Les règles d'observation de l'allaitement des enfants, de leur éducation et de leurs droits

Sachez que l'allaitement de l'enfant ne doit durer, au grand maximum, que deux ans complets. Il est reconnu chez les Oulémas (Savants religieux) que l'allaitement dépassant cette période, sans motif valable, est incorrect, sauf dans le cas de maladie ou d'une situation involontaire de la personne.

Il ne doit pas être, non plus, de moins de vingt et un mois, à l'exception d'une forte raison, telle qu'une nourrice est introuvable, ou que l'on ne peut pas la payer, ou bien la maman est à sec de lait ou encore elle souffre d'une maladie grave.

En se référant aux certains Oulémas (Savants religieux), il est obligatoire (Wajib) à la maman de donner son sein à son bébé dès que le lait lui monte, si non  l'enfant risquerait la mort ou deviendrait chétif, même si le destin lui sauve la vie.

Il ressort d'un Hadith dans lequel l'Imam Ja'far As Sadiq (as) déclare avoir vu  la mère de Ishaq allaiter son nouveau-né.

'' Ô la mère de Ishaq ! Dit-il, ne lui fais pas allaiter d'un seul côté, mais offre-lui les deux parties, l'une après l'autre, car un sein tient lieu de la nourriture, tandis que l'autre sert de l'eau. La mère qui allaite son enfant moins de vingt et un mois agit injustement à l'égard de son enfant, '' ajouta-t-il.

Dans un autre Hadith, il affirme d'être vigilant envers la nourrice pour que celle-ci ne soit pas avare pour allaiter votre bébé.

La nourrice peut être Juive ou Chrétienne. Si elle amène votre enfant chez elle, avertissez-la de ne pas lui donner de l'alcool, de la viande de porc ou autres produits défendus par l'Islam.

Les Hadith authentiques détestent fortement de nourrir l'enfant du lait d'une femme qui a accouché d'un bébé, par fornication ou adultère.

Par de nombreux Hadith, il appert que si une servante commet l'adultère et qu'un enfant voit le jour, suite à cette union illicite, dans ce cas, si le maître de cette femme la rend licite pour son amant, votre bébé peut, donc, être nourri de son lait.

Mais, si la dame est une femme libre qui a commis l'adultère ou la fornication de sa propre volonté et a donné naissance à un enfant, certains Hadith détestent fortement de laisser téter votre bébé de cette qualité de lait.

Imam Amiroul Moaminine, le Prince des Croyants, H° Ali (as), assure que la nourrice doit être d'une belle apparence, en même temps que d'un beau caractère, car son lait dépend de ces deux valeurs. Le bébé qui sera nourri de  ce lait  ressemblera à sa nourrice, aussi bien en beauté qu'en caractères.

Imam Ja'far As Sadiq (as) recommande de laisser, d'abord, son enfant s'amuser et jouer durant les sept premières années et de s'occuper, ensuite, de son éducation et de son enseignement durant les sept années suivantes. Si vous apercevez de bonnes qualités chez lui pendant cette seconde période, continuez vos efforts. Dans le cas contraire, n'espérez aucune bonté de sa part.

Dans une autre Tradition, il insiste à ne pas laisser dormir ensemble, deux garçons, dans un même lit, lorsqu'ils ont atteint l'âge de six ans.

On lit dans une Tradition différente, que les lits du garçon et de la fille doivent être séparés lorsqu'ils atteignent l'âge de dix ans.

Imam Ja'far As Sadiq (as) affirme que lorsqu'une personne constate notre amour, celui des Ahl oul Bayt,  dans son cœur, elle doit beaucoup invoquer Allah en faveur de sa mère pour son geste d'être toujours restée fidèle à son mari et ne l'a jamais trompé.

Il ressort d'une Tradition qu'un homme, du nom de Sakouni, rendit visite à l'Imam Ja'far As Sadiq (as) et lui déclara : '' Je suis profondément triste ! Pourquoi es-tu si triste ? Lui demanda l'Imam (as).

Allah m'a accordé une fille, répondit-il.

