L'Imam Ali (Que la Paix et le Salut d'Allah soient sur lui) avait prophétisé sa mort plusieurs jours auparavant. Le Prophète l’avait également prophétisé et avait dit:" Ô Ali, je vois devant mes yeux ta barbe couverte de sang de ton front".
Quand l'Imam Ali (Que la Paix et le Salut d'Allah soient sur lui) quittait la maison le matin du 19 Ramadan, les oiseaux domestiques ont commencé à faire un grand bruit. Lorsque le serviteur est venu les calmer, l'Imam a dit :" Laissez-les tranquille, car leurs cris sont les lamentations sur ma mort très prochaines".
Quand il est arrivé à la Mosquée de Kouffa pour ses prières du matin, il réveilla tous ceux qui dormaient là, Abdul Rahmane bin Mouljam inclus, qui dormait à plat ventre, cachant son sabre empoisonné.
L'Imam (Que la Paix et le Salut d'Allah soient sur lui) le dit qu’il était mauvais de dormir face à terre et qu’il avait un sabre sous ses vêtements qu’il allait l’utiliser pour de mauvaises intentions.
Puis, l'Imam Ali (Que la Paix et le Salut d'Allah soient sur lui) dit le Azane (Appel à la prière) et se mit à conduire la prière. Au premier rakaat, alors qu’il se relevait du sajdà, il a été frappé sur la tête avec le sabre empoisonné par ibn Mouljim, qui causa une profonde blessure.
Dans la confusion, ibn Mouljam s’est enfui. L'Imam a fini son second soujoud et demanda à L'Imam Hassan (Que la Paix et le Salut d'Allah soient sur lui) de terminer la prière. Il prononça les mots " Fouztou birabbil Kaaba" (Le Seigneur de la Kaaba m’a couronné de succès).
Le meurtrier fut attrapé et emmené devant l'Imam Ali (Que la Paix et le Salut d'Allah soient sur lui). Quand L'Imam a vu les cordes attachant ibn Mouljam trop serrées, il ordonna qu’elles soient rendues moins serrées et dit aux musulmans de le traiter humainement. En entandant cela, ibn Moulaim commença à pleurer ; l'Imam l’a dit: "Il est trop tard pour se répentir. Est-ce que j’étais un mauvais Imam ou un gouverneur injuste?". Il a ordonné qu’ibn Mouljim ne soit pas torturé.
L'Imam (Que la Paix et le Salut d'Allah soient sur lui) a été emmené chez lui et quand il a vu le lumière du jour il dit :" Ô jour ! tu pourras témoigner que jamais de la vie de Ali, tu ne m’as trouvé endormi alors que tu te levais".
L'Imam mourrut deux jours plus tard le 21 du mois Ramadan 40 Ap.H , succombant à sa blessure. Il fut inhumé à Najaf par l'Imam al-Hassan (Que la Paix et le Salut d'Allah soient sur lui) et l'Imam al-Houssayn (Que la Paix et le Salut d'Allah soient sur lui).
Les dernières recommendations de l'Imam Ali à ses fils Hassan et Hussein (Pse) après l'attentat de Ibn Maljam
« Soyez pieux, dédaignez le monde en dépit de ses séductions, n'en regrettez rien qui vous échappe, proclamez la vérité, travaillez pour l'éternité, soyez l'ennemi du tyran et l'appui de l'opprimé.
Je vous recommande ainsi qu'à tous mes descendants, parents et lecteurs de cette lettre, d'aimer Dieu, de vous entendre, de resserrer vos liens car j'ai bien entendu votre grand-père, le Prophète, dire: "Réconcilier les esprits est préférable à toute prière et à tout jeûne".
Je vous recommande particulièrement les orphelins; pourvoyez continuellement à leur nourriture, ne les négligez point.

Soyez dévoués à vos voisins. Le Prophète nous les a tellement recommandés que nous avons cru qu'il allait leur allouer une part de notre héritage.
Je vous recommande la lecture du Coran, soyez toujours les premiers à l'appliquer.
Aimez la prière qui est le pilier de votre religion.
Et la maison de Dieu! Fréquentez - ta, ne l'abandonnez point tant que vous serez en vie. Son abandon portera atteinte à votre dignité.
Luttez avec vos biens, vos âmes et vos paroles, au service de Dieu.
Veillez toujours à vous entendre et à vous entraider. Gare à la dissension et l'inimitié; ne manquez point de recommander la pratique du bien et le rejet du mal sous peine de souffrir la domination des méchants et de voir vos invocations non exaucées.
Puis il dit: O descendants d'Abdul Muttalib! Ne versez pas le sang des musulmans en disant: "Le Prince des croyants a été assassiné". Vous ne mettrez à mort que mon assassin. Si je meurs de son épée rendez-lui coup pour coup sans plus. Ne le mutilez point.
Notre Prophète prohibait la "mutilation même à l'encontre du chien enragé".
C'était dans la vingt et unième nuit, du mois de Ramadan où l'Imam Ali (que la paix soit sur lui) est martyrisé pour qu'il arrive au Paradis.
Certes nous appartenons à Allah, et c'est vers Lui que nous retournerons et les oppresseurs vont connaître leur fin.

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