ATTRIBUTS CONTRADICTOIRES

 Malgré son caractère sauvage et aversif, on note quand même chez l’Arabe un certain sens de l’honneur, de l’hospitalité, de la magnanimité et de courage. Ils savaient respecter scrupuleusement leur engagement. Mourir était préférable pour un Arabe que de briser les promesses qu’il a faites dans un contrat avec autrui. Cette loyauté semble être le meilleur caractère notable chez les Arabes. Difficile à comprendre surtout lorsqu’on parle d’un peuple évoluant loin des civilisations dans une région aride. Ces même Bédouins qui vivent sous la loi de la jungle d’une part, et cultive le sens de la loyauté absolue d’autre part. De même il brûle de revanche, pour une cause insignifiante, de même il sait faire de preuve de bienséance lorsqu’il a une hôte sous sa tente. Le comportement qu’il affiche face à un sans-abri ou à un exilé (peu importe s’il s’agit de son ennemi) qui demande refuge auprès de lui, est comparable à celui qui affiche face à un membre de sa famille. Le sens de l’héroïsme, l’esprit de gratitude à la limite de l’exagération, l’engagement dans le désir de participer à une vendetta pour la réparation d’une violation et le patriotisme exacerbé pour sa tribu son des caractères appréciables chez les Bédouins.

LES BASES DE NOBLE CARACTERES AU SEIN DES ARABES

 Il est vrai que pour une petite intrusion dans leur pâturage ou leur point d’eau, les Bédouins se lançaient dans une guerre sanglante. Mais d’une part ils avaient clairement conscience de la rudesse du milieu naturel dans lequel ils vivaient et avaient compris que l’assistance mutuelle est le seul moyen pour se dresser à cet obstacle naturel. Ainsi ils paraissaient très réceptifs et accueillants envers les nécessiteux à qui ils donnaient avec joie l’hospitalité. Refuser l’hospitalité à quelqu’un de passage dans une région qui n’avait de salles d’accueil ni de point de repos pour les caravanes était un manque de moralité condamné par tous. Les poètes de cette époque équivalents à nos journalistes d’aujourd’hui faisaient les éloges de cet esprit d’hospitalité chez les Arabes à travers les vers.

Notons surtout que ces ses qualités observées parmi les Arabes (de même qu’on verra dans les enseignements de l’Islam) ne partaient pas du sens de l’humanisme inné, mais plutôt d’un certain nombre de facteurs socioculturels propres à l’époque de l’obscurantisme tels que la vantardise et l’orgueil. Car le courage et la détermination pour vivre étaient  les seules choses nécessaires pour survivre dans cet environnement sans gouvernement. La quête de célébrité, la renommée, l’espoir d’accession au pouvoir ; la crainte des critiques des poètes, l’inquiétude face à  l’avarice sont entre autres les raisons pour lesquelles l’Arabe faisait preuve de gentillesse, d’assistance et de loyauté dans ses engagements. Ces attitudes servaient de propagande dans une région dominée par les conflits et les rivalités. On acquerrait la noblesse par ces qualités. Ne peut mieux comprendre cela que celui qui connaît l’histoire de l’Islam.

IGNORANCE ET SUPERSTITIONS

 Les Arabes du Hijâz qui vivaient beaucoup plus dans le désert manquaient de culture et de philosophie pour saisir certaines réalités de la vie. Ils ne comprenaient pas logiquement les causes de certains phénomènes naturels. L’analyse des rapports de cause à effet leur manquait. Lorsque quelqu’un tombait malade et gémissait par exemple, les siens lui recommandaient des médicaments pas trop précis pour soigner le malade. Tout ce qu’ils savaient du remède, c’est que les autres membres de la tribu s’en servent pour soigner leurs maux. Il pensait par exemple que le sang du chef était efficace pour guérir de la rage dont le chine est le vecteur.

