Le but de l’Islam, dans ses combats et son mouvement général contre les polythéistes, n’était ni la conquête, ni l’expansionnisme, ni le colonialisme et ni la mainmise sur les ressources économiques des autres. Dans ce domaine l’Islam diffère de toutes les autres doctrines. Ce qu’il poursuit, c’est ce qu’il y a de plus humain et de plus élevé.

Dès son apparition, l’Islam a menacé, grâce à son esprit constructif et son évolution stimulante, la situation des aristocrates, des orgueilleux et des oppresseurs. Les forces adversaires se sont donc mobilisées afin d’empêcher que la nouvelle doctrine ne se répande et que l’idéologie islamique ne puisse se répandre. Elles ont employé tous leurs moyens et forces matériels contre l’Islam. Ceux qui ayant réalisé la vérité de cette doctrine, s’y étaient convertis étaient même torturés de façon abominable.

Les Coraichs ont interrompu leurs relations avec les compagnons du Prophète. Ces derniers s’étant réfugiés pendant trois ans dans les montagnes de la Mecque, supportaient toute sorte de difficultés et manquaient parfois même du minimum de subsistance.

Le Prophète de l’Islam, s’est installé à Médine et a formé, face aux polythéistes, une puissante communauté, mais ces derniers ne se sont pas cachés et n’ont cessé de menacer les musulmans. C’est dans de telles conditions que les musulmans ont reçu l’ordre de se défendre.

La plupart des guerres menées par l’honorable Prophète étaient défensives et les expéditions envoyées pour réprimer et disperser les rassemblements qui cherchaient à attaquer Médine étaient en fait organisé dans le but de riposter aux attaques de l’ennemi. Elles avaient lieu en général pour empêcher les adversaires d’attaquer Médine et pour que le mouvement anti-islamique soit étouffé avant même de naître.

Les versets qui suivent le premier motif de l’autorisation du Djihad qui n’est autre que la riposte aux agressions des ennemis et des oppresseurs.

« Toute autorisation est donnée à ceux qui sont combattus, parce que vraiment ils sont lésés, et Dieu est capable, vraiment de les secourir à ceux qui ont été expulsés de leurs demeures, sans droit, sauf qu’ils disaient: Dieu est notre Seigneur. » (Coran, 22:39-40)

« Et combattez, dans le sentier de Dieu ceux qui vous combattent et ne transgressez pas. Vraiment, Dieu n’aime pas les transgresseurs. » (Coran, 2:190)

Du fait que l’Islam est une doctrine universelle et qu’elle doit apporter le bien à tous les hommes, il ne peut se limiter aux frontières géographiques d’une région. Il doit sauver toute l’humanité des griffes du polythéisme et de la souillure de l’esprit, et faire parvenir son message à toutes les masses, dans le monde entier.

En principe, une doctrine qui veut renverser les anciens systèmes et idéologies pour y substituer un nouvel ordre doit lutter pour son idéal. Mais la force de la plume ne suffit pas. Un aperçu sur les révolutions française, indienne et russe ou sur la guerre de l’indépendance américaine (1775-1782) nous permet de voir que ces mouvements ont tous été noyés dans le sang.

L’Islam ayant pour but de bouleverser les mauvaises coutumes et les pensées corrompues et d’abolir les privilèges injustes, ont toujours dû faire face à l’hostilité des groupes qui voyaient leurs intérêts menacés.

Cependant le Prophète de l’Islam déclare:
« Des fois, le bien doit être obtenu par la force du glaive. Certains gens ne se soumettent à la vérité que par la force. »(1)

Si les forces ennemies et leur formation militaire font obstacle à l’extension de la religion divine et qu’elles empêchent la Propagation de la Vérité, y a-t-il une autre solution que le recours à la force?

Dans des conditions où la liberté et le choix étaient retirés aux gens, il a été ordonné au saint prophète, de recourir à la force et de déclencher la guerre. L’Islam entreprenait donc le combat armé pour écraser les oppresseurs.

La guerre que l’islam a entreprise pour le salut de l’humanité au sens propre du terme, et la délivrance de la raison du joug des superstitions, est un combat loin de toute passion, de toute oppression et de question matérielle, mené contre les malfaiteurs qui sèment la corruption et la souillure sur la terre.

L’Islam veut le bien de tous et cherche à faire disparaître tout ce qui entrave le bien public.

Lorsque les musulmans étaient torturés par les polythéistes, dans la Mecque, juste parce qu’ils avaient adopté l’Islam ; les musulmans ont reçu l’ordre, selon un décret divin, de recourir aux armes et d’annihiler les facteurs de captivité et de colonialisme de la pensée mental.

« Et qu’avez-vous à ne pas combattre dans le sentier de Dieu alors que les faibles mêmes hommes et femmes et enfants disent: Seigneur! Fais-nous sortir de cette cité, prévaricatrice en ses gens ; et assigne-nous de Ta part un secoureur. » (Coran, 4:74)

Aux yeux du public, la guerre ne signifie rien d’autre que le massacre, la cruauté et la défaite de l’ennemi. Mais du point de vue de l’Islam:
« La guerre, c’est l’extirpation de l’injustice et de la transgression pour établir la justice et la vérité. Bref, c’est le denier moyen d’annihiler l’égarement et de propager la vertu. »

Le fond de l’invitation islamique est de délivrer les gens de l’adoration d’autre que Dieu et qu’en dehors des lois et de la volonté divine, rien ne puisse régner sur la pensée et le cœur de la société. C’est la plus grande déviation possible de la nature et de la raison humaine, que de s’incliner devant une pierre ou des créatures dépourvues de toute intelligence.

