammad b. Nu’mân, al-Irshâd Fî Ma’rifat al-Hujaj ‘ala al-Ibâd, vol 2, p 242, Qom, Kongiri Cheikh Mufîd, 1413 H ; Qarashî, Bâqîr Sharîf, Hayât al-Imam Mûsâ b. Ja’far ‘Alayhimâ as-Salâm, vol 2, p 508-510, Mihr Dildâr, 1429 H
40-Isfahânî, Abu al-Faraj, Maqâtil al-Tâlibîyyîn, p 417, Beyrouth, Dâr al-Ma’rifat
41- Irbilî, Ali b. ‘Îsâ, Kashf al-Ghumma fî Ma’rifat al-A’imma, vol 2, p 763, Qom, Radî, 1421 H
42-Sadûq, Muhammad b. Ali, ‘Uyûn akhbâr ar-Ridâ (P), vol 1, p 99-105, Téhéran, Nashr Jahân, 1378 H
43-Isfahânî, Abu al-Faraj, Maqâtil al-Tâlibîyyîn, p 417, Beyrouth, Dâr al-Ma’rifat