Un modèle pour tous, hommes et femmes, courageux et pieux, musulmans et non musulmans Fatemeh Zahra (AS)
Ces journées sont consacrées à Fatemeh Zahra (AS), modèle pour toutes les femmes dans le monde, la plus grande dame de l'Histoire de l'humanité, une femme exemplaire dont la courte vie est un modèle pour tous, hommes et femmes, courageux et pieux, musulmans et même non-musulmans, qui connaissent sa grandeur et tirent leçon de sa vie. [1]
Vous devez toujours être présentes dans les manifestations, le mouvement de construction et les élections, et exprimer vos convictions politiques là où il est obligatoire de le faire. Vous devez jouer votre rôle dans le destin du pays et de la Révolution .... Nous avons des modèles comme Fatemeh Zahra (AS).[2] L’Islam présente Fatemeh Zahra (AS)- cette grande figure spirituelles, comme un parfait modèle à suivre pour toutes les femmes.[3]
… J'espère que grâce à la guidance islamique et à l'existence de Fatemeh Zahra (AS), qu'Allah le Très-Haut, octroiera cette bénédiction à nos femmes. Cette grande dame a vécu parmi les musulmans. Allah le Très-Haut, aurait pu mettre cette plus grande dame au sein des non-musulmans ou dans les peuples antérieurs sans problèmes mais il a décidé de la placer dans l’Ummah islamique. Cela montre que nous devons garder ce modèle en face de nous et le suivre. Par la grâce d'Allah, vous chères sœurs, réussirez à suivre cette voie importante avec puissance et fermeté. J'espère qu'Allah le Très-Haut, vous accordera à toutes, le succès.[4]
Un modèle d'être humain parfait pour les femmes et toutes les générations
Je tiens à vous féliciter, chères sœurs, et à féliciter toutes les femmes qui vivent dans notre pays, toutes les femmes musulmanes et tous les musulmans dans le monde à l’occasion de l’anniversaire de Fatemeh Zahra (AS) qui est un modèle pour les femmes de toutes les générations de l'Histoire, un exemple d'être humain parfait et la manifestation de la spiritualité de l'être humain.[5]
Nous avons de grandes personnalités féminines dans l'Histoire de l’Islam dont le meilleur exemple de cette perfection est Fatemeh Zahra (AS). L'histoire de la vie d'Hazrate Zeynab (AS) et celle d'Hazrate Sukayna (AS) sont également étonnantes pour les penseurs et les intellectuels qui réfléchissent.[6]
Atteindre le sommet de la spiritualité et l'appel à toutes les femmes vers ce sommet
Une femme [Fatemeh Zahra (AS)] malgré son jeune âge avait atteint une telle spiritualité que selon les récits, les anges lui parlaient et lui révélaient certaines vérités. Elle était nommée "Muhadditha", c'est-à-dire "l'interlocutrice des anges". Cette position spirituelle et ce sommet élevé se trouvent en face de toutes les femmes dans le monde et dans toute l'Histoire de l'humanité. Fatemeh Zahra (AS) est debout au sommet de cette grandeur et appelle toutes les femmes à suivre son chemin. [7]
Fatemeh Zahra (AS) est à l'apogée de l'humanité et il n'y a personne dont la position soit plus élevée que la sienne. Cette grande dame a trouvé l'occasion et le pouvoir d'atteindre ce sommet en tant que femme musulmane.[8]
Je ne vais pas énumérer les vertus spirituelles de cette grande dame. En fait, nous sommes incapables de les comprendre. En ce qui concerne le sommet de la spiritualité et de la perfection humaine, c’est seulement Dieu qui peut apprécier pleinement ceux qui sont au sommet et leur rang. Par conséquent, seuls le Commandeur des Croyants (AS), le Saint Prophète (AS) et les Imams infaillibles (AS) étaient capables d'apprécier les valeurs de Fatemeh Zahra (AS).[9]

Fatemeh Zahra (AS): une combinaison de responsabilités personnelles et religieuses, et de responsabilités politiques et sociales
Un point important dans la vie de Fatemeh Zahra (AS) est qu'elle a réussi à concilier la vie d'une femme musulmane - ses devoirs envers son mari et ses enfants et ses responsabilités dans le milieu familial - avec les responsabilités d'une combattante infatigable lors des événements politiques décisifs qui ont eu lieu après le décès du Saint Prophète (AS), quand elle se rendait à la mosquée pour prononcer un discours et défendre ses positions. Elle était vraiment une femme combattante, infatigable, endurante et patiente. Elle était aussi une femme pieuse qui priait au cœur de la nuit, se levait par amour de Dieu, était humble devant Dieu et L'adorait comme les grands prophètes divins l'adoraient.[10]