Le fait que les musulmans devaient, avant de déclencher la guerre, inviter l’ennemi à l’Islam, éclaircit en soi leur but.

Lorsque les forces de l’Islam et l’armée iranienne se sont rencontrées, le commandant iranien Rostam Farokh Zad demanda à ce que Saadvaghass, le chef de l’armée musulmane, lui envoie un représentant qui l’informerait du but du Djihad islamique. L’envoyé musulman le décrit ainsi:
« Nous sommes venus empêcher les gens d’adorer les idoles et pour les inviter à n’adorer que le Dieu unique et à suivre le message de son Prophète Mohammad. Nous sommes venus pour sauver les esclaves serviteurs de Dieu de la servitude des créatures pour qu’ils ne servent que Dieu. Nous sommes venus pour vous inviter à croire en la résurrection, et vous délivrer des chaînes de ce monde, et enfin pour substituer aux futiles coutumes, à l’injustice et à la vanité, la justice et l’équité. » (2)

Pendant trois jours, trois représentants de l’armée musulmans ont négocié avec Rostam. Leurs paroles étaient les mêmes, et ils insistaient tous sur le fait que si leur invitation était acceptée, ils quitteraient ce territoire.

L’honorable Prophète disait à Ali:
« Ne combats personne à moins que tu ne l’aies invité auparavant à l’Islam. Je te promets que si le Seigneur guide quelqu’un par toi, cela te vaudra plus que si tout ce qui est sous le soleil t’appartienne. » (3)

Le raisonnement de l’Islam, dans la guerre, est basé sur la lutte dans le sentier de Dieu, l’approche de la vérité et l’acquisition du bonheur éternel. IL n’a jamais été dit aux musulmans de guerroyer, de conquérir, de coloniser et de réduire à la servitude les autres nations. Leurs combats ne sont donc pas comparables aux conquêtes des puissances, qui, au cours de l’histoire, sans aucun motif divin lors de leurs conquêtes, n’ont cherché qu’à satisfaire leur cupidité en accédant au pouvoir.

Pour les musulmans, la guerre est une forme de dévotion et un grand devoir religieux. Ils se sont lancés dans des luttes sans merci pour que le verbe divin prédomine et pour qu’il soit glorifié. Ils avaient foi en ce que l’injustice serait extirpée et que l’égalité règnerait dans le monde entier lorsque le nom de Dieu s’y étendrait. Dieu aime ceux qui luttent et se sacrifient dans de tels combats:
« Oui, Dieu aime ceux qui combattent dans son sentier en rang serré, comme s’ils étaient un édifice plombé. »(Coran, 61: 1)

« Vous voulez les biens d’ici-bas, tandis que Dieu veut l’au-delà. » (Coran, 18: 67)

C’est sans aucun doute, ce qui fait l’avantage de l’Islam dans les champs de bataille de la lutte des hommes pour la justice, l’honneur et la liberté.

Le Dr Madjid Khoddouri écrit:
« On peut dire que dans la théorie de la législation islamique la guerre n’est pas en soit un but. Elle n’est que le moyen ultime d’établir et d’assurer la paix. » (4)

Dans les lois militaires de l’Islam, la morale est entièrement respectée. Dans les champs de bataille, la bonté et la grandeur d’âme des musulmans étaient manifestées. La structure militaire de l’Islam était mêlée à la loyauté, à la morale et à la générosité comme il ne l’a jamais été dans l’armée d’aucun pays civilisé contemporain.

L’Islam a entrepris d’importantes démarches pour empêcher le meurtre et protéger la vie des individus. Il a évité, dans la mesure du possible que le sang ne coule.

Dans le Djihad islamique, l’interruption des hostilités et le cessez-le-feu ne veulent pas dire obligatoirement que l’ennemi est vaincu. Il suffit que les musulmans soient à l’abri des agressions de l’ennemi et que ces deniers s’engagent à s’abstenir de toute atteinte aux droits et aux saintetés de la communauté islamique et qu’ils abandonnent toutes rebellions et corruption.

Pendant la guerre, si l’un des combattants concluait un accord avec l’ennemi ou qu’il lui accordait la grâce, même la plus haute autorité musulmane ne pouvait violer cet accord.

Lors des batailles, la mise à feu et la destruction des champs étaient interdites. Il n’était pas non plus permis de couper l’eau et les vivres sur l’ennemi ; les enfants, les vieux, les femmes, les fous et les malades étaient à l’abri et leur sang était respecté, car les musulmans n’ont pas le droit de souiller leurs mains en versant le sang de ces innocents.

Ils n’ont pas non plus le droit d’agresser les représentants et les ambassadeurs de l’ennemi.