Ils considéraient d’ailleurs la maladie comme un envoûtement provenant d’un esprit malsain qui se serait installé dans un corps. Ils s’efforçaient alors à l’enlever avec des séances d’exorcisme. Lorsque quelqu’un était atteint de démence on accrochait les déchets et les ossements du mort sur son cou pour guérir de la folie. Ils croyaient aussi en l’existence de l’ogre et du monstre. Selon eux, les monstres se manifestaient le plus souvent la nuit dans des endroits tranquilles ou se plaçaient sur la route des gens pour les effrayer. Si, lorsqu’ils traînaient le bétail à l’abreuvoir, la femelle ne buvait pas, ils croyaient que c’était à cause de la présence d’un démon sur les cornes du mâle empêchant la femelle de boire. Et pour déposséder le mâle de cet esprit, ils frappaient des coups sur le visage du pauvre bœuf. Tels sont les actes comiques auxquels les Bédouins se livraient.

Ils n’avaient aucun doute sur ces superstitions. Car pour eux l’analyse de moindre détail, des symptômes et des méthodes se soin particulier à la médecine n’avait pas de sens pour eux. Cependant on notait dans la littérature arabe une pensée qui laissait traduire le lien entre l’effet et la cause, malgré le manque l’esprit d’analyse et de méditation. Tout simplement parce que les superstitions les rendaient si aveugles qu’ils n’arrivaient pas comprendre la réalité des phénomènes. Il faut parcourir les livres d’histoire et de littérature pour réaliser la puissance des superstitions et des mythes dans les mœurs arabes avant l’Islam.

LES ARABES, LA SCIENCE ET L’ART

 Certains savants se sont battus pour prouver que les Bédouins avaient aussi un intérêt pour les sciences telles que la médecine, l’astrologie, la physiognomonie. Une aberration car leurs connaissances par rapport à ces sciences manquaient de cohérence et de règles. Ils avaient juste de bribes de connaissances résultant des perceptions et des conceptions captées des vieux et des vieilles de la tribu. On ne saurait qualifier de science ce genre de connaissances. Par exemple, leurs connaissances sur l’astrologie se résumaient en de simples astuces leur permettant à l’aurore comme au crépuscule de connaître le temps grâce à la présence momentanée de certains astres. Et pour ce qui est du charlatanisme médicale arabe, Ibn Khaldoun dit : « leurs expériences médicales étaient basées sur des de simples pratiques sur certaines personnes et se le transmettaient de génération en génération à travers les personnes du troisième âge. Des personnes trouvaient guérison pas par expertise ni respect des règles de la déontologie ». La médecine de Hârith ibn Kalda appartient à cette catégorie de connaissances.

UN PEUPLE ANALPHABETE

 Selon les termes du saint Coran, les peuples Arabes sont connus pour leur manque d’instruction. C’est-à-dire que depuis leur naissance ils sont restés tel quel. Pour n’avoir jamais été à l’école, le Bédouin n’a aucune connaissance sur le livre, comme le signifie Belazouri : « Lors de l’avènement de l’Islam, il n’y avait que sept personnes dans la tribu Qorayshites, onze personnes à Médine (entre les deux grandes tribus Aos et Khazraj qui savaient lire. Pourtant les Qorayshites entretenaient des activités nécessitant des registres pour les inventaires de leurs activités commerciales. Il est très surprenant qu’avec un tel niveau d’analphabétisme d’aucuns arrivent à dire que les Arabes manipulaient certaines sciences.

LA POESIE

 La seule chose qui faisait la fierté des Arabes avant l’Islam était leur engouement pour la poésie et la rhétorique dans l’éloquence. Le poète se définissait comme le griot, le sage, le journaliste et le messager de la tribu qui maîtrise bien les ascendances. On utilisait les vers poétique pour annoncer la guerre à une tribu. Les caravanes de littérature choisissaient surtout les marches pour les démonstrations. Les poètes rivalisaient dans leur génie pour se faire le mérite de meilleur poète. Objet de fierté pour la tribu qui se voyait distinguer par l’affichage des œuvres poétiques de leur champion sur la Ka’ba. « Les sept accrochés » sont les plus grands poèmes jamais produits dans la péninsule arabique. Il s’agit de sept poèmes les plus esthétiques qui sont restés longtemps accrochés à la Ka’ba. La beauté expressive de la poésie arabe n’avait rien avoir avec l’influence d’une quelconque civilisation ou la musicologie. Les thèmes et les sources d’inspiration de cette poésie provenaient beaucoup plus de l’amour, les boissons alcooliques, la femme, l’épopée et les sujets d’ordre tribaux. Elle tenait surtout sa beauté sur les mots et les expressions.

