La Femme : 1-Droits, Liberté et Hijab – 2-Son Rôle dans la famille –
3-Instruction, Travail, Jihad
Trad. R. Ousseiran – Ed. al-Bouraq Août 2013
Trois fascicules d'une cinquantaine de pages chacun (qui auraient pu être rassemblés en un seul) qui abordent différents aspects de la femme selon le point de vue de l'Islam, reprenant les orientations et les directives orales de l'imam al-Khâmine'î, sans toutefois en donner les références.
1-La Femme : Droits, Liberté et Hijab
Le premier soulève l'importance de la question de la femme et met en évidence l'échec de toutes les civilisations précédentes – dont occidentale – à la résoudre, en prenant à témoins la propagande, des faits sociaux et historiques et la littérature.
Puis, avant d'exposer la solution apportée par l'Islam, il présente des causes de l'oppression de la femme, comme l'ignorance, la force (physique) de l'homme, son égoïsme, l'exploitation matérielle, la femme étant considérée comme une marchandise entre les mains des exploiteurs.
Aussi, toute solution à la question de la femme doit être fondée sur le savoir, la sagesse, la réalité (de la nature de l'homme et de la femme, leurs points communs, leurs différences et leur complémentarité), la connaissance des droits, des devoirs et des objectifs de chacun dans la société et au sein de la famille, et surtout sur la crainte de Dieu dans le respect de la shari'a et la foi.
Le premier fascicule se termine par la défense du voile pour la femme en tant que préservant l'intégrité de sa personnalité, sa pudicité, sa sécurité physique et morale.
2- Rôle de la femme dans la famille
Le second note d'abord la crise mondiale de la famille et sa dislocation, une des causes évoquées étant rapporté à la relation entre les deux genres et leur coexistence.
Pour l'imam al-Khâmine'î, la femme, en tant qu'épouse et mère, a le rôle le plus déterminant dans la famille, lui assurant une stabilité affective, morale et spirituelle.
Sont ensuite soulevées des questions relatives à la famille : le libre choix de la femme de son époux, les responsabilités familiales, l'éducation des enfants et l'apport de l'affection et de la tendresse nécessaires, l'influence de la femme sur son conjoint.
Un troisième chapitre aborde la question des droits de la femme (et de l'homme) au sein de la famille. Enfin le quatrième chapitre met en évidence l'importance de l'amour et de la sécurité dans la famille.
3-La Femme : Instruction, Travail, Jihad
Trois sujets importants sont abordés dans ce fascicule :
a-Le droit des femmes à l'instruction reconnu par l'Islam.
Elle est une obligation légale ! Avec les mêmes conditions qui se posent aussi pour les hommes : quel savoir ? Pour quels objectifs ? En vue de jouer quel rôle au sein de la société, dans le monde ?
b-La question du travail des femmes hors de la maison.
A priori rien ne l'interdit. Plusieurs points doivent cependant être éclaircis :
-Le travail, en tant que moyen pour assurer les moyens de subsistance de la femme ou de la famille, est une responsabilité et une obligation qui reviennent à l'homme.
-S'il est considéré comme un moyen de servir la société, alors il n'y a pas de différence entre l'homme et la femme.
-Mais, il ne doit pas s'opposer au rôle de la femme dans la famille, sa valeur ne résidant pas dans le travail accompli hors de la maison.
-Le fascicule propose ensuite des champs de travail qui seraient les plus propices à la femme, en spécifiant certains travaux ou certaines situations à éviter (comme ceux qui nécessitent une dureté de cœur) et certains critères à respecter (comme celui de la pudeur, l'absence de mixité..).
c-Le rôle de la femme dans le "jihâd".
La femme est le partenaire de l'homme dans son combat. Et la présence remarquable de la femme dans l'édification de la société islamique iranienne, comme elle le fut durant la révolution islamique d'Iran, annonce la victoire.