Mohammad Hamidullah, professeur à l’université de Paris écrit ainsi:
« Mohammad (que le salut de Dieu soit sur lui) régnait sur plus d’un million de milles carrés. Ce qui équivaut à la surface de l’Europe moins la Russie, territoire qui, sans aucun doute, avait à cette époque des millions d’habitants. Lors de la conquête, le nombre des ennemis qui avaient été tués ne dépassait pas les cent cinquante. Du côté musulman, sur une période de dix ans, une personne seulement était tuée en martyr chaque mois (en tout 120 personnes). Ces chiffres font preuve d’un respect exceptionnel du sang des hommes dans toute l’histoire de l’humanité. » (5)

Voici quelques récits qui sont des exemples de cette réalité. Le Messager de Dieu, avant d’envoyer son armée au combat, recommandait à ses guerriers:
« Combattez au nom de Dieu, dans le sentier de Dieu, à l’aide de Dieu et à la manière de l’envoyé de Dieu. Ne trahissez pas et ne rusez pas. Ne coupez les membres à personne. Ne tuez ni les vieux et les infirmes, ni les femmes et les enfants. Ne coupez aucun arbre à moins que cela ne soit nécessaire. Si l’un d’entre vous, du plus noble au plus bas, abrite quelqu’un, ce dernier sera immunisé jusqu’à ce qu’il entende la parole de la Vérité. S’il vous suit, alors il est votre frère ; sinon, conduisez-le en un lieu sûr. Demandez en tout cas le secours de Dieu. » (6)

Ali (que le salut de Dieu soit sur lui) donnait l’ordre suivant à ses guerriers, avant de confronter l’armée de Basra:
« Si l’ennemi prend la fuite, ne le poursuivez pas, ne le tuez pas ; ceux qui sont incapables de se défendre, ou ceux qui sont tombés dans le champ de bataille, blessés, ne les tourmentez pas. »

Pour ce qui est des femmes, ne leur faites aucun mal. Parfois, il se peut que l’ennemi agisse de façon à ce que le sens de la vengeance soit réveillé chez les musulmans. Dans ce cas, les musulmans ne doivent pas oublier leur principal devoir qui est de défendre la Vérité et la vertu. Ils doivent se contrôler et dompter leurs sentiments. Nous connaissons tous l’histoire suivante: « Pendant un dur combat, le Commandeur des Croyants porta un coup dur à son adversaire. Celui-ci, tombé par terre, Ali s’asseyait sur sa poitrine. Alors, l’adversaire lui cracha au visage. L’honorable Imam se leva aussitôt et le lâcha. On lui demanda pourquoi il avait réagi ainsi. Il dit: “Ce qu’il a fait m’a mise en colère. Si je l’avais tué à ce moment, je l’aurais fait par impulsion. Je me suis donc retenu pour ne pas le tuer par vengeance, ma foi aurait été souillée.”

L’Islam a créé dans le cœur de tout un sentiment humanitaire envers tous, les individus. Il n’a jamais autorisé l’iniquité, quelles que soient les circonstances. Les musulmans qui luttent dans le sentier de Dieu, n’ont pas le droit de dépasser les limites de la justice et de transgresser. L’Islam permet de faire pression sur l’ennemi autant que ce dernier lui a porté atteinte, mais pas plus. Ceci est précisé dans le Coran:

“Et combattez dans le sentier de Dieu ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Vraiment, Dieu n’aime pas les transgresseurs.” (2: 141)

Et que la haine d’un peuple, ne vous incite pas à ne pas faire l’équité: c’est plus proche de la piété. » (Coran 5: 11)

« Et que la haine d’un peuple qui vous a empêchée de la Mosquée sacrée ne vous incite pas à transgresser. » (Coran 5: 3)

L’Islam est venu pour établir la justice sur toute la Terre ; pour instaurer dans la communauté humaine, la justice sociale et internationale. Ainsi même si un groupe de musulmans dévie du chemin de Dieu et qu’il prend le chemin de l’injustice et de la transgression, l’Islam, ordonnent aux autres de combattre les musulmans transgresseurs.

« Et si deux groupes de croyants se combattent, alors faites la paix entre eux. Puis si l’un d’eux se rebelle contre l’autre, alors combattez celui qui se rebelle, jusqu’à ce qu’il s’incline devant l’ordre de Dieu. Puis, s’il s’incline, alors faites la paix entre eux et avec justice, et jugez à la balance. Dieu aime ceux qui jugent à la balance » (Coran, 49: 9)

Ce qui est digne d’attention, dans ce verset, c’est qu’il insiste sur le fait que les réconciliateurs doivent régler le conflit entre les deux belligérants avec justice afin que chacun acquière son droit légitime ; car lorsque le conflit commence par l’agression et la violation, si les réconciliateurs cherchent à résoudre le problème en encourageant l’un des partis à renoncer à ses droits en faveur de l’autre, l’esprit d’agression et de violation se renforce chez ce dernier.

Bien que l’indulgence et le renoncement à ses droits soient une bonne action, cependant dans de tels cas, cela a une mauvaise influence sur l’esprit de l’agresseur. Et ce alors que le but de l’Islam est d’extirper de la communauté islamique, toute sorte d’oppression et d’injustice, afin que les gens soient rassurés que personne n’obtienne rien par la force.

