La nervosité et la colère

La colère est une maladie morale qui touche beaucoup d’hommes et de femmes. Lorsqu’il faut faire face à l’adversité, certaines personnes perdent leur endurance, ont les nerfs à fleur de peau, deviennent susceptibles, irascibles et finissent par s’emporter. Ils s’insultent, se donnent des coups, se jettent des objets de la maison sur la tête et tentent eh oui parfois, de s’assassiner.

L’Imam Jafar a-Sâdiq (as) a dit: « La colère est la source de tous les maux ».(1)

Le Saint Prophète de l’Islam (PBDLF) a dit: « La colère est la flamme ardente du diable ».(2)

L’Imam Ali ibn Abi Tâleb (as) a dit : « Garde-toi de la colère, elle commence par la folie et finit par les remords ».(3)

Cette maladie est la plus grande cause de nuisance dans les ménages. Elle engendre l’opacité, encourage la controverse et déclenche les conflits. Elle compromet la paix entre les époux et favorise la destruction des familles.

Parfois ce sont les femmes qui ont un tempérament difficile, parfois les hommes et parfois les deux ensemble.

C’est ce troisième cas qui présente les risques les plus graves, mais ils sont tous les trois surmontables. Parfois la femme perd sa maitrise à cause de l’absence de respect dû à son égard, du bruit des enfants à la maison, de la mauvaise entente avec les voisins, et des privations dues aux problèmes économiques. Exaspérée et en colère, elle essayera de trouver quelqu’un sur qui lâcher ses nerfs. Lorsque son mari rentre à la maison, elle se met à hurler de colère et commence à se plaindre. Face à cette réaction violente de son épouse, le mari doit rester raisonnable et dominer ses nerfs pour ne pas l’agresser. Il devra tenter de la calmer. Parfois, il s’agit d’une occasion appropriée pour lui donner des conseils, l’apaiser et l’aider à résoudre son problème.

L’Imam Ali ibn Abi Tâleb (as) a dit : « Le silence peut guérir la colère ».(4)

Mais si l’homme se met en colère, il est possible que la situation s’envenime et les conduisent à une agression, à un divorce ou à un crime. Or la patience et le silence n’est-il pas meilleur que tout ? Un tel homme pourrait se dire que garder le silence serait une preuve de faiblesse de sa part, qui permettrait à son épouse de prendre le dessus sur lui et de le dominer. Il vivra alors cela comme une humiliation. Non jamais ! C’est au contraire une pratique sage, qui permettra de maintenir la bonne santé de la vie conjugale et de sauvegarder la famille.

L’Imam Ali ibn Abi Tâleb (as) a dit : « La peine d’une personne ne disparaitra jamais tant qu’il n’aura pas abandonné sa colère, sa rancune et sa jalousie ».(5)

Notes :
1- Kâfi 2/303.

2- Biharou-Anwar 73/265.

3- Gharar Al Hakam.

4- Gharar Al Hakam.

5- Gharar Al Hakam.

 

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