Ignorez les mal intentionnés

Médire et tromper sont deux choses tout à fait habituelles dans notre société. Et ce sont des traits caractéristiques de la méchanceté du peuple. Entre les amis et au sein des familles, ces gens créent   l’hostilité, brisent les foyers et incitent au crime.

Ce mal a de nombreuses origines et plusieurs intentions. L’envie, la haine, la vengeance, l’auto satisfaction, l’orgueil et l’arrogance pour n’en citer que quelques-unes d’entre elles, toutes font partie de lui. Simuler l’amitié, ou le désir de faire du bien pour paraitre bienveillants fait partie de leur méthode. Mais ils cachent en vérité dans leurs cœurs méchants, des sentiments de haine et ça, c’est une triste réalité. Les hommes sages et intelligents doivent les mépriser, ensuite analyser avec prudence et attention leurs propos, comprendre la nature de leurs recommandations, pour ne pas se faire embobiner et se laisser influencer par des discours aux intentions malveillantes.

Le jeune homme avant son mariage est considéré comme faisant partie de la famille. Il est donc toujours dépendant de ses parents. Ils ont peiné dans leur vie et supporté les difficultés pendant des années. Ils se trouvent maintenant à un âge avancé et espèrent bénéficier de sa reconnaissance et de son appuie. C’est en cela que réside l’inquiétude de sa mère et de sa sœur. Elles s’imaginent qu’à l’arrivée d’une étrangère dans la famille, elles perdront leur fils. Elles craignent qu’un jour celui-ci coupe ses liens de parenté et finisse par les oublier.

Pour le décourager et l’éloigner de son épouse, elles vont répertorier tous ses défauts, les exagérer, les dénigrer et les lui dévoiler. Reproduire constamment le même refrain, le malaxer comme du mastic jusqu’à obtenir le départ de sa femme et leur séparation, voilà le sort peu enviable qu’elles lui réservent. L’homme naïf accordera de l’importance aux critiques vis-à-vis de son épouse et plus il sera influencé par tout ce qu’il entend et moins il se souciera d’elle. Il commencera alors à relever ses minuscules défauts lui-même et à lui faire sans cesse des reproches déplacés. Leur maison perdra de sa chaleur et de son éclat, pour devenir un lieu austère et insipide. S’ils continuent sur ce chemin, il les conduira au divorce et à la séparation. Une femme fatiguée et bouleversée par la cour difficile de sa vie, risque d’imaginer le suicide comme meilleure alternative à tous ses problèmes. Il existe malheureusement de nombreuses histoires de ce genre dans les magazines.

Envisageons les exemples suivants :

Une femme a avalé des aiguilles après une semaine de mariage. Après son opération chirurgicale, un journaliste a recueilli son témoignage : « Il y a une semaine, je me suis mariée avec un homme âgé de trente-quatre ans. J’étais très heureuse de m’installer chez lui. Après quelques jours, un conflit éclata entre moi d’un côté, mon mari et sa sœur de l’autre. L’endroit que je pensais être un paradis pour moi devint très vite un enfer insupportable. J’étais pleine de vie, ce qui ne m’a pas empêché de baisser les bras. J’ai alors tenté de me suicider, en avalant des aiguilles ».(1)

Aux derniers moments de sa vie, une femme qui s’était immolée par le feu a expliqué son geste aux responsables en ces termes : « Le frère de mon mari me rendait la vie amère ».(2)

Une jeune mariée qui a été abusé par sa belle-mère, s’est jetée dans le feu.(3)

Une femme qui venait de se marier s’est immolée par le feu, à cause des abus de sa belle-mère.(4)

Certaines sœurs et mères comme certains beaux-frères, tentent de saper le moral des époux en s’attaquant aux fondements même de la vie conjugale. S’ils réussissent à atteindre leurs objectifs malveillants, la joie dans le couple se dissipera et l’inquiétude s’y établira.

Ce risque menaçant gravement l’intégrité du couple, ne peut donc être ignoré. Utiliser la clairvoyance et la sagesse, pour le neutraliser. Il ne vous sera bien sûr pas possible ni permis d’empêcher les gens de parler, mais vous devrez rendre ces propos improductifs, donc inefficaces. L’homme doit être conscient que la médisance et les critiques dirigées à l’encontre de son épouse, ne sont motivées ni par la bonté ni par la compassion. Ce sont des discours motivés par des facteurs tels que l’envie, la vengeance et la haine.

La mère et la sœur se sentent dépossédées de son attention et sa femme sera tenue pour principale responsable de cet état de fait. Dès lors, elles essayeront d’empêcher l’éclosion de leur amour. Leurs propres intérêts détrôneront celui des époux. Pour choisir à son fils une épouse parmi plusieurs prétendantes, une mère axe principalement ses recherches sur les qualités de celle-ci. C’est là que je me suis demandé pourquoi cette mère bienveillante, une fois cette femme devenue l’épouse de son fils, ne s’intéressera plus qu’à ses défauts et s’efforcera de détruire sa vie et son couple.  

