Dans les débats précédents, nous avons donné notre opinion sur la civilisation occidentale. À présent, il est temps de discuter sur la civilisation islamique. Précisons que nous procéderons à une comparaison qui nous permettra de réaliser combien logique et solide est la voie universelle que l’Islam a tracée pour l’humanité. Nous espérons que par la grâce divine, ces discussions soient fructueuses et pleines d’enseignements pour ceux qui sont en quête de la vérité.

Nous avons essayé cependant de présenter et d’analyser les thèmes choisis, de façon que le lecteur n’en ressente aucune fatigue et qu’il dispose, ainsi, d’une clé qui le guidera plus ou moins vers les idées de l’Islam. L’Islam est, de par sa profondeur et son caractère universel, l’ordre incomparable, sans équivalent ; le meilleur qui n’est parvenu jusqu’à présent à l’humanité. Il présente toutes les voies qui guident vers le bien et mènent au bonheur. Il porte remède à tous les maux de l’humanité. La solidité de ses préceptes est évidente dans la totalité des règlements sociaux.

Les lois islamiques se rapportent à tout ce qui concerne l’homme, son esprit et sa vie. L’Islam n’a jamais été infecté par les systèmes corrompus actuels. Les mêmes systèmes qui, parfois, élèvent l’homme, jusqu’au rang de la divinité, pour qu’il ne s’appuie que sur son orgueil et son amour propre. Et qui en revanche, lui arrachent toutes force et volonté et le reconnaissent comme impuissant, face à la fatalité de la nature et de la matière. Par contre, l’islam fait trouver à l’être humain son véritable rang et lui fait connaître sa situation privilégiée et exceptionnelle face aux autres créatures. Dans le miroir de l’Islam, l’homme est un être supérieur, brillant, différent et sans équivalent parmi cette multitude de créatures.

L’Islam reconnaît l’homme comme un être éternel, doté d’une existence enchaînée que la mort ne pourrait rompre. L’ici-bas et l’au-delà vont de pair, et en raison de cette liaison absolue entre l’esprit et le corps, aucune faille ne peut être créée entre ces deux éléments. Cette religion envisage d’éduquer cet être éternel qu’est l’homme, en s’inspirant de tout l’ordre régnant sur l’immense système de la création.

Bien que l’éternité ait projeté les rayons de sa lumière, selon les principes universels et inchangeables du monde, sur l’ensemble des préceptes de la riche école de l’Islam, elle a en même temps laissé libre la voie du progrès et de la perfection, la pensée et le raisonnement sur les problèmes du jour, afin de pouvoir adapter la vie, dont le caractère évolue et varie en permanence, aux principes de la Char’at.

Du point de vue de l’Islam, malgré son côté matérialiste, l’homme a d’autres tendances et penchants. IL cherche à se libérer du joug de ce monde matériel pour s’élever au stade de la perfection. Le corps, la raison et l’esprit humain ont chacune des exigences qu’il faut examiner avec impartialité.

L’Islam abhorre l’absence d’équilibre. IL voit le bonheur de l’homme sous tous ses angles et tient compte de la totalité de ses tendances matérielles et spirituelles, sans réprimer le moindre de ses penchants innés et sans couper, pour l’élever spirituellement, les liens qui le reliant au monde matériel. C’est la pureté de la nature humaine qui compte avant tout.

Bref, l’homme se trouve entre deux pôles opposés: une série d’idéologies et de systèmes établis dans le but de réprimer les instincts humains et la Liberté animale, poussée à l’excès, absolue, telle que certains psychologues, dont Freud, la soutiennent. L’Islam qui n’est pas une théorie fictive propose à l’homme de rechercher un équilibre entre les deux.

Il ne cherche pas à réformer le mode de vie. IL est lui-même le stimulant d’une vie pleine de sens. Sa culture de vaste étendue a l’avantage d’être mobile et constructive. C’est le seul système vivant dont la philosophie de la vie a un aspect universel, bien au-dessus de la pensée matérialiste, beaucoup plus progressiste que cet ordre qui règne sur les deux camps de l’Est et de l’Ouest. Il peut même remplacer les autres principes et pensées par son idéologie puissante, globale et parfaite et les surpasser du point de vue de l’étendue du domaine.