LES ARABES ET LES CIVILISATIONS VOISINANTES

 Comment admettre que les Arabes soient entourés de deux grands empires civilisés comme l’Iran et la Rome et demeurés ainsi en arrière, alors qu’ils entretenaient des relations commerciales ensemble. Pour mieux comprendre cela, il faut rappeler que la situation géographique et le manque d’intérêt géopolitique digne de ce nom pour vouloir explorer une région désertique sont les raisons pour lesquels non seulement l’Arabe n’a pas été aussitôt colonisé, mais aussi n’a pas profiter des bienfaits de la civilisation.

Toutefois, les Arabes auraient profité de la civilisation à travers le commerce, les principautés vassales à l’Iran et Rome (Ghassan et Heirah) et la présence des Juifs et des Chrétiens. Certains chroniqueurs exagèrent sur le rôle de ces  facteurs dans la vie des Bédouins. Ils sont d’avis par exemple que les relations perse arabe et arabe romaine ont imprégner les Arabes de la civilisation de ces deux empires. Car au cours des voyages commerciaux qu’ils effectuaient, les Arabes ont pu comprendre à quel point les Iraniens et les Romains étaient émancipés et la grande différence qu’il y avait entre les eux et ces peuples. Tout comme on peut le remarquer dans les vestiges de la littérature de l’époque avant l’Islam. Les contes et légendes iraniens et romains ont été colportés par les voyageurs et les commerçants iraniens. Cette littérature a eu des effets sur la vie des Arabes.

Le va et vient des personnalités du Hijâz entre ces deux pays n’a certes pas apporté quelque chose aux Arabes. La littérature persane et romaine arrivait à peine aux Arabes. Et quand bien même ils transmettaient quelque chose  des autres, on constatait qu’il y avait toujours des déficits. Certains proverbes de Souleymane et des récits romains et perses sont truffés d’invraisemblance. Bref, les Arabes n’avaient pas une connaissance structurée à cause des facteurs tels que :

1-  Sa position géographique (les montagnes, les mers, les déserts) qui l’isolaient pratiquement de ses voisins.

2- Le grand écart existant entre le savoir-vivre social arabe d’une part et les sociétés organisées de la Rome et de la Perse d’autre part.

3- le degré d’analphabétisme entre les arabes obligeait alors ceux qui avaient retenu quelque chose de contes et des proverbes perses et romains à user des méthodes moins contraignantes pour leur permettre de garder facilement à l’esprit les récits qu’on leur transmettait. Les Arabes n’ont pu garder des iraniens et des romains que quelques mœurs et du matériel.

La présence des Juifs à apporter un petit plus aux Arabes dans ce sens qu’après les invasion dont ils ont été victime après Moïse que la paix de Dieu soit dur lui, plus particulièrement la destruction de Jérusalem, les Juifs ont émigrés vers le Hijâz. C’est par ce moyen qu’ils ont connu des récits de la Thora. Des références montrent que les Juifs étaient plus avancés que les Arabes dans le domaine de la religion et la pensée. Même après l’Islam, certains musulmans posaient des questions religieuses aux Juifs (Boukhari, Moutâbi’ul Sha’b, t9, p136, kitab i’tisâm bi kitâb wa sunna). Mais comme malheureusement les saintes écritures juives (et chrétiennes) ont subi de sérieuses modifications, la pensée des Arabes se limitait aussi à cette connaissance déviée. Ainsi, non seulement l’enseignement des Juifs ne leur a pas été profitable, mais aussi il les a encore plus dévié.

LES FAIBLESSES ET LE DEDAIN DES ARABES FACE A LA PERSE ET LA ROME ANTIQUE

 Comme nous l’avons déjà souligné, les Bédouins vivaient en tribus éparpillées dans le désert, sans aucune forme de concentration politique. Une vie caractérisée par les attaques récurrentes, des conflits et des pillages. Ainsi, ils manquaient de force et de puissance pour faire face à d’autres puissances voisinant en cas de nécessité. Cloîtré dans le cercle tribal et occupé à paître ses chameaux, l’Arabe du Hijâz n’envisageait non seulement aucune conquête au-delà de ses limites géographiques, mais ressentait une grande faiblesse face à ses voisins dotés d’armées redoutables.

