Philosophie et Objectifs du Djihad

Certains croient qu’il ne devrait pas y avoir de djihad du tout dans la religion, que la religion ne devrait pas contenir de loi de guerre, que du fait que la guerre est une mauvaise chose, la religion doit s’y opposer et ne pas s’établir elle-même en tant que loi. Nous, d’autre part, savons que le djihad est un principe de base de l’Islam.

Un des arguments que les chrétiens diffusent de manière extraordinaire contre l’Islam est celui-ci. Premièrement, ils demandent pourquoi une telle loi existe en Islam et affirment ensuite qu’en raison de cette permission légale, les musulmans commencèrent des guerres avec différents peuples, leur imposant l’Islam par la force. Ils déclarent que les djihads islamiques avaient toujours été combattus pour imposer les croyances islamiques. C’est en raison de cette permission que les musulmans imposèrent l’Islam par la force, ce qui est, disent-ils, jusqu’à maintenant, la manière par laquelle l’Islam fut toujours répandu. Ils disent que le principe du djihad en Islam et un des droits fondamentaux de l’homme, à savoir la liberté de croyance, sont en conflit éternel. Ceci est une des questions à être discutées.

Une seconde question est la différence que l’Islam maintint dans les lois du djihad entre les polythéistes et les non-polythéistes. Il y a une disposition pour vivre en harmonie avec les Gens du Livre qui n’est pas applicable aux polythéistes.

Un autre sujet est la question de la différenciation ou non de l’Islam entre la péninsule arabique et le reste du monde. Est-ce que l’Islam désigna pour lui un lieu comme étant son quartier général, son centre, où personne parmi les polythéistes ou les Gens du Livre n’est admis ? Et ce lieu est-il la péninsule arabique, alors qu’en d’autres lieux, l’Islam n’est pas si sévère, et, par exemple, vit en harmonie avec les polythéistes et les Gens du Livre ? En résumé, est-ce que la péninsule arabique est différente en ces termes ou pas ?

La réponse est qu’entre la Mecque et les autres endroits, il y a sans l’ombre d’un doute une différence, et dans le verset précédant celui sous discussion, il nous est dit :

{Les associateurs ne sont qu’impureté : qu’ils ne s’approchent plus de la Mosquée sacrée (Masjid-ul-Haram) }(1).

La quatrième question concerne les accords avec les polythéistes. Est-ce qu’un musulman est autorisé à effectuer des accords avec de telles personnes ? Peut-il leur faire des promesses ? Et s’il en fait, est-ce que la promesse ou l’accord doit être respecté ou non ?

Le dernier sujet concerne les conditions de guerre. Lorsque l’Islam légalisa la guerre, quel type de guerre, en termes de conditions particulières de guerre, l’Islam considère-t-il légal, et quelle sorte de guerre considère-t-il comme interdite ? Par exemple, est-ce que l’Islam estime le fait de tuer tout un peuple comme étant autorisé ou interdit ? Est-ce que l’Islam considère comme permis le fait de tuer ceux qui n’ont pas brandi l’épée : les femmes âgées, les enfants, les hommes qui sont paisiblement engagés dans leurs travaux et commerces ? Est-ce que tuer tous ceux-là est autorisé ou interdit du point de vue de l’Islam ? Voici toutes les questions qui doivent être discutées. Les versets concernant le djihad se présentent à plusieurs endroits dans le Coran. Nous essaieront de tous les compiler avec l’aide de Dieu, afin d’obtenir l’avis de l’Islam sur ce thème.

Légitimité du Djihad

Le premier sujet que nous considérerons sera relatif à la légitimité du djihad, s’il est correct ou non qu’une loi de guerre existe dans le contexte de la religion et le texte de ses commandements. Les contestataires disent : « Non, la guerre est mauvaise, et la religion doit toujours s’opposer au mal ; la religion doit donc toujours s’opposer à la guerre. Elle doit toujours soutenir la paix. Et, étant donné qu’elle est destinée à soutenir la paix, il ne doit pas y avoir de lois concernant la guerre, et elle ne doit jamais partir en guerre ». Ceci est le genre de propagande que les chrétiens poursuivent, faible et vide, basée sur rien.

