Selon les fatwas du Grand Ayatullah Sayyed Ali Sistani
L'Enlèvement des Poils et Cheveux du Corps
Article 259: Il n'est pas permis au mohrem d'enlever des poils et des cheveux de son corps ou du corps de quelqu'un d'autre (même s'il est non-mohrem), en les rasant, en les arrachant ou autrement, et peu importe qu'il s'agisse d'un seul cheveu ou de plusieurs. Toutefois, si le mohrem remarque qu'il y a trop de poux sur sa tête et que cela lui cause une nuisance, il lui permit de se raser la tête. De même, en cas de nécessité, il peut enlever les poils de son corps. D'autre part, il n'y a pas d'infraction lorsque des cheveux ou des poils tombent spontanément du corps du mohrem pendant les ablutions, le ghosl, le tayammum ou le nettoyage aux toilettes (lieu d'aisance) etc....
Article 260: Si le mohrem se rase la tête sans nécessité, l'aumône expiatoire à acquitter est le sacrifice d'une brebis, et si c'est par nécessité, l'expiation consiste soit en le sacrifice d'une brebis, soit en un jeûne de trois jours, soit en l'alimentation de six indigents, à raison de deux "modds" de nourriture par personne. Si le mohrem procède à l'épilation de ses deux aisselles, il doit acquitter une aumône expiatoire d'une brebis, et il en va de même, selon la" précaution", s'il épile les poils d'une seule aisselle.
S'il épile un peu de poils de sa barbe ou d'une autre partie du corps, il doit nourrir un indigent avec une poignée d'aliment. Ce qui s'applique au rasage et à l'épilation, comme expliqué précédemment, s'applique également aux autres méthodes de l'enlèvement des cheveux et des poils, d'après la "précaution". Si le mohrem rase la tête d'un autre - qu'il soit mohrem ou non - il n'a pas à acquitter une aumône expiatoire.
Article 261: Il n'est pas interdit au mohrem de se gratter la tête (ou toute autre partie du corps), sans causer la chute de cheveux (ou de poils) ni un saignement. Et si le mohrem passe fortuitement sa main sur sa tête ou sur sa barbe, et qu'un cheveu ou plus en tombe conséquemment, il doit offrir à titre de simple aumône une poignée de nourriture. Mais si des cheveux ou des poils tombent pendant qu'il fait le wodhou' (ablution), il n'aura rien à acquitter.
Se Couvrir la Tête (pour l'homme)
Article 262: Il n'est pas permis au mohrem (homme) de se couvrir la tête - même partiellement - par un masque, voile, un vêtement etc. La précaution commande même qu'il ne la couvre par tout autre moyen, tels la boue ou les herbes. Il lui est permis toutefois de poser la courroie d'une outre sur sa tête, lorsqu'il la porte. Il peut également, en cas de maladie, se ceindre la tête d'un mouchoir ou autrement. (Par tête, nous entendons ici le cuir chevelu, auquel on ajoute les oreilles selon "l'avis juridique le plus proche". (63).
Article 263: Il est permis de se couvrir la tête avec la main, bien qu'il soit préférable de s'en abstenir.
Article 264: Il n'est pas permis au mohrem de plonger entièrement sa tête dans l'eau, ou même dans un autre liquide selon "la précaution". Et selon "l'opinion juridique la plus vraisemblable", cette interdiction est valable indifféremment pour l'homme et pour la femme. (Par tête, nous entendons ici toute la partie du corps au-dessus du cou.)
Article 265: Si le mohrem venait à se couvrir la tête, il doit acquitter, selon "la précaution", une aumône expiatoire d'une brebis. Et selon "toute vraisemblance", l'aumône expiatoire n'est pas obligatoire dans les cas où le fait de se couvrir la tête est permis ou qu'il répond à une nécessité.
Se Couvrir le Visage (pour la femme)
Article 266: Il n'est pas permis à la femme mohrem de se couvrir le visage avec toutes sortes de voile, et "la précaution" commande qu'elle ne voile pas, même partiellement son visage. Toutefois, elle a le droit de couvrir son visage lorsqu'elle dort, ou de couvrir une partie de son visage, pendant qu'elle s'apprête à se couvrir la tête pour la prière, si elle ne peut pas faire autrement.
Article 267: La femme mohrem peut se voiler devant un étranger en faisant tomber le voile qui couvre sa tête, jusqu'au niveau de son nez ou même de sa gorge. Selon "toute vraisemblance", il n'est pas nécessaire qu'elle éloigne le voile, ainsi tombé, de son visage avec sa main ou autrement, bien que "la précaution" commande qu'elle le fasse (empêcher le voile de coller sur son visage).
Article 268: L'aumône expiatoire requise pour s'être voilé le visage est une brebis, d'après "la précaution prioritaire".
Note:
1- Al-aqrab.