Question: Que pensez-vous du contrat de mariage provisoire (çighé) auquel sont opposés les musulmans sunnites? Dans quel but existe-t-il? Ne pensez-vous pas qu’il est contraire aux droits humains et que dans ces conditions la femme (si vous l’acceptez en tant qu’être humain) devient un objet que peut facilement se procurer le sexe masculin?

Réponse: La légitimité du mariage provisoire a été fixée dans le verset 24 de la Sourate « les femmes ». Les musulmans chiites ne prêtent pas attention au désaccord des musulmans sunnites sur le sujet puisqu’il a été établi par le Saint Coran et que tout au long de l’existence du Prophète de l’Islam, il était courant; de même que lors du premier et une partie du deuxième califat. Ce n’est qu’après un certain temps que le deuxième calife l’interdit. Or seul le Saint Coran peut abroger un de ses décrets; le pouvoir islamique n’a absolument pas le droit d’émettre une quelconque opinion concernant la législation révélée.

Comme il l’a été exposé précédemment, selon l’Islam, la légitimité du mariage provisoire est indubitable. La philosophie des préceptes concernant le divorce, démontre parfaitement que le mariage peut être provisoire. Il n’y a aucune raison pour l’interdire, lorsqu’il est établi de manière à ce qu’il n’ait aucune conséquence néfaste.

La dernière de vos questions est certes exagérée et rapide, puisque la femme l’accepte de son plein gré; les intentions que vous avez émises pour l’homme peuvent également l’être par les femmes. Si c’est en guise de compagnie, si c’est par contentement, si c’est pour enfanter ou tout autre profit de l’existence, il est véridique pour les deux – homme et femmes-. Il n’y a donc aucune raison de supposer que l’un des deux contractants comme a été abusé par l’autre.

Si l’on analyse très attentivement l’ensemble du monde de l’humanité, l’on remarquera que les contacts charnels ne peuvent se limiter au mariage permanent et on ne peut pas considérer tous les autres interdits, puisqu’il arrive dans certains cas que les premiers ne suffisent pas à assouvir les instincts naturels.

Aucun gouvernement officiel des pays développés ou semi-développés n’a pu empêcher ses relations provisoires; dans toutes les grandes villes, il existe des centres déclarés ou secrets, spécialisés pour ce genre de rapports. Toute religion désirant ainsi limiter les contacts charnels dans le mariage et empêcher l’adultère est obligé d’intégrer dans ses préceptes, le mariage provisoire sous des conditions bien précises, afin d’éliminer toutes les débauches causées par l’adultère et apporter une réponse convenable face aux exigences des sens.

Dans des propos rapportés de l’Emir des croyants (l’Imam ‘Alî, premier imam chiite [pl]), il est dit: « Si le deuxième calife n’interdisait pas le mariage provisoire, seuls les égarés sur le chemin de la perdition accompliraient l’adultère. » Considérer ces préceptes comme contraire à l’humanité est une grande erreur.

Nous n’entendons pas bien sûr par le terme droit humain, les lois existantes durant l’antiquité et préislamiques. Par exemple les lois de la Rome antique ou autres; où les femmes étaient traitées comme des animaux ou des prisonnières. Non ici nous parlons des lois occidentales, le monde humain signifie le monde occidental et la société humaine, la société occidentale, comme les dénommaient de nombreux gouvernements précédents. Mais il s’agit de savoir à présent ce qu’ont mis en place ces très respectables personnes, pour remédier à ces relations hors mariage, les fréquentations publiques et leur mixité; au lieu de ces préceptes soient-disant contraires aux droits humains ! Que se passe-t-il donc entre les hommes et les femmes, les filles et les garçons dans les pays civilisés en avant-première? Comment sont assumées les déficiences des mariages permanents? Que relatent donc régulièrement ces surprenantes statistiques publiées à ce sujet?