(par Sayed Ammar Nakshawani)
« Les Juifs disent : "Uzayr est fils de Dieu." et les Chrétiens disent : "Le Christ est fils de Dieu." Telle est leur parole provenant de leurs bouches. » (9 – 30)
Le récit du Prophète Uzayr (as) est l’une des histoires les plus fascinantes du Saint Coran et elle revêt une importance capitale sur le plan théologique. Malgré cela, le Prophète Uzayr (as) est très peu cité dans nos majaliss et rares sont ceux qui se sont penchés sur sa biographie. Nous savons tous qu’environ une vingtaine de Prophètes sont mentionnés dans le Saint Coran, et parmi eux, certains sont très souvent pris en exemple comme le Prophète Moussa (as), le Prophète Issa (as), ou le Prophète Mohammad (saw) et il y en a d’autres qui sont évoqués dans de rares occasions, et parmi ceux-là, on retrouve le Prophète Lout (as), le Prophète Idriss (as) et bien entendu le Prophète Uzayr (as). Et pourtant, nombre de leçons peuvent être tirées de l’histoire du Prophète Uzayr (as) et elle nous permet tout particulièrement d’en apprendre plus sur le thème de la Résurrection, un principe fondamental de notre foi.
Toutes les religions qui existent de nos jours traitent de la Résurrection. Alors que certains croient en la Résurrection du corps, d’autres parlent de la Résurrection de l’âme et il y a même ceux qui prônent la réincarnation, qui n’est autre que la résurrection de l’âme en une entité différente.
De plus, la mort a toujours été un sujet sensible et la race humaine a toujours exprimé une certaine crainte face à celle-ci. Pour quelles raisons ? Alors que certains ont du mal à accepter l’idée de devoir disparaître pour toujours, d’autres ont peur du Châtiment Divin. Il s’est donc formé toute une série de théories autour de ce sujet et c’est ainsi que s’est développé l’eschatologie, l’ensemble des doctrines relatives à la destinée de l’Homme après la fin du monde.
De la même manière, le thème de la Résurrection occupe une place prépondérante au sein de l’Islam, puisqu’elle fait partie des piliers de la foi du Musulman. Notre devoir consiste donc à étudier ce sujet et l’histoire du Prophète Uzayr (as) nous permettra de mieux comprendre ce concept. Dans notre analyse d’aujourd’hui, nous allons aborder les points suivants :
1/ A quelle époque le Prophète Uzayr (as) a-t-il vécu ? Et pourquoi Allah swt lui-a-t-Il a confié la tâche de ressusciter Jérusalem ?
2/ Le contenu du verset que nous avons cité au début est le suivant : « Les Juifs disent Uzayr est fils de Dieu ». Quelle est cette croyance juive selon laquelle le Prophète Uzayr (as) serait le fils de Dieu ?
3/ Quelle fut la réponse du Prophète (saw) lorsque les Juifs de Yémen déclarèrent qu’Uzayr est le fils de Dieu et quelles raisons les Juifs avaient-ils avancé pour expliquer leur croyance ?
4/ Quels sont les exemples cités dans le Coran qui permettent de mieux comprendre le concept de la Résurrection ?
5/ Au Jour du Jugement Dernier, quand nous serons ressuscités, serons-nous en mesure de voir Allah (swt) ?
6/ Le Jour du Jugement Dernier, tous les partisans des Ahloul Bayt A.S. bénéficieront-ils de leur intercession ?
Le Prophète Uzayr (as) a vécu 200 ans après le Prophète Soulayman (as) et il était une personne très appréciée par sa communauté qui louait ses bonnes manières, son savoir et sa simplicité. De plus, il était particulièrement réputé pour une chose : il connaissait la Torah dans son intégralité. Lorsque la Torah a été révélée, quatre personnes l’avaient mémorisée : le Prophète Moussa (as), le Prophète Daoud (as), Yusha Ibn Nun et le Prophète Uzayr (as). Il est primordial de rappeler ici, que l’aptitude à mémoriser le contenu d’un Livre Divin est sans aucun doute une Bénédiction de Dieu. Malheureusement de nos jours, certains Musulmans ne consacrent pas assez d’efforts pour apprendre les versets du Saint-Coran tandis qu’à l’autre extrémité, on trouve ceux qui sont capables de réciter tout le Coran d’une seule traite mais qui ne sont pas en mesure d’apprécier ceux qui ont été placés aux côtés du Coran. Le but n’est pas d’appartenir à un groupe ou à un autre mais plutôt de trouver la juste mesure sans négliger aucun des deux éléments qui nous ont été confiés.