La guerre, est-elle toujours mauvaise ? Si elle est en défense d’un droit, contre l’oppression, est-elle toujours mauvaise ? Evidemment non. Nous devons observer les conditions et les motifs de guerre et considérer pour quel motif et objectif une guerre est combattue. Il y a des moments où la guerre est une agression. Par exemple, lorsqu’un groupe de personnes ou une nation pose ses yeux avides sur les droits d’autres personnes, sur les territoires d’autres personnes, ou lorsqu’il pose son regard sur les biens d’un peuple, ou tombe en proie à une ambition excessive, pour désirer la suprématie ou la supériorité, affirmant que « de toutes les races, notre race est la plus éminente, supérieure aux autres races, et ainsi nous devons gouverner sur ces races ». Evidemment, la guerre pour ces raisons n’est pas correcte. Si une guerre est lancée pour prendre possession d’un territoire, pour prendre contrôle de biens nationaux, ou causée pour mépriser les autres ou par sentiment de supériorité raciale, c’est une guerre d’agression. Ces types de guerres sont assurément malveillants, et il ne peut y avoir de doute à ce sujet. Nous parlerons plus tard d’un autre type de guerre : la guerre pour imposer une croyance.

Mais si une guerre de défense est entreprise face à une agression, – d’autres ayant occupé notre terre, ou ayant posé leurs yeux sur notre richesse et notre propriété, ou notre liberté et notre respect, dont ils veulent nous priver, et ayant l’intention d’imposer leur direction sur nous – dans ce cas, que doit dire la religion ? Est-ce qu’elle doit dire : « La guerre est absolument mauvaise, poser les mains sur une arme est mal, soulever une épée est mal » et soutenir par-là la paix ? Et nous, lorsque nous faisons face à une imminente attaque et au risque d’être détruits, ne devons-nous pas aller à la guerre sous prétexte de paix ? Si nous ne le faisons pas, cela ne signifierait-il pas l’échec de notre défense ? Ceci ne serait pas la paix, ceci serait la reddition.

Paix N’Est Pas Soumission

Dans un tel cas, nous ne pouvons dire qu’en raison du fait que nous sommes les partisans la paix, nous sommes opposés à la guerre. Une telle chose signifierait que nous sommes les défenseurs de la misère, les défenseurs de la reddition. Ne faites pas erreur : la paix et la reddition sont aussi différentes l’une de l’autre que la craie et le fromage. Le sens de la paix est la coexistence honorable avec les autres, mais la reddition n’est pas la coexistence honorable : c’est la coexistence qui est d’un côté absolument déshonorable. En réalité, c’est une coexistence qui est absolument déshonorable des deux côtés. D’un côté, le déshonneur est l’agression, et de l’autre côté, c’est le déshonneur de la reddition face à l’injustice et l’oppression.

Cette illusion doit donc être éradiquée, et une personne qui se déclare être opposée à la guerre, disant que la guerre est totalement nuisible – qu’elle soit de l’injustice ou de la défense ou de la résistance face à une injustice – a fait une grande erreur. La guerre qui signifie l’agression doit être entièrement condamnée, tandis que la guerre qui signifie le soulèvement face à la transgression doit être louée et est nécessaire pour l’existence humaine.

Le Coran indique aussi cette affaire, et l’éclaire en réalité. Il dit :

{Et si Dieu ne neutralisait pas une partie des hommes par une autre, la terre serait certainement corrompue.} (2).

Et à un autre passage, il nous dit :

{Si Dieu ne repoussait pas les gens les uns par les autres, les ermitages seraient démolis, ainsi que les églises, les synagogues et les mosquées où le nom de Dieu est beaucoup invoqué.} (3).

Alors, si Dieu ne repoussait pas certaines personnes par le biais d’autres personnes, la destruction et la corruption deviendraient la règle partout. De plus, c’est pour cette raison précise que tous les pays du monde estime qu’il est nécessaire, essentiel pour eux de maintenir des forces armées pour leur défense. L’existence de forces armées, dont le devoir est d’empêcher l’agression, est une nécessité absolue. Maintenant, s’il existe deux pays ayant tous deux des forces armées – l’une pour l’agression et l’autre pour la défense –, ne dites pas que celui qui a une armée sans l’intention d’agression est plus faible que l’autre, et que s’il était plus fort, il aurait aussi l’intention d’agresser. Nous ne sommes pas concernés par cette affaire. Le fait est que l’existence d’une armée de défense est essentielle pour toute nation afin que la nation soit assez forte pour contrôler toute agression contre elle.

