Dieu, le Très-Haut, dit dans Son Noble Livre : ((Dieu ne veut qu’écarter de vous la souillure, ô Gens de la Famille et vous purifier totalement)) (Coran XXXIII, 33).
Education et instruction par le Prophète (P)
On signale, parmi les Gens de la Famille, l'Imâm al-Hassan Fils de 'Alî, Fils de Abû Tâlib (p), dont l'anniversaire de sa mort intervient au septième jour de ce mois de safar. L'Imâm al-Hassan (p) est le premier né de 'Alî (p) et de Fâtima (p), et il est né en l'an 2 de l'Hégire.
Il a passé sa première enfance dans le giron de son Grand-père, le Messager de Dieu (psl), et de ses deux parents, 'Alî (p) et Fâtima (p). Son frère al-Hussein (p) est né un an plus tard. Al-Hassan (p) et al-Hussein (p) ont eu toute l'affection du Messager de Dieu (P) après la mort de son fils Ibrâhîm. Selon certains Hadîth rapportés du Prophète (P), ils étaient pour lui comme ces deux propres fils, lui qui disait à leur sujet : "Ce sont mes deux fils". Malgré tout ce qu'il possédait en matière de majesté et de considération aux yeux des Musulmans, le Prophète (P) les prenait dans ses bras et les faisait monter sur son dos en disant : "Bien à ce chameau qui est le vôtre ! Bien à vous, qui êtes ceux qui le montent". Faisant sa prière, il a une fois prolongé sa prosternation et, une fois sa prière terminée, les Musulmans lui ont demandé l'explication. Il a répondu en désignant al-Hassan (p) : "Mon fils que voici est monté sur mon dos pendant que j'étais prosterné et je n'ai pas aimé l'indisposait". Cet événement figure dans les Hadîth rapportés par les Sunnites et les Chiites. On en trouve certains dans "Kanz al-'Ummâl" qui cite le Hadîth prophétique qui dit : "Al-Hassan et al-Hussein sont les deux maîtres des jeunes gens du Paradis". Ce Hadîth est rapporté également par Ahmad dans son "Musnad", par Ibn Mâjah dans ses "Sunan", et par d'autres transmetteurs. Ces propos, et beaucoup d'autres ont été émis par le Prophète (P) alors que al-Hassan et al-Hussein (p) étaient encore très jeunes. C'était, pour lui, une façon de parler aux Musulmans de l'avenir de ses deux petits-fils. Une façon de leur dire qu'à partir de leur attachement à Dieu, de leur fidélité à Dieu, de leur appel à Dieu, de leur action pour assainir la religion de leur Grand-père, de leur lutte pour la cause de Dieu, leur avenir est celui de deux personnes qui allaient vivre au Paradis en tant que le deux seigneurs de ses habitants.
Il existe un Hadîth que rapportent les Sunnites et les Chiites, à savoir le Hadîth dit de la "Couverture". On le trouve dans les "Sunan" de Tirmidhî, qui le tient  qui le tient de 'Umar Ibn Abû Salama qui a été élevé par le Messager de Dieu (P). Il y dit : "Ce Verset,  ((Dieu ne veut qu’écarter de vous la souillure, ô Gens de la Famille et vous purifier totalement)) (Coran XXXIII, 33) a été révélé dans la maison de sa mère, 'Umm Salama, l'épouse du Messager de Dieu (P). Le Prophète (P) avait appelé Fâtima, 'Alî, al-Hassan et al-Hussein (p) et, se glissant tous sous une couverture, il a dit : 'Voilà les Gens de ma Famille ! Seigneur, Fais écarter d'eux la souillure et fais-les purifier totalement !'. Alors Umm Salama a dit : "Suis-je avec eux, ô Messager de Dieu ?". Il a répondu : "Tu as ta place et tu auras du bien". Cela constitue une réfutation des allégations qui disent que ce Verset ait été révélé au sujet des femmes du Prophète (P), du fait que 'Umm Salama était l'une de ses femmes. Mais le Prophète (P) a indiqué ainsi que "Ceux de la Couverture" étaient exclusivement les Gens de sa Famille. Ce même Hadîth a été rapporté de 'Umm Salama par Ma'qil Ibn Yasâr, Abû al-Hamrâ' et Anas Ibn Mâlik.
