C’est une vérité qui dit plus on s’enfonce dans le ciel, moins on a l’air. Quel verset coranique évoque cela ?

Résumé de la réponse

Les exégètes et les savants qui s’intéressent à «l’exhaustivité du coran » ne partagent pas les mêmes points de vue sur la question pour savoir si tous les détails des sciences modernes sont évoqués dans le coran ? Certains estiment que le coran est une encyclopédie scientifique dans laquelle tous les détails des sciences sont abordés. D’autres pensent à l’opposé qu’aux éléments relatifs aux sciences expérimentales ne figurent dans le coran. Un troisième groupe essaye de concilier les deux 1res avec une position intermédiaire. Ils affirment que le coran est un livre destiné à guider et à éduquer ? Ce n’est pas un livre spécialisé en chimie ou en physique ; les éléments à caractère scientifiques dans le coran sont des illustrations apportées pour participer aux objectifs visés par la parole divine. Comme le verset 125 de la sourate An’am par exemple «et puis, quiconque Allah veut guider, il lui ouvre la poitrine à l'Islam. Et quiconque il veut égarer, il rend sa poitrine étroite et gênée, comme s'il s'efforçait de monter au ciel. Ainsi Allah inflige sa punition à ceux qui ne croient pas. »

Réponse détaillée

Nous devons élucider certains points en guise d’introduction à la réponse sur la question posée. Les exégètes et ceux qui ont écrits et qui écrivent sur « l’exhaustivité du coran » ne partagent pas les mêmes points de vue sur la question posée pour savoir si le coran a abordée toutes les questions scientifiques dans les moindres détails, certains prennent le coran pour une sorte d’encyclopédie dans laquelle figure tous les détails des sciences modernes. D’autres par contre déclarent qu’il n’existe aucun élément relatif aux sciences expérimentales dans le coran. Un dernier groupe plus modéré affirme que le coran n’est pas un livre spécialisé en physique ou en chimie, mais des versets dont l’objectif principal est de guider et d’éduquer et un élément concernant la science y apparait, c’est en guise d’illustration pour la concrétisation des objectifs du coran. Le coran révèle ceci dans un passage « et puis, quiconque Allah veut guider, il lui ouvre la poitrine à l'Islam. Et quiconque il veut égarer, il rend sa poitrine étroite et gênée, comme s'il s'efforçait de monter au ciel. Ainsi Allah inflige sa punition à ceux qui ne croient pas. »(1) Les commentateurs du coran ont exposé à partir de verset quelques éléments qui méritent qu’on s’attarde dessus :

1- le mot « Sadr » dans ce verset correspond à l’éducation de l’âme, la grandeur de la pensée et l’étendue du discernement chez l’homme. En effet, il faut passer outre beaucoup d’intérêt personnel pour accepter la vérité. Et nul n’est capable de la faire si ce n’est les pieux dotés d’âmes pures et d’une grande sagesse ;

2- « jarh » réduit l’étroitesse et la réticence qui sont les caractéristiques des sceptiques, des hostiles et des hommes sans foi. Ce genre de personne est reconnu pour l’étroitesse de son discernement, une âme illuminée et une volonté faible ; des gens qui ne mettent pas de côté leurs intérêts personnels

3- le miracle scientifique du coran : comparer ce genre de personne à celui qui veut monter au ciel traduit la difficulté d’une telle ascension, tout comme accepter la vérité pour ce genre de personne. Nous utilisons ce genre de langage au quotidien. Quand nous voulons dire que tel travail ou telle chose est difficile, nous utilisons l’expression : « voler vers le ciel est plus facile et abordable par rapport à telle chose ; il n’y a pas longtemps qu’on ne pouvait pas s’imaginer qu’on pouvait voler vers le ciel. Mais malgré les réussites et les progrès de l’homme dans ce domaine, cette initiative garde encore ses difficultés et ses obstacles. Des problèmes et des interférences surviennent fréquemment sur les appareils, les stations et les accessoires utilisés pour aller dans l’espace. En des termes plus clairs, il semble aujourd’hui scientifiquement prouvé que l’air autour de la terre est composé de manière à faciliter la respiration ; mais plus l’homme s’éloigne de la terre moins il trouve de l’oxygène dans l’air. L’homme n’arrivera plus à respirer s’il s’éloigne de la terre de quelque kilomètres et plus il s’éloigne plus il la respiration devient ardu, si bien qu’il finit par s’évanouir et mourir (sauf s’il a une capsule d’oxygène avec lui). Parler de cela avant que la science moderne ne vienne le prouver est considéré comme un des miracles coraniques. (2)