Ainsi, le Coran nous dit :

{Et préparez contre eux tout ce que vous pouvez comme force et comme cavalerie équipée, afin d’effrayer l’ennemi de Dieu et votre ennemi}(4).

L’affirmation signifie : « Préparez des forces autant que vous pouvez et centralisez vos forces à vos frontières ». « Ribat » provient du terme « rabt ». « Rabt » signifie « attacher ». « Ribat-il- khayl » veut dire « chevaux attachés ». L’expression concernant les chevaux prêts est faite car dans le passé, la force des armées consistait principalement en des chevaux, mais naturellement, chaque époque a ses propres caractéristiques.

Ce que le Coran dit là est que pour que la crainte de notre force entre dans les cœurs de nos ennemis et afin de ne pas laisser l’idée d’une agression en leur esprit, nous devons nous développer une armée et nous rendre forts.

Différence Entre l’Islam et le Christianisme

Il est dit au sujet du Christianisme qu’il a la distinction de ne pas avoir de loi administrant la guerre. Nous disons, d’autre part, que l’Islam a la distinction d’avoir la loi du djihad. Si nous observons minutieusement, nous remarquons que dans le Christianisme, il n’y a pas de djihad car il n’a rien du tout. Par cela, je veux dire qu’il n’y a pas de structure chrétienne de la société, pas de système chrétien légal, et pas de lois chrétiennes sur la manière dont une société doit être formée, pour qu’elles puissent contenir une loi de djihad. Il n’y a pas de matière dans le Christianisme ; il ne contient pas plus que quelques enseignements moraux qui forment une collection de conseils comme « Dis la vérité », « Ne dis pas de mensonges », « Ne t’empare pas de la richesse des autres », et ainsi de suite. De telles choses n’appellent pas au djihad. L’Islam, cependant, est une religion qui le considère comme son devoir et son obligation pour former un état islamique.

L’Islam vint pour réformer la société et pour former une nation et un gouvernement. Son mandat est la réforme du monde entier. Une telle religion ne peut être indifférente. Elle ne peut être sans une loi de djihad. De la même façon, son gouvernement ne peut exister sans une armée. Alors que la portée du Christianisme est extrêmement limitée, celle de l’Islam est extrêmement large. Tandis que le Christianisme ne dépasse pas les frontières du conseil, l’Islam est une religion qui recouvre toutes les activités de la vie humaine. Il a des lois qui gouvernent la société, des lois économiques, et des lois politiques. Il vint pour organiser un état, pour organiser un gouvernement. Une fois ceci réalisé, comment peut-il rester sans une armée ? Comment peut-il exister sans une loi de djihad ?

Islam et Paix

Ainsi, ces groupes qui déclarent que la religion doit toujours s’opposer à la guerre, et soutenir la paix, car la paix est bien et que la guerre est totalement mauvaise, font erreur. La religion doit bien entendu défendre la paix, et le Coran dit : {la réconciliation (paix) est meilleure} 5, mais il doit aussi soutenir la guerre. Si le côté opposé n’est pas prêt à coexister honorablement, par exemple, et étant oppressif, il prévoit de piétiner la dignité et l’honneur humain, et nous nous y soumettons, alors nous avons accueilli la misère : nous avons accepté le déshonneur. L’Islam dit : « Paix si l’autre côté est prêt et disposé à l’accepter. Sinon, et s’il se tourne vers la guerre : alors guerre ».

Conditions Pour la Guerre

Le second sujet concerne les circonstances dans lesquelles l’Islam dit que nous devons combattre. Les premiers versets du Coran qui nous viennent au sujet du djihad, dans l’avis accepté de tous les commentateurs, sont ceux de la sourate Le Pèlerinage :

{Dieu prend la défense de ceux qui croient. Dieu n’aime pas le traître incroyant. Combattre est permis à ceux qui sont lésés, parce qu’ils sont attaqués, et Dieu peut les secourir ; ceux qui sont expulsés de leurs demeures, contre toute justice, simplement parce qu’ils disaient : « Dieu est notre Seigneur ». Si Dieu ne repoussait pas les gens les uns par les autres, les ermitages seraient démolis, ainsi que les églises, les synagogues et les mosquées où le nom de Dieu est beaucoup invoqué. Dieu soutient, certes, ceux qui Le soutiennent. Dieu est assurément Fort et Puissant pour ceux qui, établis par Nous sur terre, font la prière et acquittent l’aumône (zakat), ordonnent le convenable et interdisent le blâmable. Et l’issue finale de toute chose appartient à Dieu.} (6).