L'Imâm al-Hassan (p) réunit les bons caractères du porteur du Message
 Ibn 'Asâkir, qui le tient de Zayd Ibn Arqam, a dit : "Je me trouvais avec le Messager de Dieu dans sa Mosquée. Et voilà qu'accompagnée de ses deux fils, al-Hassan et al-Hussein et suivie par 'Alî, Fâtima sort de sa maison et se dirige vers la chambre du Messager de Dieu (P). Alors, le Messager (P) m'a regardé en disant : 'Celui qui aime ceux-là m'aime, et celui qui les hait me hait' ''. Un autre rapport que relate al-Barâ' Ibn 'Azib dit : "J'ai vu le Messager de Dieu (P) portant al-Hassan Ibn 'Alî (p) sur son épaule en disant : "Seigneur, je l'aime. Aime-le donc". Anas Ibn Mâlik a dit : "Personne ne ressemblait au Messager de Dieu autant que al-Hassan Ibn 'Alî. Lorsque le Messager de Dieu (P) manquait aux gens, il regardaient al-Hassan pour y voir les traits du Messager".
D'autres savants affirment que "Al-Hassan (p) était le plus magnanime parmi les gens et le plus facile de caractère". Il supportait les préjudices qu'on lui portait, il pardonnait ceux qui les lui portaient. Il ne répondait pas à leurs mauvaises actions que par des bonnes. Ces conduites étaient celles du Messager de Dieu (p) à partir desquelles l'Imâm al-Hassan et l'Imâm al-Hussein (p) étaient éduqués. Al-Madâ'inî a dit : "Al-Hassan (p) était l'aîné des fils de 'Alî. Il était un seigneur généreux et magnanime. Le Messager de Dieu l'aimait".
Se référant à l'Imâm as-Sâdiq (p) qui le tient de son père et de son grand-père, as-Sadoûq dit : "Al-Hassan Ibn 'Alî Ibn Abû Tâlib était le plus pieux parmi les gens de son époque et celui qui a le plus de vertus. Quand il faisait le pèlerinage il y faisait le parcours à pied et il lui arrivait d’y aller à pieds nus. Il évoquait Dieu chaque fois qu'il entreprenait de faire quelque chose. Il était le plus sincère et le plus éloquent en parlant. Chaque fois qu'il arrivait devant la porte de la mosquée, il relevait son visage vers Dieu et disait : 'Seigneur, Ton hôte est devant Ta porte. O Bienfaiteur, le malfaiteur vient vers Toi. Efface, Généreux, ce que j'ai de mauvais par ce que Tu as de bon' !". On dit que chaque fois qu'il faisait ses ablutions, il prenait un teint pâle et tremblait de tous son corps. Interrogé sur ce qui lui arrivait, il a répondu : 'Il est normal, pour tout chacun qui se tient devant le Seigneur du Trône, de pâlir et de trembler".   
Muhammad Ibn Ishâq dit dans son livre : "Aucune personne n'a atteint, après le Messager de Dieu (P), un rang si élevé en matière d'honneur que celui de al-Hassan. On lui posait un tapis devant la porte de sa maison et, chaque fois qu'il sortait pour s'y asseoir, personne ne passait plus dans la rue par respect qu'on lui vouait. S'en rendant compte, al-Hassan rentrait chez lui et les gens recommencer à passer. Je l'ai vu prendre la route de la Mecque à pied. Toutes les créatures de Dieu qui l'ont vu le faire ont mis pied sur terre. J'ai même vu Sa'd Ibn Waqqâs descendre de sa monture et marcher à pied". On dit que l'Imâm al-Hassan (p) a, par deux fois partager ses bien avec Dieu, pour dire qu'il donné par deux fois la moitié de ses biens en aumône.