L’islam présente Fatemeh (AS), cette personnalité spirituelle et éminente, comme modèle pour les femmes. Sa vie quotidienne, son djihad, sa résistance, ses connaissances, son éloquence, son abnégation, son comportement envers son mari et ses enfants, son émigration, sa présence dans tous les domaines politiques, militaires et révolutionnaire, et ses grandes distinctions qui rendaient les grands hommes de son temps humbles devant elle, et d’autre part, sa spiritualité, ses prières, son culte, ses invocations, sa nature divine, son éclat spirituel et son statut élevé, l'ont mise au même plan que le Commandeur des Croyants (AS) et le Saint Prophète ( SAWA), et ont fait d'elle un modèle pour les femmes.[11]
C'est le modèle que l’Islam présente aux femmes. Elle a soutenu le Saint Prophète de l’Islam (AS) et le plus grand commandant de l’Islam, l'Imam Ali (AS), son mari. Le Commandeur des Croyants (AS) a dit de Fatemeh Zahra (AS): "Elle ne m’a jamais mis en colère et ne m'a jamais contrarié". Elle n'a jamais mis l'Imam Ali (AS) en colère tout au long de sa vie conjugale, et ne lui a jamais désobéi. En dépit de cette grandeur, au sein du foyer familial, Fatemeh Zahra (AS) agissait en tant que femme et épouse comme l’islam l'a prescrit, et de même dans le domaine de la connaissance. Le sermon qu'elle a fait à la mosquée de Médine après la disparition du Saint Prophète (AS), est un sermon exceptionnel dont il faut comme l'a dit l'Allamah Majlisi, que les grands orateurs et universitaires étudient chaque mot et chaque phrase pour en comprendre les diverses dimensions. En termes de rhétorique, ce sermon ressemble aux plus beaux et aux plus longs sermons du Nahjul Balaghah. Fatemeh Zahra (AS) n'avait pas préparé ce sermon, elle s'est rendue à la mosquée et a parlé pendant environ une heure, de la meilleure façon et de la façon la plus appropriée. [12]
Cette grande dame a fait des efforts dans tous les domaines depuis son enfance à la Mecque, dans le ravin d'Abou Talib où elle offrait un soutien psychologique à son père, à Médine quand elle aidait l'Imam Ali (AS) pendant les guerres, la retraite forcée, la maladie, les menaces et dans les moments difficiles que l'Imam Ali (AS) a connus après le Saint Prophète (SAWA). Elle était une personne savante, mystique et combattante, et une personne exemplaire en tant que femme, épouse et mère, en termes de compétences et d'amour pour son mari. Les récits racontent qu'elle lui parlait de façon exemplaire, l'écoutait et se consacrait à l'éducation de ses enfants, l'Imam Hassan, l'Imam Hossein et Zeynab-al-Kubra (AS). Elle était un exemple de femme, de mère de famille et d'affection. Toutes ces vertus inégalables se sont manifestées dans une vie qui n'a duré que dix-huit ans. Une jeune femme de dix-huit ans avec toutes ces qualités spirituelles et morales, et ces vertus, est un honneur pour toute société, toute époque et tous pays. Personne ne lui est comparable. Mais la connaissance des vertus de cette grande dame est inutile sans lien affectif, sans amour et émotion, et sans que nos yeux ne se remplissent de larmes au récit de ses souffrances et de ses vertus. C'est cette connaissance et ce lien affectif et spirituel, qui doivent être préservés.[13]
Certains l'ont mal compris et certains individus hostiles en ont profité, comme si la femme, pour rester une bonne mère et une bonne épouse, devait rester en retrait des activités sociales. Cela n'est pas vrai, la femme doit à la fois, être une bonne mère et une bonne épouse, et participer aussi aux activités sociales. Fatemeh Zahra (AS) est le symbole de cette union harmonieuse entre les différents aspects de la vie d'une femme.[14]
Sa présence et son rôle lors des grands évènements politiques et sociaux de son époque
Le rôle de Fatemeh Zahra (AS) pendant son enfance, après l'émigration du Prophète à Médine et dans toutes les questions qui concernaient son père, situé au centre des événements sociaux et politiques de cette époque, est évident et est la preuve du rôle important de la femme dans le régime islamique.[15]
Les efforts pour le respect de ses droits sans aucune peur du monde de l'oppression et de l'arrogance