Voici des versets grandioses. Ce sont les tous premiers versets coraniques révélés concernant la législation du djihad.

Les Musulmans à la Mecque

Avant de donner plus de détails sur ces versets, toutefois, nous devons en premier lieu tourner notre attention vers quelque chose d’autre. Comme nous le savons, la première révélation fut descendue au Prophète à la Mecque, lorsqu’il était âgé de quarante ans. Après cela, le Prophète vécut treize années à la Mecque, temps durant lequel soit lui soit ses compagnons étaient terriblement torturés par les païens de Quraysh, les maisons gouvernantes de la Mecque ; cela de telle sorte qu’un groupe d’entre eux fut forcé de chercher permission du noble Prophète pour émigrer. Ils quittèrent la Mecque et se rendirent en Ethiopie. A plusieurs reprises, les musulmans demandèrent au noble Prophète la permission de se défendre, mais durant la totalité des treize ans qu’il vécut à la Mecque, il ne l’accorda pas, du fait qu’il y avait une bonne raison, jusqu’à ce que sa sainte mission prit une solide forme et que l’Islam se répandit, parmi d’autres lieux, à Médine. Là, un petit groupe de Médinois étaient devenus musulmans, étaient partis pour la Mecque, avaient prêté serment d’allégeance au Prophète, et avait effectué un contrat que s’il se rendait à Médine, ils le soutiendraient. Alors le noble Prophète émigra à Médine et les musulmans émigrèrent aussi. Et à Médine, pour la première fois, une base musulmane indépendante fut amenée à exister. Durant la première année, la permission pour la défense ne fut toujours pas donnée. Ce fut au cours de la deuxième année de l’hégire que les premiers versets sur le djihad, ces mêmes versets que je viens juste de citer, furent révélés. La nature du verset va dans ce sens :

{Dieu prend la défense de ceux qui croient. Dieu n’aime pas le traître incroyant.} (7).

Ceci indique que les polythéistes avaient été traîtres envers les musulmans, les avaient trahis, avaient transgressé contre eux, et avaient rejeté la bénédiction de Dieu sur eux. Alors il déclare :

{Combattre est permis à ceux qui sont lésés, lorsqu’ils sont attaqués}(8).

La permission de combattre fut donnée à ceux que d’autres étaient venus combattre. Ce qui signifie : « Ô musulmans, maintenant que les incroyants polythéistes sont venus pour combattre contre vous, combattez-les ». En réalité, ceci est un état de défense. Pourquoi cette permission fut donnée ? Car les opprimés doivent se défendre. Puis vient une promesse d’assistance :

{Et Dieu peut les secourir ; ceux qui sont expulsés de leurs demeures, contre toute justice, simplement parce qu’ils disaient : « Dieu est notre Seigneur ».} (9).

A ces personnes qui ont été injustement expulsées de leurs maisons et terres sans avoir effectué d’offense excepté qu’ils ont dit : « Notre Seigneur, notre Maître est Dieu », Dieu donne la permission du djihad. Leur offense était qu’ils ont dit : « Dieu est notre Seigneur ». A de telles personnes, est-ce que Dieu donne la permission de combattre ?

Observez comment le verset adopte un aspect de défense. Puis il exprime l’entier raisonnement derrière le djihad. Le Coran est surprenant dans la façon dont il révèle les réalités et rappelle tous leurs détails. Pour cela vient ici un verset particulier, comme si le Coran avait été confronté à toutes les questions et tous les problèmes soulevés par les chrétiens d’aujourd’hui, qui disent :

« Ô Coran. Tu es supposé être un livre divin, tu es supposé être un livre religieux, comment peux-tu donner la permission de combattre ? La guerre est une mauvaise chose, dis toujours “ Paix !”, dis “Pureté !”, dis “Adoration !” ».

Mais le Coran nous dis : Non. Si l’autre côté devient agressif envers nous et que nous ne nous défendons pas, nous ferons face à un complet désordre. Toutes les maisons d’adoration seront détruites :

{Si Dieu ne repoussait pas les gens les uns par les autres, les ermitages seraient démolis, ainsi que les églises, les synagogues et les mosquées où le nom de Dieu est beaucoup invoqué.} (10).