Ô Sakouni, lui dit l'Imam (as), la terre est présente pour porter sa charge et Allah est prêt à lui fournir sa subsistance. Aucun instant de ta vie ne sera porté sur celle de cette enfant et elle ne mangera aucun grain destiné à ta personne (alors, pourquoi regrettes-tu ?)

 -   Quel nom lui as-tu donné ? Questionna l'Imam (as).

 -    Fatimah, '' répondit-il.

L'Imam (as) soupira et prononça : ‘‘ Hélas !  Hélas ! '' À deux reprises en tapant son front de sa main et répéta ce que le Saint Prophète (saw) avait déclaré à propos des obligations des parents envers leurs héritiers :

Si l'enfant est un garçon, le père doit le confier à une nourrice d'une belle apparence physique et d'un bon caractère, il doit lui donner un nom agréable, lui enseigner le Saint Qur'an, procéder à sa circoncision et  lui apprendre à nager.

Si l'enfant est une fille, ces responsabilités reviennent à sa mère qui doit chercher une bonne nourrice pour elle, lui attribuer un joli nom, lui faire réciter la Sourate Al Nour, mais éviter de lui apprendre la Sourate Youssouf et de la laisser vivre à l'étage supérieur, et la faire marier le plus rapidement possible.

 '' Comme tu as nommé ta fille Fatimah, sache bien de ne pas l'injurier, ni la battre ou la maltraiter, '' termina l'Imam (as).

Suivant une Tradition formulée par le Messager d'Allah (swt), certains parents sont punis par Allah parce qu'ils sont rejetés par leurs propres enfants, c'est-à dire : comme les enfants peuvent être déshérités par leurs parents, de la même manière, les parents peuvent l'être de la part de leurs enfants.

'' Qu'Allah répande Sa Miséricorde sur les parents qui aident leurs enfants dans l'accomplissement des  bonnes œuvres et les rendent vertueux, '' ajouta le Messager d'Allah.

Une Tradition émanant de l'Imam Ja'far As Sadiq (as) expose que le Saint Prophète (saw) avait déclaré : '' celui qui aide ses enfants pour effectuer de bonnes actions, Allah le couvre de Ses Bénédictions.

-  Comment peuvent-ils les aider ? Questionna le narrateur.

 -  Ils les dirigent à effectuer des actions méritoires les plus faciles, ils leur félicitent, chaque fois qu'ils les ont réalisées, pour qu'ils aient le courage de continuer dans cette voie, et, lorsque ces actions paraissent pénibles, les parents doivent se résigner et, autant que possible, ils ne les accablent pas et se comportent, avec eux,  sans colère ni sévérité.

Dans un Hadith, de source sûre, le Messager d'Allah (swt) affirme que lorsqu'une personne embrasse son fils, Allah, Le Très Haut, fait inscrire un Bienfait sur son Registre des Actes, et lorsqu'elle  le rend heureux et lui fait réciter le Saint Qur'an, le père et la mère, les deux, ensemble, seront appelés à se présenter, le Jour du Jugement, ils seront vêtus des habits resplendissants qui illumineront les visages des habitants du Paradis.

Un Hadith raconte que le Saint Prophète (saw) vit, une fois, un homme avec ses deux fils et qui n'embrassait que l'un d'eux. Le Prophète d'Allah (swt) lui demanda pourquoi ne témoignait-il pas la même affection à tous les deux ! Par conséquent, on doit savoir qu'aucun enfant ne doit avoir la préférence sur les autres, sauf lorsque l'un d'eux est un Aalim ou Savant religieux ou bien il est plus vertueux que les autres, car la science et la piété ont la prééminence

Un Hadith authentique cite l'Imam Ja'far As Sadiq (as) qui exprime : lorsque le garçon atteint l'âge de trois ans, faites-lui réciter sept fois :

LA  ILAAHA  ILLALLAH

Quand il touche trois ans, sept mois et vingt jours, faites-lui réciter sept fois :

MOUHAMMADAR  RASSOULOULLAH

Et, quand il accède à quatre ans, faites-lui réciter sept fois :

SWALLALLAHOU  A'LAA  MOUHAMMADIN  WA  AALIHII

Lorsqu'il parvient à cinq ans complets, apprenez-lui à prosterner devant Allah. Quand il arrive à l'âge de six ans, il doit apprendre à accomplir le Woudhou et le Salat ou le Namaz. A l'âge de sept ans, son Salat doit être parfait et régulier et il doit être puni pour avoir manqué à son Woudhou et à son Salat. Il résultera de cet enseignement que lorsque l'enfant aura appris parfaitement le Woudhou et le Salat, alors Allah pardonnera ses parents.