Un certain Qoutâdah, un Arabe d’origine, pense que les Arabes de cette époque étaient les plus déshonorés, misérables, perdus et affamés des peuples. Il affirme en effet : « ils étaient coincés entre deux lions, l’Iran et Rome contre qui ils vivaient en situation de phobie permanente » (Tarikhul Tabari, Jâmioul bayâne fi tafsir il Qur’an, t4, p25). Ceci confirme l’attitude des Arabes lorsque le noble prophète (ç) que les salutations de Dieu et ses bénédictions soient sur lui et sur les membres purifiés de sa famille les invitait à l’Islam des années durant. Il eut des entretiens avec les notables Arabes, leur lut les versets coraniques concernant l’enseignement et la morale. Ils furent tous émus, si bien que chacun ne manqua pas à apprécier ce discours. Excepté Mousnâ ibn Hârisa qui dit : « Nous sommes entouré de deux étendue d’eau : d’un côté les eaux des côtes arabes, et de l’autre l’Iran et le golfe persique. Le roi sassanide Chosroes a pris l’engagement de ne pas nous attaquer et nous de notre côté on a accepté ne pas donner asile à tout fugitif. Nous craignons que les royaumes autour de nous ne soient pas contents de savoir que nous avons répondu positivement à ton appel. On peut ignorer un danger qui peut nous atteindre, mais pas un danger de cette nature ».

GLOIRE FICTIVE

 Les historiens parlent du dédain des Arabes en ces termes : « Bani Tamim fut frappé d’une terrible disette et l’empereur iranien Chosroes ne leur donnait jamais l’occasion d’exploiter les terres irriguées de la région d’Irak. Les Arabes furent obligés d’envoyer Hâjib ibn Zarâra négocié avec L’empereur pour avoir son agrément. Ce dernier leur dit : « vous autres les Arabes êtes des traites. Si nous vous autorisons à mettre en valeur cette région, vous allez soulever des émeutes et monter ce peuple contre moi afin de me faire chuter ». Hâjib réagit : « Je vous garantit que de pareille situation ne verront jour. Quelle garanti avez-vous, demanda Chosroes ? Je consigne mon arc près de toi, proposa Hâjib. Proposition qui fut acceptée. Il laissa son arc qui était pour lui un signe d’honneur et de courage. C’est ainsi qu’il réussit à obtenir l’autorisation d’exploitation des terres d’Irak entre les deux rivières. Après la mort de Hâjib, son fils Atâr récupéra l’arc de son père. Les Arabes de Bani Tamim s’inspirèrent de ce modèle de négociation pour traiter avec l’empire perse. Ce qu’ils considéraient donc comme un signe d’honneur et de fierté.

D’autre part, la tribu Shîbân avec la contribution des Ajali et des Yashkourâ avaient vaincu les Khousrou et les Parwizs lors de la guerre de « Zi Qâr ». Cette victoire paraissait pour eux comme un vrai motif de fierté et de gloire. Et même comme ils avaient gagné, ils les regardaient avec méfiance et avait toujours peur lorsqu’ils pensaient à eux. Les Arabes n’avaient pas le courage de considérer cette victoire comme la victoire des Arabes sur les non Arabes, mais plutôt comme un fait du hasard et une gloire pour trois tribus ayant combattu. Tellement ils se donnaient de zèle pour cette victoire que le poète Abou Tamâm se vantait dans ses poèmes sur l’honneur que l’empereur Chosroes fit en acceptant l’arc de Hijâb : « Si un jour un Tamîm vante la valeur de son arc et le considère comme motif de fierté et de grandeur, vos épées renverseront le pouvoir de ceux qui confisquèrent l’épée de Hâjib ».