Si Dieu ne contrôle pas l’agression de certaines personnes au moyen d’autres personnes, toutes les maisons d’adoration de toutes les diverses sectes et religions seraient détruites. Les églises des chrétiens, les synagogues des juifs, les monastères, les mosquées des musulmans, tous n’existeraient plus. Certaines personnes commettraient une telle agression que personne ne trouverait la liberté pour adorer Dieu.

Le Coran effectue ensuite une promesse d’aide :

{Dieu soutient, certes, ceux qui Le soutiennent. Dieu est assurément Fort et Puissant}(11).

Quiconque aide Dieu, c’est-à-dire quiconque aide la vérité et la justice de la réalité, sera aidé par Dieu, et Dieu est Puissant et toujours le Victorieux.

Observez maintenant comment Dieu décrit ceux qu’Il aide. Dieu aide les gens qui se défendent. Les gens qui, lorsqu’ils établissent un gouvernement, ne forment qu’un sur ces programmes :

{ceux qui, établis par Nous sur terre}(12).

Les gens qui, lorsque Dieu leur donne un lieu pour habiter et installe un gouvernement pour eux. Les gens qui, lorsque Dieu leur donne le pouvoir et l’autorité, forment un état sur ces programmes. Quels programmes ?

{font la prière}(13).

Ils entreprennent l’adoration de Dieu.

{acquittent l’aumône}(14).

Ils payent la taxe de purification. La prière est le correct lien spirituel entre l’homme et Dieu, et l’aumône est le correct lien spirituel de coopération entre les individus. Les gens qui adorent Dieu avec sincérité et s’aident l’un l’autre,

{ordonnent le convenable et interdisent le blâmable}(15).

Qui se considèrent comme étant sous une obligation d’encourager ce qui est bien et de combattre ce qui est mal.

{Et l’issue finale de toute chose appartient à Dieu.} (16).

Le résultat de toutes les affaires, tous les sujets, sont entre les Mains de Dieu.

Ce que nous avons appris jusque-là est que le Coran définit fondamentalement le djihad non pas comme une guerre d’agression ou de supériorité ou d’autorité, mais de résistance contre l’agression.

Bien entendu, les formes d’agressions auxquelles il faut résister ne sont pas toujours dans le domaine d’une partie envahissant le territoire d’un autre. Une forme d’agression peut être dans le domaine de l’autre côté, dans son propre territoire, assujettissant à la torture et la tyrannie un groupe d’entre eux, un groupe qui est faible et impuissant qui, dans les termes du Coran, sont appelés les mustadh’afin (les impuissants). Dans de telles conditions, les musulmans ne peuvent rester distants, indifférents. Les musulmans ont l’autorisation de libérer un tel peuple tourmenté. Ou peut-être que l’autre côté créa un tel état terrible de répression que l’appel à la vérité, à l’amour et à la justice n’est pas autorisé à prospérer, qu’il créa une barrière, un obstacle qui doit être détruit. Tous ceux-ci sont des types de transgressions. Les musulmans doivent affranchir l’humanité des chaînes de la servitude de pensée et l’asservissement d’autre chose que la pensée. Dans toutes ces conditions, le djihad est une urgente nécessité ; et un tel djihad est en défense, en résistance contre l’injustice et l’oppression, contre la transgression. Le terme « défense », dans son sens général, signifie la résistance contre une injustice et une oppression existantes. Mais les types d’injustice et les types de transgression contre lesquels le djihad, du point de vue de l’Islam, est nécessaire sont encore à discuter.

Notes :

1- Le Coran : Sourate 9, Verset 28.

2-Le Coran : Sourate 2, Verset 251.

3-Le Coran : Sourate 22, Verset 40.

4-Le Coran : Sourate 8, Verset 60.

5-Le Coran : Sourate 4, Verset 128.

6-Le Coran : Sourate 22, Versets 38-41.

7-Le Coran : Sourate 22, Verset 38.

8-Le Coran : Sourate 22, Verset 39.

9-Le Coran : Sourate 22, Versets 39-40.

10-Le Coran : Sourate 22, Verset 40.

11-Le Coran : Sourate 22, Verset 40.

12-Le Coran : Sourate 22, Verset 41.

13-Le Coran : Sourate 22, Verset 41.

14-Le Coran : Sourate 22, Verset 41.

15-Le Coran : Sourate 22, Verset 41.

16-Le Coran : Sourate 22, Verset 41.

 

 

 

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