Le Saint Prophète (saw) déclare : lorsqu'un homme se dirige au marché et achète de beaux cadeaux pour sa femme et ses enfants, il reçoit, en contrepartie, les mêmes récompenses que celles qu'il recevrait en allant offrir des objets, en charité, à un groupe de pauvres.

Il est recommandé d'offrir les cadeaux, d'abord, aux filles et, ensuite aux garçons, car celui qui rend ses filles heureuses reçoit les mêmes récompenses que s'il avait pleuré par crainte révérencielle d'Allah, et celui qui verse des larmes dans la Crainte d'Allah entrera au Paradis

Imam Ja'far As Sadiq (as) déclare : donnez à manger à vos enfant le  ''Qaa-out'' (une sorte de sauce), il crée la chaire dans le corps et renforce les os.

Dans le livre '' Tibboul Aymmah,'' l'Imam Amiroul Moaminine, H° Ali (as), affirme que si l'enfant ne cesse de pleurer ou une femme est troublée dans son sommeil ou une personne souffre de l'insomnie, le Verset suivant doit être récité :

FA- DHARABHNAA  A'LAA  AAZANIHIM  FIL  KAH'FI  SINIINA  AA'DHADHAA,  SOUMMA  BHAA'ASNAA  HOUM  LII  NAA'LAM  AYYOUL  HIZ'BHAYNI  AH'SAA  LIMAA  LABHISOU  AMADAA

Sourate Al Kahaf, n°18, Verset : 12

(Nous assourdîmes leurs oreilles dans la caverne pendant un nombre donné d'années.

Puis, Nous les ressuscitâmes pour voir lequel des deux partis saurait mieux compter la durée de leur séjour)

De nombreux Hadiths authentiques révèlent : lorsque la fille atteint l'âge de six ans, elle doit observer le ''Pardha'' (se couvrir du voile) devant un '' Na-Maharam '' (l'homme avec qui elle peut se marier) et ne doit pas s'asseoir sur ses genoux.

Une Tradition  authentique rapporte : il est maudit celui qui, malgré sa capacité, ne pourvoie pas aux besoins de ses enfants qui se perdent vers la ruine.

Imam Moussa Al Kadhim (as) déclare : l'épouse et les enfants sont les prisonniers de l'homme. Celui dont Allah accroît les Bienfaits, il doit aussi augmenter la subsistance (les besoins de la vie quotidienne) de ses prisonniers; si non, il verra ses Bienfaits disparaître dans les prochains jours.

Imam Ja'far As Sadiq (as) annonce : celui qui a deux filles, ou deux sœurs, ou deux tantes paternelles (sœurs de son père), ou deux tantes maternelles (sœurs de sa mère), à sa charge, cela lui suffit pour se protéger du Feu de l'Enfer.

Le Messager d'Allah (swt) déclare : il y a un rang spécial dans le Paradis, auquel personne n'atteint, à l'exception de trois personnes :

L'Imam juste;

Celui qui entretient de bons rapports avec sa famille et ses proches;

Celui qui pourvoie suffisamment aux besoins de son épouse et de ses enfants et supporte, avec patience, les difficultés venant de leur part.

Imam Ja'far As Sadiq (as) enseigne : subvenir aux besoins de cinq personnes suivantes est obligatoire :

Ses propres enfants; son père; sa mère; ses serviteurs ou esclaves (dans les temps anciens); son épouse.

En ce qui concerne les enfants, les petits-enfants et ses descendants y sont compris, comme aussi les grands-parents et leurs ascendants font partie des parents, aussi bien de père que de mère.

 

 

 

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