Lorsque le Prophète Uzayr (as) a atteint l’âge de quarante ans, Allah (swt) lui demanda de rebâtir Jérusalem. Deux cent ans plus tôt, le Prophète Soulayman (as) était à la tête d’un empire grandiose qui était à l’apogée sur le plan architectural et scientifique. Toutefois, une fois que le Prophète Soulayman (as) a quitté ce monde, des sectes ont commencé à se former et des forces extérieures ont réussi à briser cet empire et à le détruire. Nabuchadnezzar, un puissant roi de l’époque, attaqua Jérusalem et au cours de sa conquête, il fit brûler tous les temples juifs ainsi que toutes les copies de la Torah. C’est ainsi qu’Allah (swt) confia la lourde tâche de la reconstruction de la cité de Jérusalem au Prophète Uzayr (as).
Ceci constitue un exemple pour nous tous. Tous les Prophètes d’Allah (swt) ont joué un rôle dans l’épanouissement de leurs peuples respectifs, et nous aussi, nous devons suivre cette voie. Il est de notre devoir de nous impliquer et de réfléchir sur la manière dont nous pouvons contribuer au progrès de notre communauté. A chaque fois que des déviations apparaissent au sein d’une communauté, on peut voir trois types de réaction : tout d’abord il y a ceux qui décident de partir et d’abandonner les autres, ensuite il y a ceux qui sont indifférents à ce qui se passe autour d’eux et enfin il y a ceux qui décident de prendre les choses en main dans le but de redresser la situation.
Pour pouvoir accomplir la Mission qui lui a été confiée, le Prophète Uzayr (as) a dû quitter sa ferme et sa famille. Il faut également noter que le Prophète Uzayr (as) avait chez lui une servante qui avait 20 ans à l’époque, ce détail ayant son importance pour la suite de l’histoire. En guise de provisions, le Prophète Uzayr (as) prit du pain, quelques figues et des raisins. Il grimpa ensuite sur son âne et débuta son voyage vers Jérusalem. Une fois arrivé, il constata que cette partie de la terre était entièrement dévastée et que tout ce qu’il avait devant lui, c’était une immense cité en ruines. Une fois remis de ses émotions, il décida de se trouver un abri et il repéra ainsi une grotte où il s’installa pour se reposer et réfléchir sur la marche à suivre. Une pensée lui traversa alors l’esprit, il se demandait comment une chose morte pouvait revenir à la vie. C’est d’ailleurs une question que l’on se pose tous et Allah (swt) décida d’apporter une réponse aux interrogations du Prophète Uzayr (as) sur le Qiyamat. A ce moment précis, le Prophète Uzayr (as) mourut et il fut ressuscité après cent ans. Et le plus intéressant, c’est qu’au moment où le Prophète Uzayr (as) se réveilla, il avait juste l’impression d’avoir fait un petit somme de quelques heures. Le Coran nous dit que c’est ce que nous ressentirons tous, lorsque nous nous lèverons le Jour du Jugement Dernier. Pour aider le Prophète Uzayr (as) à prendre conscience des faits, Allah (swt) envoya vers lui un ange qui lui demanda : « Ô Uzayr ! Combien de temps pensez-vous avoir dormi ? » Ce à quoi il répondit : « Une journée tout au plus ! » L’ange déclara alors : « Non, c’est ce que vous croyez mais en réalité vous avez passé cent ans dans cette grotte. » Allah (swt) a donc envoyé un ange auprès du Prophète Uzayr (as) afin d’éviter que le retour à la réalité de ce dernier soit brutal, s’il avait découvert les faits par lui-même en se retrouvant face à la nouvelle cité, il aurait sûrement eu du mal à accepter les faits. Ceci nous montre bien qu’Allah (swt) prend soin de ceux qui Lui sont proches.
