La vision du grand savant religieux à propos des compagnons de l’Imam Hussein(p)
L’Imam Hussein(p) déclara au sujet de ses compagnons : « Je n’ai pas vu de compagnons plus pieux ni plus loyaux que mes compagnons. »
Un grand savant chiite doutait de la véracité de ce propos, ou plutôt que ce propos soit de l’Imam Hussein(p). Il se disait : « Chaque fois que j’y réfléchis, j’arrive à cette conclusion que les compagnons de l’Imam Hussein(p) n’avaient pas de mérite, n’avaient pas fait quelque chose d’extraordinaire. L’Imam Hussein(p) étant le descendant du Prophète(s) le plus noble et son myrte, le fils de l’Imam Alî(p) et de Fatima az-Zahra(p) et l’Imam de l’époque…etc, il était normal que tout Musulman cherchât à le secourir en le voyant dans cette situation. Aussi ceux qui l’avaient fait, n’apparaissaient pas avoir eu un courage supérieur, extraordinaire. Par contre, ceux qui ne l’avaient pas fait, ceux-là apparaissaient bien vils. Car, l’ennemi s’était manifesté de façon ignoble, méprisante au maximum.
Sans doute, Dieu Tout-Puissant voulut me sauver de cette insouciance, de cette ignorance et de cette méprise. Je me vis, dans le monde de la vision, sur le champ de bataille, annonçant à l’Imam Hussein(p) mon intention de venir à son secours : « Ô fils du Messager de Dieu, je suis venu à toi pour répondre à ton appel, pour être de tes partisans. »
Il(p) me répondit : « Alors attends mon ordre. »
Quand arriva le moment de la prière, il(p) me dit : « Nous voulons faire la prière de groupe. Tiens-toi devant pour qu’aucune flèche ennemie ne nous atteigne pendant la prière. » « Je le ferai, ô fils du Messager de Dieu », lui répondis-je et je me plaçai devant lui(p).
Il(p) avait à peine commencé la prière que je vis surgir une flèche se diriger droit sur moi, à grande vitesse. Je restai debout ferme quand, à son approche, je baissai involontairement la tête, et la flèche atteignit l’Imam Hussein(p). Tout aussitôt, je demandai pardon à Dieu : « Comme c’est laid ce que j’ai fait ! Non ! Je ne me laisserai plus surprendre ! Aucune flèche n’atteindra l’Imam(p) ! », me dis-je (et cela toujours dans le monde de la vision).
Peu de temps après, surgit une seconde flèche, puis une troisième, puis une quatrième.. Et à chaque fois, arriva ce qui était arrivé la première fois : les flèches touchaient Abû Abdallah(p) et moi je n’arrivais pas à les bloquer.
A la fin, désespéré, je jetai un regard sur lui(p) et je le vis me regardant avec un grand sourire et me répétant : « Je n’ai pas vu de compagnons plus pieux ni plus loyaux que mes compagnons. » Puis il(p) ajouta : « Etre chez soi et répéter : « Ô comme nous aimerions être avec vous et gagner une récompense grandiose » n’a aucune valeur si ce n’est pas accompagné d’actes et de mises en pratique. Es-tu ainsi ? Mes compagnons étaient des gens qui agissaient, mettaient en pratique et ils n’étaient pas de ceux qui parlaient sans passer aux actes. » »
Extrait de Al-Hujrah wa-l-Jihad de shahîd Motahari, cité in Fuite de la captivité, Abbas Noureddine p117-119