L’Islam proscrit la pensée matérialiste absolue. Dans la nature de ses principes, sa philosophie de la vie diffère totalement des systèmes du monde actuel qui rejettent toute version métaphysique de la vie et tout objectif non matériel.

L’Islam ne limite pas l’homme à la matière et à l’argent, car le fond de son invitation est bien trop vaste pour être limite au cercle restreint des réformes économiques.

En ce qui concède son train de vie et sa voie, il se base sur les principes spirituels et moraux ainsi que sur des règlements qui peuvent s’adapter au système de la création générale, et tout en établissant la coopération sociale, il donne à la vie une valeur supérieure à celle de la matière. Il délivre l’individu et la société de l’étroitesse des idéaux misérables. Il les force à déployer leurs efforts dans le sens du sublime. IL fait évoluer les forces humaines vers la perfection à laquelle la création les a destinées. L’éducation islamique a pour principe d’épurer les sentiments humains et de les faire travailler dans le bon sens. Elle veille à satisfaire la nature de l’homme avec toutes ses exigences innées et ses besoins fondamentaux. Elle contrôle et dompte les passions excessives et empêche les instincts d’emprisonner la raison et de prendre en main le sort de l’existence humaine. Ainsi, il sauvegarde la dignité de l’homme, tout en réservant à chaque individu, une part raisonnable de prospérité.

Le musulman doit s’occuper de sa vie matérielle, tout comme il cherche à satisfaire ses besoins spirituels et ses penchants psychologiques.

Lorsqu’une telle harmonie s’établit dans le cœur de l’homme, l’individu et la société s’ordonnent. Ils retrouvent chacun leur équilibre au niveau de la pensée et du comportement. Alors, l’existence prend le chemin de la Vérité.

Et puisque le principe de cette éducation est fondé sur les bases de la raison, l’invitation religieuse vers une idéologie vide de toute souillure et conforme aux règlements pratiques, est perçue et comprise par la raison infuse de l’homme.

L’ensemble des enseignements et des devoirs islamiques est à la portée des capacités de tout individu. L’Islam n’impose pas à l’homme une conduite qui serait en dehors de ses capacités. Tout homme peut choisir la perfection ou le défaut, en se soumettant ou non aux devoirs en échange desquels il recevra sa récompense le jour du jugement.

La principale source des droits est aujourd’hui la volonté publique. L’appui de la loi dans le système démocratique du monde actuel est la volonté de la majorité (51 %) du peuple. Ainsi, le monde civilisé reconnaît comme le plus sacré des principes sociaux, « la souveraineté de la volonté humaine. » De façon que la minorité perde ses droits même si son avis est juste.

Mais en Islam, tout se rapporte à la volonté divine et non pas aux penchants et sentiments de la majorité. Dieu est le seul souverain. L’adoration Lui est réservée, la promulgation et le décret des ordres dans le monde des créatures relèvent de son autorité.

La constitution humaine est compliquée et mystérieuse, il en est de même pour les règlements de sa vie. Personne ne peut prétendre connaître parfaitement tous les secrets de l’existence humaine et de la nature compliquée de la société qui résultent de l’état caractéristique du corps et de l’âme des individus et des rapports qu’il y a entre eux. Personne ne peut non plus prétendre être à l’abri du péché et de l’erreur.

La science humaine est certes limitée, en dépit de tous les efforts déployés dans le sens de la découverte des mystères de l’existence.

Le Dr Alexis Carrel, célèbre savant, écrit:
« Il est vrai que l’espèce humaine a déployé de nombreux efforts dans le sens de sa propre connaissance, mais en dépit des connaissances, obtenues par le biais des savants, des philosophes, des grandes personnalités et même des poètes, nous n’avons pu découvrir que des aspects limités du monde qui est en notre intérieur. Nous n’avons pas encore pu connaître l’homme. À vrai dire, notre ignorance est grande quant à l’intérieur de l’homme. Combien de questions restent sans réponse, même pour les experts en la matière, qui ont étudié l’espèce humaine et ce, parce qu’il existe des dimensions infinies dans le monde intérieur de l’homme qui n’a pas encore été conquis. Les savants pourront à peine prétendre avoir franchi les premiers pas dans le domaine de notre propre connaissance. »(1)

Sans cette connaissance parfaite de soi, il est donc certain que l’homme ne puisse promulguer des lois qui s’adapteraient entièrement aux intérêts de son espèce et qu’il puisse trouver une solution équitable à la multitude de ses problèmes. La plus évidente preuve en est l’égarement et l’étonnement des savants et des légistes face aux nouveaux problèmes et aux impasses qu’ils rencontrent chaque jour.