Bien entendu, le Prophète Uzayr (as) était sous le choc et lorsqu’il regarda ses affaires autour de lui, il constata que les fruits qu’il avait pris étaient encore frais. Il eut donc du mal à croire ce qui lui arrivait et demanda à l’ange de lui fournir des preuves. Ce à quoi, l’ange lui répondit : « Regardez l’état de votre âne et vous n’aurez plus de doutes sur ce que je dis. » Le Prophète Uzayr (as) se tourna vers l’animal et vit que le cadavre de ce dernier était dans un état de décomposition avancée. Puis l’ange ajouta : « Pointez vers l’âne avec votre doigt et Allah le ressuscitera pour vous. » Le Prophète Uzayr (as) s’exécuta et il vit le miracle se produire sous ses yeux. A travers cette anecdote, Allah (swt) permit au Prophète Uzayr (as) de trouver toutes les réponses à ses interrogations.
Mais après cela, le Prophète Uzayr (as) se retrouvait face à une nouvelle épreuve, il s’agissait maintenant de retourner auprès des siens pour leur faire part de son expérience. On peut facilement imaginer que la tâche s’avèrerait assez délicate. Et d’ailleurs, l’Imam Mohammad Al Baqir (as) a été interrogé au sujet du Prophète Uzayr (as). Un jour, un Chrétien est venu le voir pour lui poser une question : « Qui étaient les frères jumeaux dont l’un d’eux avait 150 ans à sa mort et l’autre 50 ans alors qu’ils ont tous les deux quitté ce monde le même jour ? » L’Imam (as) expliqua qu’il s’agissait du Prophète Uzayr (as) et de son frère Aziz. Le Prophète Uzayr (as) mourut à l’âge de quarante ans, après cent ans, Allah (swt) le ressuscita et ensuite il vécut dix années de plus et pendant tout ce temps, son frère était encore en vie.
De retour dans son village, le Prophète Uzayr (as) se décida à révéler son identité aux habitants. Ces derniers, suspicieux, lui demandèrent de dévoiler des détails qui leur permettraient de le croire. Il leur décrivit sa maison qu’il avait construite lui-même dans un coin un peu retiré du village. Les villageois reconnurent qu’il avait raison et qu’ils avaient d’ailleurs préservé cette maison en guise de relique. Malgré cela, ils avaient encore des doutes et ils se rappelèrent alors que le Prophète Uzayr (as) connaissait la Torah. Ils lui dirent : « Uzayr était familier avec la Torah, pour être sûrs que tu ne mens pas, nous allons lire un extrait de la Torah et tu devras nous réciter la suite. Si tu réussis ce test, nous te croirons. » Bien entendu, le Prophète Uzayr (as) n’eut aucun mal à faire ses preuves et une fois le problème résolu, il se rendit dans son ancienne demeure.
Arrivé chez lui, le Prophète Uzayr (as) découvrit l’existence de nombreux petits-enfants et arrière-petits-enfants et même la servante était encore en vie mais elle était devenue aveugle avec l’âge. Il discuta alors avec elle et lui raconta toute son aventure. Cette dernière lui dit alors : « Si vous êtes bien celui que vous prétendez être, vous pourrez m’aider à retrouver ma vue. » Le Prophète Uzayr (as) pria pour elle et elle fût très rapidement guérie.
L’histoire du Prophète Uzayr (as) constitue donc un exemple pour tous ceux qui se posent des questions sur le phénomène du retour à la vie. Le Coran nous explique que c’est d’ailleurs à cause de cet évènement que les gens finirent par considérer le Prophète Uzayr (as) comme le fils de Dieu. Mais est-ce que les Juifs de cette époque pensaient eux-aussi que le Prophète Uzayr (as) était le fils de Dieu ? Il est utile de poser cette question car la majorité des savants spécialisés dans l’histoire du Judaïsme stipulent que les Juifs n’ont jamais eu une telle croyance et qu’il y a une erreur dans le Coran.
