Les couples en Islam

 Questions et réponses(1)

Égalité entre homme et femme et le rôle des femmes dans les affaires politiques

Question: Dans la loi islamique, l’homme et la femme sont-ils égaux? La femme peut-elle intervenir en politique et dans les affaires gouvernementales, à l’égal des hommes?

Réponse: Au tout début de l’Islam, la communauté humaine était partagée concernant la femme: Un groupe se comportait avec elle, tel qu’un animal domestique. Pour eux, elle ne faisait pas partie de la société, mais considéraient qu’il était possible de l’utiliser en tant que soumise et servante, pour le bienfait de cette même société. L’autre groupe qui était certes plus civilisé se conduisait à son égard comme on le fait avec un être inférieur, un enfant ou un esclave, dépendant de son maître. Ses droits dépendaient de sa situation et étaient gérés par les hommes. C’est l’Islam qui a pour la première de la femme à la société et a considéré respectable son comportement.

أَنِّي لَا أُضِيعُ عَمَلَ عَامِلٍ مِنْكُمْ مِنْ ذَكَرٍ أَوْ أُنْثَىٰ ۖ

« … En vérité, Je ne laisse guère perdre les actes accomplis par quiconque d’entre vous, homme ou femme, vous êtes les un des autres… »(2)

En Islam, seul dans trois domaines sociaux, les femmes ne peuvent prendre par: le pouvoir, la justice et le combat – dans le sens de faire couler le sang-. Parce que – d’après les concepts religieux- la femme est un être sensible et émotif; contrairement à l’homme plus réfléchi. Or ces trois domaines nécessitent énormément de bons sens et non des sentiments; il ne faut donc pas permettre aux personnes émotives d’intervenir dans ces affaires totalement rationnelles; de façon très naturelle d’ailleurs, elles ne pourront pas non s’y développer.

Le meilleur témoin de cette réalité est la conjoncture existante dans les pays occidentaux; l’emploi d’un enseignement et d’une éducation identique pour les deux sexes n’a cependant pas permis à un nombre suffisant de femmes de parvenir à un haut niveau dans ces trois branches d’activités sociales. Dans la liste des renoms de la justice, de la politique et de l’armée, le rapport femme-homme est infime, on est bien loin de toute égalité; au contraire de bien d’autres domaines (tels que les soins, la danse, la musique, le cinéma et la peinture).

La question de l’héritage des femmes

Question: Pourquoi la part d’héritage de la femme est-elle inférieure à celle de l’homme?

Réponse: En somme, l’Islam accorde une part d’héritage à la femme et deux parts à l’homme (comme on le retrouve dans les traditions), étant donné que les dépenses familiales sont à la charge du sexe masculin (le mari). Ce décret vient aussi du fait que la femme est plus émotive et l’homme plus rationnel.

Il nous faut tout d’abord exposer la vérité qu’à chaque époque les richesses reviennent à la génération contemporaine; puis c’est la génération suivante qui vient par la suite remplacer la précédente, les biens existants doivent alors être transmis aux héritiers. Globalement les statistiques montrent que les personnes du sexe féminin et masculin sont en nombre égal. Selon l’Islam la propriété des deux tiers de la totalité des richesses revient aux hommes et le tiers aux femmes; étant donné que la responsabilité des frais et des dépenses de la femme revient au mari, la part de celui-ci est partagée en deux parts égales dans les dépenses -puisqu’elle s’y trouve associée-. Sa part de bien est d’un tiers et sa part dans les dépenses est de deux tiers, alors que l’homme n’en possède qu’un tiers. Ainsi au point de vue de la propriété, les deux tiers reviennent au bon sens et le tiers à l’émotivité, par contre les deux tiers des dépenses se font dans un sens affectif alors que le tiers est rationnel. Ceci constitue ainsi le meilleur et le plus juste des partages et produit un effet profond et salutaire sur le foyer familial. Nous en reparlerons par la suite, en réponse à une autre question.

