Connaissez-vous l’histoire de Hussein Fahmîdeh ? L’imam Khomeynî disait de lui qu’il était « son chef » ! Imaginez le « chef, le maître » de l’imam Khomeynî !! Vous croyez qu’il s’agit d’un grand responsable militaire avec plein de galons sur les épaules, ayant développé une stratégie de défense contre l’invasion de l’Iran par l’Irak ! Vous n’avez pas entièrement tort. Hussein Fahmîdeh était un garçon qui avait atteint le rang de martyre à l’âge de 12 ans ! Il voulait se battre au front contre les forces d’invasion irakiennes. Seulement il était trop jeune…
Quand il se mettait dans la queue des volontaires pour faire enregistrer son nom avant d’aller au front, il n’entendait que des remarques du genre : « Qu’est-ce que tu fais ici ? Va chez toi, tes parents doivent s’inquiéter pour toi ! » Lui se contentait de sourire sans rien répondre. Quand il arrivait au guichet, celui qui enregistrait les noms ne faisait même pas attention à lui et demandait le nom de la personne qui était derrière lui. Et quand il protestait, on lui répondait gentiment avec un grain de plaisanterie : « Je te promets ! Dès que tu auras l’âge, je serai à ton service ! » Une fois, on lui dit, devant son entêtement : « Apporte une autorisation de ton père ! » Le garçon, dépité, s’exclama : « Une autorisation de mon père ! Mais on n’est pas à l’école ! » Tous éclatèrent de rire sauf lui.
Après plusieurs tentatives, il se présenta en se mettant sur la pointe des pieds pour paraître plus grand, disant en lui-même : « Ô Seigneur, ne me prive pas de l’honneur du jihad ! » La voix du frère responsable des enregistrements interrompit son invocation : « Hussein Fahmîdeh ! C’est ton nom ? » « Oui monsieur », répondit-il d’une grosse voix. L’homme signa la feuille et la lui tendit sans se rendre compte de sa supercherie. L’enfant, fou de joie, se mit à remercier Dieu : « Merci à Toi, ô Seigneur ! Louange à Dieu ! Dieu est plus Grand ! »
Le jour suivant, Hussein partit au combat. Tous furent surpris par sa jeune apparence, son ardeur, sa bravoure, et lui ne disait rien ou mentait sur son âge.
Puis vint le jour où les forces irakiennes, soutenues par les Etats-Unis menèrent une offensive à l’intérieur du territoire iranien avec leurs tanks, leur artillerie lourde et l’aviation. Pour faire face, les soldats de l’imam Khomeynî(qs) n’avaient que des mitraillettes, quelques RPG et des grenades..
Les hommes éparpillés sur le front furent rapidement encerclés, qui blessés, qui tombés en martyrs. Hussein voyait l’avancée immanquable des tanks avec désespoir. Que pouvait-il faire ? Il n’avait que deux grenades à sa taille : une grenade contre un tank ! Il voyait ses compagnons loin de lui combattant courageusement jusqu’à leur dernière goutte de sang ! Il se dit : « S’ils avancent plus, tout sera fini ! Le front tombera ! Ah ! si le chef de groupe était près de lui, il lui dirait quoi faire.. » Il se rappela alors les paroles de l’Imam Khomeynî(qs) à propos du jihad, du martyre, ses pleurs dans la mosquée, ses supplications adressées à Dieu pour ne pas le priver des bienfaits de tuer les ennemis de Dieu. Il posa la main sur sa ceinture.. Il vit que le salut de ses compagnons se trouvait là. « Oui ! » se dit-il d’un ton ferme. Sa décision était prise.
Il se leva, enleva les crans de sécurité des grenades et se précipita vers les tanks en criant à haute voix : « Dieu est plus Grand ! » Il s’en suivit une énorme explosion. Les tanks irakiens s’arrêtèrent net ! Les tanks à l’arrière firent demi-tour. A l’avant, il ne restait plus que des carcasses en flammes. Ils brûlaient du feu de Hussein, du feu de la foi de Hussein, alors que son âme (son esprit) montait au ciel. Ses compagnons furent surpris par la violence de l’explosion, sachant qu’ils ne possédaient pas d’explosifs, et criaient : « Dieu est plus Grand ! »
Ce n’est que trois mois plus tard, que la nouvelle du martyre de Hussein fut diffusée en Iran, lors de la seconde commémoration de la victoire de la Révolution Islamique bénie en Iran. L’imam Khomeynî publia alors un important communiqué dans lequel il demanda que l’on immortalise le souvenir du martyr Hussein Fahmîdeh, disant de ce garçon de 12 ans qu’ « il est mon chef ! »