Monsieur ! Ne soyez pas dupe. Celui ou celle qui s’en prend à votre épouse ne se préoccupe pas de votre bonheur mais plutôt de son propre intérêt. Un homme sage ne devrait pas diriger son attention sur les défauts sans importance de son épouse. Et à supposer que par défaut de sagesse vous le fassiez, vous pensiez donc que votre épouse était un être humain parfait ? Si vous pensiez ça, cela reviendrait à dire que vous êtes vous-même parfait. Votre mère et votre sœur critiquent votre épouse, mais sont-elles parfaites ? C’est en écoutant leurs paroles tapageuses que vous et votre épouse vous découragerez et perdrez goût à la vie.

Votre domicile conjugal doit-être un lieu de plaisir et d’amour et non une scène pour les conflits. A supposer que vous épousiez une autre femme, vous pensez peut-être qu’elle sera meilleure que la précédente et mieux estimée pour cela par votre famille. A n’en pas douter elle non plus ne sera pas épargnée par une volée de critiques acerbes. Il est donc préférable de leur dire dès le début que vous avez choisi votre épouse en toute connaissance de cause et que vous l’aimez. Affirmez à votre famille qu’à terme, leurs critiques déplacées à son encontre vous éloigneront d’eux. En adoptant cette tactique, vous gagnerez en prestige. Soyez néanmoins très vigilent, car certains stratagèmes machiavéliques pourraient vous mener au divorce et peut-être même au crime.

Envisageons les histoires suivantes :

Un jeune couple s’est présenté au Tribunal de Tabriz pour une demande de divorce. L’homme déclara à la cour : « Mon épouse écrit des lettres d’amour à mon frère qui vit à Ispahan en Iran. La nuit dernière  j’ai trouvé quelques-unes de ces lettres dans la garde-robe de mon épouse ». Sa femme répondit en pleurant : « Sa mère et sa sœur ne m’aiment pas et me dérangent constamment. Puisque leurs discours médisants n’ont pas eu d’effets sur mon mari, elles ont rédigé des lettres et les ont placées dans ma garde-robe pour pousser mon mari à divorcer ». Le Président de la Cour réconcilia les époux et conseilla au mari d’éviter le tête à tête entre d’une part son épouse et d’autre part sa mère et sa sœur.(5)

Une femme de 34 ans s’est versée de l’huile sur la tête et s’est ensuite enflammée. Quelques instants plus tard, les voisins ont entendu ses cris et se sont précipités pour l’aider et la conduire à l’hôpital Sina de Téhéran. Une fois arrivée, la femme déclara : « Ma belle-mère vit avec nous. Elle s’en prend constamment à moi. Elle essaye toujours de me séparer de mon mari. Hier, je suis partie faire des courses et j’ai rencontré un de mes amis d’université. Nous avons parlé puis je suis rentrée à la maison. Lorsque je suis arrivée, ma belle-mère me demanda : « Où étiez-vous jusqu’à présent ? » Je lui répondis que j’avais discuté avec un ami d’université. Mais elle secoua la tête en disant : « Vous mentez ! Je vous ai suivi et je sais que vous avez une liaison avec le boucher du quartier ».  J’étais si contrariée et en colère, que j’ai tenté de me suicider ».(6)

Dans de tels cas, l’homme doit faire preuve d’une grande patience et d’une grande prudence. Il devra éviter les conclusions hâtives et privilégier pas à pas, la recherche de la vérité.

Il est nécessaire de rappeler que les parents ont souffert, enduré et surmonté bien des épreuves pour élever leur fils. Il devra les soutenir pendant leur vieillesse, les exhorter toujours et encore à l’Islam et les respecter. Une fois marié, il ne devra pas oublier ses devoirs vis-à-vis d’eux. Dans un souci de gratitude envers eux, il devra les assister. Il devra faire preuve de bonté à leur égard, ne pas couper les liens avec eux, les convier chez lui et honorer leurs invitations. Son épouse et ses enfants devront les respecter et les aimer. Avec sagesse et tact, la mariée réussira à les détourner de leurs préoccupations.

Ils commenceront à la considérer comme un membre important de leur propre famille. Elle devra faire preuve de compassion et de bonté à leur égard et échanger avec eux, puis les consulter sur différents sujets.

Notes :

1-Journal Etilaat 25 Âbân 1348.
2- Journal Etilaat 14 Mordôd 1349.
3- Journal Etilaat 13 Ordibéhécht 1349.
4-Journal Etilaat 16 Ordibéhécht 1349.
5- Journal Etilaat 3 Esfand 1350.
6- Journal Kihôn 25 Farvardine 1352.

 

 

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