Malgré sa faiblesse et son état de santé, elle se rendit à la mosquée pour faire respecter ses droits. Nous devons aussi faire des efforts, dans toutes les conditions, pour faire respecter nos droits. Nous aussi, nous devons être courageux et ne craindre personne. Quand nous disons qu'elle s’est soulevée contre sa société bien qu'elle fut seule comme son mari l'a dit, sans avoir peur d'être minoritaire, nous aussi, nous ne devons pas avoir peur d'être inférieur en nombre par rapport au monde de l'oppression et de l'arrogance.[16]
Fatemeh Zahra (AS) a bien élevé ses enfants, prenait soin de son mari et recherchait la satisfaction de son père, malgré les difficultés, tout en renforçant sa foi religieuse
Fatemeh Zahra (AS) est née dans la lutte difficile du Saint Prophète (AS) à La Mecque, elle l'a accompagné dans la vallée d'Abou Talib et le consolait quand il était triste .... Elle a supporté toutes les difficultés et était un ange gardien, une mère et une infirmière pour son père, le Saint Prophète de l’Islam (AS) qu'elle consolait quand il était triste. Elle prenait les choses en charge, vénérait Dieu, renforçait sa foi, s'informait des connaissances divines et ouvrait son cœur à la connaissance et à la lumière divine. Ce sont des caractéristiques qui aident les gens à atteindre la perfection. Plus tard, après l’émigration des musulmans à Médine, Fatemeh Zahra (AS) épousa Ali ibn Abi Talib (AS), dans les conditions que vous connaissez tous. Vous savez tous combien le mariage de la fille de la première personne du monde musulman s'est déroulée dans la plus grande simplicité. La vie de Fatemeh Zahra (AS) fut une vie de travail et d’efforts acharnés, et un chemin vers la perfection spirituelle. Son jeune mari était sans cesse au front et en dépit des problèmes, Fatemeh Zahra (AS) était un appui pour les gens et les musulmans qui se référaient à elle dans les difficultés. C'est elle qui tentait de résoudre les problèmes du prophète (AS) et malgré les difficultés, vivait dans la plus grande dignité, élevant des enfants comme Hassan, Hossein et Zeynab (AS), prenant soin de son mari l'Imam Ali (AS) et de son père, le Saint Prophète (AS).[17]
Le point suivant est la façon dont elle prenait soin de son mari. On pourrait penser que prendre soin de son mari se limite à préparer le repas, nettoyer la maison, faire les lits ou comme dans le passé, attendre avec une cuvette pour que monsieur en rentrant du magazine ou du bureau s'y lave les mains. Prendre soin de son mari ne se limite pas à cela. Voyez la façon dont Fatemeh Zahra (AS) prenait soin de son mari, le Commandeur des Croyants (AS) lors de leur vie conjugale, c'est-à-dire pendant neuf ans sur les dix ans où le Saint Prophète (SAWA) a vécu à Médine. De petits et grands combats ont eu lieu au cours de ces neuf ans. Il y a eu environ 60 batailles auxquelles le Commandeur des Croyants (AS) a participé dans la plupart des cas. Fatemeh Zahra (AS) restait à la maison pendant que son mari se battait. S'il n'avait pas participé aux combats, les musulmans auraient perdu un grand soutien car le résultat des batailles dépendaient de lui et de plus, leur situation financière n'était pas bonne. Nous avons tous entendu ce verset:
"Et ils donnent de la nourriture par amour pour Lui au pauvre, à l'orphelin et au captif. Nous vous nourrissons pour l'amour d'Allah et nous ne voulons de vous ni récompense ni gratitude" [Coran 76: 8-9]
Ils vivaient de façon très pauvre alors qu'elle était la fille du leader et du Prophète (SAWA). Elle se sentait responsable. Remarquez la force d'esprit qui est nécessaire pour prendre soin d'un tel mari, le libérer des tentations de la famille et l'encourager, et pour élever des enfants comme elle l’a fait. Vous pourriez arguer que l'Imam Hassan et l'Imam Hussein (AS) étaient des Imams, infaillibles de nature, mais ce n'était pas le cas de Zeynab al-Kubra (AS) qui n'était pas un imam. Fatemeh Zahra (AS) a pris soin de son éducation pendant neuf ans et est décédée peu de temps après le décès du Saint Prophète (AS).[18]
Sa patience dans la pauvreté et les difficultés
