Question: Ne pensez-vous pas que l’erreur commise par les jeunes diplômés musulmans qui se détournent de la religion est due aux lois arriérées, ne pouvant se conformer au monde d’aujourd’hui à la fois industriel et scientifique?

Réponse: Il serait préférable de donner des exemples de lois islamiques caduques au lieu de contester sans point de litige. Le débat suivrait alors un cours plus argumenté. L’Islam ne possède aucune règle obsolète, par contre les musulmans en proie en retard de réglementation sont plutôt nombreux ! Les religions célestes, en particulier la religion musulmane, débattent de l’existence éternelle et de l’immortalité de l’homme, aussi bien que de la relation entre le monde phénoménal et la métaphysique. De nos jours, quel rapport existe-t-il entre ce genre de discussions et la science ou l’industrie? Les objets d’études scientifiques étant, à l’heure actuelle, uniquement matériels. L’industrie, elle aussi, se limite actuellement à la réalisation de différents projets. Ils n’ont donc absolument pas le droit d’exprimer leur accord ou désaccord sur la métaphysique.

L’erreur des jeunes diplômés musulmans, tournant le dos à la religion, n’est pas à rejeter sur les préceptes religieux; l’homme se détourne en effet, non seulement de la religion, mais élimine de la même façon tout avis de conscience ou tout genre d’humanité. Il est courant de voir chez les jeunes ayant poursuivi des études, de mauvais traits de caractère tels que le mensonge, la perfidie, la flatterie, l’impudeur et la débauche. Ceci démontre parfaitement que ceux-ci sont pour la plupart opposés à tout ce qui est pureté, véracité et droiture; pas seulement à la religion.

Notre société possède également de nombreux jeunes faisant des études supérieures et ayant un comportement sain et louable; ceux-ci sont parfaitement initiés aux connaissances spirituelles et à cette législation, dites si dépassées ! Ils y sont attentifs et les pratiquent, puisque l’Islam n’est guère incompatible avec leur travail scientifique ou industriel. Ils n’en ressentent jamais de peine ou de désagrément dans leur existence quotidienne. L’aversion qu’éprouvent certains jeunes diplômés musulmans vis-à-vis de la religion est due aux méthodes éducatives culturelles employées et aux délégués aux affaires culturelles sans aucune sollicitude et irresponsables. Ceci n’a rien à voir avec les prescriptions religieuses, les qualités humaines et les règles morales.

 

 

 

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