Au sujet de la mansuétude, de la magnanimité et des bons caractères, al-Mubarrid et Ibn 'A'isha racontent qu'un Syrien parmi les partisans de Muawiya a vu l'Imâm al-Hassan (p) passer sur le dos de sa monture et s'est mis à l'insulter. Une fois que le vieux syrien ait fini de lancer ses injures, l’Imâm (p) lui a dit : « O vieux ! Je pense que tu es étranger et que tu me prends pour un autre. Si tu as quelque chose à nous reprocher, nous t’écoutons. Si tu es pauvre, nous te donnons ce dont tu as besoin. Si tu as perdu ton chemin, nous te l'indiquons. Si tu as faim, nous te donnons à manger. Si tu n’as pas de vêtements, nous te donnons de quoi te vêtir. Si tu es dans le besoin, nous te donnons de quoi t'enrichir. Si tu es pourchassé, nous te donnons de quoi te loger. Si tu as besoin de quelque chose nous te le donnons. Dirige donc ta chamelle vers notre demeure et sois notre hôte jusqu'à ton départ. Cela te vaudra mieux, car nous possédons une maison spacieuse et disposons de grandes largesses ». L'entendant parler de la sorte, le Syrien  s'est mis à pleurer avant de dire : « Je témoigne que tu es le lieutenant de Dieu sur terre. Dieu sait à qui confier  Ses Messages ! Toi et ton père étiez les deux créatures de Dieu que je haïssais le plus. Maintenant, tu es la créature de Dieu que j'aime le plus ». Puis il a dirigé sa chamelle vers la maison de l'Imâm (p) où il est resté comme hôte jusqu'à son départ qu'il a fait en devenant l'un de ceux qui aiment les Gens de la Famille.
L'Imâm al-Hassan (p) et son père, l'Imâm 'Alî (p) insistaient sur la nécessité de mettre par écrit la science, à savoir les Hadîth du Messager de Dieu (P). Mais le calife 'Umar Ibn al-Khattâb s'y opposer car il craignait les voir se mélanger au Coran, ce qui n'était pas assez juste et pertinent du fait des différences qui distinguaient le style du Coran de celui du Hadîth. As-Suyûtî écrit, à ce propos, que des dissensions séparaient les Ancêtres, les Compagnons et les Suivants sur cette question de la mise par écrit de la science. Nombreux parmi eux n'y étaient pas d'accord. Mais beaucoup d'autres, dont 'Alî et son fils al-Hassan l'ont fait.
L'Imâm al-Hassan (p) a passé huit ans de sa vie en compagnie du Messager de Dieu (P). Il a vécu auprès de sa mère, la pure et l'infaillible, Sayyida Fâtima az-Zahrâ' (p). Il l'observait pendant qu'elle s'acquittait de la prière de la nuit en restant débout jusqu'à ce que ses pieds s'enflaient, elle qui était connue par son haut niveau en matière de piété et de fidélité à dieu, le Très-Haut. Il l'entendait prier et invoquer Dieu pour les croyants et les croyantes, elle qui était faible physiquement et souvent malade et qui n'invoquait pas Dieu pour elle-même. Il lui a donc dit un jour : "Pourquoi, mère, ne t'invoques-tu pas Dieu pour toi-même ?".  - "Le voisin, mon fils, vient avant la maison".
Al-Hassan (p) était identique à son père quant à sa raison et à son jihâd. Il a accompagné son père, 'Alî (p), pendant sa jeunesse et a été témoin de toutes les complications qui ont confronté son père après le départ du Messager de Dieu (P). Il a vu comment son père était-il fidèle à l'Islam, et comment il a été frustré de son droit légal au califat. Il a vu comment il n'hésitait pas de fournir conseil aux califes qui l'avaient précédé et frustré de son droit. Il a vu comment il les aidait car l'intérêt de l'Islam passait, pour 'Alî (p) avant son propre intérêt, car l'amour qu'il vouait à Dieu et à Son Messager (P) était plus grand que l'amour qu'il vouait pour soi-même.
L'Imâm al-Hassan (p) était identique à son père quant à sa raison, son jihâd et sa patience. De son côté, 'Alî (p) avait confiance en son fils al-Hassan (p), mais aussi en son fils al-Hussein (p). Il les invitait à l'accompagner dans toutes les situations difficiles.