L’auteur du Tafsir Moragui affirme ceci lorsqu’il explique ce verset : «le verset veut faire savoir que celui qui a souillé son âme avec les péchés et les délits ressent une certaine pression dans l’âme et la poitrine. Lorsqu’on lui demande de méditer sur les preuves de l’unicité et de contempler le ciel et son corps, il n’arrive pas à réagir favorablement à l’appel de ceux qui lui prêche la bonne parole de la religion parce que les péchés, des bassesses, l’orgueil, l’imitation aveugle des futilités et les déboires qui ont sapé son âme et réduit sa volonté presse son âme et l’empêche de voir la vérité. Cet homme ressemble à celui qui plane dans le ciel et qui se retrouve en difficulté de respirer. Plus il s’enfonce dans le ciel plus il manque d’air et ses chances de survie sont compromises par défaut d’oxygène. Y rester serait synonyme de mort par asphyxie. Dieu fait une sorte de comparaison dans ce verset pour exprimer la restriction et l’étroitesse spirituelle ressenti par l’âme ; oui l’homme qui est invité vers la vérité et qui penche plutôt vers le faux approuvera d’énormes difficultés d’ascension et finira par se détruire. Si cet homme s’est envolé vers l’espace ne trouve pas d’oxygène dans l’air autour de lui il s’autodétruira s’il ne pense pas descendre à un niveau où il trouvera de l’air. Louange à Dieu qui a évoqué dans son saint coran quelque chose dont les hommes n’ont pu démystifier que 1400 ans plus tard. Grâce au progrès de l’astronomie, les savants ont découvert en allant dans l’espace ce que le coran a évoqué 1400 ans plutôt. C’est une preuve de la pertinence de ce que les sciences naturelles dévoilent ; la variation de la pression atmosphérique selon les couches d’air, c’est-à-dire que les couches d’air d’en haut ont moins d’oxygène que celles d’en bas. Plus l’homme monte dans le ciel, plus il a besoin d’air et ce manque d’air exerce une pression dans son appareil respiratoire laisse comprendre qu’il doit se doter de capsules d’air s’il veut se balader dans l’espace. Les interprètes du coran n’ont pas su dans le passé comment expliquer clairement ce verset parce qu’il ne pouvait pas lever le mystère autour de la question. Mais aujourd’hui les découvertes et les sciences modernes permettent aux exégètes d’exposer le verset dans ce sens. Donc ceux qui disent que la religion et la science sont opposées se trompent sur toute la ligne. Plus la science se développe, certains éléments dissimulés pour les interpréter d’hier se dévoilent. (3) Il est écrit dans les ouvrages de certains occidentaux que la question de l’ascension vers le ciel et un miracle dans le coran car la sensation d’étouffement ressenti en montant vers le ciel n’a pas été découverte au temple du prophète. L’homme n’avait pas encore fait expérience pour comprendre cette vérité scientifique ; cette réalité ne s’est pas produite à l’époque du prophète car personne n’était encore physiquement allé dans l’espace. Seuls les montagnes représentaient les plus hauts sommets auxquels l’homme ait accédé et on ne ressent pas le manque d’air. Parce que les sommets des montagnes ne sont pas appropriés pour ce genre d’expérience. Les savants occidentaux affirment dans leurs ouvrages sur les difficultés de la respiration dans l’espace : « la terre est entouré de l’atmosphère et l’air autour de la terre est fait pour la respiration. L’air et l’oxygène manquent dès que l’homme s’éloigne de la terre. Et sans capsule d’oxygène il s’évanouit et meurt s’il s’éloigne de plus en plus. (4)

Notes:

1- sourate An’am: 125

2- Tafsir Nemouneh, Makarim shirazi, vol 5, page 435- 436

3- Tafsir Mouragui, vol 8, page 25- 26

4- Tafsir min wahy Qor’an, vol 9, page 321; Tafsir mi hadith Qor’an, vol3, page 186

 

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