Citations des livrets «La Femme : 1-Droits, Liberté et Hijab –
2-Son Rôle dans la famille – 3-Instruction, Travail, Jihad »
1†« Il nous faut remarquer que cette oppression existe partout dans le monde, et dans le monde occidental de manière beaucoup plus dramatique, mais les Occidentaux ont fait du comportement entre la femme et l'homme semblable à celui entre la femme et la femme ou entre l'homme et son semblable, c'est-à-dire, ils n'ont pas distingué les genres. Après réflexion et analyse, cela est négatif, mais ils prétendent que la femme n'est pas opprimée..»(p16)
†« Sur ce, l'Europe s'est tardivement réveillée de son sommeil dans ce domaine et a mis du temps à prendre conscience de la question mais en suscitant un vacarme mensonger, elle semble vouloir faire oublier son arriération historique. »(p20)
†« Je pense que les Occidentaux ont soumis les concepts humains relatifs à la femme aux appétits médiatiques, politiques et économiques. C'est la situation en Europe dès le début, et ils ont accordé à la femme des droits sur des bases erronées. »(p21)
†« Deux choses empêchent l'injustice : la première est la crainte de Dieu le Très-Haut, le respect de la loi, le cœur rempli de foi ; la seconde est une bonne connaissance par la femme de son droit humain et divin, et sa disposition à le défendre afin de se retrouver, au sens réel du terme.»(p36)
†« Deux buts peuvent être conçus pour les activités culturelles et juridiques en vue de faire parvenir la femme au point recherché, que ce soit sur le plan social ou individuel. Le premier : fournir des efforts, agir, écrire et discourir pour que la femme parvienne à sa perfection existentielle.. Ensuite, développer son aptitude à un véritable développement humain et l'atteinte de sa perfection humaine..»(p39)
2† « La famille est une formation innée, naturelle et fondamentale dans l'existence humaine. Cependant, cette formation innée souffre aujourd'hui d'une crise mondiale. »(p8)
† « Lorsque se constitue la famille, la femme, épouse et mère, en est le membre essentiel. Dans cette unité, la femme jouit d'une place élevée et fondamentale. Lorsque le fondement de cette famille est ébranlé, c'est-à-dire la femme, rien ne reste plus à sa place. »(p9)
†« La femme est, selon le Prophète(s), une rose qui nécessite de la prévenance. De ce point de vue, c'est ainsi qu'il faut considérer cette présence délicate, psychiquement et physiquement. C'est l'opinion de l'Islam. (…) Personne n'a le droit d'opprimer autrui, ni de le contraindre à quelque chose ni de s'en servir.. »(p34)
3†« Certains pensent que les jeunes filles ne doivent pas étudier. Il s'agit d'une erreur et d'une méprise. » (p9)
†« Quiconque affirme que l'homme peut étudier mais non la femme, que l'homme peut enseigner mais non la femme, que l'homme peut pratiquer une activité économique mais non la femme, que l'homme peut pratiquer une activité politique mais non la femme, n'exprime pas la logique musulmane, et ses paroles sont contraires à celles de l'Islam. »(p27)
†« Quoiqu'il en soit, le travail de la femme est autorisé, mais l'Islam ne considère pas qu'il définit la valeur de la femme. »(p33)
†« Si les circonstances étaient telles qu'elles privent la femme de sa capacité à s'occuper de sa morale, de sa religion et de son savoir, à cause de nombreuses tâches accomplies et de la pression subie, ceci relève de l'injustice. »(p39)
†« Le rôle des femmes dans la révolution fut essentiel. Au cours de la guerre, leur rôle fut décisif, et leur rôle sera décisif également dans l'avenir, si Dieu le veut. A condition que nous respections les aspects psychiqueschez les femmes, ce sont elles qui assurent et garantissent l'avenir. »(p48)
† « Il y avait d'autres femmes illustres au début de l'Islam, qui étaient présentes dans divers domaines, même dans celui de la guerre. Certaines ont participé aux combats, celles qui avaient les capacités corporelles, se servaient de l'épée, bien que l'Islam ne les y obligeât pas. Il les a plutôt libérées de cette tâche, qui ne correspondait pas à leur nature corporelle ni n'était adaptée à leurs affections. »(pp53-54)

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