L’EPOQUE DE L’OBSCURANTISME

 On entend par époque de l’obscurantisme la période de la vie des Arabes avant la révélation islamique. Les Bédouins de cette époque sont désignés par « les ignorants. Cette qualification, selon les témoignages historiques, est inspirée du saint Coran car les musulmans l’employaient pour distinguer l’époque avant l’Islam. Certains historiens contemporains situent ce temps entre cinquante et deux cents ans avant la suscitation du prophète (ç) Mouhammad (ç) que les salutations de Dieu et ses bénédictions soient sur lui et sur les membres purifiés de sa famille.

Quand bien même le terme « ignorent » dérive de l’ignorance, il n’est pas opposé ici à la science, mais plutôt à la maturité d’esprit et de discernement. C’est vrai que les Arabes d’avant étaient des analphabètes qui n’ont jamais été à l’école, sans science ni technique. Mais, si le saint Coran les considère comme des ignorants, c’est non seulement parce qu’ils ne savaient rien, mais en plus ils faisaient des choses irrationnelles. Ils étaient beaucoup plus guidés par les superstitions et certains comportements tels l’orgueil, la haine, la vantardise et l’esprit de revanche aveugle que l’Islam est venu condamner après. Les Arabes étaient des gens qui servaient moins en moins de leur cerveau. L’emploie de ce terme dans le saint Coran à une telle connotation :

- L’espérance des gens du livre qui voulaient que le prophète (ç) que les salutations de Dieu et ses bénédictions soient sur lui et sur les membres purifiés de sa famille agisse selon leur désir est considérée comme de l’ignorance par ce verset : « Est-ce donc le jugement du temps de l'ignorance qu'ils cherchent? Qu'y a-t-il de meilleur qu'Allah, en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme? » (Sourate Mâ’ida 5 :50)

- Allah pointe le fanatisme aveugle des Arabes comme une sorte d’ignorance : « quand ceux qui ont mécru eurent mis dans leurs coeurs la fureur, [la] fureur de l'ignorance... puis Allah fit descendre Sa quiétude sur son Messager Ainsi que sur les croyants, et les obligea à une parole de piété, dont ils étaient les plus dignes et les plus proches. Allah est Omniscient ». (Sourate Fath 48 : 26)

- Les femmes du prophète (ç) que les salutations de Dieu et ses bénédictions soient sur lui et sur les membres purifiés de sa famille ont été mises en garde contre le comportement de coutume à l’ »poque de l’ignorance : sourate 33 : 33

- Dieu dit des hypocrites qui eurent de doute sur l’Islam qu’ils avaient des arrières pensées digne de l’époque de l’obscurantisme : « Puis Il fit descendre sur vous, après l'angoisse, la tranquillité, un sommeil qui enveloppa une partie d'entre vous, tandis qu'une autre partie était soucieuse pour elle-même et avait des pensées sur Allah non conformes à la vérité, des pensées dignes de l'époque de l'ignorance. - ils

disaient: ‹Est-ce que nous avons une part dans cette affaire ?› Dis: ‹L'affaire toute entière est à Allah.› ce qu'ils ne te révèlent pas, ils le cachent en eux-mêmes: ‹Si nous avions eu un choix quelconque dans cette affaire, disent-ils, nous n'aurions pas été tués ici.› Dis: ‹Eussiez-vous été dans vos maisons, ceux pour qui la mort était décrétée seraient sortis pour l'endroit où la mort les attendait. Ceci afin qu'Allah éprouve ce que vous avez dans vos poitrines, et qu'Il purifie ce que vous avez dans vos cœurs. Et Allah connaît ce qu'il y a dans les cœurs ». (sourate 3 Ali Imrâne : 154)

- Allah relate l’histoire de Moussa lorsqu’il ordonna à son peuple d’égorger le bœuf en ces termes : « (Et rappelez-vous,) lorsque Moïse dit à son peuple: ‹Certes Allah vous ordonne d'immoler une vache›. Ils dirent: ‹Nous prends-tu en moquerie? › ‹Qu'Allah me garde d'être du nombre des ignorants› dit-il. (Sourate 2 Baqarah : 67)

Imam Ali ibn Abi Talib, le prince des croyants que la paix de Dieu soit dur lui parle aussi de cette sombre époque dans la vie des Bédouins du Hijâz dans la voie de l’éloquence en ces propos : « ils étaient ensevelis par l’ignorance et la barbarie » (la voie de l’éloquence, discours numéro 95)

 

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