Voilà les conditions de vie d'Hazrate Zahra (AS).... à côté d’un mari comme le Commandeur des Croyants (AS) toujours occupé à travailler et à combattre. Quand il y avait une bataille, Ali ibn Abi Talib (AS) était le premier au champ de bataille. Quand il y avait quelque chose d'important à faire, Ali ibn Abi Talib (AS) était le premier. Pendant les dizaines d'années où ils étaient mariés, combien de temps ce jeune mari a-t-il eu pour prendre soin de sa femme et de ses enfants comme le font les autres pères ? Sa patience face à la pauvreté et aux difficultés, ce grand djihad, l'éducation des enfants et tous les sacrifices dont vous avez entendu parler, sont des modèles. Nos filles doivent suivre Fatemeh Zahra (AS) et nos garçons doivent prendre Hazrate Zahra (AS) et le Commandeur des Croyants (AS) comme modèles.[19]
La nécessité d'éviter le luxe et d'accepter une vie simple
Nous avons besoin de prouver notre mérite. Ne disons-nous pas que la simplicité de sa vie nous émeut jusqu'aux larmes ? Ne disons-nous pas que le monde matériel et ses attraits n'avaient aucune valeur aux yeux de cette grande dame ? Comment pouvons-nous alors alourdir les frais des cérémonies, leur luxe, leurs bijoux et les choses insignifiantes de la vie ? Comment pouvons-nous alourdir de cette manière la caution de mariage (Mahr) de nos filles?[20]
Un mariage spirituel n'a rien à voir avec ces cérémonies superficielles et insignifiantes
La femme musulmane a retrouvé son identité. Prenez soin de ne pas perdre cette identité. Le mariage a été simplifié grâce à la Révolution car des cérémonies inutiles ont été supprimées et les gens sont devenus moins exigeants. Prenez soin de ne pas retourner au point de départ. C'est aux parents d'éviter des exigences inutiles lors du mariage, les jeunes en général n'ont pas de problème. Il faut laisser le mariage s’accomplir de manière islamique, laisser les jeunes filles et les jeunes femmes musulmanes qui ont grandi dans un environnement islamique, se marier de la même façon que Fatemeh Zahra (AS), encourager les mariages accompagnés d'un lien spirituel et divin entre des femmes et des hommes pieux, sans toutes ces cérémonies et ce luxe superficiel et inutile. C'est la façon dont les femmes musulmanes doivent se marier, la façon dont elles doivent élever leurs enfants, gérer le foyer familial, réfléchir et s'engager dans les activités sociales et religieuses, acquérir des connaissances et s'engager au niveau politique. C'est ce que dit l’Islam.[21]
Hazrate Zahra (AS) a été la meilleure fille de tous les temps et le Commandeur des Croyants (AS) le meilleur garçon et le meilleur gendre de tous les temps. Comment se sont-ils mariés ? Un seul cheveu d’Ali ibn Abi Talib (AS) vaut plus que des milliers de beaux garçons nobles, forts et beaux. De même un seul cheveu d'Hazrate Zahra (AS) vaut plus que des milliers de filles belles et nobles, même celles qui jouissent de hautes positions spirituelles et sont considérées comme les meilleures de leur époque. Fatemeh Zahra (AS) était la fille du Saint Prophète (SAWA), le leader de la communauté islamique qui avait une autorité absolue. Le Commandeur des Croyants (AS) était le commandant en chef des troupes de l’Islam. Voyez comment ils se sont mariés. Voyez comme la caution de l'épouse et les affaires de leur maison étaient simples. Tout a été fait au nom de Dieu. Ce sont nos modèles. Même à ce moment-là, il y avait des personnes à l'époque de l’ignorance qui exigeait une somme très élevée pour leurs filles lors du mariage, un millier de chameaux par exemple. Leurs filles étaient-elles meilleures que la fille du Saint Prophète (AS) ? Ne les suivez pas. Suivez la fille du Saint Prophète (AS) et le Commandeur des Croyants (AS).[22]
Hazrate Zeynab al-Kubra (AS) Un modèle permanent pour tous les musulmans, hommes et femmes
Ces jours-ci sont consacrés à l'anniversaire de la naissance de la brillante Dame de l’Islam, Zeynab Kubra (bénie soit-elle) qui est un exemple éternel pour les musulmanes et les musulmans.[23]
La vénérée Zeynab al-Kubra (AS) a été un parfait exemple de femme musulmane et un modèle que l’Islam a présenté au monde entier pour l'éducation des femmes.[24]
Un modèle pour tous les temps
La vénérée Zeynab al-Kubra est un modèle pour les femmes musulmanes de tous les temps.[25] Les femmes célèbres des débuts de l’Islam et d'autres femmes brillantes en sont d'autres exemples et étaient actives dans la société.[26]
