Pleurer pour l’Imam Hussein – Paix sur lui.

Il existe différents types de pleurs, il y a les pleurs causés par la crainte d’Allah et de Ses châtiments, mais aussi par Ses Miracles et Sa Beauté, le désir de  rencontrer Dieu, de rencontrer Son Messager et sa Sainte famille – Paix sur eux. Il y a les pleurs de remords après avoir commis un péché, les pleurs de miséricorde et de compassion, les larmes de soulagement après une épreuve, les remerciements pour Dieu,  la plupart des larmes de nos grands hommes Saints étaient versées par la peur de faillir à leur devoir devant le Tout Puissant, et de ne pas assez le servir. Ces larmes sont utiles pour le salut de l’âme. Il existe aussi d’autres type de pleurs à cause d’insatisfaction, d’échec de ses passions et désirs, pour des sujets éphémères de ce bas monde, de haine. Les pleurs par crainte d’autre chose que de Dieu  ne sont, évidemment, pas pris en compte et sont réprouvés.

Bien que l’Islam n’encourage pas les pleurs sur les morts de manière générale, il est favorable et recommande en revanche de pleurer ses martyrs, car pleurer un martyr c’est contribuer à son épopée, c’est s’unir avec sa cause, ses mouvements et son courant.

Les pleurs pour l’Imâm Husayn – Paix sur lui, permettent d’éduquer notre cœur et de le vivifier à travers notre amour pour lui, pour ce pour quoi il s’est battu. Il s’agit également de l’attendrir devant l’intolérable évocation du massacre de Karbala et de ses compagnons, et de le raffermir face à ses ennemis et les ennemis de Dieu.

Comment ne pas pleurer quand le ciel et la terre pleurèrent l’Imâm Husayn au moment de la tragédie de Karbala? Nos cœurs seraient-ils plus durs que la pierre?

Le noble coran évoque également à plusieurs reprises les mots « pleurs », « pleurer » (bakâ, ou bukâ).  De nombreux hadîth dessinent le bienfait des pleurs sur le martyr de l’Imâm Husayn – Paix sur lui-.  En voici quelques-uns :

Abul Abbas Al-Qureshi m’a raconté de Mohammed ibn Husayn, qui, de Hassan ibn ‘Ali Ibn Abi Uthman, qui, de Hassan ibn ‘Ali ibn Abil Mughirah, de Abi Umarah Al-Munshid, qui a dit :

Abu Abdullah – Paix sur lui – m’a dit : « Ô Aba Umarah ! Récite-moi un poème sur Al Husayn ! »  Je lui ai alors récité un poème et il commença à pleurer.  J’ai ensuite récité un autre poème et il se mit à pleurer un peu plus.  Puis je lui ai récité un troisième poème et il se mit à pleurer encore plus.  Par Allah j’ai continué la récitation de mes poèmes et il ne cessait de pleurer, j’entendais également d’autres personnes pleurer à l’intérieur de la maison. »

Puis l’Imâm me dit : « Ô Aba Umarah ! Quiconque récite un poème pour Husayn et fait pleurer une cinquantaine de personnes, aura le Paradis comme récompense. Quiconque récite un poème pour Husayn et fait pleuré une quarantaine de personnes aura le Paradis comme récompense. Quiconque récite un poème pour Husayn et fait pleuré une trentaine de personnes aura le Paradis comme récompense. Quiconque récite un poème pour Husayn et fait pleurer une vingtaine aura le Paradis comme récompense. Quiconque récite un poème pour Husayn et fait pleurer une dizaine de personnes aura le Paradis comme récompense. Quiconque récite un poème pour Husayn et fait pleurer une personne aura le Paradis comme récompense. Quiconque récite un poème pour Husayn et pleure aura le Paradis comme récompense. Quiconque récite un poème sur Husayn et essaie de pleurer aura le Paradis comme récompense aussi. »

[Kamil al ziyarat – page 105 – hadith 2 – chapitre 33 – « Celui qui prononce un poème sur Al Hussein, qui pleure et fait pleurer »]

Mon père m’a raconté de tous mes savants, de Saad ibn Abd Allah, de Mohammed ibn Hussain ibn Khattab Abil, de Abi Daoud Al-Mustariq, de certains de nos compagnons, qui a dit:

Abu Abdullah – Paix sur lui – a dit : « Ali ibn Husayn a pleuré sur ses proches et Husayn Ibn Ali pendant vingt ans – ou quarante ans – et à chaque fois que la nourriture lui était servie, il pleurait sur son père Al Husayn. »

Un jour, son serviteur lui dit : « Que je te sois sacrifié ô fils du Messager d’Allah ! Je crains de te voir mourir (de douleur). » L’Imâm As-Sajjâd  lui a répondu : « Je ne me plains qu’à Allah de mon déchirement et de mon chagrin. Et je sais de la part d’Allah, ce que vous ne savez pas » [Sourate 12 – verset 86].  En vérité, à chaque fois que je me remémore le meurtre des enfants de Fatima Zahra, je me noie dans mes larmes. »

[Kamil-al-Ziyarat – Chap 35 – Hadith 1 – Page 107]

 Abu Abdullah – Paix sur lui – a dit :

L’Imâm Husayn – Paix sur lui – a dit : « Je suis le tué qu’on pleure de larmes intarissables.  Aucun croyant ne m’évoque qu’il ne se met à pleurer. »

[Bihar-al-Anwar – vol 44 – page 279  citant Kamal-az-Ziyarat page 108/109]

L’Imâm Ja’far As-Sâdiq rapporte de son père l’Imâm Al-Baqir – Paix sur eux – :

« Celui qui verse une larme, même de la taille d’une aile de mouche, sur ce qui est arrivé à l’Imâm Husayn, Dieu lui pardonne ses péchés même s’ils étaient de la grandeur de l’écume de la mer. »

« Les pleurs et l’affliction sont détestables pour le serviteur quelle qu’en soit la cause à l’exception des pleurs sur l’Imâm Husayn, fils de l’Imâm Ali – Paix sur eux -, qui sont récompensés. »

« Toute chose pleura sur lui, même les bêtes sauvages dans les déserts, les poissons dans la mer, les oiseaux dans le ciel. Pleurèrent aussi sur lui, le soleil, la lune et les étoiles, le ciel et la terre, les croyants des hommes et des djinns, l’ensemble des anges des cieux et des terres.  Il pleura, du ciel, du sang et des cendres. »

[Bihar-Al-Anwar – vol 45 – Page 202]

 

 

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