Le bon comportement des musulmans envers les vaincus faisait qu’ils étaient accueillis ou qu’ils se rendaient. Partout, leur comportement attirait les masses. Les habitants de Hams ont fermé les portails de la ville sur l’armée de Harghal; en revanche, ils ont envoyé un message aux musulmans, selon lequel ils préféraient la souveraineté et la justice de ces derniers à la tyrannie des Romains. Lorsque l’armée des musulmans, dirigée par Abou Obeideh, est arrivée en Jordanie, les chrétiens lui ont envoyé la lettre suivante:

« O musulmans, nous vous préférons aux Romains, bien que ceux-là soient nos coreligionnaires, vous êtes pour nous plus fidèles, plus équitables et plus bons. Les Romains se sont imposés à nous. Ils nous ont pillés. »

Le célèbre orientaliste Philippe Hitti écrit à propos de l’occupation de l’Espagne par les musulmans:
« L’armée musulmane, ou qu’elle allait, les gens l’accueillaient à bras ouverts. Ils mettaient à sa disposition eau et vivres, et quittaient l’un après l’autre, leurs barricades. Le pourquoi de cette attitude est clair pour ceux qui ont une notion des crimes et de l’injustice des souverains Wisigoths ». (7)

Dans le pays conquis, les musulmans n’obligeaient personne à quitter sa religion.
L’ordre social de l’Islam garantit la totale liberté de culte aux minorités religieuses officielles et ne se heurte aucunement à leurs cultes ni à leurs modes de vie. L’Islam et les autres religions bénéficient dans cet ordre, de mêmes droits.

Le prélèvement du Zakat (impôt spécial aux musulmans) est aussi un acte de dévotion. Mais cet impôt n’est pas imposé aux adeptes des autres religions. Ces derniers payent en échange le Djazieh, qui n’a aucun aspect religieux, afin qu’ils ne soient pas obligés à participer au culte musulman. Ils payent cet impôt pour bénéficier de la protection absolue du gouvernement islamique et des privilèges que ce gouvernement met à la disposition de la société.

L’ordre islamique prend donc en considération, non seulement au niveau individuel. Mais dans le cercle très vaste de la législation, les moindres sentiments des adeptes des autres religions célestes. Même au niveau des codes civils et pénaux de la loi de commerce, les principes de ces religions sont entièrement respectés, afin que ces minorités puissent jouir d’une totale liberté, en ce qui concerne leurs croyances.

Le Coran précise comment les musulmans doivent se comporter envers les adeptes des autres religions. Il encourage à se bien comporter envers les masses non musulmanes. La seule chose qui est interdite, c’est l’amitié avec les ennemis de l’Islam:

« Dieu ne vous empêche pas, à l’égard de ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures, de leur faire la charité et d’être envers eux, à la balance. Oui Dieu aime ceux qui traitent à la balance.
Rien d’autre: Dieu vous empêche, à l’égard de ceux qui vous ont combattus pour la religion et chassés de vos demeures et ont prêté leurs dos à votre expulsion, de les prendre pour patrons, alors, c’est eux les prévaricateurs. » (Coran, 8:5)

À l’époque du prophète, l’attitude de l’Islam face aux minorités chrétiennes et juives qui vivaient dans les territoires musulmans était basée sur des accords bilatéraux de coexistence pacifique, et en dépit de leur grande puissance, ils ne les malmenaient jamais.

Tant que les juifs respectaient les accords bilatéraux, ils pouvaient vivre près des musulmans sans qu’aucun mal ne leur soit fait. Il en était de même, après le décès du Messager, à l’époque des califes.

L’honorable guide de l’Islam disait:
« Quiconque maltraite quelqu’un, c’est comme s’il me maltraitait.
Sache que celui qui est injuste envers un allié non-musulman, ou qui l’oblige à une tâche épuisante ou qu’il lui prend quelque bien sans que ce dernier y consente, alors le jour du jugement, j’argumenterais avec lui. »

Pendant qu’il était calife, Ali (que le salut de Dieu soit sur lui) rencontra un vieil aveugle infirme. Il demanda des renseignements à son sujet. Ses compagnons lui dirent que c’est un chrétien, qui en sa jeunesse, était au service du gouvernement. L’Imam déclara: « Vous l’avez fait travailler pendant sa jeunesse et maintenant qu’il est vieux, vous le privez de ses droits. Il convoqua donc le trésorier et ordonna à ce que des frais de subsistance soient versés au vieillard. » (8)

Le Docteur Vaglieri, professeur à l’université de Naples déclare: » La vie des nations vaincues, leurs droits civils et leurs biens ont été si bien protégés par le gouvernement islamique que l’on peut dire que leurs droits étaient presque les mêmes que les musulmans. Les conquérants arabes étaient toujours prêts, même à l’apogée de leur victoire et de leur puissance, de dire à leurs ennemis: « Cessez les hostilités et payez un impôt raisonnable et vous bénéficierez de notre totale protection. Vous aurez les mêmes droits que nous. » Si nous examinons les déclarations de Mohammad (que le salut de Dieu soit sur lui) ou ses conquêtes, nous verrons clairement que les accusations lancées contre les musulmans, selon lesquelles ils auraient imposé l’islam par la force du glaive, ne sont que calomnies.