Les caractéristiques d'un modèle, une personnalité parfaite
La vénérée Zeynab Kobra est l'exemple d'une femme musulmane à part entière. Autrement dit, l'exemple que propose l’Islam au monde, pour les femmes. Hazrate Zeynab disposait d'une très riche personnalité, elle était sage, habile, savante et si brillante que tous ceux qui la croisaient éprouvaient un sentiment d'infériorité face à sa grandeur scientifique, spirituelle et divine. Sa grandeur féminine s’impose aux grands prétentieux et superficiels qui sont obligés de s’incliner devant elle.[27]
La grandeur féminine est un mélange d'enthousiasme et d'amour humain qu’on ne trouve chez aucun homme. Sa dignité et sa fermeté spirituelle lui permettent de surmonter les plus grandes difficultés avec courage et en même temps, en donnant une leçon et sensibilisant les consciences. Elle consolait en même temps l'Imam du temps, l'Imam Sajjad (AS) comme le ferait une mère. Elle se montrait également ferme et inflexible, tout en calmant et rassurant les enfants de son frère qui avaient perdu leur père dans cette grande tragédie. Zeynab al-Kubra (AS) avait un caractère multidimensionnel et l'islam appelle les femmes à avancer dans cette direction.[28]
Prise de conscience des responsabilités et respect des obligations divines
La valeur et la grandeur de Zeynab al-Kubra viennent des positions qu'elle a adoptées et de son grand mouvement humain et islamique, dans le cadre de ses obligations religieuses. Ce sont ses actions, ses décisions et son mouvement qui lui ont donné une telle grandeur. Quiconque agirait de la sorte, atteindrait la même grandeur même sans être la fille du Commandeur des Croyants (AS). Une grande partie de sa grandeur vient de sa prise de conscience des conditions avant que l'Imam Hossein (AS) parte pour Karbala, aux moments critiques de la tragique journée d'Achoura, et au cours des événements difficiles après le martyre de l'Imam Hossein (AS). Elle a pris les décisions propices à chaque moment, et ce sont ces décisions qui ont fait d’elle, la grande femme que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de Zeynab al-Kubra.[29]
Sa perspicacité et son soutien à l'Imam de son temps
Au cours de ces moments critiques qui auraient troublé les êtres humains les plus forts, elle a distingué ce qu'il fallait faire et a décidé de soutenir son Imam et de le préparer pour le martyre. Après le martyre d'Hossein ibn Ali (AS), quand le monde, les cœurs et les âmes étaient plongés dans les ténèbres, cette grande femme est devenue une source de lumière qui a illuminé de nouveau le monde. Zeynab (AS) a atteint une position qui fut celle des hommes les plus vertueux de l'Histoire de l'humanité, c'est à dire les prophètes.[30]
Une combinaison de raison et de dignité, de puissance et de bravoure, d’émotion et d’éloquence
Zeynab Kubra restera à jamais un exemple pour nos femmes. Sa sagesse et sa patience, sa force et son courage, son enthousiasme et ses sentiments, son éloquence, sa force d'âme, sa bonté maternelle et sa tendresse pour sa famille, son époux et ses enfants, constituent aussi les caractéristiques des femmes musulmanes.[31]
L’infériorité des ennemis face à sa grandeur féminine
Zeynab Kubra est l'exemple d'une femme musulmane à part entière. Autrement dit, l'exemple que propose l'islam au monde, pour les femmes. Hazrate Zeynab avait une personnalité multidimensionnelle, elle était sage, habile, savante et si brillante que tous ceux qui la croisaient éprouvaient un sentiment d'infériorité par rapport à sa grandeur scientifique, spirituelle et divine. Le point qui est le plus mis en relief dans la présentation de la femme musulmane, est la grandeur d'âme qu'elle acquiert par la dévotion en se vouant à la Clémence et à la Grandeur divine, et qui fait que les plus grands malheurs lui semblent dérisoires. Dans la vie de la vénérée Zeynab Kubra (AS), c'est cet aspect de sa personnalité qui est le plus saillant.[32]
Une patience et une endurance exemplaire dans les malheurs et les difficultés