Lorsque le groupe de Talha et de Zubayr se révoltait à Bassora, l'Imâm 'Alî (p) a envoyé son fils al-Hassan (p) accompagné par 'Ammâr Ibn Yâssir à Kûfa, où il a prononcé un discours dans lequel il a montré au peuple la place que l'Imâm 'Alî (p) occupait auprès du Messager de Dieu, ainsi que le légalité de 'Alî (p). 'Alî (p) envoyait même les gens à al-Hassan (p) pour se renseigner auprès de lui, lui qui portait le science de son Grand père et de son père. Lui qui était la personne digne de lui succéder au califat. Mais avec la mort de l'Imâm 'Alî (p) a rejoint son Seigneur et une grande confusion a eu lieu suite aux complots fomentés par Muawiya. Puis la guerre a éclaté entre al-Hassan (p) et Muawiya et al-Hassan a été contraint de signer une paix avec lui mais sans reconnaître sa légalité. Il voulait préserver la réalité islamique et l'opposition islamique représentée par ceux qui suivaient la ligne de la walâya, c'est-à-dire de la reconnaissance de l'Autorité de 'Alî (p). Puis, l'Imâm al-Hassan (p) a quitté Kûfa pour Médine où il s'est mis à enseigner et à instruire les gens. Puis Muawiya l'a empoisonné par l'entremise de sa propre femme, Ja'da Fille de al-Ash'ath, à laquelle il a offert une grande somme d'argent et lui a promis de la donner en mariage à son fils Yazîd.
Le testament laissé par al-Hassan (p) à son frère al-Hussein (p)  
Voici le texte de ce testament laissé par l'Imâm al-Hassan (p) à son frère al-Hussein (p) : "Voici ce que al-Hassan Fils de 'Alî a recommandé à son frère al-Hussein Ibn 'Alî. Il a déclaré qu'il témoigne qu'il n'y a pas de divinité en dehors de Dieu, Unique et sans associé, et qu'il L'adore comme il se doit, sans Lui prendre d'associé dans Son Royaume, et sans s'écarter de l'humilité dans la reconnaissance de Son Autorité. Il a créé toute chose selon des mesures. Il est le plus digne d'être adoré et le plus méritant d'être loué. Celui qui Lui obéit réussit, celui qui Lui désobéit se perd et celui qui revient vers Lui se retrouve. Je te recommande, ô Hussein, d'être attentif envers ceux que j'ai laissé parmi les membres de ma famille, mes enfants et les membres de ta famille. Je te recommande de pardonner ceux qui, parmi eux, font du mal et d'accepter ce qui provient de ceux, parmi eux, qui font du mal. Je te recommande de me remplacer et d'être pour eux un père. Je te recommande, ô mon frère, de m’enterrer près de la tombe de mon grand-père, Si certains s'y refusent, je te demande au nom de la parenté par laquelle Dieu nous a reprochés, et au nom de notre parenté proche qui nous lie au Messager de Dieu (P), de ne pas faire couler, dans cette affaire, ne serait-ce qu’une seule goutte de sang, et ce en l'attente de notre rencontre avec le Messager de Dieu (P) devant qui nous nous disputeront et nous lui rendront compte du mal que les gens nous ont fait après sa mort ». Après la mort de l'Imâm al-Hassan (p), l'Imâm al-Hussein (p) a voulu l'enterrer près de la tombe du Messager de Dieu (P). Mais les Umayyâdes, dirigés par Marwân Ibn al-Hakam, l'ont empêché de le faire, et il a fini par l'enterrer à Baqî', près de la tombe de sa grand-mère, Fâtima fille de Asad.
L'Imâm al-Hassan (p) était très versé dans la science. Il se distinguait par sa spiritualité, par sa fidélité à Dieu et à Son Messager (P), par ses bons caractères et sa mansuétude. Il est un bon exemple à suivre par tout Musulman. Que la Paix soit sur lui, le jour où il est né, le jour où il est tombé en martyr et le jour où il sera ressuscité.