Le Coran déclare: « Aucune contrainte en la religion ».

L’histoire de l’Islam nous rapporte de nombreux récits sur la patience et la modération dont les musulmans ont fait preuve à l’égard des adeptes des religions officielles. Tout comme le Prophète avait personnellement garanti aux chrétiens de Najran que leurs églises seraient protégées et tout comme il avait ordonné au commandant des forces expédiées au Yémen de ne léser aucun juif, les musulmans agissaient de même avec les adeptes des autres religions et leur permettaient de pratiquer en liberté leur culte. En payant le Djazieh, qui était inférieur à l’impôt que payaient les musulmans, ils pouvaient bénéficier du soutien du mouvement islamique.

Adam Menz, célèbre orientaliste, écrit:
« Ce qui fait l’avantage des pays musulmans sur l’Europe chrétienne, c’est le fait que de nombreuses minorités religieuses vivent en liberté dans les territoires musulmans alors que ce n’est pas le cas dans l’Europe chrétienne. Les synagogues et les temples des autres religions jouissaient d’une telle liberté en terre islamique que l’on aurait dit qu’ils sont exclus à l’autorité du gouvernement islamique. Cette liberté résultait des accords et des droits que les juifs et les chrétiens avaient obtenus. Cette coexistence était incompréhensible pour l’Europe du Moyen-Age. » (9)

John Diven Porth, célèbre écrivain et orientaliste chrétien écrit:
« L’Islam a établi l’équité absolue, non seulement chez les musulmans, mais encore parmi les peuples vaincus qui étaient placés sous son protectorat. Les adeptes des autres religions étaient dispensés des impôts qui avaient été imposés à l’église ou à tout autre corps religieux, ainsi que de tous les impôts qui étaient payés au gouvernement. » (10)

Le Docteur Gustave Lebon écrit:
« En l’espace de quelques siècles, les musulmans ont complètement bouleversé l’Andalousie, au niveau scientifique et financier. Ils en avaient fait la gloire de l’Europe. Même les mœurs y avaient été bouleversées. Les musulmans cherchaient à apprendre aux chrétiens l’une des caractéristiques les plus précieuses et élevées de l’humanité, à savoir la coexistence pacifique avec les adeptes des autres religions. Leur comportement avec les peuples vaincus était si doux qu’ils permettaient aux évêques d’organiser des cérémonies religieuses, en sorte qu’à Séville, en 872 de l’ère chrétienne et à Cordoue, en 825, ces derniers avaient organisé des conférences religieuses d’études et de recherche. Les nombreuses églises bâties pendant le règne des musulmans laissent voir, à quel point ils respectaient la religion des peuples vaincus.

De nombreux chrétiens se sont convertis à l’islam sans aucune contrainte.

Sous le règne de l’Islam, les juifs et les chrétiens jouissaient des mêmes droits que les musulmans. Ils pouvaient même obtenir n’importe quel poste et rang dans la Cour des califes. » (11)

Il faudrait comparer la générosité et la liberté des musulmans aux actes honteux des chrétiens, durant les croisades, pour comprendre le sens de la guerre du point de vue islamique. L’occupation de Jérusalem par les chrétiens fut très cruelle. Ce fut le plus horrible massacre de l’Époque. Les habitants furent traités le plus cruellement. Des tas de mains, de pieds, et de têtes coupés avaient été amassés dans les rues de Jérusalem. Dix mille personnes seulement furent la proie de l’épée, dans la mosquée d’Omar, où ils s’étaient réfugiés. Le sang qui avait coulé dans le temple de Salamon montait jusqu’aux genoux des chevaux. Les cadavres flottaient sur ce sang.

L’écrivain européen Clark écrit:
« Il est certain que le monde de la morale n’a vu aucun bien des croisés, car personne n’a jamais été, tout au long de l’histoire pire qu’eux en débauche et cruauté, alors qu’ils prétendaient mener une guerre sainte. »

Les croisés ont laissé une empreinte éternelle sur l’adoration des vanités et les superstitions générales. Ils ont répandu et encouragé les moindres et les pires fanatismes. La guerre était devenue un devoir religieux et au lieu de prier et de faire le bien, le massacre des musulmans était considérée comme indulgence plénière. » (12)

Après le règne de 88 ans des croisés en Palestine, les musulmans ont déclenché la guerre pour reprendre ce territoire. L’Europe, afin de conserver son empire sur Jérusalem, a envoyé toutes ses forces en Asie, mais en vain. Et enfin, le règne de la croix fut renversé par le grand commandant Salah-ed-din Ayoubi, et les croisés furent expulsés.

En octobre 1187 (583 de l’hégire) année où Jérusalem se rendit à l’armée musulmane et que la ville ouvrit ses portails face aux intrépides guerriers, le sage et courageux Sultan, au lieu de venger le massacre des musulmans et les cruautés des croisés, annonça l’amnistie et empêcha le massacre, la torture et le pillage des chrétiens, ajoutant ainsi une page glorieuse à l’histoire des conquêtes islamiques. Au cours de cette dure guerre, toute l’armée musulmane était sous l’influence du puissant esprit islamique et son comportement était loin d’être cruel.