Le jour d'Achoura, Zeynab al-Kubra a vu beaucoup de ses proches tomber en martyrs. Elle a vu aussi le martyre de ses frères Hossein ibn Ali (AS) et Abbas ibn Ali (AS), de ses neveux Ali Akbar et Qassem, de ses propres enfants et de ses proches. Après avoir supporté toutes ces douleurs, elle a dû supporter également les attaques de l'ennemi et les humiliations, et a dû assumer la charge des enfants et des femmes. Est-il possible de comparer l'ampleur de cette tragédie à la douleur physique ? Cependant face à ces difficultés, Zeynab al-Kubra n'a pas demandé à Dieu de la sauver. Le jour d'Achoura, elle a dit: "Mon Dieu, accepte ceci de notre part" alors que le corps déchiqueté de son frère était devant elle, elle a dit, " Mon Dieu, accepte ce sacrifice de notre part". Quand on lui a demandé de décrire ce qu'elle avait vu, elle a répondu: « Je n’ai vu que beautés ". Toutes ces tragédies étaient belles aux yeux de Zeynab al-Kubra parce qu'elles venaient de Dieu, étaient pour la cause de Dieu et étaient censées promouvoir la parole de Dieu. Voyez combien sa position, sa patience et son amour pour la justice et la vérité sont différents des qualités de la vénérée Assyeh dans le Coran. Cela montre la grandeur de Zeynab (AS) et de ses actions menées par amour pour Dieu. Par conséquent, le nom et la vie de Zeynab (AS) resteront un modèle jusqu'à la fin des temps. La permanence de l'Islam et de la voie divine, et la poursuite de cette voie par les serviteurs de Dieu dépendent de ce qu’ont accompli Hossein ibn Ali (AS) et Zeynab al-Kubra (AS). Leur grande patience, leur résistance et leur endurance dans les épreuves et des difficultés, ont fait que les valeurs religieuses sont restées en vigueur dans le monde moderne. Toutes ces valeurs humaines qui sont compatibles avec la nature humaine, selon les différentes écoles de pensée, s'enracinent dans les valeurs religieuses. Ces valeurs ont été promues par la religion et sont le résultat des efforts pour une cause divine.[33]
Hazrate Sukayna al-Kubra (AS) Une source de connaissances et de savoir
Vous avez entendu le nom de Sukayna al-Kubra dans les récits de la tragédie de Karbala. Elle était la fille de l'Imam Sajjad (AS) et la nièce de Zeynab (AS). Ceux qui sont intéressés par la lecture et la recherche, doivent prêter attention à ce point. Elle a été considérée comme une source de connaissances dans toute l'Histoire de l'Islam. Même ceux qui ne croient pas en Zeynab (AS), en son père et au père de Sukayna admettent de façon unanime que Sukayna (AS) était une source de connaissances et de savoir.[34]
La vierge Marie (AS) Un exemple coranique pour les croyants
Encore une fois, Allah le Très-Haut, mentionne le nom de deux femmes comme exemples pour les croyants:
"Et Allah propose un exemple à ceux qui croient, la femme de Pharaon, quand elle dit: Mon Seigneur, construis-moi une maison auprès de Toi dans le paradis et délivre -moi du Pharaon et de ses actes" [Coran 66: 11]
Un exemple est la femme de Pharaon et l'autre exemple est la Vierge Marie, la mère d'Issa [Jésus] et la fille d'Imran[35] ... Quand Allah le Très-Haut veut présenter deux êtres humains comme exemples aux croyants, Il mentionne le nom de deux femmes et non celui de deux hommes ni celui d'un homme et d’une femme. Il y a des raisons derrière ce choix divin.[36]
La résistance aux calomnies
Lorsque le Saint Coran veut mentionner un exemple pour les croyants, il ne mentionne pas un homme mais une femme:
" Et Allah propose un exemple à ceux qui croient, la femme de Pharaon." [Coran 66: 11]
Dans ce verset Allah le Très-Haut, mentionne le nom de deux femmes comme modèles pour tous les fidèles et non pour les femmes exceptionnelles. C'est-à-dire, quand Allah le Très-Haut, cite des exemples de qualités humaines et de perfection spirituelle, Il ne fait pas référence aux prophètes, aux grandes figures ou à des hommes savants et religieux, mais à deux femmes dont l'une est la femme de Pharaon:
" Quand elle dit: Mon Seigneur, construis-moi une maison auprès de Toi dans le paradis". [Coran, 66: 11]
L'autre exemple est celui de la Vierge Marie, la mère d'Issa [Jésus] et fille d'Imran :
"Marie, la fille d'Imran". [Coran 66 :12]