En outre, les règlements rédigés ne cessent de subir des retouches. Les législateurs, eux, subissent les influences de leurs passions, de leur instinct égocentrique, du souci de leurs intérêts, de la mentalité de leurs milieux et de leur mode de vie. C’est donc pour cela que les lois qu’ils promulguent sont marquées de l’empreinte de leurs propres opinions et qu’ils s’en rendent compte ou non, l’axe de leurs pensées se retourne dans le sens de leur avis personnel. Montesquieu écrit à ce propos:

« Il n’existe aucun législateur qui ne mêle à la loi sa propre pensée. Cela vient du fait que chacun possède des sentiments et des idées qui lui sont propres et qu’il veut introduire ses propres opinions dans la loi qu’il promulgue. Aristote, en tant que législateur voulait parfois satisfaire sa jalousie vis-à-vis de Platon et manifestait son attrait à l’égard d’Alexandre. Platon haïssait la tyrannie des Athéniens ; haine que l’on ressentait dans ses lois. Ce qui signifie que les lois sont souvent liées aux sentiments des législateurs et que parfois même elles en sont entièrement influencées. » (2)

De même, dans le monde actuel, les slogans de liberté, d’égalité et de volonté du peuple ne sont que des mots creux et ne peuvent cacher la vérité. La volonté du peuple, dans la promulgation des lois, n’est qu’un masque pour la politique des temps modernes. En fait, c’est la volonté des dirigeants qui forme son véritable visage.

L’écrivain anglais Henri Ford nous parle de la situation de son pays considéré comme la mère de la « Démocratie », en ces termes:
« Nous avons toujours en mémoire l’incident provoqué par la grave générale de 1926, en Angleterre. Le gouvernement s’est efforcé de briser cette grève. La loi, édifiée par les capitalistes, a annoncé que cet acte était contraire aux principes du pays et les troupes de la police et les régiments de l’armée se sont acharnés sur les gens, avec leurs fusils et leurs tanks. Les mass médias ont fait passer le gouvernement comme serviteur des ouvriers, et les syndicats ouvriers ont été menacés de confiscation des biens et leurs leaders d’emprisonnement. »

Les déclarations de Khrouchtchev au 22e congrès du comité central du p.c. soviétique révèlent pour leur part la nature du système ouvrier dictatorial. Il avait dit:
« Dans le passé, à l’époque où l’individu était encore l’objet d’adoration (il parlait de l’époque de Staline) la corruption est apparue dans le leadership du parti, dans le gouvernement et parmi les responsables de l’économie, car ils foulaient au pied des réalités en décrétant certains ordres. Tout se faisait avec prudence. Personne n’était sûr de son lendemain. L’avenir était angoissant. C’est sur un tel terrain qu’ont vu le jour les flatteurs, les menteurs et les injustes. »

Voilà la vraie forme de ce type de système dirigeant à l’Est aussi bien qu’à l’Ouest, alors qu’en apparence, c’est de volonté nationale, de système parlementaire, de comité national, des exigences du peuple et autre que l’on parle. Et comme dans ces systèmes, capitalistes ou communistes, les lois n’ont pas été édifiées sur les préceptes célestes, elles sont dans tous les cas promulguées obligatoirement selon les penchants et les intérêts des dirigeants.

Jean-Jacques Rousseau écrit:
« Pour découvrir les meilleures règles de société qui conviennent aux nations, il faudrait une intelligence supérieure qui vît toutes les passions des hommes, et qui n’en éprouvât aucune ; qui n’est aucun rapport avec notre nature, et qui la connût à fond, dont le bonheur fût indépendant de nous, et qui pourtant voulût bien s’occuper du nôtre. » (3)

Compte tenu de ces réalités, le meilleur législateur digne de ce titre et qui en possède les moyens suprêmes est Dieu, le Créateur qui connaît tous les secrets de l’existence et qui est hors de tout besoin. Il faut donc apprendre les véritables principes des lois sociales de quelqu’un qui s’inspire directement de cette source, dont les connaissances jaillissent des rayons de la révélation et qui s’appuie sur la science divine.