Salah-ed-din annonça que tout le monde, dans la ville, était à l’abri. Les hommes, en payant dix dinars, les femmes cinq et les enfants deux, pourraient aller où ils leur plaisent, car Jérusalem était la ville qui jouissait de plus de sécurité, dans tout le pays ; c’est pourquoi les chefs et les commandeurs des autres régions y gardaient leurs familles. Entretemps, l’évêque suprême voulait sortir de la ville avec tous ses biens et ses richesses considérables. Certains proposèrent à Salah-ed-din de lui confisquer ses biens pour les distribuer aux musulmans. Le Sultan déclara: « Jamais je ne commettrais une telle faute et ne lui prendrais plus que les dinars fixés. »

John Diven Porth écrit:
« Lorsque Salah-ed-din, sultan de la Syrie, a repris Jérusalem, après que la ville se soit rendue, pas une seule personne n’a été tuée ; les chrétiens furent traités avec un maximum de bienveillance. » (13)

La cruauté des chrétiens, en Occident (Andalousie) n’a pas été moins dévastatrice que les coups portés en Orient par les croisés.

Après tous les services qu’ont rendus les musulmans en Espagne, les chefs religieux chrétiens donnèrent l’ordre de les massacrer tous, vieux ou jeunes, femmes ou hommes. Sur l’ordre du Pape, Philippe II donna l’ordre d’expulser tous les musulmans de l’Espagne. Mais avant que ces derniers parviennent à quitter le pays, sur l’ordre de l’Église, les trois quarts d’entre eux furent massacrés. Les rescapés n’y échappèrent pas non plus, le tribunal de l’Inquisition les condamna tous à la peine de mort. Trois millions de musulmans furent en tout les victimes du fanatisme chrétien.

J. D.Porth écrit:
« Qui donc n’a pas pleuré les dernières traces de la générosité et de la bravoure, c’est-à-dire la chute de l’Empire islamique d’Espagne? Qui donc n’a pas le cœur plein d’admiration à l’égard de ce peuple bon et courageux? Ce peuple même qui a régné huit cents ans en Espagne, sans qu’aucun chroniqueur, quelque hostile qu’il lui fut, puisse leur attribuer un seul cas d’injustice.

Mais en revanche, qui donc n’a pu ressentir de la honte à cause des instigations des chrétiens? Ces mêmes instigations qui ont semé le vif fanatisme et encouragent les esprits diaboliques, contre les musulmans qui avaient fait tant de bien aux Espagnoles? » (14)

Georgie Zeydan, célèbre chroniqueur, écrit:
« Après leur victoire en Andalousie, les chrétiens ont obligé les musulmans à porter sur eux un emblème, comme les juifs et les malfaiteurs, afin d’être reconnus. Puis, ils les ont obligés à choisir entre la mort et la conversion au christianisme. » (15)

« Les chrétiens, après qu’ils se sont emparés de l’Espagne ont transformé les mosquées en églises. Ils ont détruit leurs cimetières. Ils leur ont interdit de se laver alors que c’est une chose nécessaire. lls ont détruit leurs bains. » (16)

À l’époque d’Henri IV, la vague des combattants espagnole qui avait été soulevée contre les habitants du village de Dolan s’est ruée cruellement sur eux. Ils ont étranglé tous les quatre mille habitants! » (17)

Voilà ce que signifiait « le pacifisme chrétien », dans l’histoire.

Dans le monde contemporain, lorsqu’on porte l’attention sur le comportement des colonialistes civilisés envers les nations qu’ils dominaient, on s’aperçoit comment ils foulaient aux pieds leur honneur et ils les privaient des privilèges de leur civilisation. Leurs méthodes, leurs enseignements et leurs démarches, secrètes ou non, visaient tout bonnement à coloniser les esprits, la pensée et les âmes. Pour conserver leurs intérêts, ils privaient strictement les masses de liberté et les retenaient dans une situation où ils ne pouvaient jamais être nuisibles à ces intérêts.

Et lorsqu’un cri élevait pour réclamer la justice, il était aussitôt étouffé.

Le pacifisme est un prétexte que les grands gouvernements ont toujours mis à profit. Mais ces partisans de la paix ont-ils abandonné la guerre pour régler les différends par les voies diplomatiques? Peut-on accorder une valeur à leurs manœuvres politiques? L’Islam établit la paix sur les assises de l’éducation morale et du contrôle des mobiles. Il commence le calme à l’intérieur de l’homme, pour ensuite progresser vers la paix mondiale. Car tant que l’individu n’est pas en paix, le monde ne pourra lui non plus jouir de la paix. Tant que sur la pensée des masses ne règne pas un garant de l’exécution morale, toutes les théories et les grandes organisations seront vouées à l’échec et seront incapables de diriger la communauté humaine, avec paix et coexistence, comme une grande famille.