La Vierge Marie était une jeune fille qui résista aux accusations et aux calomnies de ses contemporains et des gens de sa région. Elle présenta au monde le verbe de Dieu que le Très-Haut avait mis en son sein, et éclaira le monde sombre de son époque grâce à la lumière de ce nouveau-né. Ces deux femmes ont rempli le monde de lumière. Cela montre que quand Allah le Très-Haut, veut choisir deux êtres humains parmi toute l'humanité comme exemples, Il choisit deux femmes, et non pas deux hommes ou un homme et une femme. Il y a des secrets derrière ce choix.[37]
La pudeur et la vertu morale
Les exemples de la Vierge Marie et de l'épouse du Pharaon sont aussi en rapport avec la famille.…. C’est également le cas de la Vierge Marie "qui avait préservé sa vertu" [Coran 66: 12]. Cela montre qu'il y avait dans la société de la Vierge Marie, des dangers qui menaçaient la vertu des femmes et qu'elle a réussi à combattre. La Vierge Marie avait préservé sa vertu:
"Et Marie, la fille d'Imran qui avait préservé sa vertu et Nous soufflâmes en elle (dans son corps) de notre esprit" [Coran 66: 12]
Ce sont des valeurs humaines.[38]
Assiyah, la femme de Pharaon L’importance de ce modèle et exemple coranique pour les croyants
Dans le Saint Coran, la femme de Pharaon a été mentionnée comme un exemple de foi pour les hommes et les femmes de tous les temps.[39]
Allah le Très-Haut, mentionne deux femmes comme exemples de gens fidèles et exceptionnels et non de femmes exceptionnelles. C'est-à-dire, quand Allah le Très-Haut, veut citer des exemples de qualités humaines et de perfection spirituelle, Il ne fait pas référence aux prophètes, aux grandes figures ou à des hommes savants et religieux, mais à deux femmes, dont l'une est la femme de Pharaon.[40]
La mère et l'éducatrice du messager divin
Les exemples de femmes comme la Vierge Marie et l'épouse du Pharaon sont aussi en rapport avec la famille.…. L'importance de l'épouse de Pharaon vient du fait qu'elle a élevé le Prophète Moïse, a cru en lui et lui a apporté son soutien. Le Pharaon l'a d'ailleurs punie (pour son soutien à Moïse). La question concerne donc encore la famille car elle a réussi à élever quelqu'un comme le prophète Moïse (AS). Dans le Coran, la femme de Pharaon est présentée comme un exemple de foi pour les hommes et les femmes jusqu'à la fin des temps. Mais la femme de Pharaon qui avait placé sa foi en la prophétie de Moïse et l'avait suivi, quand elle fut torturée par le Pharaon, car selon les récits et les textes historiques, elle mourut sous la torture, fatiguée par la douleur physique, elle implora Dieu en disant:
"Ô mon Seigneur, construis-moi au paradis une maison dans Ta proximité. Et sauve-moi de Pharaon et de ses actes" [Coran 66:11]
En fait, elle priait pour sa mort et pour être sauvée de la malfaisance du Pharaon.[41]
Notes :
1- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 13 Décembre, 1989
2- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 13 Décembre, 1989
3- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 16 Janvier 1990, lors d'une réunion avec un groupe de femmes iraniennes
4- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 6 Janvier 1991, lors d'une réunion avec les membres du Conseil socioculturelle pour les femmes
5- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 25 Décembre 1991, lors d'une réunion avec un groupe de femmes à l'occasion de l’anniversaire de naissance de Fatemeh Zahra (sa)
6- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 7 Août 2004, lors d'une réunion avec des panégyristes à l'occasion de l’anniversaire de naissance de Fatemeh Zahra (sa)
7- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 16 Janvier 1990, lors d'une réunion avec les médecins femme de l’Iran
8- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 16 Janvier 1990, lors d'une réunion avec les médecins femme de l’Iran
9- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 13 Décembre, 1989
10- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 13 Décembre, 1989
11- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 16 Janvier 1990, lors d'une réunion avec un groupe de femmes
12- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 16 Décembre 1992, lors d'une réunion avec les femmes iraniennes à l'occasion de l’anniversaire de naissance de Fatemeh Zahra (sa)
13- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 3 Juin 2010, lors d'une réunion avec panégyristes à l'occasion de l’anniversaire de naissance de Fatemeh Zahra (sa)
14- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 27 Juillet 2005 sur l'occasion de l’anniversaire de naissance de Fatemeh Zahra (sa)
15- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 22 Mai 2011, lors d'une réunion avec les femmes saillantes iraniennes
16- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 26 Décembre 1991, lors d'une réunion avec panégyristes à l'occasion de l’anniversaire de naissance de Fatemeh Zahra (sa)
17- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 16 Décembre 1992, lors d'une réunion avec les femmes iraniennes à l'occasion de l’anniversaire de naissance de Fatemeh Zahra (sa)
18- Partie du discours du Guide suprême a fait le 27 Avril 1998, lors d'une réunion avec un groupe de jeunes iraniens à l'occasion de la Semaine de la Jeunesse
19- Partie de déclarations du Guide suprême, faites le 15 Décembre, 1997, lors d'une cérémonie de mariage
20- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 26 Décembre 1991, lors d'une réunion avec panégyristes à l'occasion de l’anniversaire de naissance de Fatemeh Zahra (sa)
21- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 16 Janvier 1990, lors d'une réunion avec un groupe de femmes iraniennes
22- Partie de déclarations du Guide suprême, faites le 6 Mai 1996, lors d'une cérémonie de mariage
23- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 15 Juin 2005, lors d’une rencontre avec un groupe de citoyens de diverses couches de la société
24- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 15 Juin 2005, lors d’une rencontre avec un groupe de citoyens de diverses couches de la société
25- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 15 Juin 2005, lors d’une rencontre avec un groupe de citoyens de diverses couches de la société
26- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 27 Juillet 2005 sur l'occasion de l’anniversaire de naissance de Fatemeh Zahra (sa)
27- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 15 Juin 2005, lors d’une rencontre avec un groupe de citoyens de diverses couches de la société
28- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 15 Juin 2005, lors d’une rencontre avec un groupe de citoyens de diverses couches de la société
29- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 13 Novembre 1991 à une rencontre avec un grand nombre d'infirmières à l'occasion de l’anniversaire de Zeynab al-Kubra (sa)
30- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 13 Novembre 1991 à une rencontre avec un grand nombre d'infirmières à l'occasion de l’anniversaire de Zeynab al-Kubra (sa)
31- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 21 Avril 2010, lors d'une réunion avec les infirmières exemplaires à l'occasion de l’anniversaire de Zeynab al-Kubra (sa)
32- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 15 Juin 2005, lors d’une rencontre avec un groupe de citoyens de diverses couches de la société
33- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 15 Juin 2005, lors d’une rencontre avec un groupe de citoyens de diverses couches de la société
34- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 13 Novembre 1991 à une rencontre avec un grand nombre d'infirmières à l'occasion de l’anniversaire de Zeynab al-Kubra (sa)
35- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 7 Août 2004, lors d'une réunion avec panégyristes à l'occasion de l’anniversaire de naissance de Fatemeh Zahra (sa
36- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 10 Mars 1997, lors d'une réunion avec les citoyennes de la province du Khuzestân
37- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 10 Mars 1997, lors d'une réunion avec les citoyennes de la province du Khuzestân
38- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 7 Août 2004, lors d'une réunion avec panégyristes à l'occasion de l’anniversaire de naissance de Fatemeh Zahra (sa)
39- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 8 Février 2010, lors d'une réunion avec les commandants et le personnel de la Force aérienne de l'Armée de la République islamique d’Iran
40- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 10 Mars 1997, lors d'une réunion avec les citoyennes de la province du Khuzestân
41- Partie du discours du Guide suprême, prononcé le 22 Mai 2011, lors d'une réunion avec les femmes saillantes iraniennes