L’homme et le droit au divorce

Question: Pourquoi le droit au divorce se trouve-t-il entre les mains du sexe masculin?

Réponse: D’après les attestations islamiques, il semble que sur cette question c’est encore la rationalité de l’homme et l’émotivité de la femme qui interviennent. Cependant il existe des solutions législatives islamiques permettant aux femmes de demander le divorce. Ainsi elle peut lors du contrat de mariage restreindre la liberté d’action de son mari ou obtenir la permission pour opter pour le divorce (dans le contrat de mariage) en cas de différends.

L’indépendance économique de la femme

Question: La femme peut-elle devenir indépendante dans les domaines économique et financier?

Réponse: En Islam, la femme est entièrement libre dans les affaires économiques et financières la concernant.

L’homme et la polygamie

Question: Pourquoi l’homme peut-il choisir plusieurs épouses?

Réponse: Certes, ce n’est pas l’Islam qui a institué la polygamie, Il n’a fait que permettre à un homme de se marier plusieurs fois, en limitant le nombre de femmes à quatre. Et ceci uniquement dans la mesure, où le mari est capable de se comporter avec elles en toute égalité et équité. Ce précepte nécessite en réalité des conditions précises, c’est-à-dire qu’il ne crée pas un déséquilibre social par un nombre faible de femmes pouvant se marier et un excès d’homme célibataire, provoquant ainsi des désordres. D’autre part concernant le sexe masculin, il faut que l’homme soit capable de pourvoir aux dépenses de ses femmes et enfants à sa charge, tout en respectant l’obligation d’une équité parfaite. Seul un nombre infime de personnes peuvent ainsi, en faire la démarche. D’autre part, la nature féminine et les nombreux incidents pouvant survenir pour le sexe masculin font que le nombre de femmes pouvant se marier est généralement supérieur à celui des hommes.

Si l’on prend pour base une année donnée, comparons un nombre égal de filles et garçons nés durant celle-ci. Durant la seizième année de leur existence, le nombre de filles pouvant se marier est sept fois supérieur à celui des garçons pouvant en étant capables. À vingt ans, le rapport est de onze filles pour cinq garçons et à vingt-cinq ans qui est l’âge moyen du mariage, ce rapport est de seize filles pour dix garçons. Si l’on suppose le nombre d’hommes polygames comme constituant le cinquième des mariages, le nombre d’hommes monogames représenterait huit pour cent tandis que vingt pour cent d’hommes mariés auraient quatre femmes. À trente ans le nombre des mariages polygames à trois femmes constituera vingt pour cent des mariages.

Il faut également tenir compte du fait que la femme a une longévité supérieure à l’homme, dans toutes les sociétés humaines, le nombre de veuves est toujours supérieur à celui des veufs. Le nombre de décès dans le sexe masculin est également nettement supérieur; les lourdes pertes causées par les guerres et les différentes luttes en sont un parfait exemple.

L’opposition féminine à la polygamie n’est guère en réalité, fondée sur un instinct naturel; les hommes prenant une deuxième, troisième ou quatrième femme, ne les prennent pas par la force et les femmes acceptant d’être la deuxième, troisième ou quatrième épouse ne sont guère descendues du ciel, mais bien des femmes tout à fait ordinaires. Cette coutume existe depuis des centaines et des milliers d’années dans de nombreuses nations et populations. Une dépravation des instincts n’en pas était la cause, et les femmes n’en ont pas ressenti un manque affectif.

Notes :

1- En 1383 de l’hégire, des scientifiques iraniens résidant à New York (Amérique) ont remis un certain nombre de questions portant sur différents domaines islamiques, à l’érudit professeur Tabâtabâï, auxquelles il a répondu littéralement à l’époque.
Nous sommes heureux de pouvoir les publier ici, afin que ceux qui le désirent puissent s’en servir dans leurs divers travaux de recherche et leurs investigations islamiques. (Note de l’éditeur)

2- Coran, Sourate 3 (La famille d’Imran), verset 195.

 

 

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