À vrai dire, l’individu est la pierre de fondation de la société. C’est pour cela que l’Islam sème dans la conscience des individus le calme, par le biais de la loi et de l’idéologie, et c’est cette foi et cette idéologie qui se manifestent progressivement dans son comportement et son attitude sous la forme d’une vérité claire, car le monde de la vérité et de la réalisation est pratiquement synonyme du monde de la conscience et de l’intérieur.

En outre, il ne laisse pas l’homme seul entre les mains de sa foi intérieure et spirituelle, mais il fixe des garanties et des règlements rassurants à l’ombre desquels tout individu ressent la justice et le calme. Ceux qui vivent dans un milieu musulman sentiront parfaitement que leur vie et leurs biens sont protégés. En fait, les membres de la communauté sont assurés contre les incidents.

Lorsque certaines doctrines reconnaissent les liens entre les individus comme importunités et heurts et qu’elles déclarent que les relations de chaque classe sont basées sur l’obligation et la contrainte, l’Islam base les liens sur la coopération, la sécurité et le calme, et grâce à une série de coutumes individuelles et sociales et d’enseignements moraux élevés, il empêche l’esprit d’animosité et de rancune de se réveiller.

Lorsque le cœur des hommes prend connaissance de doux et purs sentiments, et que dans leurs consciences naît le sens de la fraternité, la lumière de la miséricorde et de la compassion emplit leurs cœurs. Puis, peu à peu, s’affaiblissent et disparaissent enfin les principaux facteurs de querelles, d’injustice et de guerre. Ainsi, la paix et la sérénité s’instaurent dans la société.

Aucun système ni régime ne peut sur terre être équitable à tous les niveaux. La justice sociale, quelque degré qu’elle atteigne dans le monde, ne pourra en extirper entièrement l’injustice.

L’application de la justice pour tous est chose impossible, même par les divers moyens dont l’humanité dispose, car il y a des cas d’injustice qui sont en dehors de la compréhension de la justice humaine. Il y a même des cas ou les droits d’une personne sont lésés sans qu’il ne s’en rende compte.

À présent, voyons ce qu’entend l’Islam par la paix et ce qu’en pence le monde soi-disant civilisé. La paix que souhaite l’Islam est très différente de la paix, telle que la conçoivent les dirigeants des grands pays et les leaders qui détiennent en leur main le sort des nations puissants. Car pour eux, la paix, c’est l’entente entre les grands gouvernements colonialistes pour se partager les ressources et les richesses des petits pays et que le monde soit soumis à leur colonialisme.

En d’autres termes, la paix représente pour eux « une entente réciproque pour piller les autres. » C’est pour cela même qu’ils ne font jamais preuve de bonne volonté lorsqu’il s’agit vraiment de la paix. Leurs tapages, leurs conférences et leurs négociations sont que formalités. Mais leurs prétendus efforts restent toujours sans résultats.

Mais l’Islam veut une paix qui soit basée sur l’égalité de toutes les nations de façon que toutes, faibles ou puissantes, puissent jouir de la paix. L’Islam cherche à établir une paix multilatérale et universelle, loin de toute transgression et corruption.

La charte des Nations Unies a apparemment pour but d’instaurer une paix mondiale, et elle vise à annihiler tous les facteurs de guerre et de différends. Mais la liberté de la volonté et de la pensée est-elle assurée pour toutes les nations?

L’oppression sur la pensée et le colonialisme n’existe-t-elle pas parmi les nations, même pendant les périodes de paix?

Le bloc de l’Est et le camp capitaliste prétendent établir un système mondial ; mais quel système mondial peut donc rester en place sans la liberté?

Dans les blocs de l’Est et de l’Ouest, ceux qui sont contre l’idéologie de la classe au pouvoir n’ont pratiquement pas le droit d’être.

Mais l’Islam ne reconnaît pas la paix comme suffisant pour le bonheur des hommes ; il reconnaît comme principe de la vie sociale des valeurs particulières et poursuit un but suprême.

L’Islam veut assurer à l’humanité la liberté de pensée et d’expression, afin que la communauté humaine puisse retrouver le chemin du bonheur.

Par conséquent, il considère la raison et la sainteté d’esprit comme l’unique moyen de progrès.

« Pas de contrainte en religion! Car le bon chemin se distingue de l’errance. » (Coran: 2:256).

« Certes, il vous est parvenu des exhortations à la clairvoyance, de la part de votre Seigneur! Donc, quiconque voit clair, alors c’est pour lui et quiconque reste aveugle, alors, c’est contre lui ; car Moi, je ne suis pas gardien sur vous. » (Coran, 6:104).

« En bien, rappelle! Tu es un rappeleur, rien d’autre ; tu n’es pas un intendant sur eux. »(Coran, 88:21-22).

La croyance et la foi sont l’affaire du cœur, elles ne peuvent être imposées par la force et alors qu’il n’y a aucun penchant intérieur. De nombreux facteurs interviennent pour former une pensée ou une idéologie dans l’esprit des hommes, pour les changer, il faut donc avoir recours à une éducation correcte, à la logique et au raisonnement.

Lorsque l’islam a établi la liberté par la force des armes, et que l’oppression a disparu, les gens pouvaient se convertir, sans aucune peur, à l’islam ou choisir à leur grès une autre religion céleste.