La grande différence entre les lois humaines et les lois divines, c’est que le principe des premières n’est que l’ordre social et leur domaine ne dépasse pas cette limite. Elles ne se préoccupent pas de l’état d’âme de l’individu, de son état d’esprit et de tout ce qui ne se rattache pas à la société. Elles ne s’intéressent pas à réformer les souillures du for intérieur, avant qu’elles ne deviennent l’origine d’un désordre social. Même si un individu est impur, souillé et plein d’autres défauts, les lois qui règnent actuellement dans le monde occidental ne visent que l’acte de l’homme et ne se préoccupent pas de son cœur et de ses intentions.

Tandis que l’idéologie islamique fondant ses règlements dans le sens de la perfection et de l’épanouissement individuel et communautaire s’étend largement sur la vie. Tout en observant l’ordre social, l’Islam réforme, éduque et perfectionne l’individu. Reconnaissant comme essentiel le côté spirituel de l’individu il accorde principalement l’attention à sa promotion.

L’objectif de l’Islam est d’établir l’ordre et la morale dans la société. Ses lois recouvrent donc les moindres sujets. Car, tout comme il y a un ordre et une harmonie entre les lois de la nature et un rapport entre les grands phénomènes de la création, l’islam veut qu’il en soit de même entre la vie matérielle et spirituelle, entre l’individu et la société. Que l’homme n’entrave point ces règlements conformes à l’ordre de la création, car toute désobéissance aboutirait au bouleversement de l’ensemble des étapes humaines.

Dans la législation humaine, le respect et l’exécution des lois sont assurés par les services de l’ordre et les organismes exécutifs qui sont chargés d’appliquer la loi. Tandis qu’en Islam, seule la profonde croyance enracinée assure l’application de la loi. C’est la force de la foi qui pousse un musulman à accomplir de la meilleure façon ses devoirs, là où personne ne le voit, hormis Dieu. L’Islam porte son attention à la fois sur la pureté du cœur et sur la bonne action, qui sera récompensée par Dieu. Dans l’introduction du livre Droits islamiques, le procureur général des États-Unis écrit:

« La loi, en Amérique, n’a qu’un rapport limité avec l’application des devoirs moraux. En fait un citoyen américain peut parfaitement respecter la loi, mais être en même temps, corrompu et malsain sur le plan moral. Par contre, les lois islamiques prennent leur source de la volonté divine, volonté qui s’est révélée à son Messager Mahomet (que le salut de Dieu soit sur lui et sur ses descendants.). Cette loi et cette volonté divine considèrent tous les musulmans comme une seule communauté bien qu’elle soit composée de diverses tribus et clans, éloignés et séparés les uns des autres. Dans le monde musulman, la religion est la force évolutive et motrice qui rapproche non pas les nationalités et les territoires, mais les peuples. Le gouvernement lui-même obéit au Coran et ne laisse aucune place pour les autres législations. Pour le croyant, ce monde est un corridor qui mène au meilleur des mondes. Le Coran définit les règlements et la conduite à adopter vis-à-vis des autres et à l’égard de la société, afin d’assurer cette évolution saine qui nous mène vers l’au-delà »

Bien que la conception occidentale de l’Islam soit superficielle, même parfois erronée et falsifiée, beaucoup de penseurs occidentaux sont parvenus cependant à la noblesse et à la valeur de ses instructions et ont fait l’éloge de son fondateur et de ses enseignements.

Le fait qu’un savant musulman fasse l’éloge des lois et des préceptes islamiques n’a rien de surprenant. Mais il est très important qu’une grande personnalité non musulmane nous parle de la grandeur de l’Islam et de son honorable Prophète, en dépit de son propre fanatisme religieux. La seule raison qui a suscité ce respect immuable à l’égard de cette doctrine sacrée, ce sont les lois progressistes et l’ordre étonnant que l’honorable guide de l’Islam, la plus haute personnalité de l’humanité ont offerts à l’homme.