Toutefois, un autre savant juif du nom de Hirschberg a expliqué dans ‘Encyclopedia Judaica’, qu’à l’époque de notre Saint Prophète (saw), il y avait une communauté juive au Yémen qui a décidé de donner le titre de ‘Fils de Dieu’ à Uzayr (as). Ils ont été influencés par la croyance chrétienne qui dit que Jésus est le fils de Dieu et par les Arabes de l’époque qui considéraient les anges comme les filles de Dieu. En voyant cela, ils ont cherché dans les pages de leur histoire celui qu’ils pourraient qualifier de progéniture de Dieu et leur choix s’est porté sur le Prophète Uzayr (as).
En apprenant leur existence, le Prophète (saw) décida d’aller débattre avec eux au sujet de leur théorie. Il leur demanda de lui présenter leurs arguments et ils expliquèrent qu’Uzayr (as) avait non seulement réécrit la Torah mais qu’en plus, Dieu l’avait utilisé comme exemple pour décrire la Résurrection. Ce à quoi le Prophète (saw) répondit qu’à ce moment-là, le Prophète Moussa (as) était plus méritoire puisqu’il était non seulement celui qui avait reçu la Révélation de la Torah, mais qu’en plus, les miracles qu’il avait accomplis était plus spectaculaires que ceux du Prophète Uzayr (as). En écoutant les explications du Prophète Mohammad (saw), ils furent convaincus et finirent par se convertir à l’Islam.
Le Prophète Uzayr (as) était-il le seul Prophète qui s’est posé des questions sur le phénomène de retour à la vie ? Non. Le Prophète Ibrahim (as) a lui aussi cherché à comprendre la Résurrection et il a d’ailleurs demandé à Dieu de lui fournir un exemple. Allah (swt) demanda alors au Prophète Ibrahim (as) s’il avait des doutes sur Sa Capacité à raviver les morts. Le Prophète Ibrahim (as) lui répondit qu’il n’avait aucun doute à ce sujet mais qu’il était juste curieux et qu’il voulait voir comment cela se produirait. Allah (swt) ordonna alors au Prophète Ibrahim (as) de sacrifier quatre oiseaux, d’éparpiller leurs dépouilles dans des endroits éloignés et d’appeler ensuite les oiseaux à revenir vers lui au nom de leur Créateur. Et c’est ainsi que le Prophète Ibrahim (as) à lui aussi, pu être témoin de la Résurrection.
Ce sont là des faits miraculeux impliquant des Prophètes, mais Allah swt nous apporte également une explication rationnelle sur le sujet dans le Coran. Un jour, Oumayyah Bin Khalaf se présenta devant le Prophète Mohammad (saw) avec un os dans sa main et demanda au Prophète (saw) sur le ton de la moquerie, comment une chose morte qui s’est entièrement décomposée pouvait revenir à la vie. La réponse à cette question se trouve dans la Sourate Al Yasin : « Il cite pour Nous un exemple, tandis qu’il oublie sa propre création ; il dit : ‘Qui va redonner la vie à des ossements une fois réduits en poussière ?’ Dis : ‘Celui qui les a créés une première fois, leur redonnera la vie. Il Se connaît parfaitement à toute création.’ » (36 – 78,79) Celui qui nous a donné la vie la première fois est certes capable de nous la redonner une deuxième fois. Et pour dissiper le doute dans le cœur des croyants, Allah (swt) a révélé la Sourate Al Qiyamat (75) qui nous décrit la Résurrection de façon surprenante : « L’homme pense-t-il que Nous ne réunirons jamais ses os ? Mais si ! Nous sommes Capables de remettre à leur place les extrémités de ses doigts. » (75 – 3, 4) Les Arabes de l’époque n’étaient certes pas interpellés par ces versets, mais à notre époque où la science a réalisé des progrès considérables, nous sommes à même d’apprécier le contenu de ce verset. A quoi, Allah (swt) fait-Il référence lorsqu’Il parle des extrémités des doigts ? Tout simplement à l’empreinte digitale et au fait qu’elle est unique chez chaque individu. Au XXème siècle, un scientifique a prouvé que deux jumeaux peuvent avoir le même ADN mais leurs empreintes digitales ne se ressemblent pas. Mille trois cent ans avant que l’Homme ne découvre l’importance de l’empreinte digitale, le Prophète (saw) a décrit ce détail à travers le Coran et on ose nous dire que le Coran est un livre dépassé qui n’a plus d’utilité à notre époque. Ce verset est pour ceux qui doutent du fait que le Coran a été révélé par Allah (swt), mais aussi pour ceux qui qualifient le Coran de livre d’histoire.