Les prédicateurs chrétiens, c’est-à-dire ceux qui ont déduit, après avoir jugé superficiellement du Djihad, que l’Islam avait progressé par la force de l’épée, sont sans aucun doute dans l’erreur.

« Si leur raisonnement à propos du Djihad et des incursions du Prophète est faux, il n’y a rien d’étonnant à cela. Ce qui est étonnant, c’est que les planificateurs de cette incertitude ne faisaient rien d’autre que de guerroyer entre eux, de piller et d’opprimer. Même leurs religieux, leurs papes et leurs anachorètes ont infligé une telle pression sur les non-chrétiens et les chrétiens accusés d’hérésie, lors de l’inquisition, qu’ils ont largement surpassé les Tatars et les Mongols. » (18)

Le traité de paix de « hadibieh » que le Prophète avait conclu avec les polythéistes Coraichs visait à établir la paix et la sécurité dans les territoires arabes. Les clauses de ce traité reflètent l’esprit de l’Islam et ses principes humains. Voici l’un des articles les plus importants de ce traité:
« Tout membre de la tribu Coraich qui fuirait la Mecque pour se joindre aux musulmans, sans l’autorisation des plus grands, devra être livré à sa tribu, par le Prophète. Mais si c’est un musulman qui fuit vers les Coraichs, ces derniers n’auront pas à le livrer. »

Certains musulmans, mécontents de cet article, ont demandé au Prophète pourquoi il avait fait ainsi. Il dit en réponse:
« Si un musulman est prêt à renoncer à l’Islam et à prendre le chemin de l’impiété, et qu’il préfère le milieu idolâtre et ses rites inhumains à celui de l’Islam et au monothéisme, alors, cela veut dire qu’il ne s’est pas converti avec franchise, et que sa foi, qui est faible, n’a pu satisfaire sa nature. Un tel musulman ne nous sert à rien. Mais si nous livrons les réfugiés Coraichs, c’est que nous sommes sûrs que Dieu se chargera de leur salut et de leur liberté. » (19)

D’après les dires du Messager, selon lesquels Dieu pourvoira à leur salut, il faut dire que peu de temps après, les Coraichs ont demandé l’abolition de cette clause.

Les guerres et les massacres, dans les divers coins du monde, sont en soi une preuve évidente de l’impuissance de la civilisation matérialiste à reconstruire le monde sur les valeurs humaines et à assurer la paix mondiale.

Compte tenu de ces principes à propos de la guerre et de la paix, l’Islam condamne tous les facteurs qui provoquent actuellement les guerres. Il désavoue toutes les guerres que le monde civilisé a déclenchées contre l’humanité pour ses propres intérêts matériels et pour réduire à l’esclavage les autres nations.

Sans aucun doute, tant que les valeurs spirituelles et humaines et le respect des droits et la soumission à la vérité et au juste, ne règneront pas sur la pensée de la société, il sera impossible que le monde jouisse de la paix et de la sérénité. On ne peut s’attendre à mieux dans un monde ou les critères moraux et les principes humains ont été détruits.

Nous savons fort bien qu’avec l’évolution de la technologie et de la civilisation matérialiste, certaines nations, prétextant que pour maintenir la paix, il faut être toujours prêt à la guerre, s’adonnent à fabriquer les armes les plus dangereuses. Sur ce, l’humanité n’a que deux solutions: la destruction complète et la disparition des nations dans le feu de la guerre, ou la foi en Dieu et le respect des principes moraux et humains que les prophètes ont apportés à la communauté humaine. Ainsi l’homme, au lieu de gaspiller ses forces physiques et mentales à sa propre destruction pourra les employer dans la voie du salut.

Nous croyons qu’un jour, l’homme aura le privilège de connaître tous les enseignements du grand guide de l’Islam et qu’il pourra exploiter cette immense source pour atteindre le bonheur. Il n’aura finalement d’autre solution que de s’attacher à l’islam pour être sauvé de l’égarement et de la dépravation.

Comme l’a dit Tolstoï:
« Le chemin de Mohammad, de par son accord avec la raison et la sagesse, s’étendra à l’avenir sur le monde entier. »

Notes :

1-Wasa'il, Kitab al-Jihad, part 1, tome 15, p.5.

2-L’Histoire Tabari, tome 4, p.520.

3-Wasa'il, tome 11, p.30.

4-La Guerre et la Paix en Islam, p.214.

5-Le Prophète de l’Islam sur le champ de bataille, p.9.

6-Wasa'il, tome 11, p.43.

7-L’Histoire Arabe, tome 2, p.638.

8-Wasa'il, tome 11, p.49.

9-Abdul Afif Tabbareh Ruh al-din al-islami.

10-Le Repentir auprès de Mahomet et le Coran, p.105-106.

11-Civilisation Islamique et Arabe, p.345.

12-Le Repentir auprès de Mahomet et le Coran, p.139.

13-Ibid.

14-Ibid, p.133.

15-L’Histoire de la Civilisation Islamique, tome 4, p.282.

16-La Gloire des Musulmans en Espagne, p.243.

17-Les Croisades, tome 1, p.47.

18-L’Islam doctrine de Lutte, p.9.

19-Bihar, tome 20, p.312.

 

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