Certes, nous n’avons pas l’intention, en citant les paroles des savants occidentaux, d’entendre les éloges de notre propre religion à travers d’autres langages. Mais notre but est de ne laisser aucun doute pour ceux qui sont à la recherche de la vérité.

Docteur Vaglieri, célèbre professeur à l’université de Naples, écrit à propos du Coran:
« Nous trouvons dans ce livre des réserves de science qui surpasse le talent et les capacités des plus intelligents et des plus puissants politiciens ainsi que des plus grands philosophes et cela parce que le Coran ne peut pas être l’œuvre d’un homme, quel que soit l’étendue de son savoir ; et surtout pas d’un homme qui aurait vécu toute sa vie dans une société profane et loin des hommes de science et de religion. Un homme qui proclamait constamment qu’il n’est qu’un individu comme les autres. »

En l’occurrence, il ne pouvait réaliser des miracles sans l’aide de Tout Puissant. La source du Coran ne peut venir que de Dieu qui recouvre de sa science ce qu’il y a dans les cieux et sur la terre.

Dans son livre, Mahomet, l’apôtre de Dieu, Bernard Shaw écrit:
« J’ai toujours éprouvé un immense respect envers la religion de Mohammad, ceci en raison de son étrange survie à travers les siècles. À mon avis l’Islam est la seule religion qui a le don de s’adapter à tous temps et de maîtriser les différents aspects de la vie et qui ne s’use pas par le temps. Je prévois pour ma part que la foi de Mahomet sera admise par l’Europe de demain et que les signes en sont déjà apparents. Les prêtres du moyen-âge, en raison de leur ignorance ou de leur fanatisme, donnaient une image obscure de la doctrine de Mahomet. La rancune et la colère le rendaient à leurs yeux comme un anti-Christ. J’ai étudié cet homme exceptionnel et j’ai conclu qu’il n’était non seulement pas un anti-Christ, mais que bien au contraire, il fallait le reconnaître comme Sauveur de l’humanité. Je pense que si un homme comme lui se chargeait de la souveraineté du nouveau monde, il parviendrait à en résoudre les problèmes et à assurer la paix et le bonheur. »

Voltaire, qui à l’origine était un ennemi de l’Islam et avait plein de préjugés à l’égard de la personne du Prophète (que le salut de Dieu soit sur lui et sur ses descendants) après quarante années d’études philosophiques, religieuses et historiques a annoncé fermement une fois qu’il a appris la vérité:
« La religion de Mahomet était sans aucun doute supérieure au Christianisme. Dans sa doctrine, personne n’a jamais tourné, comme dans celle des chrétiens. Personne n’a considéré un Dieu en trois et trois en un. La croyance en un Dieu unique fut le seul principe de sa religion ; religion qui doit son existence aux succès et aux courages de son fondateur alors que les chrétiens imposent leur doctrine par la force. Seigneur! Si seulement tous les peuples européens pouvaient suivre l’exemple des musulmans. » (4)

Voltaire déclare à propos de Martin Luther, qu’il estimait d’ailleurs beaucoup:
« Luther ne serait même pas digne d’ouvrir les lacets de Mahomet. Mahomet fut indubitablement un grand homme qui en forma d’autres au sein de sa sagesse. Ce fut un sage législateur, un souvenir juste et un prophète vertueux qui fut à l’origine de la plus grande évolution que la terre n’a jamais connus. » (5)

Tolstoï, le célèbre philosophe russe déclare pour sa part:
« Cette gloire suffit à Mahomet d’avoir libéré un peuple vil et sanglant du joug des diables des mauvaises habitudes et de lui avoir ouvert les portes du progrès. La voie de Mahomet, de par son accord avec la raison et la sagesse, envahira le monde. » (6)

Notes:

1-L’homme, cet inconnu, p.4.

2-L’esprit des lois, p.593.

3-Le Contrat social, p336.

4-L’Islam selon Voltaire, p.99.

5-Voltaire Dictionnaire Philosophique, tome 24, p.255.

6-Le livre des Héros.

 

 

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