Les juifs, tout comme les chrétiens étaient au courant de l’apparition d’un prophète (ç) dans la péninsule arabe. Selon le saint Coran, Ils connaissaient le prophète (ç) comme leurs propres enfants (rf1, p213) : « Ceux à qui nous avons donné le Livre, le reconnaissent comme ils reconnaissent leurs enfants. Or une partie d'entre eux cache la vérité, alors qu'ils la savent! » (Sourate 2 :146) ; et « Ceux à qui nous avons donné le Livre reconnaissent (le Messager Muhammad (ç)) comme ils reconnaissent leurs propres enfants. Ceux qui font leur propre perte sont ceux qui ne croient pas ». (sourate6 : 20). Tous les traits et les attributs du prophète (ç) qu’ils avaient lu dans la Thora et l’Evangile concordaient parfaitement avec son profil. C’est d’ailleurs grâce à ces indices qu’ils voulaient devancer les Aos et les Khazraj dans la soumission en ce prophète (ç). Comme nous l’avons déjà souligné, cette situation reste l’un des facteurs d’entrée prompt des Aos et des Khazraj à l’islam. Malheureusement, en dehors d’une poignée, les juifs se mirent en travers du chemin du prophète (ç). Toutefois, ils maintinrent au début de bommes relations avec l’Etat islamique, question de préserver leur doctrine. L’efficacité des traités que prophète (ç) passât avec eux se définit clairement ici. Ce climat ne va certes pas durer longtemps puisque les juifs vont entrer en action en modifiant ou dissimulant les attributs du noble prophète (ç) qu’ils avaient dans leur livre en disant : « Nous ne trouvons pas les attributs de Muhammad (ç) dans notre livre saint. Les attributs dont nous parlions ne le concernent pas». (rf3, p213). Le saint Coran fustige leur attitude en ces termes : « Et quand leur vint d'Allah un Livre confirmant celui qu'ils avaient déjà, - alors qu'auparavant ils cherchaient la suprématie sur les mécréants, - quand donc leur vint cela même qu'ils reconnaissaient, ils refusèrent d'y croire. Que la malédiction d'Allah soit sur les mécréants! ». (Sourate 2 Baqarah : 89)

Les juifs utilisaient plusieurs tactiques pour s’opposer au messager de Dieu. Nous avons entre autres :

1- Solliciter des choses insensées du genre vouloir du prophète (ç) une lettre venant du ciel. (rf2, p214).

2- Poser des questions compliquées aux musulmans afin de semer le doute dans leurs esprits. Mais ils demeuraient impuissants face aux réponses convaincantes du messager de Dieu. (rf3, p214)

3- Faire tout pour semer la suspicion et le doute afin de secouer la position des musulmans dans leur foi. Par exemple, les juifs conseillaient aux gens d’aller et faire semblant d’avoir adhérer à l’islam et apostasier en fin de journée pour détourner ainsi les autres. (rf4, p214)

4-  Faire tout pour semer la discorde entre les musulmans. En effet, un juif répondant au nom de Sha’s ibn Qays voulait raviver les flammes de guerre entre les Aos et les Khazraj. Vaine initiative que le prophète (ç) parvint à désamorcer à temps. (rf5, p214)

LE DEGRE D’OPPOSITION DES JUIFS

 Les juifs brillaient dans l’art de la cupidité, (rf6, p214) l’opiniâtreté. Fauteurs de troubles, ils recherchaient l’intérêt personnel en toute circonstance.  Le saint Coran les définit ainsi que les mécréants comme les ennemis de premier rang des musulmans : « Tu trouveras certainement que les Juifs et les Associateurs sont les ennemis les plus acharnés des croyants. Et tu trouveras certes que les plus disposés à aimer les croyants sont ceux qui disent: ‹Nous sommes chrétiens.› C'est qu'il y a parmi eux des prêtres et des moines, et qu'ils ne s'enflent pas d'orgueil ». (sourate 5 Mâ’ida :82)

En effet, les juifs et les idolâtres étaient des gens qui manquaient de lucidité et de discernement. Ils n’avaient rien d’autre en tête que faire tout pour briser l’avancée de l’islam. On peut ainsi résumer le degré d’opposition des juifs contre l’islam sur quelques sujets tels que :

1- Une réflexion discriminatoire selon laquelle un prophète (ç) n’est prophète (ç) que s’il vient de la race juive. (rf2, p215)

2- Avant l’islam, les juifs avaient assis une crédibilité économique et sociale à Médine. Ils contrôlaient l’économie à travers l’agriculture (rf3, p215) et l’usure (rf4, p215) sans règle qu’ils pratiquaient. D’une part, Ils avaient profité des divergences entre les Aos et les Khazraj pour affaiblir toutes les deux tribus. En associant d’une part les juifs de Bani Qeaynouqâ au Khazraj, d’autre part Bani Nadhîr et Bani Qoureydha avec les Aos, ils agissaient auprès des deux tribus protagonistes pour maintenir aussi longtemps que possible le flambeau de la guerre entre les deux .tribus. (rf5, p215) Avec l’entrée de l’islam à Médine et l’union des Aios et des Khazraj sous on ombrage, les juifs avaient compris que leur puissance allait être bientôt remise en cause dans la ville. Et perdre leur notoriété était une situation qu’ils ne pouvaient pas supportée.