De plus, Allah (swt) nous encourage à observer le monde qui nous entoure et à découvrir la façon dont notre corps fonctionne afin de mieux comprendre la Résurrection. En effet, n’avons-nous pas l’exemple des cellules qui se renouvellent chaque jour dans notre corps ? Lorsque nous observons le cycle des saisons et de la nature, ne voyons-nous pas les arbres perdre leurs feuillages en hiver et revenir à la vie au printemps ? Ces exemples sont là pour nous aider à dissiper les doutes que nous pourrions avoir sur notre retour à la vie, le Jour du Jugement Dernier.
En poussant notre analyse plus loin, nous pouvons alors nous poser la question suivante : aurons-nous la chance de voir Dieu, lorsque nous serons ressuscités ? Les différentes écoles ont émis des avis différents à ce sujet. Selon une des écoles, Allah (swt) a un corps et les Musulmans pourront le voir dans l’autre monde. Pour expliquer leur opinion, ils s’appuient sur certains versets du Coran où Allah (swt) déclare : « la main de Dieu est au-dessus de leurs mains. » (48 - 10), « Son Trône déborde les cieux et la terre » (2 – 255). On peut également trouver dans leurs livres plusieurs hadiths qui attribuent un physique à Allah (swt) et l’ironie du sort est que ces mêmes Musulmans, qualifient les Shias de moushriq (polythéistes). Alors que selon l’école shiite, Allah (swt) ne peut être perçu par l’œil humain car il s’agit d’une entité qui ne peut être saisie et définie par les facultés physiques et intellectuelles de l’Homme. Notre école se base sur le verset suivant : « Il n’y a rien qui lui ressemble » (42 – 11) Pour nous contredire, on pourrait nous présenter les versets suivants : « Ce jour-là, il y aura des visages resplendissants qui regarderont leur Seigneur. » (75 - 22, 23) Toutefois, ces versets ne sont pas à prendre au sens littéral (tout comme les autres versets cités plus haut), ils font plutôt référence à la Récompense qu’Allah (swt) accordera aux croyants en échange des efforts qu’ils auront fourni dans ce monde.
Maintenant que nous avons clarifié tous ces points, une dernière question se pose : est-ce que tous les partisans des Ahloul Bayt A.S. bénéficieront de leur intercession le Jour du Jugement Dernier ? La réponse à cette question est non. Certains d’entre nous ont l’habitude d’accorder beaucoup d’importance aux actes recommandés tout en négligeant les Vajibates. Sur son lit de mort, notre sixième Imam (as) a dit : « La prière, la prière, la prière. Ceux de nos partisans qui négligent leur Salat n’auront pas droit à notre intercession le Jour du Jugement Dernier. » Il ne suffit pas de verser des larmes pour Aba Abdillah (as) pendant le mois de Moharram, il est également indispensable de protéger ses valeurs et tout ce pour quoi il s’est battu. Celui qui pleure pour l’Imam Houssen (as) mais qui n’accomplit pas ses prières à l’heure n’a pas compris ses objectifs, il a juste vu le côté tragique de l’histoire de Karbala, sans plus. Celui qui a compris l’éminence de l’Imam Houssen (as) voudra suivre son exemple dans toutes les circonstances.
Traduction par une Kaniz-e-Fatéma
Source : Majaliss de Sayed Ammar Nakshawani, Moharram 2011

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