L’Imam al-Hussein(p) à la veille de la Rencontre avec Dieu

« Mon Dieu ! Ma dispersion dans les traces implique l'éloignement du lieu de la Rencontre, alors concentre-moi sur Toi par un service qui me conduit à Toi », demandait l'Imam Hussein(p) à son Seigneur le Très-Miséricordieux, à Arafat.

Et la réponse, il la trouva à Karbala’ :« Il y a pour toi une demeure auprès de Dieu que tu ne peux atteindre que par le martyre », lui avait dit son grand-père, le Messager de Dieu(s).

Alors il ne faut pas s’étonner d’entendre l'Imam ‘Ali(p), fils de l'Imam Hussein(p), présent à Karbala’, dire qu'à l'approche de Karbala', « l'Imam Hussein(p) et certains de ses compagnons les plus proches rayonnaient, le cœur serein, l'âme en repos. » (Bihâr al-Anwâr, vol.44 p297)

« Plus l'Imam Hussein(p) s'approchait du martyre, le jour de 'Ashûrâ', plus son  visage était rayonnant, plus ses compagnons brûlaient de désir du martyre, et tous savaient qu'ils allaient tomber martyrs très prochainement, dans quelques heures, tout au plus. Ils rivalisaient pour le martyre parce qu'ils étaient conscients de l'endroit où ils iraient [quand les cœurs seront retournés - c'est-à-dire après la mort], ils connaissaient l'objectif de leur venue et ils savaient qu'ils étaient là pour accomplir une obligation divine et pour sauvegarder l'Islam. » (l’imam Khomeynî (qa)  Le Soulèvement de ‘Ashûrâ’  p41)  

Et le jour de la rencontre arriva ! Tous ses compagnons l’avaient précédé. Projeté à terre, criblé de flèches, ses forces déclinant,  l'Imam Hussein(p) sentit sa fin approcher. Il leva son flanc vers le ciel et dit :

« Mon Dieu, au Lieu très élevé, à la Puissance grandiose, au Châtiment terrible, qui n'a pas besoin des créatures, à l'Orgueil immense, Puissant sur tout ce que Tu veux, à la Miséricorde proche, à la Promesse sincère, aux Bienfaits étendus, à l'Epreuve bonne, Tu es Proche si Tu es appelé, cernant ce que Tu as créé (rien ne T'échappe), acceptant le repentir de celui qui se repent et revient à Toi, Puissant sur tout ce que Tu veux, Tu saisis ce que Tu demandes ! Tu es Reconnaissant si Tu es remercié, Tu Te rappelles si on se souvient de Toi.

Je T'invoque, étant dans le besoin ! Je Te désire, étant pauvre ! Je Te crains, étant apeuré ! Je pleure étant dans la détresse ! Je T'appelle à mon aide étant faible ! Je compte sur Toi, ne me satisfaisant que de Toi ! Mon Dieu, statue entre nous et nos gens, car ils nous ont trompés, ils nous ont humiliés, ils nous ont trahis, ils nous ont tués.

Nous sommes la famille de Ton Prophète, le fils de Ton Bien-aimé Mohammed(p) que Tu as choisi pour Ton Message, à qui Tu as fait confiance pour la révélation, alors, délivre-nous, ô le plus Miséricordieux des miséricordieux ! Patience dans ce que Tu as décidé, ô Seigneur ! Pas de divinité autre que Toi ! Ô Secours de ceux qui T'appellent au secours. » (Tiré de Bihâr al-Anwâr, vol.98 p348) Il perdit connaissance.

Les soldats de Yazîd s’approchèrent de lui(p) avec l’ordre de l’achever, quand l’un deux d’exclama : « Par Dieu ! Je  n'ai jamais vu de tué, le corps ensanglanté, plus beau que lui, ni de visage plus lumineux ! » Il raconta plus tard : « La lumière de son visage et la beauté de son apparence m'absorbèrent à un point tel que je ne pus  le tuer ! »

 

 

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