3- Les savants et rabbins juifs jouissaient d’une certaine dévotion de la part du peuple qui les suivaient sans poser de question, y compris dans les jugements anti- religieux qu’ils émettaient (rf1, p216) les juifs leur donnaient des présents et des cadeaux en guise de reconnaissance envers les enseignements qu’ils leur donnaient sur la Thora. Leur opposition avec le prophète (ç) s’incrustait dans le fait qu’ils craignaient l’arrêt de ce jet de cadeaux si les juifs venaient à entrer dans l’islam. (rf2,p 216).

4- Il prenait pour prétexte de leur animosité avec le prophète (ç) sur l’Ange Gabriel qui apportait très souvent la révélation messager de Dieu. (rf3, p216)

5- Le saint Coran juge d’invalide plusieurs principes de doctrine et bien d’autres points de la Thora enseignés par les juifs. (rf5, p216) Ce problème remonte d’avant l’islam car les mécréant et les idolâtres avaient du respect face aux « gens du livre » qui, du point de vu culture étaient plus avancés qu’eux. (rf6, p2116 Ce sentiment subsista jusqu’à après l’apparition de l’islam. En effet, les musulmans à Médine avaient souvent recours au « gens du livre » sur des questions religieuse. Ceux-ci leur donnaient en arabes des réponses tirées des commentaires de la Thora dont la grande partie des enseignements était altérée. C’est pour cette raison que le sceau des prophètes (ç) avait recommandé aux musulmans de ne pas vite juger vrai leur propos. (rf7, p216) Il dit un jour à Oumar ibn Khatab : « je jure par celui qui détient mon âme que si Moussa vivait, il m’aurait suivi ». (rf1, p217) Une situation que les juifs ne supportaient pas tout en faisant remarquer : « cet homme veut remettre en question tous nos programmes ». (rf2, p217)

MODIFICATION DE LA QIBLA

 Sous ordre divin le prophète (ç) priait en s’orientant vers « Beitul Mouqadas » (la Palestine) lorsqu’il était encore à la Mecque. Les juifs utilisèrent alors ce point comme pivot de propagande contre le prophète (ç) au moment ils commencèrent leur adversité contre l’islam. Ils disaient en effet ; « Il n’est pas libre et autonome dans sa religion. Il prie en s’orientant vers notre Qibla ». Ils évoquaient constamment ce sujet au point que le prophète (ç) ne savait plus quoi faire pour les contrer. Il passait les nuits à scruter le ciel à l’attente de la descente de l’ordre divin pour éteindre la campagne d’intoxication juive.

17 mois après l’hégire, (rf3, p217) alors que le prophète (ç) avait déjà exécuté deux unités de prière des quatre que comporte la prière de midi avec orientation vers « Beitul Mouqadas », l’ange vint avec l’ordre de changement de direction vers la Mecque ? Le prophète (ç) changea de direction et s’orienta vers la Mecque pour les deux dernières unités qui restaient. (rf4, p217) L’ordre de Dieu fut en ces termes : « Certes Nous te voyons tourner le visage en tous sens dans le ciel. Nous te faisons donc orienter vers une direction qui te plaît. Tourne donc ton visage vers la Mosquée sacrée. Où que vous soyez, tournez-y vos visages. Certes, ceux à qui le Livre a été donné savent bien que C'est la vérité venue de leur Seigneur. Et Allah n'est pas inattentif à ce qu'ils font ». (Sourate 2 Baqarah : 144)

Les juifs furent très indignés à cause de ce changement. Ils se demandaient pourquoi les musulmans s’étaient détournés de leur direction après des années ? Avant de donner l’ordre de changement de direction, Dieu avait pris le soin d’expliquer à Son messager que tous les points de la terre, du nord au sud Lui appartenaient. Et qu’il peut décider de changer la direction de prière sans demander l’avis de quelqu’un. Ainsi, c’est un ordre s’Il veut qu’on prie dans une direction. Aucune direction n’a de notoriété sur les autres : « Les faibles d'esprit parmi les gens vont dire: ‹Qui les a détournés de la direction (Qibla) vers laquelle ils s'orientaient auparavant?› - Dis: ‹C'est à Allah qu'appartiennent le Levant et le Couchant. Il guide qui il veut vers le droit chemin› ». (Sourate 2 Baqarah : 142)

Les juifs n’avaient plus de prétexte pour faire la mauvaise propagande contre l’islam et la modification de la direction venait marquer la disparition d’un point commun entre les suiveurs des deux religions anciennes et l’islam. Ils se séparèrent et leur relation fut rompue. : «  Certes, si tu apportais toutes les preuves à ceux à qui le Livre a été donné, ils ne suivraient pas ta direction (Qibla)! Et tu ne suivras pas la leur; et entre eux, les uns ne suivent pas la direction des autres. Et si tu suivais leurs passions après ce que tu as reçu de science, tu seras, certes, du nombre des injustes ». (Sourate 2 Baqarah : 145)

Le saint Coran laisse comprendre le problème de la modification de la Qibla ne visait pas seulement à désarmer les juifs. C’était un autre moyen pour mettre à l’épreuve les croyants afin de voir à quel niveau ils avaient foi et qu’ils pouvaient se soumettre à Dieu : « Et aussi Nous avons fait de vous une communauté de justes pour que vous soyez témoins pour les gens, comme le Messager sera votre témoin. Et nous n'avions établi la direction (Qibla) vers laquelle tu te tournais que pour savoir qui suit le Messager (Muhammad (ç)) et qui s'en détourne. C'était un changement difficile, mais pas pour ceux qu'Allah guide. Et ce n'est pas Allah qui vous fera perdre [la récompense de] votre foi, car Allah, certes est Compatissant et Miséricordieux pour les hommes ». (Sourate 2 Baqarah: 143)